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LeoMaxx Sautereau
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Le 16 février 2009 à 18 h 56 min   

Voilà déjà un an que New World Grid existe. Durant cet intervalle de temps, ce monde virtuel est passé deuxième OpenSim en termes de fréquentation. Un développement encourageant et actif qui dissimule toutefois quelques ombres.

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A mesure que le temps s’écoule, le projet OpenSim s’extrait peu à peu de l’amalgame fait avec Second Life. Certes il est difficile pour le nouveau venu de faire une différence : les graphismes sont identiques car il utilise le même moteur physique et graphique que le produit de Linden Lab. Les clients employés sont également les mêmes. Mais le rapprochement s’arrête là. En effet, le paquet déballé, les mondes virtuels basés sur OpenSimulator sont totalement indépendants.

Le combat des OpenSims aujourd’hui est de se distinguer du mastodonte qui lui a donné naissance. Mais la tâche est laborieuse. Effectivement, une très grosse majorité des résidents des mondes virtuels « libres » proviennent de Second Life et leur vocabulaire est par ailleurs emprunté au jargon de ce dernier (ex : freebie, sim, « mainland »…). Un gros travail d’identité est donc à prévoir, sans quoi les OpenSims n’arriveront jamais à s’émanciper et donc à réellement se développer. Les progrès sont là mais le sommet est encore loin…

Un an d’existence et une croissance franche pour une OpenSim dynamique

Hier soir, New World Grid fêtait sa première année d’existence dans la joie et (presque) la bonne humeur par un évènement ouvert au grand public, même si ce dernier s’est montré quelque peu timide à passer l’entrée.

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365 jours d’évolution généralement positive dans laquelle le projet a su se remettre en question quand c’était nécessaire. C’est probablement son point le plus positif de ce bilan. L’équipe a pris en compte certains défauts majeurs que lui ont fait remarquer certains médias comme InVWorlds en juin dernier. Premier constat : la communication qui faisait défaut au projet s’est améliorée ces derniers mois. Plus de vivacité, plus de buzz, plus d’informations au grand public… The New World Grid se fait progressivement un nom et se fait citer dans plusieurs articles internationaux (ici et ).

L’autre constat majeur à souligner est l’organisation interne, nettement améliorée depuis six mois. Les « Newman » (équivalent des « Linden » dans Second Life ») ont mis en place un dispositif d’organisation des membres actifs qui comprend trois collèges :

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  • Les « Grids Admins » comprennent les membres fondateurs de New World Grid, ils disposent des droits d’autorité sur le contenu et sur les comptes.
  • Les « Grids Ops » bénéficient de pouvoirs liés à la maintenance et à l’administration de la grid
  • Les « Volunteers » sont issus d’un dispositif nommé « le programme des volontaires ». Il s’agit de membres actifs de la grille bénéficiant de privilèges comme assister aux réunions et, pour certains, de mener une région communautaire.

Ces trois collèges se réunissent tous les jeudis soirs et un dimanche après-midi une semaine sur deux. Ces « Office Hours » sont l’occasion de présenter les projets à venir/en cours et débattre des problématiques qui concernent le développement du monde virtuels. Une véritable dynamique interne a donc été mise en place.

En termes de fréquentation, The New World Grid a vu son nombre d’inscription considérablement augmenté ces derniers mois. Aujourd’hui nous recensons 1940 inscrits contre environ 850 inscrits au 31 Octobre 2008. Une croissance relative en moyenne deux fois plus élevée que ses concurrents. Cette valeur indique un réel degré de curiosité. En terme d’affluence qualitative, il y a actuellement 405 utilisateurs actifs (connexion une fois par mois et d’au moins une heure) pour une moyenne de 20 à 30 utilisateurs connectés simultanés. Ces résultats amuseront certains partisans de Second Life. Pourtant à titre de comparaison, SL enregistrait seulement 167 résidents actifs au bout d’un an d’existence. Évidement les circonstances ne sont pas tout à fait les mêmes, mais c’est bien pour montrer que les OpenSims sont encore à un stade de construction. Elles ne sont donc pas encore prêtes à ouvert leur porte au grand public.

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Et des mais…

Malheureusement tout n’est pas si rose sur New World Grid loin s’en faut. Le projet est notamment victime de certaines ambitions un peu obèses. Dernier exemple : la soirée anniversaire qui s’est tenue hier soir. L’équipe espérait la quinzaine de personnes de la dernière soirée qui mettait à l’honneur l’anniversaire d’OpenSim, il y en a eu en fait 25. Résultat, la sim qui a accueilli l’évènement n’a pas tenu le coup, ne supportant pas la téléportation simultanée d’autant de personnes et il a été impossible de poursuivre la manifestation tant que le nombre de personne n’était pas descendu en dessous de 20. Une démonstration pas très sérieuse, et les langues n’ont pas tardées à se délier. Chose agaçante mais compréhensible. Toutefois, il y a encore six mois, les sims ne supportaient pas plus de cinq avatars, aujourd’hui ce nombre est porté à 20. Le progrès est donc là, mais il est encore à poursuivre.

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New World Grid est également perturbé par certains conflits internes, notamment en ce qui concerne des litiges à propos les règles d’adhésion au programme des volontaires. Il faut savoir que les responsables de projets communautaires bénéficient d’une sim à titre gracieux (dont les frais de location -de 60 à 90 euros par mois- sont à la charge de Olish Newman) mais quelques uns d’entre eux n’ont pas compris que ce « cadeau » demandait des contreparties (cela parait logique…). Carton rouge aux titulaires de ce programme qui n’ont pas respecté leurs engagements. Cependant, il faut reconnaître que l’équipe de New World Grid a aussi sa part de responsabilité. N’ayant pas encore établi un système de contrat officiel qui officialise les conditions de ce programme, aucune obligation ne force les titulaires du projet à respecter les règles du jeu.

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Heureusement ces problèmes juridiques seront bientôt résolus lors de l’officialisation du statut associatif de New World Grid. L’association responsabilisera chaque acteur de la grid, y compris les résidents eux-mêmes.

Concernant le contenu, il est encore modeste. Malheureusement sans celui-ci, difficile d’ouvrir ses portes massivement au public. Voilà pourquoi New World Grid recherche constamment des personnalités dynamiques, créatives avec le sens du travail en équipe. Cette recherche est difficile, peut-être aussi parce qu’OpenSim n’est pas encore finalisé et que son bénéfice médiatique est tout simplement inexistant. Finalement, aux yeux du public, OpenSim n’est qu’un appendice de Second Life. C’est aux acteurs de la plateforme de défendre leur projet en s’unissant, voir en fusionnant. Malheureusement ce travail est rendu difficile par l’hétérogénéité des relations intergrids. L’Hypergrid en sera-t-il le remède ?

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LeoMaxx Sautereau

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Le 31 janvier 2009 à 19 h 49 min   

Deux ans déjà que OpenSimulator est né. Ce programme basé sur Second Life fait figure d’un rêve libertaire aux yeux des mécontents de la plateforme de Linden Lab. Mais qu’en est-il aujourd’hui ?

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Le marché des mondes virtuels est sans pitié. Second Life y règne comme un lion sur sa savane et jusqu’à maintenant, peu de concurrents ont réussi à lui tenir la dragée haute. Après la désaffection de Google et son monde virtuel Lively, avec la mort préprogrammée de Twinity, nous nous demandons qui osera tenir tête au cador du genre. Si un programme réussit encore à lui chatouiller les arpions, c’est bien le projet OpenSimulator. Qui l’eut crût, il ne s’agit ni plus ni moins de la progéniture issue de l’ouverture des sources du programme SL aux développeurs en Janvier 2007.

A cette époque, Linden Lab poursuit sa campagne de développement et opte pour une méthode curieuse mais de plus en plus employée : celle de faire passer une partie de son programme en « Open-Source ». Par ce biais, les lignes de programmes sont accessibles aux développeurs du monde entier et chacun peut y apporter son bout de génie. Ainsi des viewers (client) alternatifs ont vus le jour comme Kirsten’s Viewer ou encore des « patchs » (modifications) comme celui de Nicholas Beresford qui améliore la stabilité du logiciel. Un certain nombre de compagnies ont déjà usées de l’ »open-source » pour favoriser leur progression, c’est le cas de AMD qui a ouvert au public le code de ses pilotes pour ses cartes graphiques (les drivers « Catalyst » des cartes ATI Radeon). Malheureusement ce procédé a aussi un revers : que les sources soient employées pour créer un nouveau logiciel. C’est ce qui s’est passé pour Second Life qui a fait naître OpenSimulator, un programme étroitement lié dans son utilisation, mais totalement indépendant (ou presque). Mordred triomphera-t-il d’Arthur ?

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OpenSim qu’est ce que c’est concrètement ?

Sous ce nom un peu bizarre se cache en fait un protocole dérivé de celui de Second Life. Il vous permet de créer votre propre monde virtuel sur vos propres serveurs (ou que vous louez). Bien que les graphismes laissent penser qu’il s’agit de Second Life, il ne s’agit pas de Second Life. Vous êtes bien sur un monde virtuel totalement indépendant. Actuellement aucun lien ne les relie si ce n’est une partie des codes de programmation.

L’avantage d’OpenSimulator, c’est que ses développeurs ont la possibilité de choisir des voies différentes que celles empruntées par Linden Lab pour SL. Les programmeurs ont donc tous loisirs d’intégrer de nouvelles fonctionnalités. C’est en quelque sorte un « tuning » de Second Life, le « m’as-tu vu » en moins (la plupart du temps en tout cas). Exemple : la possibilité de dessiner en temps réel sur un prim grâce à la technologie Silverlight de Microsoft.

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Cependant, au jour d’aujourd’hui, OpenSim reste encore très proche de Second Life. En effet, les partisans du projet sont pour certains très attachés à l’idée de se relier au monde virtuel numéro 1 dans le monde. Et pour cela, il lui faut être techniquement semblable.

Deux ans après la première version d’Open Simulator, il existe une trentaine d’OpenSims. Toutes sont des mondes virtuels à part entière même si leur racine logicielle est exactement la même. Cependant toutes ne pourront pas survivre. La concurrence est trop sévère et seules les grids les plus évolutives et les plus dynamiques seront pérennisées. Il faut compter sur quatre ou cinq OpenSims existantes à moyen terme.

Pour l’instant, les seuls avantages de se connecter sur une OpenSim sont surtout d’ordre financier. Il est très bon marché d’acheter sa propre sim. En effet, la plupart des grids pratiquent des tarifs très faibles comparés à ceux de Second Life (les loyers « fees » sont environ 3 à 5 fois moins chères). En contrepartie, vous ne disposez pas toujours de serveurs aussi puissants et les responsables suggèrent aux résidents d’éviter de dépasser les 5 000 – 10 000 prims pour limiter les plantages et le lag.

