login
LeoMaxx Sautereau
login
Le 31 janvier 2009 à 19 h 49 min   

Deux ans déjà que OpenSimulator est né. Ce programme basé sur Second Life fait figure d’un rêve libertaire aux yeux des mécontents de la plateforme de Linden Lab. Mais qu’en est-il aujourd’hui ?

opensim01

Le marché des mondes virtuels est sans pitié. Second Life y règne comme un lion sur sa savane et jusqu’à maintenant, peu de concurrents ont réussi à lui tenir la dragée haute. Après la désaffection de Google et son monde virtuel Lively, avec la mort préprogrammée de Twinity, nous nous demandons qui osera tenir tête au cador du genre. Si un programme réussit encore à lui chatouiller les arpions, c’est bien le projet OpenSimulator. Qui l’eut crût, il ne s’agit ni plus ni moins de la progéniture issue de l’ouverture des sources du programme SL aux développeurs en Janvier 2007.

A cette époque, Linden Lab poursuit sa campagne de développement et opte pour une méthode curieuse mais de plus en plus employée : celle de faire passer une partie de son programme en « Open-Source ». Par ce biais, les lignes de programmes sont accessibles aux développeurs du monde entier et chacun peut y apporter son bout de génie. Ainsi des viewers (client) alternatifs ont vus le jour comme Kirsten’s Viewer ou encore des « patchs » (modifications) comme celui de Nicholas Beresford qui améliore la stabilité du logiciel. Un certain nombre de compagnies ont déjà usées de l’ »open-source » pour favoriser leur progression, c’est le cas de AMD qui a ouvert au public le code de ses pilotes pour ses cartes graphiques (les drivers « Catalyst » des cartes ATI Radeon). Malheureusement ce procédé a aussi un revers : que les sources soient employées pour créer un nouveau logiciel. C’est ce qui s’est passé pour Second Life qui a fait naître OpenSimulator, un programme étroitement lié dans son utilisation, mais totalement indépendant (ou presque). Mordred triomphera-t-il d’Arthur ?

opensim04

OpenSim qu’est ce que c’est concrètement ?

Sous ce nom un peu bizarre se cache en fait un protocole dérivé de celui de Second Life. Il vous permet de créer votre propre monde virtuel sur vos propres serveurs (ou que vous louez). Bien que les graphismes laissent penser qu’il s’agit de Second Life, il ne s’agit pas de Second Life. Vous êtes bien sur un monde virtuel totalement indépendant. Actuellement aucun lien ne les relie si ce n’est une partie des codes de programmation.

L’avantage d’OpenSimulator, c’est que ses développeurs ont la possibilité de choisir des voies différentes que celles empruntées par Linden Lab pour SL. Les programmeurs ont donc tous loisirs d’intégrer de nouvelles fonctionnalités. C’est en quelque sorte un « tuning » de Second Life, le « m’as-tu vu » en moins (la plupart du temps en tout cas). Exemple : la possibilité de dessiner en temps réel sur un prim grâce à la technologie Silverlight de Microsoft.

opensim02

Cependant, au jour d’aujourd’hui, OpenSim reste encore très proche de Second Life. En effet, les partisans du projet sont pour certains très attachés à l’idée de se relier au monde virtuel numéro 1 dans le monde. Et pour cela, il lui faut être techniquement semblable.

Deux ans après la première version d’Open Simulator, il existe une trentaine d’OpenSims. Toutes sont des mondes virtuels à part entière même si leur racine logicielle est exactement la même. Cependant toutes ne pourront pas survivre. La concurrence est trop sévère et seules les grids les plus évolutives et les plus dynamiques seront pérennisées. Il faut compter sur quatre ou cinq OpenSims existantes à moyen terme.

Pour l’instant, les seuls avantages de se connecter sur une OpenSim sont surtout d’ordre financier. Il est très bon marché d’acheter sa propre sim. En effet, la plupart des grids pratiquent des tarifs très faibles comparés à ceux de Second Life (les loyers « fees » sont environ 3 à 5 fois moins chères). En contrepartie, vous ne disposez pas toujours de serveurs aussi puissants et les responsables suggèrent aux résidents d’éviter de dépasser les 5 000 – 10 000 prims pour limiter les plantages et le lag.

opensim09

Outre l’aspect économique, OpenSim ravira les amoureux du « build ». Aucune limite n’existe sur OpenSim (mise à part une limite théorique de prims citée plus haut). Il est possible de construire en haute altitude et de dépasser la règle des 10 m par prim. Les « huge prims » sont également modifiables, ce qui n’est pas le cas dans Second Life.

