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Bayushi Watanabe
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Le 7 février 2009 à 16 h 03 min   

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Que voila un « jeu de rôles » en ligne massivement multi joueur gratuit et très bien fait. Vous pourrez le trouver et le télécharger à cette adresse :  http://lastchaos.fr . Il s’acclimate très bien sur la plupart des appareils. Par exemple, ma machine qui ne présente que 512 Mo de mémoire vive le fait bien tourner. Mais il y a truc. Le temps de chargement du jeu est long mais après, la fluidité est très agréable même quand de nombreux joueurs sont connectés simultanément dans la même cité. Voila qui pourrait donner des leçons à messieurs Linden de Second Life. Ce jeu est gratuit et le seul achat que vous pourriez faire serait d’acquérir des objets spéciaux pour votre personnage qui sont introuvables au sein du jeu. On appelle ça l’Item Shop. Et c’est ce petit point de vente qui fait vivre le jeu parait-il.

L’ambiance est médiéval fantastique. Rien de particulièrement détonnant de ce point de vue là. On assiste à des combats entre les elfes sylvains et les elfes noirs. La seule race vaguement « exotique » est celle des titans qui ne sont en fait qu’une sorte de race à la Conan le cimmérien, bardé de muscle et une coupe de cheveux de caporal de l’armée américaine. Bref, un « subtil » comme on les aime. L’histoire en deux mots : on débarque dans une ville nommé Juno et on voit que tout autour de la cité rodent des créatures plutôt hostiles. Des loups au départ. Puis des loups-garous des sasquatchs et des dragons. Bref, on tire gentiment sur des lapins quand on est niveau 1 puis on s’en prend à des hordes d’orks quand on est niveau 35. Le background est assez simple. Rien de vraiment original sur ce plan. Notons que certains espaces du jeu comme des nouvelles cartes ne sont accessible qu’à partir d’un certain niveau.

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Les diverses classes sont liées à des races et ne permettent aucun choix. Jouer un chevalier par exemple et vous serez un humain, mâle. Quoi qu’il arrive. Le chevalier est le combattant de base. L’autre combattant est le titan (oui oui. Tout à fait. Avec une grosse hache.). Ensuite on peut jouer une voleuse humaine qui s’apparente à une classe d’assassin et dont les mouvements d’attaques sont particulièrement acrobatiques et jolis à regarder. La guérisseuse (ce que je joue personnellement) est une elfe qui tire à l’arc et a l’avantage de démarrer avec un sort soin personnel très utile en combat. C’est un personnage qui se joue surtout en groupe en tant que soutient pour les « gros tanks » que sont les chevaliers et les titans.

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L’ensorceleuse est la femme fatale de la bande. Une elfe noire, vêtue d’une jupe courte et d’un bustier sexy, tient se rôle. Rien de choquant bien sûr. Mais ajoutez lui des bas nylon qui mettent en relief ses formes avantageuse et voici que cette sorcière commence à s’apparenter à une succube délicieuse en apparence bien sur. Je profite de ce passage délicieusement esthétique pour préciser qu’il n’y a aucune nudité dans ce jeu. Enfin, nous avons l’invocateur qui est un elfe sylvain aux airs mystérieux capable de faire apparaître des bestioles (élémentaires de feu…) pour l’aider en combat. J’attire maintenant votre attention sur le fait qu’un compte inscrit ne permet que de faire tourner que quatre personnages. Si vous désirez commencer un nouveau personnage après cela, il faudra en effacer un précédent, Définitivement.

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Pour ma part, j’ai trouvé ce jeu agréable et tranquille pour explorer, faire du « level up » ou encore élever un poulain tout en combattant les dragon-fées. Il y a bien sur des guildes qui sont formées et qui s’affrontent par moment. Comme dans tous les Jeux de ce type.

Je tiens à signaler que c’est mon premier MMORG (Massive Multiplayer Online Role Player Game). J’ai donc joué un peu. Et ensuite je suis allé discuter avec les autres joueurs sur le forum du site de Last Chaos. J’ai naïvement demandé s’il y avait des gens qui jouaient à ce jeu de manière « roleplay« . Et oui j’avais remarqué que les conversations tournaient essentiellement sur « t’es combien comme lvl ? », « t’as combien d’œuf de dragon pour la quêtes ? » « tu veux grouper ? ». Bref, rien d’intéressant. J’ai eu la sensation de me faire encercler par des ados boutonneux qui voulaient à tout prix aller plus vite, plus loin, sans réfléchir, sans jouer finalement. Bref, la réponse fut sans appel : « non il n’y a pas de rôlistes sur Last Chaos »… Etonnant non  comme disait Desproges ? Voila un jeu qu’on dit mmorpg… donc rpg voulant dire « role playing games » et personne ne joue en « jeux de rôles » son personnage ? Pire même : nombreux étaient ceux qui ne voyaient pas de quoi je voulais parler. Heureusement par la suite, j’ai fait la connaissance de quelques personnes désireuses de jouer de cette manière. On a même un secteur rien qu’à nous sur le forum et ça évolue tranquillement avec un background plus fourni. Ouf… C’est déjà mieux.

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Je rebondis sur ce point qui montre à l’évidence que Second Life qui abrite des îles dédiées au roleplay souffre aussi de cette confusion des genres. Ainsi, on séparera très facilement les joueurs issus des jeux de rôles en général et ceux qui proviennent des jeux vidéo persuadés de savoir faire du roleplay. Last Chaos exprime très clairement cette incompréhension de divers styles. On voit la rencontre et le choc culturel entre ces deux mondes sur Second life tous les jours.

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Pour conclure, je dirai que Last Chaos est un jeu très agréable, fluide et surtout gratuit. La gratuité sur le web tend à disparaître régulièrement alors préservons là.

LE SITE DE LAST CHAOS

Bayushi Watanabe

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LeoMaxx Sautereau
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Le 23 septembre 2008 à 21 h 50 min   

Nosgoth fait désormais parti des poids lourds du RolePlay sur Second Life. Le 21 Septembre dernier, le jeu a fêté son premier anniversaire. Une première année enthousiasmante qui a fait naître un vrai concurrent pour l’indétrônable GOR.

Depuis maintenant plus d’un an, le RolePlay poursuit sa formidable progression sur la plateforme Second Life. Aujourd’hui le succès est tel que l’on se demande si la survie du metavers ne lui est pas en partie dû. En effet, le nombre d’utilisateurs pratiquant le « jeu de rôle » a considérablement évolué. Il est désormais monnaie courante de retrouver la mention « rp » dans le profil de nos avatars. Cette acronyme signifie que le joueur pratique le jeu de rôle sur SL, dans l’un des quelques univers que sont GOR et Nosgoth, que nous présentons ici.

Le MMORPG, pour Massive Multiplayer Online Role Player Game (c’est bon soufflez un coup), est un genre de jeu vidéo qui comprend de nombreux titres gratuits tels que Anarchy Online, Knight Online ou encore Slayer Online. Mais ces derniers souffrent d’un handicap : celui du nombre insuffisant de serveurs et surtout d’une sous-affluence, ce qui a pour conséquences de rendre les parties bien ennuyeuses! Second Life bénéficie quant à lui d’un capital d’utilisateurs et d’outils de scripts qui peuvent être employés au développement d’un véritable RPG au sein même de la grille, sans passer par une application indépendante. Si cette initiative a mis quelques temps à se mettre en place, la patience n’aura pas été vaine. Aujourd’hui le jeu de rôle à la sauce SL fait figure de réclame pour attirer de nouveaux résidents.