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Outre l’aspect économique, OpenSim ravira les amoureux du « build ». Aucune limite n’existe sur OpenSim (mise à part une limite théorique de prims citée plus haut). Il est possible de construire en haute altitude et de dépasser la règle des 10 m par prim. Les « huge prims » sont également modifiables, ce qui n’est pas le cas dans Second Life.

Deux ans de progression pour un résultat intéressant mais de tout de même mesuré

Le 29 Janvier dernier, de nombreuses OpenSims comme OSGrid fêtaient les deux ans du programme OpenSimulator. Mais derrière l’enthousiasme et les manifestations en pagaille se cachent quelques nuages.

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Toujours en version « alpha », c’est à dire « très peu avancé » dans le jargon informatique, le programme est encore loin d’être arrivé à maturité même si nous nous surprenons de sa remarquable stabilité. Généralement, à ce stage de développement, les développeurs préfèrent tester leur logiciel en comité restreint mais le faible nombre de bugs constatés dans OpenSimulator a fait que la solution a été rapidement déployée au grand public, il y a un peu plus d’an an. Cela dit, le logiciel n’en reste pas moins encore expérimental pour le moment, et les plantages hasardeux et sévères pèsent lourd dans la pertinence de la plateforme.

Aujourd’hui le constat est autant enthousiasmant qu’inquiétant. La performance technique proposée par OpenSim est proprement grisante pour celui qui s’y intéresse. Les possibilités de création sont réelles et nous retrouvons déjà quelques bijoux créatifs comme la sim Venice Italy sur New World Grid. Mais nous nous inquiétons aussi du fait que les OpenSims intéressent essentiellement les buildeurs et quelques créateurs. Le grand public se fait encore timide, sans doute effrayé par le manque de contenu de ces grilles et surtout par la faible densité de résidents. L’absence de système monétaire digne de ce nom est également très répulsive. L’ »argent » est un moteur souvent indispensable pour s’affranchir dans un marché comme celui des mondes virtuels, à forte consonance capitaliste.

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Du coup, il faudra attendre encore quelques temps avant que les OpenSims deviennent véritablement populaires. Nous sommes actuellement dans une période de construction dont l’issue est encore incertaine, surtout quand nous constatons l’évolution de Second Life (malgré les coups bas de son éditeur) et les tentatives ratées de ses concurrents, qui ne manquaient pourtant pas d’arguments pour séduire.

HyperGrid et l’interconnexion intergrilles

Les relations entre OpenSims sont aujourd’hui assez conflictuelles même si un certain nombre de processus ont été mis en place pour faciliter une certaine cohésion. Outre des « mailings lists » de responsable de grids ou des réunions ponctuelles, une chercheuse met actuellement au point un logiciel appelé « HyperGrid« . Actuellement en expérimentation, il permettra de naviguer entre OpenSims sans changer d’avatars. Pour le moment, les premiers tests ne sont guère concluants même si les techniciens sont optimistes. Cette technologie facilitera l’émancipation des OpenSims en mutualisant leur contenu (véritable talon d’Achille du projet), en admettant que les méandres juridiques tolèrent ces échanges.

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Beaucoup fantasment d’une interconnexion Second Life – OpenSim. Nous savons aujourd’hui qu’elle est techniquement possible, mais elle pose une série de problèmes d’ordre législatifs et surtout commerciaux. Cette interconnexion n’enchante d’ailleurs pas beaucoup Linden Lab qui, mise à part les propos de Philip Rosedale en avril 2008 à Paris, ne s’est guère exprimer à ce sujet. Soulignons au passage que Linden Lab développe son propre protocole alternatif, il s’appelle OpenGrid. Nous faisons souvent l’erreur de confondre les deux (je suis le premier à le faire) mais ce n’est pas la même chose. OpenGrid se base sur le protocole de Second Life, alors qu’OpenSim est totalement indépendant. Toutefois, il semble que Linden Lab ait souhaité dans un premier temps travailler de manière annexe sur une possible interopérabilité avec OpenSimulator via ce programme. Malheureusement aujourd’hui le développement du projet semble au point mort…

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OpenSim, un projet ambitieux et enthousiasmant. Mais l’énergie de ses acteurs suffira-t-elle a imposé le projet dans un marché en transition auquel Second Life est incontestablement le compétiteur le plus crédible.

LeoMaxx Sautereau

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Le 5 janvier 2009 à 22 h 21 min   

Aujourd’hui 5 Janvier 2009 marque la mise en place officielle d’un nouveau type de land : les Homesteads, « évolution » des anciennes Openspaces, reléguées elles à des lands appauvris en prims et réservés aux amateurs de steppes virtuelles.

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Souvenez-vous, le 28 Octobre dernier, Linden Lab provoquait un tollé général chez ses résidents en choisissant d’augmenter de manière conséquente le prix de ses Openspaces. Ces régions sont en fait des versions allégées en primitives des sims traditionnelles dite « Full ». Elles sont beaucoup moins chères et donc plus accessibles à un large public. Le succès a été retentissant. Les résidents peu fortunés avaient accès à l’achat de leur propre sim moyennant un sacrifice modéré en prims (3750 prims au lieu de 15 000 prims théoriques, mais cela restant amplement suffisant), à tel point que les « Full sims » ont perdu en pertinence. L’éditeur a été dépassé par ce succès et n’a pas su anticiper cette croissance exponentielle de sims. Beaucoup d’openspaces ne respectaient pas nous plus leur fonction de base : être des espaces résidentielles et/ou touristiques. Linden Lab a semble-t-il été effrayé du fait que les sims conventionnelles allaient peu à peu disparaître alors que ces dernières sont assurément les plus lucratives.

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La hausse de prix des Openspaces a eu pour conséquence un séisme social dont les effets se sont fait ressentir jusque dans la presse professionnelle. Face à ses revendications, la firme propriétaire de Second Life a revu sa copie mais cette réécriture n’a que peu satisfait ses clients, puisque les nouvelles conditions sont tout simplement plus sévères que les anciennes. Les openspaces, à vocation « touristique », ont ainsi été rétrogradées à 750 prims pour une limite de 10 avatars simultanés tout en maintenant le tarif d’antan. Les sims à 3750 prims sont désormais appelées « Homesteads » (en français : propriété) mais deviennent beaucoup plus onéreuses : le prix d’achat augmente de 40 % et les frais de maintenance mensuels de 60 %). Une nouvelle limite a même été ajoutée : le nombre d’avatar est désormais fixé à 20 contre 40 auparavant.

Il est clair que par ces choix controversés, Linden Lab souhaite revaloriser les « Full prims » et corriger le fait que la création des Openspaces a été une erreur, du moins avec les options qu’ils proposaient. Mais ce faux pas a eu une lourde conséquence : en ôtant le pain de la bouche de ses résidents, la firme s’est vêtue d’une réputation encore plus ténébreuse. Une action en justice serait même en cours, même si ses chances d’aboutir sont minces étant donné que les prédispositions judiciaires de la firme américaine ont été rédigées avec doigté.

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Les procédures techniques selon Jack Linden

Le très décrié Jack Linden, responsable du département « foncier » de Second Life, a publié le 3 Janvier une note récapitulative sur les processus qui seront mis en place pour la transition de ces nouveaux systèmes de sims. Ainsi les Openspaces restent des Openspaces nominativement parlant. Cela signifie que les actuels propriétaires de ce type de sim n’auront désormais droit qu’à 750 prims. Pour celles qui en auraient déjà utilisé beaucoup plus, les régions seront redémarrées et remises à zéro.

Pour ceux qui souhaitent conserver leurs 3750 prims, il fallait enregistrer le changement avant le 1er Décembre dernier et accepter une forte augmentation (progressive jusqu’à Juillet 2009) tout en faisant une concession sur le nombre d’avatars maximum simultanés. Un choix pas toujours facilement à accepter. Nul doute que ces « Homesteads » n’ont pas vocation à être très populaires, mais plutôt à justifier un passage direct en « Full Sim » plus cher évidemment, mais dont le rapport qualité/prix est plus intéressant. Beaucoup de propriétaires qui possédaient plusieurs anciennes openspaces ont même choisis de les fusionner pour ne faire qu’une seule Full Prim. En effet, au delà de la réduction d’espace disponible, il y a aussi ces limites techniques qui empêchent l’organisation d’évènements que seules les « Full » peuvent désormais accueillir.

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Autre contrainte technique non négligeable sur les Openspaces/Homesteads : la réduction des scripts. En effet, Jack Linden prétexte la consommation importante des scripts en ressources processeurs qui accompagnent les serveurs sur lesquels sont hébergés plusieurs de ses sims (1 serveur pour 4 Homesteads, 1 serveur pour 8 Openspaces). L’introduction de « Mono » n’y changeant apparemment rien (et dont les avantages sont encore à prouver). Les propriétaires de ces « Low prims » seront donc tenus d’utiliser un minimum de script sous peine d’un blocage. Pour les y aider, Linden Lab proposera un outil de mesure pour faciliter la gestion de ses scripts. il sera testé dans une prochaine version de Second Life. En attendant, contentez-vous de scripts simplistes…

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Une migration vers les OpenSims ?

Les conséquences de ces nouvelles mesures ne se sont pas faîtes attendre. Le nombre de lands est désormais en train de diminuer mais dans des proportions malheureusement impossibles à déterminer étant donné qu’un bug s’est glissé dans les statistiques proposées par Linden Lab. Cela dit, il semble que cette baisse soit bien la volonté de l’éditeur qui préfère avoir moins de lands mais à plus forte valeur ajoutée tout en ayant moins d’amortissements sur les serveurs. En revanche, il ne faudra pas que cette baisse soit trop importante sous peine d’une baisse de rentabilité, mais la firme américaine a un talent certain pour la pratique du yoyo tarifaire. Pas de panique pour San Francisco, risque de séisme oui, mais seulement géologique!

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Les anciens propriétaires d’Openspaces, dégoûtés par cette nouvelle grille tarifaire mais désireux de gérer et construire leur propre sim, s’orientent de plus en plus vers la solution OpenSim. Évidemment, la plateforme ne manque pas de défauts, elle est loin de proposer toutes les possibilités de Second Life et encore moins tout son contenu, mais son fonctionnement tourné autour des principes de l’opensource (partage des améliorations, fragmentation des décisions, liberté…) a de quoi séduire. Si pour l’instant, nous ne pouvons pas affirmer une nette tendance Second Life > OpenSim, il est certain que la curiosité est de mise. Je ne pourrais pas vous communiquer de chiffres précis, sachant qu’aucune base de données n’existe pour mesurer l’audience de ces OpenSims. En revanche, les indices constatés dans le viewer Hippo OpenSim Viewer (client optimisé pour OpenSim) montre une amélioration conséquente du nombre des inscriptions : ainsi OSGrid est passé de 8500 à 9660 inscrits depuis deux mois et demi, soit une croissance de 13,6 %; dans la même période FrancoGrid est passé de 700 à 875 inscrits soit 25 %; mieux encore New Word Grid a enregistré 1400 comptes en Décembre 2009 contre 650 en Octobre 2008, soit 115 % ! L’ensemble des OpenSims est concernée. Reste à confirmer si ces nouveaux résidents sauront apprécier le potentiel d’OpenSimulator avec ses bugs, ses déserts et ses avatars de noobs.