Deux ans de progression pour un résultat intéressant mais de tout de même mesuré

Le 29 Janvier dernier, de nombreuses OpenSims comme OSGrid fêtaient les deux ans du programme OpenSimulator. Mais derrière l’enthousiasme et les manifestations en pagaille se cachent quelques nuages.

opensim08

Toujours en version « alpha », c’est à dire « très peu avancé » dans le jargon informatique, le programme est encore loin d’être arrivé à maturité même si nous nous surprenons de sa remarquable stabilité. Généralement, à ce stage de développement, les développeurs préfèrent tester leur logiciel en comité restreint mais le faible nombre de bugs constatés dans OpenSimulator a fait que la solution a été rapidement déployée au grand public, il y a un peu plus d’an an. Cela dit, le logiciel n’en reste pas moins encore expérimental pour le moment, et les plantages hasardeux et sévères pèsent lourd dans la pertinence de la plateforme.

Aujourd’hui le constat est autant enthousiasmant qu’inquiétant. La performance technique proposée par OpenSim est proprement grisante pour celui qui s’y intéresse. Les possibilités de création sont réelles et nous retrouvons déjà quelques bijoux créatifs comme la sim Venice Italy sur New World Grid. Mais nous nous inquiétons aussi du fait que les OpenSims intéressent essentiellement les buildeurs et quelques créateurs. Le grand public se fait encore timide, sans doute effrayé par le manque de contenu de ces grilles et surtout par la faible densité de résidents. L’absence de système monétaire digne de ce nom est également très répulsive. L’ »argent » est un moteur souvent indispensable pour s’affranchir dans un marché comme celui des mondes virtuels, à forte consonance capitaliste.

opensim07

Du coup, il faudra attendre encore quelques temps avant que les OpenSims deviennent véritablement populaires. Nous sommes actuellement dans une période de construction dont l’issue est encore incertaine, surtout quand nous constatons l’évolution de Second Life (malgré les coups bas de son éditeur) et les tentatives ratées de ses concurrents, qui ne manquaient pourtant pas d’arguments pour séduire.

HyperGrid et l’interconnexion intergrilles

Les relations entre OpenSims sont aujourd’hui assez conflictuelles même si un certain nombre de processus ont été mis en place pour faciliter une certaine cohésion. Outre des « mailings lists » de responsable de grids ou des réunions ponctuelles, une chercheuse met actuellement au point un logiciel appelé « HyperGrid« . Actuellement en expérimentation, il permettra de naviguer entre OpenSims sans changer d’avatars. Pour le moment, les premiers tests ne sont guère concluants même si les techniciens sont optimistes. Cette technologie facilitera l’émancipation des OpenSims en mutualisant leur contenu (véritable talon d’Achille du projet), en admettant que les méandres juridiques tolèrent ces échanges.

opensim03

Beaucoup fantasment d’une interconnexion Second Life – OpenSim. Nous savons aujourd’hui qu’elle est techniquement possible, mais elle pose une série de problèmes d’ordre législatifs et surtout commerciaux. Cette interconnexion n’enchante d’ailleurs pas beaucoup Linden Lab qui, mise à part les propos de Philip Rosedale en avril 2008 à Paris, ne s’est guère exprimer à ce sujet. Soulignons au passage que Linden Lab développe son propre protocole alternatif, il s’appelle OpenGrid. Nous faisons souvent l’erreur de confondre les deux (je suis le premier à le faire) mais ce n’est pas la même chose. OpenGrid se base sur le protocole de Second Life, alors qu’OpenSim est totalement indépendant. Toutefois, il semble que Linden Lab ait souhaité dans un premier temps travailler de manière annexe sur une possible interopérabilité avec OpenSimulator via ce programme. Malheureusement aujourd’hui le développement du projet semble au point mort…

opensim06

OpenSim, un projet ambitieux et enthousiasmant. Mais l’énergie de ses acteurs suffira-t-elle a imposé le projet dans un marché en transition auquel Second Life est incontestablement le compétiteur le plus crédible.