Un univers issu de la saga de jeux vidéo Legacy of Kain

Nosgoth fait partie de ces RPG « SLiens » à succès qui attirent jour après jour toujours plus d’adeptes. Le 21 Septembre 2008, le « jeu » a fêté en fanfare sa première année d’existence, un évènement pour le moins exceptionnel qui célèbre avec un petit air narquois la réussite d’une alternative à la figure emblématique des RP sur Second Life, j’ai nommé GOR. Cet univers est à la fois un des plus anciens mais aussi le plus populaire. Le concurrencer était un pari franchement audacieux mais qui semble avoir réussi. En effet, depuis quelques temps, l’ambiance controversée de GOR (soumission des femmes, torture, viol…) semble poser quelques problème d’éthiques qui font que bon nombre de joueurs s’orientent vers des jeux plus « softs » comme Nosgoth.

Le nom « Nosgoth » provient directement d’une remarquable saga de jeux vidéo, Legacy of Kain. Ce background, qui s’appuie sur le mythe des vampires, se distingue en deux séries parallèles sensiblement différentes, mais qui font intervenir les mêmes personnages.

Tout d’abord, nous retrouvons Blood Omen qui met en avant le personnage de Kain, un jeune chevalier passé à tabac dans une taverne alors qu’il réclamait une collation pour étancher sa soif. Mais plutôt que de devenir poussière, Kain se transforme en un vampire sanguinaire, avide de vengeance qui, après avoir appliqué la loi du Talion, se verra confier une mission par l’énigmatique Ariel, gardienne des sept piliers : neutraliser les sept mages, gardiens de Nosgoth, corrompus par une malédiction. De cette quête, Kain deviendra le chef et le plus puissant des vampires.

Puis nous avons Soul Reaver, beaucoup plus baroque et fantasmagorique que Blood Omen. Il a également pour héros un vampire, Raziel, mais sympathique celui là. C’est un lieutenant de Kain qui aura la chance « malheureuse » de se voir pousser des ailes avant son propre chef. Humilié, Kain condamnera Raziel à l’enfer, en lui arrachant ses ailes d’une part et en le transformant en une créature difforme. Tombé en bas de l’échelle, Raziel n’aura que pour volonté de se venger de Kain et de briser la toute puissance vampirique sur Nosgoth où les humains sont condamnés au retranchement.

L’édification d’un succès

L’idée de faire de Nosgoth l’univers d’un jeu de rôle sur Second Life, a éclos il y a un an dans la tête de deux adeptes de GOR, Demonia Arliss et Valdis Schnyder. Tous deux fans de l’univers de Legacy of Kain et plus particulièrement de Blood Omen, ils prennent alors le pari un peu fou de recréer l’architecture et l’ambiance de ces jeux vidéo atypiques. En deux jours seulement, et avec l’aide d’une grande buildeuse nommé Laina Dean, ils parviennent à construire une sim et à adapter un système de combat, le CCS (Cola Combat System).

Bien médiatisé, Nosgoth s’attire très vite les éloges d’un grand nombre de roleplayers, souvent issus de GOR ou tous simplement séduits par la mode des vampires. Les terres de Nosgoth s’étendent sur sept sims. Les deux principales sont louées à Désir Flamand et les cinq autres appartiennent à Morgane Nyle, une adepte du RP qui a jugé bon d’investir massivement dans ce jeu. Ces risques seront largement récompensés. En quelques mois, Nosgoth devient le jeu de rôles préféré des SLiens francophones. NosGul, l’île centrale du royaume carpate est le land français le plus fréquenté avec un trafic de près de 70 000 points par jour! Ce succès, dans notre contrée hexagonale, s’explique par la localisation francophone native. En effet, sur GOR, c’est surtout l’anglais qui est pratiqué, et comme vous le savez, l’apprentissage des langues n’est pas le point fort de notre système éducatif. Nosgoth va donc rapidement s’attirer les ferveurs des habitants du langage châtié. Les étrangers sont toutefois présents, car l’univers n’est pas exclusivement francophone, une fois n’est pas coutume.

Un vrai bain de sang!

Le module de baston est emprunté à celui d’un RP non moins connu : City of Lost Angels (CoLA), également basé sur le mythe des suceurs d’hémoglobines. Les points d’expériences récoltés sur NosGoth sont compatibles avec l’univers Cola et vice-versa. En fait, tous les univers employant le système CCS sont interopérables. Les seules limites entre tous ces mondes sont les règles de comportement propres à chaque univers, les TOS (Terms of service).

Sur Nosgoth, mais en fait dans l’ensemble des RP, le champ d’action du joueur se distingue de deux manières : le « roleplay » et la baston. Le roleplay s’établit comme l’incarnation même de votre personnage : son langage, son style, le fond de son âme, son statut social etc. Cette façon de jouer s’appuie sur les conversations et vos rapports avec les autres personnages. Mais souvent cette pratique du MMORPG est considérée comme la plus ennuyeuse et n’a pour but que de planter le décor de vos futures estocades. Les combats constituent donc le noyau dur de Nosgoth. Autant dire qu’un joueur qui ne se bat pas risque de gober les mouches à force de trop bailler. Un petit voyage sur quelques unes de ces sims vous permettra de vous rendre compte qu’une large majorité de joueurs est parée au combat. Les bastonnades sont parfois tellement exclusives qu’elles semblent de plus avoir de fondement si ce n’est un vague prétexte pour planter un pieu de magnésium dans le palpitant de votre voisin, un peu trop porté sur le boudin.

Cela dit les affrontements sont assez bien foutus, notamment sur une plateforme qui a la base n’est pas du tout conçue pour le RolePlay et encore moins pour l’action. Le CCS est plutôt complet. En plus d’améliorer votre niveau et la puissance de votre personnage, vous gagnerez de nouvelles compétences qui vous feront grimper peu à peu dans la hiérarchie vampirique. Si les duels sont plutôt funs et fluides, ce n’est pas vraiment le cas des escarmouches qui se pratiquent à plusieurs. Le lag inhérent à Second Life gâche la fête et l’intérêt du jeu aussi. Les ralentissements très fréquents sur les régions de Nosgoth cassent un peu les efforts qui ont été apportés pour construire ce très beau projet.

Un lien social solide entre joueurs

Même si la castagne et les coups de crocs sont omniprésents, NosGoth n’est pas dépourvu d’un tissu social assez élaboré. Intra-game tout d’abord, de nombreuses guildes et clans rassemblent les joueurs entre eux qui régissent leurs propres règles. Ce principe renforce quelque peu la dimension « roleplay ». Malheureusement ces regroupements sont encore beaucoup trop atomisés pour être nommés « communauté » à juste titre. Pas assez d’adhérents, trop éphémères… Nous sommes dans un monde où la hiérarchie est quelque chose de mal vécu, où chacun veut son sceptre et sa couronne…

Extra-game, Demonia, Valdis et leur équipe accordent beaucoup d’importance à donner un sentiment « humain » à leur jeu en débridant un peu l’aspect « fictif » de NosGoth. Car là où intervient Second Life, c’est dans sa fonction de plateforme de communication où nous échangeons et partageons en tant que personnes. De nombreux évènements sont régulièrement organisés pour rassembler les joueurs entre deux lancers de pierre et ranger le costume de leur perso. Sympa et vivant, c’est aussi l’occasion d’intégrer et de séduire de nouveaux adhérents qui seraient timides à l’idée de s’essayer au RolePlay.