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LeoMaxx Sautereau

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Le 30 novembre 2008 à 19 h 47 min   

Les OpenSims se développent et elles le montrent. L’équipe de New World Grid proposera le 4 Décembre prochain une conférence où elle présentera son projet et les quelques raisons de s’investir sur une plateforme dont le véritable potentiel est encore à démontrer

Depuis maintenant un an et demi, le projet OpenSim(ulator) continue sa croissance sur un rythme des plus soutenus. Celui qui prenait des airs de joujou pour hardcores bidouilleurs à des débuts, se démocratise et pénètre dans un marché de plus en plus attentif à ses qualités. Malheureusement, encore aujourd’hui, la plateforme a encore du mal à se définir avec clarté et à intéresser un public encore très attaché à Second Life. Voilà pourquoi l’équipe de New World Grid, successivement à celle de FrancoGrid en juin dernier, a pris l’initiative de venir parler de leur projet devant un public avant tout SLien.

The New World Grid est un monde virtuel libre et gratuit basé sur la couche logicielle de OpenSimulator (opensource et lui-même basé sur Second Life). Cette grille s’appuie sur les principes de liberté, de qualité et de solidarité. En novembre 2008, le projet revendiquait 1160 comptes (gratuits), un chiffre plutôt encourageant étant donné qu’il était trois fois moins important il y a encore six mois. Dans les faits, le nombre d’utilisateurs inscrits ne signifie pas grand chose mais il démontre cependant un degré de curiosité qui, dans le cas présent, est exponentiel. L’intérêt des OpenSims a en effet décuplé depuis la hausse récente des sims « low prims » de Second Life, mais aussi avec le futur déploiement de HyperGrid, un programme qui permettra de relier toutes les OpenSims entre elles (et à terme, peut-être Second Life); sans oublier l’implication prochaine de Intel dans le projet avec son monde virtuel, ScienceSim.

La conférence sera dirigée par Olish Newman (Olish Yalin) dans Second Life. Elle se divisera en deux parties : une présentation d’environ 30 minutes dans laquelle le responsable de New World Grid présentera son projet ainsi qu’un volet (non technique) consacré au potentiel des OpenSims en général, ainsi que ses liens possibles avec Second Life. Viendra enfin une partie questions-réponses d’environ une heure.

Cet évènement est susceptible d’intéresser tout le monde car il sera fait en sorte de remplacer les termes techniques par des dénominations compréhensibles par tous. Il aura lieu le Jeudi 4 Décembre 2008 sur la région MLD Allianza (attention seulement une quarantaine de places disponibles).

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Le 25 novembre 2008 à 15 h 34 min   

Toutes les entreprises ne s’intéressent pas uniquement aux mondes virtuels pour leur fonction publicitaire. Intel, bien connu pour être concepteur et fondeur de microprocesseurs, lancera prochainement ScienceSim, un monde virtuel basé sur le projet OpenSimulator. Le programme se distinguera pour être un outil de recherche scientifique, mais aussi comme une solution pédagogique vis à vis de ses clients et de ses partenaires.

Le 20 Novembre dernier, Justin Rattner* publiait sur le blog officiel d’Intel une note sur laquelle il faisait partager son vif intérêt pour les mondes virtuels et l’introduction d’un programme intitulé ScienceSim. A l’origine de ce projet, Wilfred Pinfold, responsable de la Direction « technologie » du laboratoire des systèmes technologiques de Intel Corporation, conscient de l’opportunité offerte des métavers pour l’entreprise qui l’emploie.

Une annonce qui ravira les défenseurs du projet OpenSim, ce programme open-source basé sur Second Life qui vous permet d’installer gratuitement et librement votre propre monde virtuel. Intel devrait donner les moyens aux développeurs de OpenSimulator de se valoriser d’une image crédible vis à vis des entreprises de nouvelles technologies. Il encouragera aussi ses acteurs à accélérer le développement et sera susceptible de faire « appel d’air » à d’autres partenaires si le succès est au rendez-vous.

Selon Intel Corporate, OpenSim fait partie de ce qu’ils appellent les ICE (Immersive Computer Experiences). Les ICE ne sont ni plus ni moins qu’une dénomination différente des mondes virtuels, mais dans lequel la firme semble vouloir intégrer les jeux massivement multi-joueurs ainsi que ce qu’ils nomment les « Augmented Reality », ces logiciels qui associent les images réelles à des données digitales/géolocalisées (ex : Google Earth).

Dans les prochains mois, la société Intel devrait donc inaugurer ScienceSim. Comme son nom l’indique, il s’agira d’un monde virtuel sur lequel le groupe américain fera des démonstrations scientifiques accessibles à ses collaborateurs, et dans une moindre mesure, au grand public. Par ce projet, la firme veut faciliter « l’éducation, la collaboration et la compréhension ». Celui ci permettra ainsi de synthétiser et visualiser simplement des modèles scientifiques complexes tels que des applications médicales ou des simulations astronomiques. Intel souhaite également exploiter davantage les possibilités offertes par les ICE en permettant à l’utilisateur d’interagir directement sur ces modèles. Ainsi ce dispositif permettrait, en théorie, à plusieurs chercheurs de travailler sur un même modèle et optimiser un travail de groupe en facilitant les échanges d’informations.

Samsung, The Electric Sheep Company, Digital Space et NGI group sont déjà en partenariat avec Intel pour le développement des mondes virtuels et la promotion de ses possibilités.

Une solution infaisable à court et moyen terme

Certes l’intérêt de Intel pour OpenSim précède un fort engouement des utilisateurs et des entreprises pour la plateforme. Mais derrière ces déclarations un peu hâtives et enjolivées, nous sommes en droit de nous poser quelques questions quant à la réelle pertinence du projet, et plus encore, à sa faisabilité.

Le détail de ScienceSim démontre une forte ambition de la part de l’entreprise qui souhaite utiliser ce logiciel opensource comme une formidable opportunité de développement. Une « nouvelle façon de travailler » qui renchérit un peu plus la définition de ce que nous supposons être le « Web 3.0″. Mais concrètement ça donne quoi ? OpenSimulator est actuellement à un stade de développement très peu avancé et qui suppose une forte instabilité technique. Il est donc peu probable qu’une société comme Intel puisse utiliser un un plan de travail aussi fragile. Nous ne parlons même pas de la protection des données, inexistante pour ainsi dire, que même des mondes virtuels « protégés » comme Second Life n’arrivent pas à garantir totalement.

Nous pouvons donc saluer l’implication de Intel dans les mondes virtuels, ce qui va aider à redéfinir une image galvaudée que nous avons coutume de lire et entendre dans les médias. Mais nous nous inquiétons aussi de sa surprenante naïveté vis à vis de ses risques. D’après Justin Rattner, le projet ScienceSim est paré à un lancement assez proche. Espérons que ce programme ne soit lancé qu’à titre expérimental et que cette expérience puisse réellement profiter au déploiement et la maturité technique de OpenSim, encore en version alpha à l’heure où j’écris ces lignes.

* Justin Rattner : Directeur du groupe Intel Corporate Technology

Merci à Gally Young et Ice pour avoir partager cette information

LeoMaxx Sautereau

L’interopérabilité entre les OpenSims entre elles et avec Second Life poursuit son avancée. Le projet HyperGrid accélère le mouvement. En plus de permettre l’interconnexion à partir d’une seule session, il travaille à la mutualisation des inventaires, grande problématique actuelle.

Le projet OpenSimulator est certainement le chantier le plus prometteur de toute la scène du Web 3D. Les mondes virtuels ont depuis leur création été la chasse gardée d’éditeurs ambitieux ayant accès à des infrastructures onéreuses. Les OpenSims (ou OpenGrids) sont des grilles alternatives et libres qui permettent à n’importe quel possesseur de serveur(s) domestique(s) de réaliser son propre monde virtuel en se basant sur la racine software de Second Life, pionnier et leader du genre. Un succès par ailleurs incontestable, à tel point que Linden Lab envisage une éventuelle collaboration en vue d’ouvrir (contrôler ?) ses portes aux 33 grids principales recensées actuellement.

Le gros handicap de ces OpenSims est l’absence d’interopérabilité entre elles et avec Second Life. Il est en effet impossible de déplacer son avatar et son inventaire d’une grille à une autre car les informations sont situées sur des serveurs indépendants propres à chacun de ces mondes virtuels. L’accès à ces bases de données est techniquement laborieux et soumis à de dangereuses instabilités (exemple :  vol de données, piratage, vérole…). Sans parler des contraintes juridiques imposées par les grilles qui ont un statut lucratif ou associatif.

La connexion d’une OpenGrid à une autre, voir d’une OpenGrid à Second Life est techniquement possible mais elle sanctionne l’utilisateur d’une perte totale de ses objets et « habillement » de son avatar. Seuls les identifiants sont conservés, ce qui ne sert pas à grand chose.

En parallèle au développement du software, des ingénieurs œuvrent actuellement sur une passerelle logicielle qui permettrait à l’utilisateur de voyager d’une grille à une autre en s’affranchissant des obstacles techniques. C’est notamment le travail de Cristina Videira Lopes de l’Université de Californie à Irvine, qui planche sur un projet intitulé HyperGrid.

Hypergrid ou l’introduction du peer-to-peer dans OpenSimulator

HyperGrid n’est pas une grid mais un programme tiers qui fonctionnerait en parallèle de votre monde virtuel, via la « map« * que possède chaque grille. Sans rentrer dans les détails, il se chargerait de récupérer les données relatives aux caractéristiques de votre avatar afin que votre inventaire soit intact quelque soit la grid sur laquelle vous êtes. Par exemple, si vous avez l’habitude d’arpenter Second Life et que vous décidez tout à coup d’aller visiter une sim d’OpenLife Grid, rien ne devrait changer dans votre apparence et dans vos objets.

Le principe d’HyperGrid fonctionnerait de manière assez simple puisque comme un site web. Cela reviendrait à cliquer sur le lien d’un site internet. Les données sont situées sur un autre serveur, utilisant une autre base de données et pourtant vos informations de connexion ne change pas. Pour réaliser ce que nous pourrions appeler les prémices d’une interopérabilité complète inter-grids, Cristina Lopes emploie une technologie peer-to-peer (c’est à dire d’ordinateur à ordinateur), autrement entièrement indépendante, gratuite à fort potentiel de déploiement.

Toutefois, pas de quoi se secouer la grappe, HyperGrid est aujourd’hui à un stade expérimental et donc loin d’être diffusé en masse. De plus, il ne tient pas compte de la deuxième partie du problème d’une supposée interopérabilité entre les OpenSims et Second Life : les autorisations. En effet, Linden Lab détient en théorie les données des avatars de Second Life et veille aux respects de leurs droits de propriété. S’il est déjà possible de transférer des objets « full perm » de SL sur une OpenGrid via Second Inventory, on se demande comment seront gérés les autres objets, a priori concerné par les résidents de Second Life et seulement Second Life.