LeoMaxx Sautereau

login
LeoMaxx Sautereau
login
Le 27 novembre 2008 à 15 h 47 min   

Dans le cercle pourtant très ouvert des mondes virtuels, il n’y a pas que Second Life, même si ce dernier est confortablement installé sur le trône du roi. Twinity, invention allemande, prend l’épée et le bouclier pour tenter une percée dans cette armée romaine. David contre Goliath ?

Le Web 3.0, prématurément nommé ainsi par ses pionniers, continue son épanouissement dans un environnement socio-économique de plus en plus ouvert à ses principes (développement durable, rapidité de l’information, sédentarité…). La deuxième version du web (blog, galeries photos…) a victorieusement acquis son certificat de démocratisation massive, le troisième opus saura-t-il triomphé de la sorte ?

Le phénomène Second Life est souvent considéré comme l’initiateur de cette nouvelle génération de l’échange distant. En plus d’acquérir et de partager l’information, vous la vivez. C’est ça le monde virtuel : tenter de casser les barrières de l’absence de « physique » en émulant la présence humaine dans un environnement immatériel.  Cela dit, ce concept aussi ambitieux que tapageur est quelque peu chamboulé par un démarrage rapide mais cafouilleux. Depuis la mort de Lively, SL est le seul vraiment dans la course, malgré les critiques (mensongères) de la presse populaire à son égard. Malheureusement il est difficile de prospérer dans un marché monopolistique avec l’absence de points de repères. Ni HiPiHi, ni There, pas même le pétard mouillé Lively ne sauront triompher de cette plateforme controversée… Twinity, invention allemande, lancée depuis plus d’un an a-t-il le potentiel pour devenir LE concurrent ?

Twinity est un monde virtuel qui pourrait se situer fonctionnellement entre Second Life et Lively. Il utilise donc des ficelles déjà connues pour lui permettre de s’émanciper au mieux. Nous verrons si ces choix sont judicieux ou pas. A l’origine de ce projet, une jeune entreprise berlinoise fondée en juillet 2006, Metaversum, qui a pris le pari -risqué- de la plateforme virtuelle. Le développement rapide du client a permis d’inaugurer une bêta privée dès le 8 Mai 2007 et une ouverture au public qui s’est ouverte le 5 Septembre dernier.

On s’enregistre et c’est parti…

Tout d’abord, il est important de souligner que Twinity est encore en phase de test (bêta) et que, par conséquent, nous nous devons d’être indulgents quant à l’instabilité du système et à divers plantages. Cela dit, mon expérience dans Twinity s’est montrée particulièrement « paisible » : peu de bugs, aucun freeze… juste quelques bugs de textures. Bref c’est du bon travail de ce point de vue.

L’enregistrement de Twinity passe par son site web. Un visuel un peu dépouillé mais particulièrement lisible. Bien qu’en anglais, l’inscription est facilitée par un système de guidage par étapes simple et rapide. Une minute suffit à créer son compte! Je souligne également que le profil se construit sur le site web, mais il est possible de l’éditer in-game également. C’est propre, c’est net, c’est simple, c’est allemand… Nickel chrome.

Les développeurs se sont toutefois largement inspirés de Second Life dans sa forme. Le chargement du client lui ressemble étrangement, la clarté en plus, mais toujours avec cet aspect un peu épuré. Bien pour le sérieux, un peu moins pour la fantaisie. Au lancement, le logiciel cherche automatiquement des mises à jour et force leur installation. Après une semaine de test, j’ai reçu environ quatre à cinq mises à jour, ce qui prouve que le développement du client est particulièrement actif et semble-t-il régulier. Il est clair que les auteurs de Twinity cherchent à distinguer leur rejeton par sa stabilité et sa simplicité d’utilisation. Encore un bon point.

Des graphismes satisfaisants mais une navigation contrastée

Après une connexion un peu lente mais pas trop, je me retrouve sur le point d’accueil de Twinity. Première observation : les graphismes sont faussement hideux, je m’explique…. Par défaut, le client emploie un mode fenêtré à basse résolution et sans filtrage, ce qui donne l’impression de jouer à un vieux jeu 3D sous interface Java. Heureusement il est possible de modifier les paramètres graphiques et de naviguer en haute résolution/plein écran. A partir de là, je constate que les graphismes sont plutôt corrects, quoiqu’un peu austères (ça ressemble un peu au jeu de cul Singles, sorti il y a quelques années sur PC). Malheureusement, on se sent un peu frustré par les déplacements laborieux de l’avatar, franchement pas évidents. Mon personnage donnait l’impression d’être un traîne-savate se hâtant d’aller passer l’aspirateur dans sa bauge de chambre. Ca laggue pas mal mais c’est surtout lent et paresseux, un peu comme un footing post-frites. Heureusement Twinity fait une petite part à la mobilité…

