
Dans la vie de toute « fashionista » il y a un évènement avec un grand E, à ne pas manquer : La « Fashion Week ». Et devinez quoi ? Oui oui, votre journaliste préférée (ironie quand tu nous tiens ^^) a participé (bien accompagnée) à quelques uns des défilés les plus prestigieux de l’évènement de notre petit metavers. Étant donné que vous, pauvres petites gens, n’avez pas eu la chance d’être invités à la plupart d’entre eux, je vais faire mon possible pour vous dépeindre l’ambiance survoltée des showrooms de Seconde Life, entre champagne, célébrités et haute couture. Dites-moi que vous entendez déjà mes escarpins déambuler sur la surface plane du podium… Ne soyez pas jaloux…. La vie est parfois si cruelle… N’est-ce pas ?
C’est avec déjà 20 minutes de retard que j’arrive au défilé de ma marque préférée. Qu’est-ce que ça peut bien me foutre ? J’ai déjà le cœur au bord des lèvres, mon cerveau baigne dans le champagne, et de toute façon, j’ai déjà des places réservées au premier rang. C’est avec fracas que mes talons aiguilles martellement le sol pour arriver sur place avant le début des festivités, quand devant moi j’aperçois une tête blonde bien connue des soirées branchées : Sonya Anthony, styliste de la nouvelle marque hype « NOface » abordant, pour l’occasion, la nouvelle coupe Minnu et le skin qui va avec. Une photo pour les tabloïds plus tard et nous voilà déjà à critiquer les convives du défilé quand un éclair roux vient nous passer sous le nez.
Amy Walkenberg : Salut les grognasses !
Parfait Amy, la coqueluche des magazines est de la partie, elle et sa langue bien pendue. Et voila que maintenant non pas deux mais trois langues de vipères critiquent la foule de plus en plus compact qui nous entoure, quand soudain une erreur de look monumentale vient nous frapper en pleine face.

Le personnage est dégueulasse, pire encore, à vomir ! Parlons franc : depuis quand on met des chaussures fadasses et « pisseuses » avec une robe rococo à plumes criarde à souhait ? Coco Chanel a investi les règles du bon gout féminin. Certaines ont oublié de consulter leur manuel. Surtout quand la dite chose se trimballe avec une peau Redgrave des plus basiques, à savoir Lyla, celle que toutes les pouffiasses en mal d’amour et de goût abordent. Le ridicule ne tue pas effectivement : il rend simplement ridicule… ce qui reste bien pire.
Lasse de voir la gueuse trémousser ses pixels indélicats sur mon écran, je fais bouger ma caméra dans les coulisses à la recherche d’une petite exclusivité. Et là, enfin, je m’en prends plein les yeux : Ava Lu (styliste de Paper couture) nous offre une mouture exceptionnelle : robe en fourreau rouge affriolante, combinaison de cuir, agrémentée d’une étoffe en fourrure et de nouvelles coiffures bien plus portables que leur « Marie Antoinette touch » de la saison dernière. Les photos parlent d’elles même.
Ce n’est que vingt minutes plus tard que je me rends compte que le défilé n’a pas encore commencé… ça s’éternise tout ça… avec ces histoires je vais louper le défile Kmadd, que je ne peux me résoudre a louper, tellement la nouvelle collection promet monts et merveilles. De toute façon, j’ai déjà vu les pièces maitresse de la collection. Alors… après m’être concertée avec mes deux compagnes, nous nous éclipsons, non sans nous être insurgée sur la façon dont on traite les invités ici (même pas une coupe de champagne…) pour nous rendre chez Kmadd.
Là bas, on se rend vite compte qu’on ne lésine pas sur la déco : Un immense cube blanc orne l’espace agrémenté de chaises autours. Intéressant comme concept… très personnel… Ce n’est que quelques minutes plus tard, quand le cube s’effondre, laissant place à une scène où prône en son centre un arbre lumineux, autours duquel les mannequins commencent à s’élancer que je comprends qu’il avait juste voulu créer la surprise…
La collection défile sous nos yeux, alléchante, dans des teintes pourpres, robes de gala légères, sur fond de fourrure dans une ambiance féerique, où les faunes les plus poétiques hantent un podium aux allures fantastiques…. Les étoffes sont légères, les robes en mode babydoll, très tweegy, très appréciables, très dans le courant actuel.
Je délaisse le défilé par ennui, les tenues commencent à toutes se ressembler : finalement tout ça a un petit goût de déjà vu… Je m’intéresse maintenant à la foule qui assiste au défilé : dans un coin j’aperçois Payton Heron, mannequin célèbre du jeu, Volcom Praga, un des blogueur de mode les plus appréciés, Sally Yachvili, mannequin de Minnu, une des Miss Univers de l’année, diverses rédactrices en chef de magazine (Avatar Hype, Runway…). Et bien que du beau monde pour un défilé qui se laisse regarder.
Bon d’accord, je suis mauvaise langue, mais bon quand même ! J’ai vraiment l’impression que tous les défilés ont un air de déjà vu de nos jours.. Où est la surprise à part la mise en scène réussie et quelques nouvelles créations ? Aucune, c’est simple. Les chaussures sont encore et toujours des Maitreya, et les mannequins toujours les mêmes. La mode se démoderait-elle ? A méditer….
Minako Bracken, modeuse déprimée par le sentiment de déjà vu de SL.




