Après SLOP, Second Inventory, les différents tests d’IBM et maintenant HyperGrid, nous savons que l’interconnexion entre OpenSims et Second Life est possible et proche d’être déployé. Cela dit, la technique n’est qu’une marche dans l’escalade de l’interopérabilité. Si Linden Lab accordait un réel soutien au projet OpenSimulator, il est certain que les voyages intergrid seraient déjà possibles. Interopérabilité, rêve ou espoir ?

En savoir plus…

* Map (ou carte) : Second Life et les OpenSims disposent tous d’une cartographie localisant les différentes sims via des coordonnées (x,y).

LeoMaxx Sautereau

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LeoMaxx Sautereau
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Le 10 octobre 2008 à 13 h 01 min   

Vendredi 10 Octobre 2008 à 22h, l’Opensim New World Grid inaugure le réaménagement de son espace d’accueil « Welcome« . Cet évènement est aussi l’occasion pour faire découvrir à tous cette grille libre basée sur l’échange culturel et la création libre. A l’issue de cette soirée, un tirage au sort désignera le gagnant d’une région complète et gratuite pendant 1 mois (avec 45 000 primitives).

Au programme ce soir:

  • Inauguration de la nouvelle sim Welcome
  • Découverte des possibilités et services offerts par New World Grid
  • Découverte des régions de la grille, des options de location/achat et des emplacement actuellement disponibles
  • Diffusion de musiques libres sur le canal sonore via des albums issus de Jamendo
  • Découverte des créations (libres)
  • Tirage au sort du concours

Une vidéo live à lire sur http://www.ustream.tv/channel/nwg-tv sera diffusée pendant la soirée afin de vous démontrer les possibilités offertes par cette OpenSim.

Pour vous inscrire gratuitement, il vous faudra vous rendre à la page suivante : http://account.newworldgrid.com/index.php?page=home&btn=1 puis sur l’onglet Create Account.

Il ne restera plus qu’à télécharger OpenSim Launcher. New World Grid est également compatible avec le client officiel de Second Life et RealXtend.

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LeoMaxx Sautereau
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Le 8 août 2008 à 18 h 13 min   

L’interopérabilité entre les OpenSims et Second Life fait parti des problématiques majeures auxquelles le programme SLOP tente de répondre. Ce logiciel développé par Mathew Cazalet vous permet de transférer des constructions conçues sur Second Life sur votre propre grille.

Les OpenGrids s’appuient sur un support logiciel quasi-identique à Second Life. Pourtant les principaux outils de créations intra-world des OpenSims sont pour l’instant incompatibles avec ceux du célèbre métavers. Il est donc impossible d’y transférer directement un bâtiment, un objet ou encore une shape (silhouette) à partir de SL. La raison est simple : le contenu appartient à la grille dans laquelle il a été conçu ou importé. Une barrière logicielle empêche cette interaction, à moins que… des fins concepteurs informatiques ne travaillent à corriger ce problème, le programme SLOP en fait parti.

Mathew Cazalet, un ex-SLien convertit à la cause OpenGrid

Mathew Cazalet n’est pas connu du grand public, mais s’est pourtant imposé comme l’un des architectes majeurs du monde de Second Life. L’homme est notamment un professeur de la « prestigieuse » Ecole SL de Nyctalopian Kawaguichi, qui propose à tous les résidents de SL une pédagogie plutôt intéressante sur l’usage des scripts et du langage LSL (Linden Script Language, les lignes de codes qui vous permettent de faire la toupie ou de conduire votre Audi RC8 achetée 2000 L$).

Buildeur, scripteur mais surtout concepteur de talent, Mathew prend son pied à développer de nouveaux projets à l’ambition presque insolente. Toujours à l’affut de nouveaux sommets à gravir, il s’est laissé séduire par le projet OpenSim que lui a présenté son amie Rafale Kamachi, grande défenseuse des grilles libres. De leur collaboration va naître un certain nombre d’outils qui permettent un usage plus facile des opportunités proposées par OpenSimulator, le logiciel à l’origine des OpenGrids. SLOP pour (Second Life / OPenSim) est le plus grand d’entre eux car il matérialise le vide quantique entre SL et son rejeton adopté par OpenSimulator.

SLOP, un programme audacieux de transferts intergrids

Nous ne rentrerons pas dans les détails pour expliquer le fonctionnement de SLOP. Toutefois, sachez que ce programme se partage en deux outils : un logiciel et un script. Le logiciel s’installe sous Windows et s’exécute comme un software conventionnel. Il fonctionne de la manière suivante : de primabord, il vous faudra pour connecter sur SL et insérer le script dans chacune des primitives de votre build pour pouvoir l’encapsuler sur une primitive unique. Le logiciel lancé, il va se charger de convertir les données de votre construction SL en un fichier XML qui pourra ensuite être traité via OpenSimulator. Pratique, rapide et ça marche! (du moins à priori et selon les bons vouloirs de votre version de Second Life). Attention, SLOP se contente de charger la physionomie des prims mais pas leur texture!

Pour plus de détails sur la procédure, je vous invite à regarder ces vidéos proposant un tutoriel très précis de la méthode expliquée ci-dessus :

http://nec.reation.free.fr/index.php?index=2&lng=FR


Un outil qui facilite le développement des OpenSims mais pas seulement…

Officiellement, SLOP a pour vocation d’ouvrir un peu plus les portes des OpenGrids. Mais ce n’est pas le seul atout de ce logiciel. En effet, si le logiciel permet de transférer des constructions de Second Life à OpenSim, il peut également le faire dans l’autre sens. Une OpenSim peut ainsi être employée comme une Sandbox (« Bac à sable », un espace public où vous pouvez builder) libre, vaste et sans restrictions. Le problème des bacs à sable dans Second Life c’est qu’ils sont, d’une part, envahis par la populace et vous donne l’impression de construire une forteresse dans une niche à chien, et de l’autre les règles qui imposent souvent une limite de temps (vos objets disparaissent au bout d’une heure par exemple). Grâce à SLOP et l’OpenSim, ces petites gênes responsables de millions de calvities dans le monde, auront raison de votre toison et de vos vases en porcelaine.

Le principe de gratuité bafoué ?

Mathew Cazalet revendique le principe de gratuité de la plateforme OpenSim. Cependant il existe deux incohérences à ce sujet. La première c’est que les OpenGrids comportent également des frais, du moins pour celles qui envisagent une affluence conséquente et maitrisée. Les frais de serveurs impliquent obligatoirement des retombées sur les résidents, à moins que le responsable ait de l’argent à jeter par les fenêtres.
Deuxièmement, SLOP n’est pas gratuit! Une license vous sera exigée pour son utilisation. Vous serez amenés à la récuperer IG dans Second Life pour la somme plutôt onéreuse de 5000L$ par poste (soit 12 euro environ). Un tarif qui peut laisser pantois…

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LeoMaxx Sautereau
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Le 17 juillet 2008 à 19 h 30 min   

Dans un billet précédent, je vous avais présenté la grid libre et indépendante, The New World Grid. Pour compléter les informations concernant ce projet , je vous propose aujourd’hui une interview de son créateur, Olish Yalin et de sa compagne Lycie Yalin.

Je tiens à souligner que cette interview a été réalisée à la fin du mois de Mai 2008 (eh oui…) et qu’un certain nombre de détails ont évolué depuis. Mais dans l’absolu les propos tenus dans cet entretien témoignent bien de la situation actuelle de cette grille et de sa progression. Un projet encore immature mais prometteur, dont les valeurs de liberté et de solidarité la distinguent d’autres grids plus proches du concept SLien.

LeoMaxx Sautereau : Pour les lecteurs du SLAgora, pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?
Olish Yalin: Je m’appelle Olish Yalin dans SL et Olish Newman dans New World Grid. Je suis animateur multimédia dans les Cyberbus du Conseil Général à Tarbes. C’est un lieu d’accès à internet gratuit et ouvert à tous. J’ai 26 ans et je suis passionné d’informatique, et administrateur réseau de formation. J’ai connu Second Life en mars 2007 quand ils ont en parlé à la télévision. Je me suis tout de suite inscrit et entrainé Lycie avec moi :)
Lycie Yalin: Lycie Yalin dans SL et Lycie Newman dans NWG, 24 ans et modéliste de formation. J’ai donc suivie aussi Olish dans l’aventure Second Life. Suite à des petits problèmes dans Second Life, j’ai rejoins New World Grid.

LMS: Pourriez-vous me parler de votre parcours SL, j’ai senti une certaine déception, pourquoi ?
Lycie Yalin: Personnellement, avec l’une de mes amies Calice Janus (qui nous a rejoint depuis sur NWG), nous avions développé une activité de mariages, Eternity Wedding. Mais suite à une revente de sim et à son ancien propriétaire, nous avons tout perdu, tant financièrement que par l’envie. Nous avons donc décidé d’en rester là.
Olish Yalin: Pour ma part c’est la même chose, je m’étais lancé dans la vente d’un produit permettant de mettre plus de primitifs sur son terrain (LMS : MyPrimSaver). Puis, j’ai réalisé à quel point le côté marketing / financier de Second Life était important. Ces derniers temps, nous avons eu le sentiment que Second Life devenait plus un moyen de générer de l’argent qu’autre chose. Il n’y avait plus le côté chaleureux qu’on lui connaissait un an avant.

LMS: Pourriez-vous maintenant me parler un peu plus de The New World Grid ? Comment ce projet est-il né ?
Olish Yalin : En janvier 2008, j’ai appris qu’il existait une plateforme OpenSource permettant de créer un monde virtuel à la Second Life, alors j’ai tout de suite testé. J’ai complètement fondu pour OpenSim. Créer une grid, ça signifiait être libre, créer sa vision d’un monde virtuel, choisir une autre direction. Je voulais créer un monde virtuel centré sur autre chose que l’argent, mais plutôt sur l’être humain, le divertissement… C’est quelque chose que Second Life ne donne pas. J’ai été effaré de voir les prix des sims sur Second Life, étant informaticien, je connaissais le prix de revient d’un serveur et j’ai trouvé que les prix étaient assez abusifs et dissuasifs. Alors j’ai décidé de créer New World Grid, offrir un coin de paradis où tous ont leur place et à moindre prix était pour moi essentiel.

LMS: En quoi The New World Grid se distingue-t-il de Second Life ? (autrement que techniquement)
Olish Yalin: L’une des questions que se posent de nombreuses personnes lorsqu’elles viennent, c’est « Y-a-t’il de l’argent ? », une monnaie virtuelle. C’est l’une des principales différences. Nous ne proposons pas de monnaie, et ne projetons pas d’en créer une.
Lycie Yalin: Nous avons voulu donner à New World Grid des valeurs comme l’entraide, la liberté d’expression à travers, les constructions que chacun peut réaliser et ce pour un coût minimal.
Olish Yalin: D’abord, il faut comprendre qu’OpenSim est une plateforme au stade alpha de développement, ce qui signifie qu’elle n’est pas prête pour être utilisée en « production » et ne doit pas être considérée aussi fiable que Second Life, malgré les étonnants progrès réalisés.