Question interface c’est beaucoup plus poilant. En gros, Twinity propose les mêmes possibilités que Second Life (encore…) mais de manière beaucoup mieux optimisée et aisée. Peu de fenêtres, et une organisation impeccable des menus. L’essentiel de la navigation se fait au pointé de la souris. On s’habitue rapidement à l’interface, visiblement travaillée pour être la plus fonctionnelle possible. Résultat, mise à part les petites barres d’outils en bas et haut, nous avons une vue parfaite sur l’environnement graphique. Dommage que le client ne gère pas encore les ratios 16/9 et 16/10…

Des possibilités créatives limitées et un environnement fermé frustrant

Si Twinity puise son inspiration dans Second Life, il profite également d’un rapprochement évident avec feu le monde virtuel de Google, Lively. Ainsi la plateforme allemande emploie un système de « rooms » plus confinées mais plus guidées que les lands de Second Life. Leur création est gratuite, c’est leur aménagement qui est payant. A l’image de l’ensemble des mondes virtuels, Metaversum a introduit une monnaie de substitution, le Global, qui peut-être converti en euros/US Dollars. Ce système vous permet d’acheter du contenu pour décorer votre appartement, votre aire ou votre maison. En tant que nouvel inscrit, vous bénéficiez d’une généreuse dotation pour vous aider à démarrer. Elle vous permet d’acheter un peu de décoration de base dans un système qui rappelle étonnamment celui des Sims 2.

Au premier abord, l’aspect créatif semble inexistant, le mobilier, les textures, la construction, semble l’exclusivité de l’éditeur. Le client offre pourtant la possibilité d’importer vos créations mais il vous faudra vous affranchir d’un abonnement mensuel pour cela (mauvaise opération ?). Impossible de savoir de quel montant il sera, puisqu’il le passage en « Premium » est gratuit durant la période d’essai de la version bêta.

L’environnement de Twinity est passablement frustrant. L’espace « accessible » est limité à des surfaces souvent modestes, mais qui proposent une ouverture « visuelle » vers l’extérieur. Du balcon de votre appartement, vous pouvez en effet admirer les rues de la ville, et d’autres buildings… Mais aucune commande ne vous permet de vous y rendre. Claustrophobes, s’abstenir!

Un monde virtuel à construire et à peupler…

Le plus gros défaut de Twinity est logique et prévisible : son contenu. Lancé depuis moins d’un an, concurrencé par Second Life, There ou encore IMVU, le monde virtuel allemand a du pain sur la planche pour de se désincarcérer d’une concurrence écrasante, dans un marché qui se cherche encore. Difficile de mesure l’audience actuelle du metavers étant donné que l’éditeur ne communique aucun chiffre à ce propos. Un silence qui n’est pas forcément de bon augure…

Le concept de Twinity laisse peu d’espace (sens propre comme figuré) aux communautés. Résultat : vous ne croisez personne ou presque! Frustrant pour une plateforme de communication… Même l’accueil de Twinity n’est pas très peuplée, et les quelques badauds (qui donnent l’air d’avoir cherché un lieu avec la mauvaise carte) parlent à 90 % allemand. Si vous êtes français, il est donc recommandé de parler une deuxième langue en espérant que ce soit pareil pour votre interlocuteur. La « Welcome » n’est d’ailleurs pas super bien fichue au passage, l’organisation est brouillonne et les panneaux peu lisibles. Heureusement que le logiciel est facile à prendre en main.

Pour aider à se développer, Metaversum a signé quelques contrats avec de grands noms pour bénéficier d’une flatteuse publicité. Ainsi un accord avec Sony Pictures a été conclu pour la promotion de Quantum of Solace (le dernier James Bond). Le client propose à tous les résidents un « set » d’objets collectors dédié au film de Marc Forster, ainsi qu’une « sim » consacrée à l’œuvre. Mais finalement on se demande si cette intrusion publicitaire ne serait pas néfaste. On connait bien l’impopularité des entreprises dans Second Life, surtout celles qui y sont exclusivement pour se faire mousser.