Pour compléter ce dossier, j’ai rencontré Demonia Arliss pour lui poser une série de questions… Je n’ai pas eu de morsure au cou en sortant ^^

LeoMaxx Sautereau: Demonia, j’aurai aimé que tu me dises qui tu es dans SL et qu’est ce qui t’a amené à créer ce RP basé sur l’univers de Nosgoth
Demonia Arliss: Sur Second Life, je suis comme en RL en faite. J’explore, j’aime rencontrer des gens… J’ai beaucoup été sur Gaia, il y a longtemps (sourire) puis j’ai joué à GOR pendant un an. La qualité du RolePlay de Gor est exceptionnelle et les francophones avec Caithris ont une superbe sim. Mais cet univers a commencé à être ennuyeux pour moi, le concept de la femme soumise qui est la base du background de Gor ne me plait pas trop. Donc, avec Valdis Schnyder, mon frère SL, qui aussi fait découvrir GOR, nous avons commencé à travailler sur le projet de NoSgoth qui reprend les grandes lignes du jeu Legacy of Kain.

LeoMaxx Sautereau: Vous avez donc partagé une passion commune pour la saga Legacy of Kain, qu’est ce qui vous a séduit dans ces jeux video ?
Demonia Arliss: Kain ! L’histoire est énorme, pour le comprendre il faut avoir joué à tous les jeux, notamment au premier qui était en 2D. Le personnage de Kain est vraiment phénoménal (sourire). Tu as vu les piliers ? on les a refait.

LeoMaxx Sautereau : Oui (sourire). D’ailleurs avez vous eu des difficultés à recréer cet univers ? Comment s’est déterminé le choix entre l’ambiance de Soul Reaver plus baroque et Blood Omen, plus gothique ?
Demonia Arliss: Pour le recréer, nous avons une buildeuse de talent, Laina Dean. Même YadNI (LMS : YadNI Monde) a reconnu qu’elle était vraiment douée. Elle script et build, c’est vraiment incroyable. Pour l’univers, nous n’avons pas vraiment repris l’univers d’un jeu en particulier, nous avons adapté ce qu’on aimait dans ces jeux avec ce qu’il était possible de faire. C’est pourquoi le CCS (Cola Combat System – Système de combat employé dans Nosgoth) a été déterminant dans la création du background ici.

LeoMaxx Sautereau: En quoi Nosgoth diffère-t-il d’autres jeux comme GOR ?
Demonia Arliss: On peut gagner de l’expérience et monter en LVL (LMS : Niveau d’expérience qui accroit les capacités). Nous avons également des « skills » (LMS : compétences de combat) selon la race et la classe d’un joueur. C’est un peu comme des magies ou des capacités, plus un joueur a un LVL élevé, plus ses skills sont puissants

LeoMaxx Sautereau: En testant l’univers Nosgoth, j’ai remarqué que les combats avaient une place presque exclusive, n’as tu pas peur que ça puisse lasser les joueurs à moyen terme ?
Demonia Arliss : En faite, tout le staff de NoSgoth se « bagarre » pour maintenir une certaine base « roleplaying ». On l’impose aux joueurs pour que tous puissent se retrouver ici, ceux qui aiment se battre mais aussi ceux qui aiment « RPer ». Alors c’est vrai, la majorité des personnes sont là pour combattre à la base, mais ils sont aussi obligé de RPer et donc d’y prendre goût. En faite, il faut comprendre que le CCS fonctionnent sur environs 80 sims et chacune de ces sims ont leurs propres règles. Souvent le roleplay n’intéresse pas ces sims, c’est surtout la bagarre.

LeoMaxx Sautereau: Il est donc possible de faire évoluer son personnage sur d’autres univers que Nosgoth ?
Demonia Arliss: Oui la base de données est la même. Cola (City of lost’s angels) est la plus populaire de sims et ce sont eux qui ont inventé le CSS que nous utilisons.

LeoMaxx Sautereau: Que se passe-til si des personnages d’autres univers s’imicent dans le votre avec les différences que cela implique ?
Demonia Arliss: Au début, un simple rappel à l’ordre. Toutes les sims ont leurs propres règles. Par exemple, en CCS, Il y a beaucoup de sims « urbans » (LMS : RP avec une ambiance moderne), et nous, nous sommes une sim médiévale. Donc, nous demandons aux joueurs d’avoir une cohérence roleplay et de se changer pour ne pas faire d’anachronismes. En général, ils se changent mais parfois, nous sommes obligés de bannir ou de docker (LMS : saisir) des XP (LMS : points d’expérience).

LeoMaxx Sautereau: Aujourd’hui Nosgoth fête sa première année d’existence, quel bilan en retires-tu pour le moment ?
Demonia Arliss: Et bien, que l’on doit encore travailler sur le RolePlay. Les joueurs commencent à l’apprécier, on doit continuer notre lutte contre tout ce qui est OOC (Out Of Character : comportement incohérent avec les règles du RP). Souvent ils se disputent en sortant de leur personnage fictif. Sinon je suis très satisfaite de l’audience et la popularité de notre univers. NoS, la sim principale de Nosgoth, est la sim francophone la plus populaire en trafic, la deuxième en CCS après City of last angels et la 4eme des Sims RP sur Second Life après Toxian, NoRsim et CoLA.

LeoMaxx Sautereau: Et ce succès a-t-il des répercussions ? Des sims qui voudrait se greffer à votre univers par exemple
Demonia Arliss: Oui, au départ, nous avons loué la sim NoS au groupe D.F (Désir Flamand). Ils ne louent pas cher et il n’y a jamais de problèmes. Puis avec le succès, une deuxième sim est née, NoSGul puis Morgane Nyle a investi dans NoSgoth, elle possède 5 sims attachées à notre univers.

LeoMaxx Sautereau: J’ai entendu dire que l’univers GOR battait de l’aile, espères-tu que Nosgoth puisse un jour lui damner le pion ?
Demonia Arliss: Non, non. Les owners des sims francophones de Gor sont mes amis. Les deux univers sont différents, on peut jouer sur les deux mondes séparément. On s’entraide souvent (sourire). De plus, je trouve que ca diversifie le RolePlay francophone, notamment avec Caithris!

LeoMaxx Sautereau: le Roleplay sur Second Life est en plein effervescence, comment vois-tu ce phénomène en comparaison de MMO payants comme World of Warcraft, Age of Conan ou encore Warhammer Online ?
Demonia Arliss: C’est plus humain, je trouve. Sur les MMO, on est dans le jeu, on veut devenir le plus fort (sourire). Ici, sur Second Life, ce n »est pas forcément le cas, les joueurs veulent s’amuser et faire la fête. Donc nous organisons souvent des Events (LMS : évènements) pour animer la communauté. Comme ce soir où il y aura une grosse fête l’occasion de l’anniversaire de Nosgoth.

LeoMaxx Sautereau: As tu connaissance eu des OpenSims et d’une possible adaptation de Nosgoth sur l’une d’entre elles ?
Demonia Arliss: (réfléchis un moment) On en a parlé il y a peu avec Desir Flamand. Nous préférons rester ainsi. Personnellement, je n’ai pas trop confiance aux OpenSims. Je ne vois pas l’intérêt qu’à Linden Lab dans les OpenSims et je suis encore plus sceptique quand à la rumeur comme quoi IBM va louer des OpenSims où l’inventaire sera le même que sur les sims du réseau Second Life. Enfin, ça marche très bien ainsi et pour le moment, on ne voit pas vraiment l’intérêt (sourire).