LMS: Quelque chose m’interpelle, vous dites faire totalement abstraction de l’argent, pourtant il semble que tout ne soit pas gratuit sur NWG ?
Olish Yalin: En effet. Nous voulons nous centrer sur autre chose que l’argent. Second Life a sa place pour tout ce qui est commerce. La seule chose qui ne soit pas gratuit sur NWG, c’est posséder sa région. Ce qu’il faut comprendre, c’est que faire tourner un monde virtuel implique la location de serveurs, qui ne sont pas gratuits. C’est pourquoi nous proposons des régions à 30 €. Il est également possible d’héberger gratuitement sa sim à la maison grâce à OpenSim Easy Made, mais elles ne sont accessibles uniquement que le propriétaire a son ordinateur allumé.

LMS: Quelles sont les caractéristiques d’une sim sur NWG, nombre de prims, surface, etc…
Olish Yalin: Une sim sur NWG c’est comme une sim sur SL, même surface, 65536 m², par contre actuellement nous avons 45 000 primitifs par sim au lieu de 15 000 sur SL. C’est un nombre arbitraire pour le moment. Mais je pense que dans l’avenir cela fera partie de la configuration. Il est également possible de faire la terraformation (modification du relief) comme sur SL.

LMS: Combien êtes-vous à faire fonctionner NWG et qui fait quoi ?
Olish Yalin: Alors, nous sommes officiellement 4 Newmans à administrer la grid. Lycie, Calice, Crackou et moi-même (Imphazar a rejoint la team récemment). Lycie et Calice gèrent tout ce qui est aide aux utilisateurs, création de freebies ; Crackou et moi au niveau technique, maintenance…

LMS: Pour le moment, jugez -vous que l’OpenSim est un succès ?
Olish Yalin : Oui c’est évident. Malgré les bugs, oui OpenSim est un succès. C’est un projet qui n’existe que depuis janvier 2007. Jugez des progrès accomplis en un an ! Et bientôt la voice sera disponible en OpenSource !

LMS: Pour en revenir à ce que tu disais, Lycie, pour toi NWG c’est un monde virtuel basé sur l’entraide, mais concrètement existe-t-il pour l’instant des mesures prises pour favoriser le lien social entre résidents ?
Lycie Yalin : Eh bien actuellement, nous sommes en train de terminer la construction d’un open club où de la musique libre et gratuite est jouée. Cela permettra de découvrir comment la culture open source peut s’appliquer à la musique. Nous avons aussi créer un centre de conférences qui permet de favoriser les contacts et les rencontres, et l’organisation d’évènements et ceci est proposé gratuitement et à volonté. Notre prochain projet, est la construction d’un centre de l’humanité afin de soutenir de nombreux projets humanitaires et de souligner particulièrement la pauvreté dans le monde et les droits de l’homme.

LMS: Avez-vous une vocation politique ou vous êtes plutôt ouverts à tous les points de vue ?
Lycie Yalin: nous restons totalement neutres politiquement mais ce sera un lieu de rencontres où chacun pourra donner son opinion librement.

LMS: Quelles sont vos principales difficultés pour le moment ?
Lycie Yalin: Pour ma part, je pense au manque de volontaires.
Olish Yalin: Oui. L’une des difficultés principales est dans la création du monde. Nous avons lancé un programme de volontariat pour ceux qui souhaitent apporter leur pierre à l’édifice. Je pense que l’important est la création de contenus comme des freebies par exemple, que chacun pourra utiliser lorsqu’il arrivera. Nous avons commencé à créer des freebies d’ailleurs. D’autre part, je suis en train de développer un système complètement gratuit et OpenSource pour transférer ses objets entre SL et NWG (à l’image de SLOP, mais gratuit cette fois) et même d’autres grids. L’autre difficulté est de se faire connaître.

LMS: Quelque chose me surprend, pourquoi distinguer des « freebies » (objets gratuits et libres dans Second Life) dans un projet basé sur la création libre ?
Olish Yalin : En fait, nous n’avons pas tous des compétences en build, ou en script, ou en création d’animations, etc… C’est pourquoi nous allons proposer des tonnes de freebies pour ceux qui ne savent pas créer.
Lycie Yalin: Voilà, chacun est libre de mettre ses créations à disposition s’il le souhaite, NWG étant un monde de solidarité et d’entraide.
Olish Yalin : Oui. Comme le dit Lycie, chacun peut mettre à disposition gratuitement ses créations s’il le souhaite ou bien les vendre de façon externe, sur son site web et via PayPal par exemple. Il peut aussi bien créer sur Second Life et exposer sur NWG car cela signifie avoir plus de place moins cher et vendre sur SLExchange (service d’achats d’objets SL en ligne). Une possibilité de créer une interaction entre des vendors inworld sur NWG et sur des sites de vente externes est à l’étude.

LMS: Oui mais n’est-ce pas un risque de proposer des produits « commerciaux » sur NWG, même s’ils sont réglés de manière externe ?
Olish Yalin: Exact. New World Grid ne supporte pas officiellement le commerce, car OpenSim, il faut le rappeler, est une plateforme au stade alpha de développement donc pas fiable pour des transactions monétaires. Cependant, on ne peut pas interdire à qui que ce soit de vouloir vendre ses propres créations sur NWG, cela reviendrait à ne pas respecter la liberté de chacun.

LMS: Comment faire maintenant pour convaincre les résidents de rejoindre un tel projet ?
Olish Yalin: La grid est ouverte à tous, à tous les projets, à toutes les envies de liberté, à toutes les envies de créer un Nouveau Monde avec des valeurs, à tous ceux qui souhaitent s’offrir leur première région dans un monde virtuel, à tous ceux qui veulent participer au développement de ce monde. Nous avons déjà deux RP qui se profilent : Gaia menée par Sirgibson Oh et et Hyperius menée par Imphazar Gears. Il y a également un chat live pour obtenir de l’aide en cas de soucis.
Lycie Yalin: Après nous sommes ouverts à tout projet que les gens peuvent nous proposer, il existe d’ailleurs une rubrique sur notre forum où les gens peuvent y laisser leurs souhaits

LMS: Lycie, peux-tu nous parler de ton travail avec Calice, comment se passent vos relations avec les utilisateurs ?
Lycie Yalin: Pour faciliter les premiers pas de nos utilisateurs, nous les accueillons sur Welcome (point d’arrivée sur NWG). Nous sommes là pour répondre à toute question que ce soit pour leur avatar ou pour tout autre chose. Nous avons aussi le chat qui permet de nous joindre en cas d’absence sur Welcome et où chacun peut poser ses questions, pour les aider aussi dans la découverte de NWG nous avons créé un parcours initiatique avec les points essentiels. Nous avons aussi une FAQ sur le site de NWG ou l’on retrouve les questions que les utilisateurs peuvent ou ont pu nous poser. Pour facilité le dialogue, ces articles sont écrits en français et en anglais , et le site web peut être adapter dans de nombreuses langues.

LMS: Quelles sont vos réactions quand Philip Rosedale, ancien patron de Linden Lab, parle de travailler à connecter Second Life aux OpenGrids ?
Olish Yalin: Et bien je dirais que c’est une excellente idée, même s’il reste énormément de travail et de développement pour y arriver. C’est une ouverture qui va se produire pour OpenSim en tout cas. L’un des objectifs d’OpenSim est de créer une interopérabilité des grids, la téléportation et le transfert d’inventaire possible de l’une à l’autre. C’est ça l’ouverture. Après, Second Life s’ouvrira-t-il aussi facilement ? C’est une autre question…

LMS: Quelles sont vos espérances à propos de la grid d’ici un an environ ?
Olish Yalin: Nous espérons que nous aurons réussi à créer un univers chaleureux et accueillant, un lieu où on se sentira comme chez soi et où on pourra participer à de nombreuses activités librement, un lieu de rencontre et d’éducation, de culture, de divertissement. Et où chacun participe en apportant son petit coin de paradis.

LMS : C’est la fin de cette interview, vous avez quelque chose à rajouter si non ?
Olish Yalin : Oui. Je voudrais remercier Adam Frisby ainsi que tous les développeurs et contributeurs qui ont rendu ce rêve possible et qui nous donnent le meilleur d’OpenSim.
Lycie Yalin : Je tiens à remercier tous les résidents qui nous ont fait confiance malgré le peu de fonctionnalités qu’il y avait au départ, de leur compréhension, et de l’investissement de chacun sur NewWorldGrid
Olish Yalin: Ainsi que tous ceux qui nous aident sur la grid et participent à son développement, plus particulièrement, Susie Stahelli, Artfox Daviau, Hat White, Virgminie Rochelle, Sirgibson Oh et son équipe, Imphazar Gears et son équipe, et bien sûr Lycie, Calice et Crackou :)

LE SITE DE NEW WORLD GRID

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LeoMaxx Sautereau
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Le 2 juillet 2008 à 19 h 33 min   

Second Life ne fait pas que des heureux. Entre les peines de cœurs, les larcins, le lag et l’ennui récurrent, il y a aussi cette catégorie de personnes qui a préféré fuir par désillusion. Ce metavers n’est pour eux, pas tout tout à fait ce qu’ils s’imaginaient : une plate forme qui s’est progressivement déguisée en brochure de réclames, où le despotisme monétaire a depuis longtemps uriné aux quatre coins de ton territoire pour marquer son empreinte.

Cette déception n’a pourtant rien à voir avec la politique puisque Second Life attire aussi bien les crapoteurs de barreaux de chaise que les enfants spirituels de mère-nature.

Le projet OpenSim s’est dressé comme une forme de messie, une plateforme reposant sur des bases à nouveau saines, un socle gratuit et peu coûteux, choyant la sensibilité libertaire de ses futurs adhérents. Tel le petit Jésus (le crusifié, pas la tête de noeud), l’OpenGrid doit prêcher la bonne parole sur l’étendu du web 3D.

La naissance d’une grid

Olish Yalin, créateur de New World Grid, a fait son temps sur Second Life. Développeur et scripteur discret, mais pas moins productif, on lui doit notamment le « MyPrimSaver« , un objet-script qui vous permet de tromper mathématiquement le nombre de prims des objets de petite et moyenne taille (compris dans un rayon de 10 mètres).

Une expérience Second Life qu’il qualifie de « finalement décevante », bien qu’elle ait plutôt bien commencée. Pour lui, ce monde virtuel s’est progressivement transformé en une société individualiste, conflictuelle et où l’argent est devenu non seulement une contrainte mais une vraie philosophie. La politique de Linden Lab lui semble de plus en plus innapropriée car elle se moque bien de ses résidents, et pas seulement pour l’aspect technique historiquement cafouilleux.