Je finirai ce test (non exhaustif) par une note positive. Twinity veut donner un aspect « réel » à ces lieux en géolocalisant chaque « room ». Chaque appartement ou maison est en effet lié à une vraie ville du monde entier (je n’ai pas pu tester à fond la précision de la base de données mais elle semble très importante, du moins en ce qui concerne la France et l’Allemagne). Il est donc facile de retrouver un « voisin » dans le moteur de recherche en rentrant simplement le nom de sa commune. Pratique! Évidement tout cela relève encore du rêve, étant donné la fréquentation désertique actuelle.

Un bilan mitigé malgré quelques bonnes idées

Au final, Twinity laisse une impression mitigée. Le client ne manque pourtant pas de qualités, sa réalisation est d’ailleurs sans réel reproche : le tout est soigné, clair et efficace, des avantages certains contre Second Life qui, avoue-le, fait figure d’un certain « bordel », vu qu’on y trouve tout et n’importe quoi. Mais c’est bien là le problème du logiciel du jour, son fonctionnement est malheureusement peu ouvert à la création, même si les options le permettent. La finition presque trop parfaite donne l’illusion que rien n’est à construire alors c’est justement tout le contraire. Metaversum est victime d’une trop bonne volonté de bien faire, tout est tellement facile pour les débutants que les utilisateurs confirmés s’y ennuieront très vite.

Il est regrettable également que Twinity propose un système de « rooms » comme Lively. Cette navigation « morcelée » fait que ces espaces sont désespérément vides et provoquent une certaine frustration, pour ne pas dire déprime. On appréciera cependant la localisation « réelle » de ces salles qui permettent un ciblage précis de la culture que l’on désire côtoyer. Sympa, mais insuffisant.

Si Twinity a des traits de ressemblance avec Second Life dans la forme, il fait figure de juméléité avec Lively dans le fond. Le destin de ce dernier n’inspire rien de vraiment optimiste pour la plateforme allemande…

SITE INTERNET DE TWINITY

LeoMaxx Sautereau

login
Minako Bracken
login
Le 7 octobre 2008 à 18 h 55 min   

Nos vies d’enfants gâtés, pourris par le champagne et l’argent, passent au rythme des collections de Maitreya, Minnu, Cachet, Emery… Entre deux coupes de champagne, les amitiés se nouent et se dénouent sur le rythme entêtant des talons aiguilles sur le dancefloor des soirées les plus branchées de notre metavers. Si la vie devait se définir, nous la décririons comme un showroom, où les modes défilent de manière entêtante, décidant de qui est hype et qui ne l’est pas (ou plus)…. Mais la vie est bel est bien un boulevard où la mode est notre seule alliée, où tout n’est que apparence, où la bêtise prône sur l’intellect, où le physique est notre seule arme contre les dictâtes de la société où tout part en couilles.

Bienvenue dans l’univers, branché et décadent de la mode de Second Life.

Fashion Addicted By Minako Bracken

Je pense que mon introduction parle d’elle-même. En temps que chroniqueuse, on me demande de vous pondre un article sur la mode, pour vous handicaper de l’esthétisme, du goût et de la beauté. Pour commencer, retenez cette chose et uniquement celle-ci : la mode n’est rien sans style, au même titre que la beauté. Sans style, même la plus belle  » Beauty Queen » restera a jamais une « Never Been ». Vous me trouvez dure ? Non réaliste tout simplement. Combien d’entre vous, se promènent encore sans AO (script qui permet de personnaliser les poses ordinaires de l’avatar), ou pire encore, portant des vêtements dernier cri, sans savoir associer les couleurs, formes et styles. Je vais essayer de vous aider. Ne me remerciez pas, ce sont les faibles qui disent merci. Lisez, écoutez pensez, apprenez, forgez votre propre style, trouvez votre voie… J’ai appris que même pour les plus « out » d’entre nous, il existe une solution à tout problème. Trouvez votre style, le goût suivra. Il y a de l’espoir. Bon pas pour vous forcement, mais pour l’humanité entière.

Je suis une fashion victime, et les seules choses que je retiens de mes frénétiques années de shopping, ce sont les prises de tête devant le miroir en se sentant « déguisé », de ne pas être sur la bonne voie. Autre chose, si vous vous « lookez » dans l’espoir de recevoir des compliments sur votre tenue, c’est que en plus de ne pas avoir confiance en vous, vous n’avez pas de goût, pour attendre le compliment des empotées ou les hommes qui vous entourent. Pensez par vous même, soyons vulgaire : « bas les couilles » de l’avis des autres, en matière de mode et de style, seuls les goûts comptent. Son propre goût, sa personnalité, c’est ça qui compte.