LeoMaxx Sautereau: Demonia, pour conclure cette interview, comment vois-tu Nosgoth dans un an ?
Demonia Arliss: Plus grand ! (sourire amusé) Enfin, il risque de se passer des choses surprenantes mais pour le moment c’est secret defense !

LeoMaxx Sautereau: Merci beaucoup d’avoir répondu à mes questions Demonia

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Se rendre sur NoSGul

Un certain nombre des photos présentes dans cet article sont tirées des œuvres de Zya Kraft. Merci à elle.

On le sait tous, la consommation de drogues dans notre bas monde semble connaître son apogée. Et, aussi curieux que cela puisse paraître, la drogue virtuelle semble également suivre ce chemin, de leurs producteurs aux free-party (fêtes où chacun se sent libre de faire partager les effets à leurs amis d’une nuit ou plus). Et plus étonnant encore, que l’effet de mode que ça constitue, la création de magasins spécialisés dans les drogues, narcotiques, plantes illicites, ou même simplement de ceintures, bracelets, constitués de multitudes de seringues…Il suffit de se montrer légèrement curieux au niveau des recherches pour s’offrir un panel de possibilités afin de devenir un junkie virtuel accompli. Même si la diffusion de joints et médicaments gratuits pourrait sembler amplement suffisante.

Des comportements différents face à la drogue

Au niveau de cet essor, quatre comportements types, car bien sûr tout le monde n’est pas aux anges de voir la drogue faire son petit bonhomme de chemin sur SL, et les avis divergent quant à son utilité. Le premier, celui de la personne qui s’oppose fermement à tout ça, qui refusera tous les objets comportant les mots « bong », « ecstasy », « crack » et ne rira pas lorsque votre avatar se verra peint de plusieurs couleurs avant de s’écraser à terre. La deuxième personne, elle, acceptera peut être gentiment tous vos objets pourtant illicites dans le réel mais bien autorisés sur Second Life et les essaiera tout en trouvant les animations amusantes, mais sans plus. La troisième catégorie, celle qui s’extasiera devant ces mêmes objets que la première personne aura refusé tout de go, qui fait généralement partie de tout un tas de groupes prisant la drogue et ses effets si « géniaux », et traîne dans les bars quasiment consacrés à leur consommation. Et pour finir, les personnes impliquant une symbolique à ce qui est plus qu’un effet de mode à leurs yeux. Pour eux, cet affichage de drogue constitue bien plus qu’un style et un look particulier, il est le signe d’une société sans liberté, guidée par les préjugés et des critiques qui seraient les premiers à condamner ce qu’ils font eux même à l’abri des regards. Et symbolique d’une addiction à un bonheur virtuel. Si vous ne faite partie d’aucune catégorie, vous êtes libres de vous inquiéter sur vos origines…

Une interprétation nuancée

Le fait est que les cas extrêmes ne sont pas les plus répandus à travers notre plateforme virtuelle. Nous trouverons beaucoup plus d’individus qui diront accepter ces objets uniquement pour leurs animations, pendant les fêtes. Après avoir discuté un peu avec l’une de ces personnes, il apparaît très clairement que l’amalgame drogue virtuelle/ drogue réelle, ne se fait pas dans leur esprit. La drogue SL serait avant tout et pour tout quelque chose de non dangereux, qui contiendrait pour seul attrait des animations intéressantes. Quant à la question de l’engrenage vers la consommation réelle de produits illicites, il est clair et net qu’elle ne se pose même pas. « Sur SL, la drogue ce n’est pas dangereux, pas comme en RL » nous dira Kandisse Delpiaz qui a gentiment accepté de répondre à quelques une de mes questions.

Mais intéressons nous plus particulièrement à l’image de la drogue comme symbolique du fonctionnement de notre société. Kiara Kyong est la créatrice du magasin DPM Kitty, dans lequel on pourra trouver des bracelets contenant des seringues entre autre. Pour cette femme, intégrer l’image de la drogue dans SL contribue à un but relativement précis : dénoncer la société actuelle, comme nous le montre cette interview…

Elsy Teskat: Qu’est-ce qui vous a poussé à créer des objets impliquant des seringues et donc explicitement une certaine drogue ?
Kiara Kyong: La provocation et la symbolique de l’addiction virtuelle.

Elsy Teskat: Oh, et de la provocation à l’égard de qui ? Un groupe de personnes en particulier…?
Kiara Kyong: Un pied de nez à une société qui se veut trop propre et qui oublie ceux qui sont laissés pour compte au bord de la voie. Un pied de nez à ceux qui condamnent la drogue alors qu’ils s’en mettent plein les narines.

Elsy Teskat: Donc pour vous ce phénomène est bien plus qu’une mode ?
Kiara Kyong: Oui il s’inscrit dans une symbolique et un message, il est aussi témoin de la liberté de chacun d’exprimer ses penchants même les plus subversifs. La drogue n’est qu’illusion.

Elsy Teskat: Mais ne pensez vous pas que sur certains points, ces objets, cette façon de dire au monde que la drogue est omniprésente, ne pourrait pas inciter les plus jeunes et les plus faibles également à vouloir essayer cette consommation illicite de façon réelle…?
Kiara Kyong: Peut être. Mais comme je le dis souvent, la liberté est impossible à l’ignorant.

La drogue donc comme symbolique de l’addiction au monde virtuel. D’une société à la justice aussi illusoire que le bonheur apporté par ces deux choses. Et quand bien même la tentation pourrait se manifester chez certaines personnes de goûter à ce bonheur fugace, la cause défendue semble en valoir la peine.

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Jacques Barak
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Le 7 mai 2008 à 14 h 51 min   

Pour ma première participation à SL Agora, c’est dans l’univers RPG qu’il m’a fallu plonger. Coté inattendu, on peut dire que j’ai été bien servi… Mais qu’est-ce au juste que le RPG ? Petite explication pour les non avertis : Le RPG (Role Playing Game), ou en français JDR (Jeu de Rôle), consiste à se mettre dans la peau d’un personnage fictif évoluant dans un univers lui aussi fictif. Le joueur dit « rôliste » doit, le temps du jeu, adopter les attitudes, réactions, langage … de son PJ (Personnage Joueur), mais aussi se confronter à l’univers dans lequel évolue cet avatar (Fantasy, Sci-Fi, Historique, etc). Il existe plusieurs façons de pratiquer le RPG dont voici quelques unes : Le RPG sur table se pratique comme son nom l’indique autour d’une table. Le PJ y évolue dans un univers décrit dans un livre souvent très volumineux, animé et parfaitement maîtrisé par celui que l’on appel MJ (Maître du Jeu). Le RPG Grandeur Nature dit GN où chacun doit vivre quelques jours en immersion totale dans l’univers du jeu. Le RPG On-line, que l’on nomme du terme pompeux de MMORPG (Massively Multiplayer Online Role-Playing Game). Afin de commencer mon enquête, j’ai lancé une simple recherche de lieu avec en critère les trois lettres RPG. Parmi tous ces lieux, j’ai décidé de ne pas visiter les plus populaires, afin de donner en priorité la parole aux lieux moins connus et pourtant de qualité…

  • Coté Francophone :

Iky and Eliwen House. (Ocean Estate 4 : 80, 163, 55)