Début 2008, Olish s’intéresse de près au programme OpenSim qui permet d’héberger sa propre grille en utilisant les ressources open-sources de Second Life. Un nouveau défi pour lui et les premières pierres de The New World Grid étaient posées. Mais avant de lancer la machine, il fallait concevoir toute une logistique pour préparer la venue de son projet. Il investit dans des serveurs domestiques notamment pour accueillir les données de la grille et offrir un accès 24h/24. L’équipe de New World est pour le moment composée de Olish Yalin, instigateur du projet, Crackou Hienrichs, son associé, Lycie Yalin, compagne RL de Olish et responsable, Calice Janus et plus récemment de Imphazar Gears. Malheureusement l’équipe manque d’une dynamique, même si pour le moment, l’avancée de la grille est constante. A court et moyen terme, l’équipe souhaite se densifier et trouver de nouveaux bras pour compenser ce problème.

The New World Grid a ouvert ses portes officiellement le 25 Février 2008 . A l’heure où j’écris cet article, elle compte environ une quinzaine de sims actives pour une trentaine au total. Le nombre d’inscrits atteint aujourd’hui environ 300 inscrits pour une trentaine de résidents assidus.

New World Grid cherche à se différencier de Second Life dans son contenu

Déçu de la façon dont Linden Lab oriente Second Life, Olish Yalin prend le pari d’employer OpenSim pour proposer une alternative de fond au célèbre monde virtuel. L’objectif ? Prouver que le modèle de Second Life n’est pas le seul qui puisse être applicable dans le web 3D.

« Mon but n’est pas la notoriété mais des qualités et des valeurs à défendre »

La grille New World Grid veut recouvrer un système d’échanges au sens noble du terme en favorisant le partage et la cohésion de ses résidents, de permettre à tous de se développer avec un minimum de contraintes. Un message socialo-libéral dont la façade politique ne devra pas être trop marquée si la grille veut accueillir des sensibilités diversifiées.

La conception de O.Yalin c’est de naviguer vers le cap de l’Open-Source de plus en plus adopté par l’univers multimédia. Mais le concept de liberté et de gratuité ne s’applique ici pas qu’au support logiciel. L’idée de New World Grid c’est aussi le libre partage de la culture. La radio que l’on peut écouter sur la grille est d’ailleurs composée à 100 % de musiques libres de droit. Toutefois, la propriété intellectuelle reste un point sur lequel Olish ne veut pas négliger pour autant, et l’artiste a tout loisirs de protéger ses créations mais seulement dans la mesure leur consultation est libre et qu’elle ne met pas certaines personnes sur le carreau pour raisons financières. Alors bien sûr, l’art ou la culture peut aussi servir à nous nourrir, ce concept est donc un peu utopique, mais il a au moins le mérite de marcher sur les pieds de la marchandisation de la « culture » qui fait tant souffrir nos oreilles à écouter Cindy Sander sur les ondes…

Une grille internationale, plus que « francophone »

Comme son nom l’indique, The New World Grid cherche à s’ouvrir vers l’extérieur. Même si ses responsables sont français, la langue « officielle » est l’anglais. Le site web, très bien foutu au passage, est nativement écrit dans la langue de Shakespeare et dispose d’un module de conversion instantané en 7 langues (même si la traduction est très approximative, Google Traductor oblige…).

L’ouverture de la grille au reste du monde ne semble d’ailleurs plus un mirage, car en me rendant sur NWG, je suis régulièrement contraint de me torturer à employer mon anglais de bon franchouillard chauvin. Les français sont d’ailleurs tout naturellement « tentés » d’aller sur FrancoGrid, plus « médiatique » et surtout qui « sonne littéralement mieux » pour les résidents français qui ont envie de découvrir les OpenSims sans se prendre la tête à parler un franglais subi. Mais l’avenir du monde virtuel est-il dans le cloisonnement culturel ? Pas sûr.

Un environnement convivial tourné autour de l’esprit d’équipe

Le souhait le plus cher de Olish Yalin et de son équipe est de faire de The New World Grid un espace homogène et communautaire dans lequel chaque résident peut entrer en relation directement avec l’autre. Pour cela, ils organisent de temps à autre des évènements fédérateurs comme le concours « Labyrinthe » qui s’est tenu en mai dernier ainsi que les soirées du club Hexagon. Pour le moment, les projets sont encore assez timides en nombre mais devrait s’étoffer avec l’expansion de la grille et de la démocratisation du projet OpenSim.

D’autres lieux communautaires ont été construits comme la grande salle de conférence qui pourra accueillir des colloques virtuels et des présentations…

Pour ce qui de l’accueil, The New World Grid fait en sorte de prendre en charge chaque nouveaux arrivants pour les aider à mieux se repérer sur la grille. Pour cela, Calice Janus et Lycie Yalin ont la tâche d’aider les nouveaux dès qu’elles en ont l’occasion. De plus, les nouveaux résidents sont automatiquement téléportés sur une sorte d’ »Orientation Island » où les attendent des tutoriels en anglais et en français ainsi que des packs de vêtements fonctionnels qui compensent l’horrible look de « noob ».

…mais une communication perfectible

Malgré ses prises d’opinions quant à l’ouverture de la sim vers l’extérieur ou encore d’entretenir un esprit de communauté, NWG souffre d’un défaut contrariant : la communication. C’est incontestablement le talon d’achille du projet et pourrait payer cher cette discrétion si nous n’entendons pas plus parler de The New World Grid dans les prochains mois.

Le choix d’indépendance s’est également fait au détriment de toute une communauté de Second Life, susceptible d’être intéressée par le projet. Il n’existe aucune veille active au sein du métavers si ce n’est un groupe qui relaye quelques informations dans un groupe où les spammeurs jubilent. Il existe peu d’interventions des responsables de la grille également, mise à part des passages furtifs de Lycie Yalin et Calice Janus. Finalement, peu de personnes ont entendu parler de NWG sur Second Life si ce n’est quelques lecteurs curieux du SLAgora dans lequel je leur accorde quelques lignes étant donné ma participation personnel au projet.

A l’inverse, la grille FrancoGrid a su s’impreigner de l’intérêt de la communication en multipliant les communiqués, en mettant à jour régulièrement l’actualité de la grid sur leur site. Le site web de New World Grid, bien que esthétique et fonctionnel, manque de vitalité en ce qui concerne l’arrosage des informations, qui pourtant ne manquent pas. La faute à une équipe encore insuffisamment organisée et incomplète.

Cependant Olish et son équipe ont pris conscience de ce problème et un gros effort sur la communication va être fait. Une permanence va être mise en place sur SL avec un groupe qui sera désormais administré par un SLien qui pourra intervenir plus souvent. Le site web va désormais être mis à jour quotidiennement avec en plus un système de newsletters. Enfin, une conférence de présentation devrait être organisée sur Second Life pour le mois de Septembre pour présenter, à tous les avatars SLiens, cette grille alternative.

Une technique innovante mais victime de la jeunesse d’OpenSimulator

Je passerais volontairement sur les nombreux bugs qui sont plus spécifiquement liés au logiciel OpenSimulator. Cependant, Olish Yalin, étant un fin développeur, a mis au point de nouveaux outils exclusifs à son OpenGrid et qui pourrait bien faire parler d’eux.

Tout d’abord c’est tout simplement l’introduction d’un lanceur officiel qui met enfin un terme à ce système de téléchargement de raccourcis pas très évident à comprendre et pas vraiment sérieux non plus. Désormais un simple fichier .exe est à downloader et qui vous donne accès directement à une connexion à New World Grid en ayant, au préalable, choisi votre client : celui de Second Life ou RealXTend (attention ce dernier est encore assez buggé sur OpenSim mais les bugs sont corrigés très vite).

Côté maintenance, Olish fait plutôt bien son boulot et entretient quotidiennement sa grille, tout en étant à l’écoute de ses responsables de sims en cas de problèmes. De ce fait, les pannes ne durent jamais bien longtemps, quelques heures tout au plus. A voir à l’avenir, quand la grille aura doublé, si ce service après-vente est toujours aussi efficace.

Enfin dernier point important. Un service intéressant va prochainement naître sur New World Grid. Pour les non-fortunés qui n’aurait pas les moyens d’investir 30 euro par mois dans l’achat d’une sim, Olish Yalin vient de proposer un nouveau service qui consiste à héberger gratuitement sa propre sim en locale via son système ADSL ou Fibre optique tout étant en étant connecté aux autres sims de la grille. Ce dispositif sera accompagné d’un programme, OpenSim Easy Made, qui facilitera cette installation, même pour les individus qui ont une connaissance très étroite en informatique ou en gestion de réseaux.

Synthèse :

Les bons points :
- Un contenu qui cherche à se différencier de Second Life
- Une grille « internationale » avec l’anglais comme langue officielle
- Une ambiance conviviale et décontractée
- De nombreux outils innovants (OpenSim Easy Made, NWG Launcher…)

Les points à améliorer:
- La dynamique d’équipe
- La communication
- Attirer plus de résidents et de développeurs

Retrouver très prochainement la seconde partie de ce dossier qui comprendre une interview de Olish et Lycie Yalin.

Le site internet de New World Grid : http://www.newworldgrid.com/

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Le 25 juin 2008 à 18 h 33 min   

Hier soir à la Bibliothèque Francophone, se tenait une conférence exceptionnelle qui mettait à l’honneur les OpenSims et plus spécifiquement la grille française FrancoGrid. Quatre intervenants de la scène OpenGrid ont donc présenté, pendant un peu plus d’une heure et demie, les grands axes du projet et répondus aux questions des nombreux curieux.

Depuis quelques semaines, les OpenSims prennent une tournure médiatique inattendue. Le terme commence à rentrer dans les mœurs virtuelles et le projet attire la curiosité de nombreux investisseurs. La popularité galopante des grilles « libres » était illustrée hier par l’affluence massive. Second Life en danger ?

Une conférence instructive… pour les techniciens!

Quatre intervenants pour un seul projet : FrancoGrid. La Bibliothèque Francophone a ainsi accueilli JM BLachere (Jean-Marie LOUCHE), membre actif du projet, Kerunix Flan, célébre LandBarron de SL reconverti à la cause OpenSim, Forest Klaar (Grumbly TheBear), spécialiste des mondes virtuels et auteur du blog Hello Avatar! et enfin Vinc Sonic, administrateur et « mécano » de la grille.

C’est Forest Klaar qui a introduit la conférence avec une présentation brève mais concise de OpenSimulator et des grandes étapes de sa création. Une partie historique un peu superflue mais ma foi très intéressante pour notre culture technologique. Vinc Sonic a ensuite pris le relais pour un petit briefing très pédagogique sur le fonctionnement du programme. Enfin, JM Blachere, en tant que membre actif de FrancoGrid, a présentéle projet et quelques difficultés insoupçonnées quant à l’administration d’un nouveau métavers. Une première partie plutôt intéressante mais technique, et qui a évité la tentation de la publicité masquée (sauf à la fin…).