Vous vous attendiez surement a un petit article gentillet qui vous fait part de mes coups de cœur comme on me la demandé ? Eh bien non, mes coups de cœur ce sont mes goût pas les vôtres. A quoi cela vous servirait de voir les accessoires et must have que j’adore, alors que vous finalement, vous les trouvez pas si bien que ca ! Je me remets pas en cause mon goût, sûr en matière de mode, je fais seulement preuve de bon sens, simplement. Je vais vous dire ce que je vais faire à part vous démonter, Je vais vous donner toute les cartes, toutes les nouveautés, tous les conseils, toutes mes connaissances, modestes soient-elles pour faire de vous, l’avatar que vous voulez être.

Pour ce premier article, J’ai décidé de m’intéresser au cas de des nouveautés. En effet, Minnu, après la catastrophe -ne nous en cachons pas- de sa dernière collection, « Zero Skin », pâle simulacre de skin SL, ressemblant à des peaux lisses sans détails, traitant plutôt des « freebies » que des skins soi-disantes haut de gamme à 1500 L qu’ellee propose. Il lance enfin une nouvelle génération de skin, aux couleurs du monde (Hong Kong, Tokyo, Paris, New York), qui enfin répond a nos attentes. Bon certes, les corps ne sont pas encore des canons de beauté, et toujours pas assez détaillés et travaillés, les lèvres beaucoup moins belles que les anciennes générations qu’ils ont sorti, mais je dois avouer que les maquillages sont sublimes, et que les différentes ombres sur le visage, modifient considérablement ce dernier. La collection homme aussi est très fournit. Petit plus au rayon coiffure, Minnu se lance dans les coupes masculines. Bien que pas encore de très bon goût, les deux coupes homme écoperont d’un simple « pas mal ». Rayon coupe femme, la créatrice s’en est donnée  à cœur joie, comme toujours, pour proposer des coupes fabuleuses, pas chères, avec des textures magnifiques. Notons quand même que les coupes commencent à toutes se ressembler. Minnu manquerait-elle d’imagination ?

Passons à la boutique de vêtement. Cette fois ci, aucun bémol, que du fabuleux (enfin si un petit bémol.. l’utilisation des jupes de base, qui confère un fessiez à la JLo, même à l’avatar le plus famélique de SL), Cachet (nom de la marque de vêtement de Minnu) nous propose une nouvelle collection, pleine de bon goût, en mode très « diva », largement inspirée du style Valentino tout de même. Entre les robes ultra moulantes, ou volantes, les sac en croco (must have de la saison) et les bijoux crées par la mannequin la plus en vogue du moment Valena Glushenko, le choix est large pour toute « fashion addicted » qui se respecte. Car oui, il faut le dire, Cachet s’inscrit tout de même dans un style plutôt « En vogue » que « grungy ». Pas de vintage donc, juste du bon gout, presque puritain, le tout avec des Etoffes aux teintes pourpres, chaudes et très lisses. Pour les personnes préférant un style plus excentrique ou gothique, quelques pièces de la précédente collection, toujours en vente, entre lamelle de cuir et legging en vinyle, raviront les plus sombres d’entre nous.

Nous pouvons préciser si cela ne suffit pas à étancher votre soif de shopping, que Maitreya, comparasse toujours avec la boutique Minnu qui lance aussi sa nouvelle collection de coiffures et accessoires sur une nouvelle sim. Mais cette fois, ci ça tient du gentil « foutage de gueule », la marque nous resserre les coiffures éditées pour Hair Fair, avec quelques nouveautés ( 4 Coupes ). Rayon vêtements, ils nous sortent une ceinture et un bonnet. On a connue mieux pour le lancement d’une nouvelle boutique. Enfin consolons nous en espérant que bientôt, les célèbres créateurs nous proposerons de nouvelles moutures fabuleuses.
Petit point aussi, sur Gigi Couture et Emery, qui nous ont sortie aussi quelque nouveaux models, hommes et femmes, qui raviront les personnalités un peu plus trash.

C’est sur ces brèves nouveautés que se termine mon article. En attendant le prochain faites comme moi : je dépense donc je suis.

Propulsé par WordPress   |   Template réalisé par Graphical Dream
Haut de page