Une fois téléporté, me voici dans une taverne de style médiéval où sont disposés des poufs autour d’une table sur laquelle on peut danser. Je visite rapidement l’intérieur de cet établissement douillet, puis m’en vais me promener à l’extérieur. Le cadre est plutôt agréable. Rendez-vous est pris avec les propriétaires des lieux : Iky et Eliwen. Le lendemain, c’est dans leur vaste château médiéval qu’elles m’accueillent sur l’un de leurs confortables poufs. Je découvre Eliwen, une ravissante jeune femme blonde platine, de noir très ajouré vêtue et armée jusqu’aux dents. Peu après nous rejoint Iky, charmante brunette emmitouflée de noir… IRL, Eliwen et Iky sont étudiantes, âgées respectivement de 19 et 18 ans. En dehors de SL, ces charmantes jeunes filles sont également rôlistes. Toutes deux ont parcouru l’univers d’AD&D (Advanced Dungeon & Dragon), et ont pratiqué du MMORPG comme le célèbre Guild Wars. L’univers dans lequel nous plonge leur sim est celui du Goréen (Gorean in english ^^). Le Goréen est un RPG qui s’inspire de l’œuvre de John Norman. Cet univers se prête particulièrement à SL, puisqu’il est constitué de multiples îles dont les habitants sont en guère quasi permanente. Le PJ Goréen de SL risque donc constamment une attaque d’autres Goréens venus d’une autre île dans le but de le capturer et de le réduire en esclavage (dans le meilleur des cas). Pour plus d’informations sur GOR et John Norman, je vous conseille de visiter par exemple le site http://panieralix.free.fr/siteweb2002/norman1.html.

Coté background (en français : arrière plan = la trame de l’histoire), Eliwen a hérité de ce château il y a environ 4 ou 5 ans de ses parents, tués sous ses yeux… Concrètement, si vous venez vous aussi visiter la sim de mes charmantes hôtesses, vous pourrez venir discuter dans la taverne en toute sécurité, tout en sirotant votre boisson médiévale favorite, ou danser sur une table comme John Travolta dans Saturday Night Fever… Vous pourrez même, si votre cœur fait boum, monter à l’étage en agréable compagnie et vous allonger sur de douces peaux de bêtes… mais en jouant votre rôle évidemment. Si vous vous sentez d’humeur plus belliqueuse, rien ne vous empêche de sortir pour vous livrer au rapt, au viol et à l’esclavagisme dans le plus pur style Goréen. Et si vous êtes comme moi, un peu paumé dans cet univers Goréen, Eliwen est souvent disponible pour vous conseiller. Cette sim est en pleine évolution grâce au travail des propriétaires. Seul un gros huitième est à ce jour consacré au RPG mais des projets d’agrandissement sont envisagés. Ses points forts sont sans nul doute l’ambiance chaleureuse de la taverne qui est réalisé avec assez de crédibilité (hormis le pas de danse cité plus haut, mais il faut bien une pointe d’humour), et le cadre verdoyant plutôt agréable. Si vous voulez savoir ce qui excite Eliwen, eh bien c’est de n’être que deux Goréennes résidentes permanentes de cette sim et de risquer chaque jour une attaque massive de Goréens avides de crime…

Camp Imazighen Pirate (Île du diamant 113, 109, 250)

Téléportation… je me trouve sur une sim pas tout à fait achevée, les deux pieds dans un sable blond et fin, au coté d’une ancre. Je fais un tour rapide de la zone sans danger et de l’Arène… sympatoche ! Je prends rendez-vous avec les proprios au moment où j’aperçois une silhouette féminine courtement vêtue. C’est une rôliste répondant au nom de Argentina Republic… Argentina se consacre aujourd’hui entièrement au RPG sur SL. Avant, elle a pratiqué le jeu de table Warhammer, et WOW (le MMORPG, World Of Warcraft). Argentina est le 4ème avatar de son Auteur en une année et demie environ sur SL. Elle pratique le GOR (Goréen) et le Nosgoth (http://fr.wikipedia.org/wiki/Nosgoth pour plus d’information sur cet univers tiré du jeu Legacy of Kain). Ses sims favoris sont Siba (GOR Anglophone), Caithris (GOR Francophone) et bien entendu l’Île du diamant.

  • Coté anglophone

Lands of Seven Sins (128, 128, 0)

Me voici téléporté au milieu d’une sombre place, dans un univers à l’ambiance inquiétante, très bien réalisée par son propriétaire-créateur Chrisa. J’aperçois non loin une silhouette de petite taille mais que j’ai le plus grand mal à distinguer dans cette pénombre. J’engage la conversation in english… mon interlocuteur scan mon profil avant de répondre « Tu peux parler français ». Je suis dans le coin shopping, la zone sans risque de cette sim, en compagnie d’un enfant démon qui s’appelle Gh0st Masters. Ensemble, nous allons visiter une partie de la sim. IRL, Gh0st Masters à 26 ans et est actuellement sans emploie. ISL, il est né en février 2007, à débuté au Moulin Rouge, s’est ensuite tourné vers le RPG, puis à, ouvert un club avec une amie, club qui a fermé ses portes 8 mois plus tard. Depuis, il se consacre au RPG. Gh0st Master se dit lui même en riant « Transformiste » : il possède un grand nombre d’Avatars. Gh0st Masters ne pratique le RPG que sur SL, et encore, uniquement le RPG de combat avec une nette préférence pour le système CCS (C.o.l.a. Combat Système) mis en place par Sasanna Soyinka. Ses autres sims favorites sont City Of Lost Angels (d’où est issu le terme C.o.l.a.), Wrath, Leyla, … Land of 7 sins vous plonge dans un univers que je qualifierais de post-apocalyptique avec des décors inspirés de Seven. Beaucoup d’entraînement et de patience seront nécessaires au néophyte, mais selon Gh0st Masters, on se laisse vite prendre au jeu. Land of 7 sins organise en outre des combats dont le vainqueur repart avec un prix, dans une zone appelée le Fight Club.

New Salem (163, 119, 601)

« Welcome to Hell » Voici les premiers mots que j’entends à la fin de ma téléportation… IRL, Scout Detritus a 26 et est photographe. New Salem vous plonge dans un sombre univers fin 19ème siècle, inspiré de l’histoire sorcières de Salem. Inutile ici de régler vos Environnement Settings, car cette sim est plongée dans une nuit permanente. Scout Detritus n’a jamais pratiqué le RPG in or out SL. Cette sim dont il est l’auteur est donc sa première expérience RP in SL. Le RP y est focalisé sur l’occulte, la sorcellerie et ce qui s’est déroulé au 17ème siècle dans une petite ville des USA nommée Salem (http://fr.wikipedia.org/wiki/Sorci%C3%A8res_de_Salem). Le système utilisé y est le DCS² (Digital Combat System). Sur New Salem, vous rencontrerez ou pourrez incarner des sorcières, des pirates, des aristocrates, des criminels, des artistes, des courtisans, et nombre d’autres, lors de fréquents events (évènements) interactifs. La sim est le RP sont pleinement fonctionnels et ceux qui souhaitent simplement visiter sont toujours les bienvenus.

Tour d’horizon en conclusion : Chacun pourra selon sa préférence se plonger dans des univers Dark (Toxian city, Lost angels,…), Médiévaux (Legenda, Kingdom of Arcadia, …), Sci-Fi (Starbase 3D, Elysum Colony,…) Fantasy (City of Osgiliath, …), Marvelien (Vitue City), etc. La langue de rigueur est le plus souvent l’anglais, parfois l’italien (la communauté est active et propose des sims médiévales de toute beauté), plus rarement d’autres comme le français. Ces quelques sims et lands ne sont que des exemples parmi tant d’autres dont il est impossible de dresser un inventaire exhaustif. Quelques conseils constants à tout RP : Bien lire et respecter les règles, prendre le temps de l’apprentissage, jouer son rôle en accord avec le background, et surtout s’amuser !

