Amoureux de l’art numérique, bloggueurs et bloggeuses chevronnées, compulsifs du déclencheur, cet article vous concerne. Depuis la sortie de la version 1.21.6 du client officiel de Second Life, certains d’entre vous se sont peut-être perdues dans la méthode d’exportation d’images. En effet, il est désormais possible de choisir, en sus du BMP, deux nouveaux formats de sortie : le JPEG et le PNG. Lequel choisir ?
Le BMP (ou Windows Bitmap) est un format d’image très ancien. S’il est implémenté de série dans Second Life, c’est pour sa rapidité d’encodage et sa lecture universelle. Il est capable de coder rapidement de grosses images sans surcharger votre processeur. Son point faible c’est le poids des fichiers. En effet, le Bitmap ne compresse pas l’image. De ce fait, vos captures pèseront très lourds sur votre disque dur (5 Mo en moyenne selon la résolution de votre écran).
+ : La rapidité d’encodage et de décodage, parfait pour les machines peu puissantes
- : Le poids des fichiers, l’amplitude des couleurs limitées à 24 bits (alors que Second Life utilise une profondeur de 32 bits).
Pour quels utilisateurs ? Aucun a priori, ce format est aujourd’hui dépassé et donc obsolète.
Le JPEG (ou Joint Photographic Experts Group) est un format d’image bien connu des utilisateurs d’appareils photo numérique puisqu’il est générique et donc plus couramment utilisé. A contrario du BMP, le JPEG est un format compression, c’est à dire qu’il va occuper peu de place sur votre disque dur. Le revers de la médaille, c’est la destruction d’une partie des informations de ces fichiers. Ces effets, nous les appelons « artefacts » de compression. Plus la compression est importante, plus vous risquez de voir apparaître des « macroblocks » (vulgairement appelés « pixellisation ») et du « mosquito » (poussières sur les contours avec des contrastes importantes). Pour bénéficier d’une image pas trop dégradée, il est conseillé de régler la compression sur au moins 70.
+ : Très faible poids des fichiers, encodage et décodage assez léger
- : La dégradation relative de l’image, l’amplitude des couleurs limitées à 24 bits
Pour quels utilisateurs ? Pour tous ceux qui prennent massivement des photos sans vouloir les retoucher ensuite.
Le PNG (ou Portable Networks Graphics) est un format de sortie dont les spécifications sont à mi-chemin entre le BMP et le JPEG. Il s’agit d’un format compressé mais non destructeur, c’est à dire que le taux de compression va s’adapter pour que l’image ne subisse aucune dégradation visible à l’oeil nu. Il n’est donc pas possible de choisir le poids du fichier, mais sera quoiqu’il arrive inférieur à un format sans compression. Une autre qualité dont le PNG peut se targuer, c’est son amplitude de couleurs qui peut atteindre 48 bits (les dégradés colométriques sont donc fidèles à l’image d’origine).
+ : Excellent compromis, aucune perte de qualité et poids acceptable, le codage possible sur 48 bits.
- : Assez lourd à l’encodage et au décodage
Pour quels utilisateurs ? Pous tous les utilisateurs et en particulier ceux qui comptent retoucher l’image ensuite.
Le formats suivant n’est pas accessible directement par le menu de capture. Vous devrez effectuer une manipulation pour l’utilisation:
Le JPEG2000 est une évolution du format JPEG, et devait même le remplacer à moyen terme. Mais les lois obscures des accords commerciaux font que cette extension (.jp2 ou .j2c) est aujourd’hui marginale (seuls les développeurs l’utilisent vraiment). Le JPEG2000 est pourtant le meilleur format de ce comparatif car il cumule les avantages de son grand frère et du PNG. Il dispose d’une méthode sélective de compression avec un poids des fichiers ridicule et un module de compression sans perte (30 % plus efficace que le PNG). Il peut également coder sur 48 bits.
Pour utiliser le JPEG2000 dans Second Life, vous devrez appuyer simultanément sur CTRL + MAJ + U pour faire apparaitre le menu Advanced dans la barre des tâches. Il vous suffira de cliquer sur « Compress Images« . Ensuite, quand vous enregistrerez une capture, le client enregistrera automatiquement en JPEG2000 (.j2c) peu importe le format (BMP, JPG, PNG…) que vous aurez choisi.
+ : Poids très faible des fichiers en mode « sans perte », dégradations mineures en mode « compression sélective » et codage sur 48 bits.
- : Décodage laborieux puisque la plupart des logiciels de traitement d’image ne le reconnaisse pas. Il faut donc installer des plugins spécifiques. (La visionneuse IrfanView le reconnait de base cependant).
Pour quels utilisateurs ? Ceux qui auront la patience de télécharger les plugins nécessaires. Mais conviendra essentiellement aux amateurs de retouche qui ont l’habitude de prendre beaucoup de clichés. Inutile pour les autres.