La séance de questions a été moins percutante malheureusement. Un certain nombre de questions sur le contenu de Francogrid ont été engloutis par un flood de questions complaisantes et futiles du style « Est ce que vous trouvez le temps pour manger ? ». Seuls les sujets ultra-techniques ont été traités et je ne suis pas sur qu’ils intéressaient vraiment un bon trois-quart de la salle. D’ailleurs un certain nombre de gens sont partis, certainement un peu frustrés à ne pas sentir vraiment concernés par autant de termes issus d’un jargon d’informaticiens chevronnés.

L’enthousiasme des intervenants était toutefois palpable et cette conférence aura, à n’en pas douter, des retours de quelques personnalités SL présentes au rendez-vous. Mais à titre personnel, je me suis senti frustré que nous ayons à faire une fois de plus à une présentation trop technique qui discrimine quelque peu les curieux venus pour découvrir ce que proposent les OpenGrids autrement qu’une alternative technologique gratuite et innovante (Forest a souligné quelques outils pratiques et exclusifs à OpenSim).

FrancoGrid : Second Life colonise l’OpenSim ?

Il nous aura fallu nous contenter de la présentation synthétique de JM BLachere et quelques interventions de responsables de projets sur Francogrid comme Marc Moana, pour nous donner une idée du contenu exact de la grille et surtout ce qu’elle cherche à montrer.

A l’inverse d’une grille française comme New World Grid, qui pose d’emblée le principe d’indépendance par rapport à Second Life, FrancoGrid semble plutôt chercher l’extension du contenu SL sur OpenSim en profitant de ses avantages. En effet, ses artisans sont pour la plupart des résidents de SL qui y gardent toujours un pied à terre.

Selon les propos de JM BLacher, FrancoGrid cherche à attirer les entreprises, les projets associatifs, les créateurs, les activités… Voilà qui ressemble fort au message de Linden Lab. Et quand je demande au créateur de la grille de me confirmer la rumeur d’un souhait visant à introduire un système monétaire, il dément. Pourtant Kerunix Flan ne semble pas de cet avis, et me répond sur JOL que ce système sera incontournable à l’avenir

« Le plus gros moteur de SL c’est son économie. C’est la conversion L$/US$ qui a permit des investissements et son développement »

FrancoGrid, pour le moment, prend le pari risqué de vouloir concurrencer SL en voulant proposer quelque chose d’assez semblable. Certes les sims sont libres et gratuites pour les sims hébergées en locale (mais techniquement très restreintes), peu coûteuses en privé (prix à confirmer toutefois). Cependant, Linden Lab continuera de brader ses régions pour gonfler une demande de plus en plus timide. Si « FG » poursuit dans une voie d’alternative uniquement technique, elle prend le risque de se heurter à un mastodonte qui, malgré ses coups de moins bien, conserve un statut de ténor du monde virtuel.

De plus, cette OpenSim se cloisonne rien que dans sa communication. En optant pour « FrancoGrid« , elle sectarise ses résidents dans une communauté francophone pas réputée pour être très entreprenante dans son ensemble. Ces inquiétudes sont toutefois à nuancer par l’enthousiasme de ses responsables et d’une « image » satisfaisante. Les quatre intervenants ont démontré que leurs intentions étaient louables et leur envie de réussir est très motivante. Bonne continuation.

Les grandes avancées technologiques naissent souvent du hasard. Le 8 Juin, c’est par une surprenante découverte que trois avatars issus de Second Life sont parvenus à se connecter directement sur une OpenSim, sans s’y être inscrits au préalable. Une petite « défaillance » qui pourrait être la seconde marche d’une interopérabilité entre SL et les OpenGrids.

Cela fait quelques mois que les OpenSims occupent une place de plus en plus importante sur la scène médiatique et ce n’est qu’un début! Tous ceux qui pensaient que l’émancipation de ces grids alternatives étaient aussi improbable qu’un mormon dans un bordel, risquent de revoir leur philosophie du « tout cuit d’avance ».

Zha Ewry, ingénieur-informaticienne chez IBM, a fait cette curieuse découverte il y a quelques jours au moment où elle testait des codes de programmations sur ADITI (Grille alternative à Second Life, dîtes « Beta Grid » pour tester les nouvelles versions du client, vous pouvez d’ailleurs vous y connecter avec votre compte normal). Avec l’aide de deux collègues de Linden Labs, Tess et Layla Linden, la jeune femme est parvenue à dégotter une faille inattendue qui les a menées sur une OpenSim en employant leur compte enregistré sur Second Life.

Le blog de l’intéressée fournit peu d’informations à ce sujet. Nous ne savons pas, par exemple, si l’OpenGrid en question était hébergée sur un serveur domestique ou en locale (le plus probable à priori). Pour le moment inutile de sauter au plafond, cette expérience reste pour le moment extrêmement marginale et rien ne dit qu’elle pourra s’appliquer dans des cas plus concrets (sur la grille officielle ?). Quoiqu’il en soit, ce que nous croyions impossible il y a encore peu de temps est ici palpable. Une interopérabilité entre Second Life et les OpenSims n’est donc plus du tout une utopie aujourd’hui, même si sa concrétisation risque de prendre encore beaucoup de temps.

Vous retrouverez davantage de précisions sur la page de l’intéressée

Info relayée et complétée d’après l’article de Wolkam dans le SLObserver

– Mise à jour 11/06 : D’après Forest, cette opération a déjà été réalisé via le client RealXtend, un programme opensource qui permet de se connecter à Second Life ainsi qu’à d’autres mondes virtuels comme les OpenGrids. Des informations complémentaires ici-

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LeoMaxx Sautereau
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Le 24 mai 2008 à 15 h 07 min   

Les OpenSims sont des mondes virtuels indépendants et libres utilisant le client de Second Life. Elles ont été crées dans l’objectif de proposer une alternative au métavers que nous connaissons tous. Second Life se voulait être un monde libre, il en sera une nation ceinturée de contraintes gouvernées par le dictat du billet vert américain. L’Eldorado est mort, place maintenant à un univers logique et dynamique qui s’adapte aux difficultés d’une population massive et croissante, image d’une société RL mondialisée. Les OpenGrids ont été conçus comme une rébellion à ce phénomène. En utilisant les ressources opensources de SL, ces programmes audacieux font le pari de proposer aux joueurs la matérialisation des souvenirs qu’ils ont dessinés à l’époque de la construction de Second Life : un univers quasi-anarchique et de partages. Les OpenSims, utopie ou véritable compromis ?

Second Life, un contenant critiqué par son contenu

Malgré sa gratuité apparente, Second Life est lourdement contesté par son culte du mercantilisme et de l’ultralibéralisme. L’argent y est omniprésent, de même que certaines dictatures culturelles (pratiques du sexe, gouvernance du « wasp system », diffusion de musiques essentiellement commerciales…). SL c’est un téléchargement libre et gratis, mais qui implique quasi-systématiquement l’usage de la carte bleue, parfois de manière compulsive. Un concept qui n’est pas toujours du goût de tout le monde et pas seulement des barbus de partis trotskistes.

Alors, il est vrai, Second Life c’est une plate-forme, autrement dit un contenant sur lequel nous faisons ce que nous voulons. Par conséquent il n’est pas « directement » responsable de ce qu’il héberge (ça sera bientôt le communiqué officiel de Linden Lab). Le problème vient surtout d’un contenu globalement influencé par les contraintes de la mode, et donc d’un certain cadre commercial. Cet environnement du « tout-fric », régit par un cadre législatif pompeux (les trademarks) et dynamisé par un directoire culturel, tout ça étouffe un certain public nostalgique de la Terre Promise des premières heures de Second Life : un espace de libertés et de libre expression, pas cette arène étriquée où le citoyen se confond avec l’esclave.

Mais qu’est ce que c’est, concrètement, une OpenGrid ?

Les OpenGrids (car OpenSim renvoie plutôt à une sim) ressemblent à Second Life mais ce n’est pas Second Life, elles n’y sont d’ailleurs pas connectées (pour le moment). Elles s’en distinguent totalement, sauf pour ce qui est de son interface et de son environnement graphique qui sont réutilisés. Ces mondes virtuels se veulent être des alternatives à celui de Linden Lab. Son contenu varie d’ailleurs en fonction de la grille. Soit elles sont spécialisées et proposent une thématique particulière (ex : l’écologie, la musique), soit elles sont plus généralistes et leur particularité vient plus du fait de leur système interne (argent, principes, valeurs etc…).

Les OpenGrids sont apparues quelques mois après la décision de Linden Lab d’ouvrir les codes sources de son client phare : Second Life. Par conséquent, les programmeurs amateurs ont tous loisirs d’exploiter et remodeler les fichiers proposés par l’éditeur, dans le cadre des règlements de la licence tout de même (un logiciel open source ne peut pas être employé n’importe comment non plus). De cette mesure est né un programme particulier : OpenSimulator (http://opensimulator.org/). Ce dernier vous permet carrément d’installer une GRID indépendante des serveurs de Linden Lab sur un système domestique.

Pour les installer, deux moyens s’offrent à vous:

- Le premier est d’héberger votre grille en locale, sur votre PC. Ce système vous permet d’installer gratuitement un monde virtuel sur un réseau à faible étendu. Il est toutefois peu adapté aux connexions distantes en raison des faibles débits de l’ADSL (pas plus de 20 Mégas, alors que la bande passante exigée pour un jeu en ligne est extrêmement gourmande, souvent plus de 100 Mégas sont nécessaires). Donc à moins de bénéficier d’une connexion à fibre optique (100 Mégas asymétrique: bande passante entrante ET sortante), il est quasiment impossible d’administrer un Second Life bis à la maison. Toutefois ce procédé peut parfaitement s’adapter dans une entreprise par exemple. D’ailleurs, il semble que quelques établissements de la Silicon Valley se soient amusés à reproduire leurs bâtiments en 3D dans un monde (pas si) virtuel interne. Amusant!

- La seconde option est d’installer la grille sur des serveurs particuliers. C’est la solution la plus courante pour organiser une OpenGrid avec des connexions extérieures. Ce système permet de reproduire à l’identique le fonctionnement de Second Life (nos avatars et nos sims sont installés sur des serveurs appartenant à Linden Lab). Toutefois ceci à un coût… élevé, pour un particulier. La location d’un serveur coûte la bagatelle de 60 à 250 euro TTC par mois en fonction de ses caractéristiques techniques, sachant qu’il ne peut qu’héberger que deux ou trois sims s’il veut conserver des performances décentes. Le concept de gratuité est alors remis en cause, puisque les propriétaires de grilles qui louent ou achètent leurs serveurs sont souvent obligés d’amortir leurs frais sur les résidents. Sur la grille The New World Grid par exemple, l’inscription est gratuite mais la propriété d’une sim vous coûtera environ 30 euro TTC par mois. Des tarifs qui sont toutefois TRES largement inférieurs à ceux de Second Life (1200 euro à l’achat + 100 euro TTC par mois environ). Enfin quoique… car si nous prenons le cas de OpenLife Grid, le forfait mensuel atteint tout de même 75 à 90 US$ !