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Yonathan Slade
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Le 4 mai 2008 à 13 h 58 min   

Style dont l’originalité tend à céder sa place à la popularité, le Neko nous vient de l’étranger pour se répandre jusqu’à nos écrans comme une tache d’huile sur Second Life. De plus en plus contextualisé et lié au combat roleplaying (on dit combat RP), il séduit car « personnalise » son porteur, et fait de nos dames et demoiselles résidentes les félines qu’elles ont toujours souhaité être, et que nous avons toujours voulu caresser. Mais pour autant, les interactions sociales au sein de ce groupe, qui se veut marginal, se codifient, se complexifient et se pimentent. Il fallait, pour toucher ce monde et jauger la corrélation entre marginalité, attrait ludique vers le RP, et prise d’une identité extra-humaine, en rencontrer l’un de ses spécimens…

Rendez-vous avec la créature dans un lieu de son choix. Elle est retard, et dans cette rue inhospitalière résonne le crépitement d’un feu de poubelle et l’écho des hurlements de chats sauvages. En attendant l’arrivée de celle qui répond à mes IM dans un style lapidaire, j’arpente l’asphalte à la fois amusé par ce décor carrément pouilleux, ses boutiques d’accessoires et vêtements pour félins, et inquiet car la sim est orientée RP, et l’on y combat à l’arme blanche.

Les commerces en vendent à la pelle : griffes démesurées, gestures spectaculaires à faire passer un ninja pour un nourrisson en couche culotte, sabres empruntés aux samouraïs de l’empire du soleil levant (dont le terme Neko et la tradition qui s’y lie sont originaires). Le Neko est un petit chat de la fortune, une petite mascotte porte bonheur présent dans les demeures, les commerces, les bureaux, et toujours souriant. Au XXème siècle le Neko a grandi et a donné ses oreilles aux têtes d’enfants des mangas, les a transformées en sushis dans les bent6 que les mamans nippones donnent à leur bout de chou le matin avant son départ pour l’école ou le collège. Et comme le minou (c’est bien connu) est coquin, il est parti à la conquête d’un XXIème siècle libéré, et a recruté ses apôtres parmi les jeunes adultes un peu bobo, séduits par son histoire, son mystère, ses oreilles, sa queue et ses moustaches de chat.

C’est au moment où je contemple les articles d’un autre magasin distribuant contre quelques L$ des minijupes fendues, queues tigrées, grattoirs à la valériane virtuelle ainsi que des meubles brisés et déchirés à grand coups de griffes, que débarque le fauve que j’attendais. Il ne rate pas l’occasion de son apparition dans mon dos pour tenter de m’effrayer ! Je me retourne et découvre un authentique spécimen de Neko femelle dans toute sa splendeur : T-shirt de maille déchirée évoquant une odeur intime de textile rarement lavé, une jupe plissée et sombre, vêtements laissant s’exposer la peau halée et tatouée de ses reins et de ses hanches découvertes. Elle provoque par son look, ses cheveux toilettés à coups de pattes, ses poses suggestives… et les armes qui bardent ses cuisses et son dos. Elle s’excuse rapidement, prise qu’elle était sur une autre sim RP où elle faisait quelques “spars”, combats d’entraînement pour tester ses skills (compétences et tours de force) et ses armes. Elle me propose une démonstration, et dans un grincement de métal sort une paire d’armes blanches futuristes, et exécute une sorte de kata, enchaînant les animations à une vitesse impressionnante qui me frappe presque comme un insulte : “Je pourrais te faire passer quelques secondes désagréables et ridiculiser ton avatar !”

Quelques questions me permettent de savoir ce qui motive ses combats : Le fun ! Les amis du clan. Les Nekos sont souvent en bande, chats de gouttière joueurs et querelleurs, tantôt bruyants et dévastateurs, tantôt tapis dans l’ombre à l’affût d’une proie. La jeune Neko me propose de la suivre vers un night club un peu plus peuplé que la rue. En passant près d’une benne à ordures, un message m’informe que je suis irrésistiblement attiré par une bonne partie de fouille-poubelles. Par curiosité, j’admets, j’accepte l’invitation et me retrouve plongé à mi corps dans la benne à brasser les déchets comme si ma vie en dépendait.

De cette rencontre provoquée (avec une Neko, pas avec la poubelle) suivra la rencontre avec le clan, ses sympathisants, et me permettra de me rendre compte du parallélisme de deux mondes qui ne se touchent pour ainsi dire pas : humains d’un côté, Nekos de l’autre. Ils sont si nombreux à s’être concentrés sur les sims de combat, et tellement moins courants dans les sims habituelles, qu’on en vient à leur prêter une différence et leur demander où elle réside. Ils ont gardé d’humain leur corps, leur langage, leur goût pour la fête, une solidarité. Ils ont pris des félins l’indépendance et la force de caractère qui collent à leur personnalité, et cette devise de ne jamais se laisser prendre la tête. Et ça convient si bien au RP où les quêtes, les captures, les combats se déroulent dans une association excessive de violence, de rigolade et d’amitié… un même goût pour un monde un peu punk de chats dépravés qui vivent des déchets de la société sans jamais lui peser sur les épaules, toujours dans l’ombre. Dans ce monde de combattants en meutes, se retrouvent d’autres minorités telles les vampires, les démons, les lycans (sorte de loup-garous) qui ont ça en commun : ils sont marginaux, ils ne sont pas vraiment humains, ils assument leur imperfection, leurs défauts et en font même une fierté.

Ewokian Pessoa, un représentant britannique de la race Neko dans toute sa splendeur définit quant à lui la culture Neko vécue de l’intérieur, déplore la méconnaissance de cette identité qu’il revendique : “Nous avons longtemps été les ‘animaux de compagnie’ d’autres races, nourris de rats par les vampires, ou pourchassés et dévorés par les lycans (loups garous), et tout celà est lié à l’histoire et aux bases du rolepaying. Il n’en est rien, le félin ne manque ni de panache, ni de noblesse. En quelques mots, définir le Neko, c’est évoquer l’anarchie, la sensualité, le fun, mais aussi l’espièglerie, la malveillance, la paresse, et l’émotivité dans la mesure où beaucoup de Neko sont des femelles – tellement sexy ! Tout ce qu’il y a de noble là-dedans n’est pas forcément reconnu, et aujourd’hui, je ne sais pas si je choisirais d’être Neko si je devais débuter dans le RP. Si je profite de tout le panache que je peux espérer, c’est que j’ai fait mes armes, je joue à un niveau assez élevé, et j’ai fondé mon clan.”

Selon toute vraisemblance, le Neko de Second Life s’est trouvé une place à mi-chemin entre ses deux ancêtres japonais que sont le chat de la chance et le guerrier ninja, avec ce côté soft-junkie anglo-saxon qui lui fait un peu oublier la rigidité des règles de l’empire du soleil levant. Etre Neko c’est être libre, et quand on voit un Second Life des débuts qui s’est bâti sur un modèle proche du monde réel avec son lot d’oppressions, on se dit qu’après tout et peut-être, « on Neko début de l’histoire ».


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Utopia2007 Planer
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Le 1 mai 2008 à 9 h 42 min   

Si le rire est le propre de l’homme, l’imagination et l’imaginaire, que nos cellules grises développent, tiennent une part non négligeable dans les caractéristiques du monde des bipèdes…Quel terrain pouvait offrir à l’homme du 21ème siècle l’occasion idéale de laisser libre court à ses rêves les plus délirants, si ce n’est la 3D en ligne ? Et plus encore : le rôle play, véritable univers à part, au sein même du métavers Second life. C’est pour en savoir plus et faire découvrir à nos lecteurs de SL Agora que j’ai posé quelques questions à une Rôle Playeuse rencontrée fortuitement au cours d’un de mes voyages au pays du RP…

Utopia2007 Planer : Bonjour Naiss, Je suis en quête de comprendre ce qu’est le rôle play. Pourriez-vous vous présenter et nous dire ce que cela représente sur sl ?

Naiss Rhode: Bonjour, alors vous êtes bien tombée ! Sur SL, nous avons plusieurs types de rôle play. Tout dépendra du lieu où vous vous trouvez. Il s’agit, pour faire court, de créer l’histoire de votre personnage et de la faire vivre aux autres, de leur faire découvrir votre vie. Je pense que l’on peut dire : « une troisième vie dans votre seconde vie ».

UP : Comment pourrait-on établir un bilan chiffré du RP sur Second Life ?

Naiss Rhode: Hum… Il est impossible, je pense, de faire un bilan chiffré là dessus. Il y a de nombreuses sims faisant du RP  au  niveau de fréquentation très élevé, où la plupart des role players sont anglophones.
Les sims françaises sont un peu plus laxistes sur le règlement (sourire).

UP: Intéressant ! Comment expliquez-vous cette différence ?

Naiss Rhode: la culture sans doute. Les cultures anglophones sont plus strictes. Si je prends comme exemple la sim de Toxian City, une sim futuriste où les armes sont autorisées, vous ne pouvez pas exprimer plus de 3 phrases HRP (Hors Rôle Play). Dans le canal général, il est même interdit de crier. Sur VampsNnest ou ici-même, beaucoup de joueurs abusent du  » shout », ce qui est parfois agaçant.

UP: D’accord et là où sommes-nous ? Pouvez-vous nous décrire l’endroit ?

Naiss Rhode: Ici, nous sommes dans la ville de Nosgoth, une ville de rôle play médiévale fantastique. Nous sommes au 16ème siècle. Les armes à feu sont proscrites ainsi que l’utilisation de la magie. Vous me voyez aujourd’hui dans une tenue peu médiévale… je vous l’accorde (rire)

UP: Faisons connaissance avec votre personnage…triple : qui êtes-vous en rl, en sl et en rp ?

Naiss Rhode: Alors… en RL , je me prénomme également Naiss, je suis une ancienne étudiante de 22 ans… Sur sl, je suis Naiss une infatigable folle, et en rp, je suis Naiss Rode, fille du roi Pierre Cloetens, Roi des Vamps Lords. Je suis une vampire de 220 ans avec un passé très tumultueux et un lourd secret.

UP: Quels sont ce passé tumultueux et ce secret, serait-ce indiscret ?

Naiss Rhode: Si je devais vous conter mon histoire, votre journal serait très long… je vous remets une note si vous voulez, tout y est expliqué en détail, vous pourrez sélectionner des parties.

UP: En un mot, si l’on devait le résumer?

Naiss Rhode: En un mot ? Possédée

UP: Etes-vous représentative du personnage rp ? Y-a t il un personnage type que l’on rencontre souvent ?

Naiss Rhode: Non. Chaque personne créée son histoire. De ce fait, peu de personnes se ressemblent. Bien sûr, il y a plusieurs niveau de rp, les passionnés et les débutants. C’est comme partout.

UP : Vous êtes une passionnée, c’est très palpable… Y-a t il des époques plus prisées que d’autres ?

Naiss Rhode : (sourire) Oui, je suis très peu sur des sims conventionnelles. Dans ma vie rl, je joue à des jeux de rôle play. Sur sl, je trouve que c’est encore mieux car on a une plus grande interactivité et beaucoup de sims futuristes ou actuelles, il y a quelques sims médiévales, d’autres romaines.. Il y en a vraiment pour tous les goûts…

UP : Il me semble pourtant que le Moyen-âge et les vampires dominent…

Naiss Rhode: Pour les sims françaises, en effet. Mais si vous parlez anglais, rendez-vous sur Toxian, ou bien City of Lost Angel. Il y a beaucoup de monde et énormément de lag aussi, ce qui n’est pas facile pour les combats. Ce sont des sims futuristes, vous y trouvez des cyborgs et autres. Il existe aussi des sims stars wars !

UP: Existe-t-il des règles communes à l’ensemble des sims rôle play? Comment cela se passe avec les autres résidents de sl ?

Naiss Rhode: Il y a quelques règles communes oui, comme le fait de devoir créer des joutes verbales avant d’attaquer, de respecter ce que dit un GM (Game Master). Après, les règles changent en fonction des époques. Les résidents sl sont acceptés à partir du moment où ils se sentent capables de respecter des règles et de s’intégrer dans la vie d’un clan. Il y a tes tags d’observateurs disponibles à l’entrée des sims de rôles play pour qu’ils puissent venir observer avant de décider de prendre part ou non. Vous êtes libre d’arrêter le rôle play quand vous le désirez. La seule contrainte du rp est de respecter les règles. Aucune cotisation demandée : si ce n’est de donner un peu de votre temps.

UP: Y-a-t il un profil type du joueur RL pratiquant le rôle play ?

Naiss Rhode: Hum.. Hormis la passion et l’imagination … je ne pense pas. Il faut en être capable et réagir vite à des situations, c’est tout ce qui est réellement demandé, répondre comme si vous étiez réellement en face de la personne dans la vraie vie, une personne n’attendra pas 10 minutes entre deux réponses.

UP: Peut-on louer ou être propriétaire dans une sim rp ?

Naiss Rhode: oui, vous pouvez louer des terrains, plus ou moins grands, pour des magasins, des résidences ou pour des clans. Les clans sont des familles de joueurs, ils portent un tag, il y a selon les clans une hiérarchie plus ou moins complexe : pour ma part, je fais partie de la famille des Vamps Lords depuis bientôt 10 mois. Il y a aussi des alliances entre des clans. C’est comme un plateau de jeu, chaque mouvement à une répercussion.

UP: Je crois qu’il existe des règles pour s’exprimer …

Naiss Rhode: Tout à fait, le langage sms est proscrit, de même que les  » lol » et autres… Il faut au maximum décrire les mouvements de votre personnage soit en utilisant la fonction /me dans le chat avant votre phrase, soit en les plaçant entre étoiles par exemple. Pour parler hors contexte, il faut utiliser des doubles parenthèses (( voici donc un exemple de hors RP )). Si le problème ou la discussion s’éternise, mieux vaut utiliser les IM cela permet de ne pas déranger les autres joueurs.

UP: Avant de conclure cette interview, pourriez- vous nous faire part de votre pire et votre meilleure expérience de RP, puisque vous avez 220 ans vous devez avoir une sacrée expérience…

Naiss Rhode : (rire) Ma pire expérience de rp ? … hum… peut être de devoir sans cesse ré-expliquer des règles à des personnes qui ne font aucun effort … qui ne laissent paraître du rp que le combat, sans prendre la peine de créer une histoire .. .Ma plus belle expérience.. je la vie au quotidien, au sein de ma famille…

UP: Quelles sont les sims/sites et conseils que vous pourriez donner en guise de conclusion pour les lecteurs ?

Naiss Rhode: Il y a plusieurs sites à visiter : www.vampsnest.fr ou bien encore http://nosgoth.frenchboard.com/, et pour les sims, Vamps Nest et Nosgoth pour du rp francophone, ou Toxian pour de l’anglophone se sont majoritairement les lieux où vous me trouverez.