Les Opengrids s’adressent à un public large mais informé

Les OpenGrids sont pénalisées par deux handicaps. Le premier est l’amalgame fait entre toutes ces grilles alors qu’elles se veulent indépendantes, non seulement de Second Life, mais également entre elles. La plupart des fondateurs expriment cependant le souhait de pouvoir les connecter un jour ensemble. Ce principe provoquerait toutefois une série de problèmes comme les règles internes propres à chaque grid et qui exigeraient une validation de ce code de conduite et de principes. Difficile mais pas impossible. La pertinence d’une telle association est toutefois à développer.

La seconde limite c’est le manque d’informations à leurs sujets. Certes le projet est encore récent, mais il peine à se propager dans les esprits, y compris dans celui des résidents de Second Life. Une grosse campagne de promotion est donc à prévoir, et si possible, sous forme de coalition entre toutes les OpenGrids.

Des projets ambitieux et courageux mais la concurrence avec Second Life risque d’être difficile

Malgré les chatouilles de There, Second Life reste le maitre incontesté des mondes virtuels. Les OpenGrids ont donc du pain sur la planche pour s’imposer sur ce terrain, déjà bien connu de la firme de San Francisco. De plus, une seconde difficulté s’ajoute : celle de la pertinence des mondes virtuels tout simplement. Le web 3D cherche encore sa voie et les mauvaises langues lui prédisent déjà un terminus rapide dans une benne à ordure. Mais ce débat n’est pas seulement celui des postillonneurs d’acide, mais aussi des grands esprits créateurs de cette nouvelle façon de concevoir l’internet de demain. Reconnaissons quand même que la tâche s’avère, pour l’instant, bien plus laborieuse que celle du web 2.0, notamment à cause du manque d’ergonomie et d’intuitivité des outils du « web 3.0″.

Le destin des OpenGrids peut paraitre bien incertain aujourd’hui, sans compter que le logiciel OpenSimulator n’est toujours pas disponible dans une version stable (mais fonctionne correctement compte tenu de son statut de « alpha »). Ce handicap pourrait poser un problème à moyen voir à court terme. Cependant, Philip Rosedale a évoqué son intérêt pour ces dernières. A défaut de donner raison à la bonne foi de l’ancien patron de Linden Lab, cette association pourrait donner un bon coup de bambou aux « mondes libres », à condition pour cette collaboration se base sur la complémentarité. Ceci n’a toujours pas été défini, mais nous nous doutons bien que Linden Lab ne se laissera pas déglutir par ces projets open-sources dont il est lui-même à l’origine.

Un premier bilan encourageant mais contrasté

Techniquement, les OpenGrids sont tout simplement un petit exploit. Certes le support logiciel n’est pas au point, mais en l’état actuel des choses, son fonctionnement satisfait à peu près ceux qui l’utilisent, et sa marge de progression en termes de fonctionnalités est énorme. En seulement un peu plus d’une année, 19 grilles « libres » sont nées, avec des affluences actuelles allant de 15 résidents (Grid Splash) à 21 000! (OpenLife Grid). Un développement spectaculaire dans les coulisses des mondes virtuels, même si sur la grande scène, ces projets restent encore à distinguer.

Les volontés sont présentes, en dépit des obstacles techniques, notamment les bugs et les plantages en chaîne! Une limite, qui a déjà été évoquée un peu plus haut, concerne les performances des serveurs qui dépendent à la fois de leur puissance de calcul (il s’agit finalement d’un ordinateur) et le débit qu’ils peuvent échanger (100 Mégas ou 1 Giga). Evidemment, les serveurs de gros volume offriront des résultats excellents mais leurs tarifs onéreux feront qu’ils seront chasse gardée des gros porte-monnaie. Si les OpenGrids revendiquent le concept de gratuité, il est bien dommage que l’argent y soit, quoiqu’en dise, omniprésent.

Ces petits bémols ne découragent pas les ambitions de patrons d’OpenSim, bien au contraire! Un enthousiasme qui inquiéterait même certains owners de lands, qui y verraient une concurrence déloyale et agressive, notamment si ces grilles sont connectées au programme de recherche de Second Life. Quoiqu’il en soit, les OpenGrids vous permettent de créer votre sim de 65 556m² à moindre frais, en bénéficiant en plus de 45 000 primitives au lieu de 15 000 dans SL! Une offre bien sympathique, même s’il vous faudra vous passer des foules en délire applaudissant votre travail. En effet, le succès public des grilles ouvertes est encore bien somnolent. Le temps nous dira s’il se réveillera…

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LeoMaxx Sautereau
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Le 16 mai 2008 à 9 h 23 min   

En vue d’une campagne de séduction de nouveaux résidents, The New World Grid organise une grande soirée « labyrinthe » qui vous permettra de découvrir cette OpenSim prometteuse. Rendez vous donc ce soir, 21 h 30 heure de Paris, pour une rencontre particulière gravitant autour de la convivialité et la découverte d’une OpenGrid.

Pour information les OpenGrid sont des mondes virtuels indépendants de Second Life, mais qui utilisent son interface et ses graphismes (compatibles avec WindLight). Elles sont en générales gratuites et libres d’accès.

Pendant un mois environ, The New World Grid organise un grand jeu sous forme de labyrinthe dont l’objectif est de vous faire comprendre l’intérêt et les avantages d’adhérer à un tel projet.

Pour les vainqueurs:

1er prix : Une sim entière, gratuite pendant un mois

2ème prix : Une parcelle de 8192sqm gratuite pendant un mois

3ème prix : Une parcelle de 8192sqm gratuite pendant un mois

Pour participer à cet évènement, rien de plus simple, il suffit de vous rendre sur le site officiel (http://www.newworldgrid.com) et de cliquer sur l’onglet « Register ». Après avoir crée votre compte dans « Create Account » (l’inscription est gratuite), n’oubliez pas de télécharger ensuite les raccourcis via « Downloads » (toujours dans la rubrique Register) puis de télécharger les fichiers .ink nécéssaires via « WINDOWS Shortcut to connect to the Grid (place on your desktop) » (si vous êtes sous Windows) ou « MAC and LINUX : Visit the How To page » (si vous utilisez un environnement Mac ou une distribution Linux).

Extrayez ensuite les fichiers .ink sur votre bureau (à noter que le raccourci « Windlight » ne sert à rien puisque le client Second Life, utilisé par the New Word Grid, intègre cet environnement d’office à partir de sa version 1.19.1.4). Double cliquer ensuite sur l’îcone .ink puisque ciblez le fichier secondlife.exe (par défaut : C:/Program Files/Second Life). Voilà c’est fait! Il ne vous reste plus qu’à rentrer votre pseudo et votre mot de passe saisi sur le site. En principe vous devriez atterrir sur l’OpenGrid normalement (si vous ressemblez à un noob, c’est normal).

Pour plus d’infos sur cet évènement, contactez par IM dans Second Life : Olish Yalin, Calice Janus ou Lycie Yalin.

Rendez vous ce soir

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LeoMaxx Sautereau
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Le 23 avril 2008 à 20 h 57 min   

La soirée du Mardi 22 Avril 2008 sur Ioans Island a donné lieu à la présentation d’un projet à l’apparence anodine mais dont l’impact pourrait tout avoir d’un premier pas vers une révolution des mondes virtuels. Matthew Cazalet, buildeur, scripteur et programmateur de talent, a mis au point un programme nommé SLOP (rien à voir avec une onomatopée de grenouille!), dont la fonction est de permettre aux particuliers de transférer des objets de Second Life vers une OpenSim et inversement. Ce logiciel est-il un premier pont entre les deux systèmes ? Ou n’est ce qu’un coup d’épée dans les rafales du Mistral technologique ?

Tout d’abord, il faut rappeler que les OpenSims font partis d’un vaste programme couramment appellé OpenGrid. En Mars 2007, Linden Lab fait le curieux choix d’ouvrir les sources de son programme au grand public. Il devient alors tout à fait légal de retravailler le contenant du client Second Life pour l’adapter à des besoins privés et indépendants. Le module OpenGrid était né. Il utilise les graphismes de Second Life, utilise l’interface de Second Life mais ce n’est pas Second Life… En effet, le contenu et la réglementation de ces projets « libres » sont à la charge de leurs propriétaires et le groupe américain n’a aucune responsabilité sur les éventuels problèmes, même techniques.

David DuCasse, célèbre buildeur et sa compagne SL, Jil Dagostino, responsable du programme Un toit pour le Darfour, ont organisé cette soirée particulière pour mettre en avant ce programme prometteur. Après quelques galères de connexion, Matthew Cazalet est venu en personne présenter son « bébé » devant 70 personnes curieuses de découvrir cette « petite révolution » dont tout le monde attend qu’elle fasse grand bruit. Le responsable du projet a donc procédé à une démonstration technique intéressante qui a montré tout le potentiel de cet outil. Malheureusement cette présentation était également beaucoup trop technique pour les non-buildeurs. De plus, les difficultés pour installer correctement le programme sont encore bien trop présentes pour le simple avatar déjà trop préoccupé à se sortir des bugs du client officiel. Finalement SLOP se destine, pour le moment, à un noyau dur d’experts en build armés de patience, qui ont une connaissance en OpenSims.

Quelques « problèmes » n’ont d’ailleurs pas été soulevés. SLOP a été testé avec succès sur l’OpenSim de Matthew Cazalet, mais qu’en est-il des autres ? Pour le moment aucun test n’a été effectué même si ça ne serait tarder. Il faut savoir que les OpS ne fonctionnent pas toute de la même manière, en fonction des serveurs qui ne sont pas les mêmes ou encore au niveau de la programmation etc. Il faudra donc attendre un moment avant d’affirmer que SLOP est vraiment universel. L’ambition « prudente » de Matthew est à applaudir : son objectif pour l’instant de faciliter le travail des résidents d’OpenSims (qui peuvent apporter leurs objets déjà buildés dans SL) mais aussi aux résidents de SL, puisqu’ils peuvent trouver en les OpenSims des SandBox libres et vastes (les SandBox sont des espaces ou l’on peut builder librement). De ce point de vue, le concept de SLOP est plutôt intéressant. Beaucoup de personnes voient déjà SLOP comme le premier pont d’une interopérabilité SL/OpS, mais cet espoir relève pour le moment plutôt de l’utopie. En effet, ouvrir les portes des OpenSims remettrait en cause le système d’achat des sims sur SL. Il faut savoir que sur les OpenGrid, les îles sont soit gratuites (c’est très rare étant donné le coût des serveurs) soit vendues à des prix faibles (de 20 à 40 euro par mois par exemple). De plus, et surtout, les OpenSims sont souvent conçues pour justement proposer une alternative à Second Life, de manière totalement indépendante.

Un débat qui n’a pas fini d’être discuté. En attendant, SLOP c’est du bon boulot! Techniquement parlant.

Pour tout savoir sur SLOP rendez vous sur le site du programme : http://nec.reation.free.fr/

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