UP: Parfait, je vous remercie beaucoup de m’avoir accordé un moment de votre temps si précieux même si à en croire votre histoire vous avez la vie éternelle.

Naiss Rhode: Oui, je suis éternelle ici, alors accordez un peu de mon temps n’est rien… Peut- être que vous ou vos lecteurs désireront faire partie de ce monde, ma porte et mes crocs sauront vous accueillir avec plaisir (rire).

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LeoMaxx Sautereau
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Le 28 avril 2008 à 19 h 55 min   

Par définition, un monde virtuel a pour fonction de simuler un environnement sociétal proche de ce que nous connaissons dans notre first life. Même si les règles sont quelques peu différentes d’un jeu à un autre (et notamment d’un metavers à un MMORG par exemple), chacune de ces variantes bénéficient de codes communs et propres à l’être humain, immuables selon chaque univers. Ainsi, l’aspect communautaire est incontournable, et, même si l’objectif est la plupart du temps d’anéantir l’autre (si si même dans Second Life!). Les joueurs vont généralement éprouver le besoin de se regrouper en société et ériger des codes de bonne conduite. La différence, entre jeux en ligne, viendra finalement plus du contenant que du contenu. Dans ce domaine, Second Life est un peu particulier car il ne bénéficie pas de public ciblé. Beaucoup commencent à penser que notre monde virtuel n’est pas plus un MMORG qu’un métavers pour la simple raison qu’il associe deux types de joueurs : ceux qui s’approchent de leur personnalité RL et ceux qui se glissent dans la peau d’un véritable personnage, plus communément appelés : les « rôlistes ».

C’est un sujet complexe que je vous propose et je n’aurai pas la prétention de tout balayer en quelques centaines de mots. En revanche, je me suis posé quelques questions pour obtenir quelques éléments de réponses : tout d’abord comment ces deux catégories arrivent-elles à cohabiter ? Second Life n’est-il pas le support de plusieurs types de mondes virtuels plutôt qu’un monde virtuel à proprement parlé ?

Pour le « commun des virtuels », la destinée du joueur sera de modeler un avatar qui, d’une façon explicite ou implicite, fera ressortir de nombreux traits de sa vraie personnalité. A partir de ce moment, l’amat de pixels que nous contrôlons n’est qu’un masque, voir un bouclier, qui nous permet de nous intégrer dans un groupe, 4ème pilier du bien-être selon le psychologue Marslow. Notre sensibilité, nos défauts, nos sauts d’humeurs sont d’autant de petites failles dans notre carapace constituée de 0 et de 1. A un moment ou un autre, notre « soi » reprend le dessus. C’est une règle universelle. Ces principes sont une particularité des mondes virtuels, et notamment de Second Life. 90 % des joueurs font partis de cette catégorie, par ceux-ci, la moitié assument la ressemblance qu’ils ont avec le visage reflété dans le moniteur de leur PC.

Mais qui sont les derniers 10 % ? Ce dernier décile correspond à la caste d’avatars la plus fascinante que l’on puisse rencontrer sur Second Life. Nous pouvons familièrement les appelés les rôlistes. Une classe aussi intrigante qu’incomprise, car leur « philosophie de la seconde vie » n’a absolument rien à voir avec celle des autres joueurs. Les « Role Players » sont des joueurs qui assument totalement l’aspect « fictif » de leur personnage, c’est à dire bien au-delà de l’apparence. Il est question ici de forger un personnage qui a sa propre personnalité, ses propres réactions, ses propres forces et faiblesses… C’est fascinant dans le sens où il est difficile de « faire semblant », mais c’est là toute la particularité de cette catégorie de joueurs virtuels. Ils n’imitent pas, ils ne jouent pas, ils SONT. Personnellement, en tant que joueur assidu de Second Life, j’ai encore bien du mal à comprendre et à me mettre à la place des rolistes. Bien souvent, ces joueurs ont déjà une forte expérience des jeux en ligne. Mais, la motivation qu’ils éprouvent à constituer un personnage ne s’arrête pas là. En fait, il s’agit d’un choix plutôt qu’une religion. Bien qu’ils trompent leur prochain en s’affichant comme quelqu’un qui n’a rien à voir avec ce qu’ils sont vraiment, le roliste fait le choix de l’honnêteté en se présentant volontairement comme un personnage dont les motivations sont elles-mêmes fictives. Cela n’a donc rien à avoir avec celui qui veut se faire passer pour quelqu’un d’autre en espérant flatter son égo. Il s’agit d’une catégorie qui ne cherche pas la satisfaction personnelle, si ce n’est celle de se faire plaisir, dans le sens le plus simple et le plus noble du terme. Le rôliste est « altruistiquement égoïste ».

Dans Second Life, les adeptes du Role Play ont l’étonnante particularité de se fondre socialement dans la masse. Cette observation est d’ailleurs particulièrement vraie dans l’espace francophone où cette communauté serait moins présente que dans les pays étrangers (en particulier anglophones), ce qui oblige ces « personnages » à partager leurs squares meters avec l’ensemble des joueurs. Il existe néanmoins un certain communautarisme qui prend la forme de sims réservées aux rolistes. Dans ces territoires, il est en effet imposé aux résidents sl de s’adapter aux règles dictées par les membres sous sentence d’être banni. Nous pourrions même associer les sims de Role Play à un éventuel sectarisme tant l’organisation de ces sociétés obscures sont mystifiées par d’étranges croyances et pratiques.

Certains lieux « underground » aux pratiques tendancieuses comme le Domaine Ducatillon ou le Manoir de Sade auront vite fait de choquer la classe puritaine. Certains pourraient dire que les avatars qui fréquentent ce genre d’endroits ne jouent pas toujours un rôle mais compensent des désirs inconscients et non assumés dans la RL. Un débat qui mériterait d’être ouvert. Mais le Role Play n’a pas toujours un lien avec le sadomasochisme ou des rites douteux. La magie et l’heroic fantasy ont une influence très forte dans ces communautés. Ainsi, certaines sims proposent des vraies alternatives de MMORG comme le célèbre jeu GOR dont vous avez peut-être entendu parler. Mais, bien souvent ce type de Role Play fait plutôt office de jeu dans le jeu puisque les bons trois quarts de ses adhérents ont une seconde vie normale à côté. C’est un peu comme si vous alliez à la chasse le dimanche, ça ne veut pas dire que vous irez au boulot le lendemain avec le fusil et les croquenots pleins de boue. Les vrais rolistes, ceux qui assument intégralement leur personnage, ne sont finalement qu’une minorité et sont souvent assimilés à des « fous ».

La cohabitation des joueurs « conformes » et des rolistes ne se fait non sans mal, même si la société SLienne a tendance à les assimiler ensemble. Le problème qui empêche ces deux classes de joueurs à vivre main dans la main ce sont les malentendus. Le roliste va s’inventer une histoire tant que l’autre joueur va se baser sur sa propre expérience du monde réel. Parfois, ce qui distingue l’un et l’autre est difficilement palpable et des incompréhensions peuvent naître. Il arrive parfois qu’un joueur « RL-SL » s’amourache d’un joueur « SL-SL ». Et là, le quiproquo est incontournable … Face à ce problème d’incompatibilité d’opinions sur les mondes virtuels, les rolistes et les autres personnages ont donc tendance à se réunir en clan. Cherchez à mélanger les torchons et les serviettes, même s’ils se ressemblent, vous verrez cela fait « tâche » ! (même avec la dernière lessive Omo).

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