Retrouver Moya Janus, ce soir à 21h30 dans une conférence sur Ecologia Island. C’est ici.
Lorsque vous rencontrez Moya Janus, ne lui demandez pas de vous parler de lui ni de son mode d’expression artistique. Cet artiste n’a pas inventé le verbe et seules 4 lettres ont un sens à ses yeux, basiques comme les 4 couleurs qu’il décline sans cesse, mais néanmoins essentielles. Elles sont l’essence même du personnage. Plus qu’une signature, elles font l’Homme, que dis-je, elles sont l’Etre.
Toutefois et c’est une chance, Moya Janus est narcissique. Il nourrit une tendance mégalo aigüe. Le bonhomme aime que l’on parle de lui, en bien ou en mal, qu’importe, le monde est sa scène et l’essentiel est que le public assiste à son spectacle. Ainsi pour toutes réponses, vous n’obtiendrez que quelques adresses de sites – dont le sien http://www.moyacircus.com/ – où d’autres avant vous, auront agressé l’artiste de leur plume.
Au cours de votre visite, vous en découvrirez donc plus que vous n’oseriez l’espérer sur lui. Il vous conduira d’ailleurs peut-être lui-même, à la vitesse de la dématérialisation d’un pixel, au travers de ses expositions, ou mieux encore – si vous êtes sages – au cœur de son univers « L’Ile de Moya » http://slurl.com/secondlife/Moya/135/124/28.
Certes, Moya Janus parle peu ou prou, et pourtant, son message apparaît partout, il est de tous les événements. Tel un chancre, il se nourrit de l’information qui l’entoure pour en créer, au fur et à mesure, les éléments qui constituent le Moyaland. Chaque espace de l’Ile de Moya, comportent des œuvres réalisées pour des occasions précises.
Petit tour d’horizon :

Il s’agit de la reproduction de ce qu’il a réalisé, à l’occasion du Festival International du Cirque de Monaco cette année. A l’intérieur, quelques photos et une exposition des sculptures créées pour l’année du cirque 2002 en Italie

Pas si fou, l’artiste ! Un monde sain d’esprit est un monde sain de corps. Aussi, dans la zone réservée à la santé, tout a été prévu : un psy, un hôpital, un opticien et même une pharmacie exposant les affiches réalisées pour le salon Pharmagora.

Moya Janus nous invite aussi au voyage. Il nous fait découvrir son cadre de vie, l’arrière-pays niçois et ses maisonnettes gorgées de soleil perchées à flanc de montagne, au-dessus de l’océan. Puis, au volant de sa petite voiture sans permis – il suffit de s’installer à l’arrière pour s’en convaincre et de compter ses bosses une fois revenu au point de départ – il nous accompagne à travers le monde. Les continents sont représentés par pavillons, organisés selon le principe de la Biennale de Venise.

Le pavillon d’Asie, présentant quelques photos d’événements à Tokyo, Hong Kong, la miniature d’une sculpture exposée à kaoshiung (Taiwan).

L’Ile de Moya regorge de trésors que je vous laisse le soin de découvrir. Si malgré tout ce que vous avez pu admirer, vous avez soif d’en connaître encore un peu plus, vous pouvez flâner dans La Réserve où toutes les créations de son atelier sont classées. Vous pourrez aussi compulser la « Moyapédia » dans la librairie implantée en centre ville (tous les écrits d’hier et d’aujourd’hui y sont répertoriés.
Prenez le temps d’explorer, accordez vous le droit de contempler ce qui semble innocent voire naïf. Même si l’artiste se défend de cacher un secret derrière ses œuvres, derrière le masque du clown blanc, se cache un philosophe. Son nom de Janus lui colle aussi parfaitement que sa combinaison. Derrière l’amuseur, le visage du penseur s’éveille et observe.
Pourquoi ne pas affirmer alors – comme tout le monde – ce qu’il pense ?
Facile à dire ! Moya Janus ne ressemble à personne, car sans conteste, Moya Janus c’est Quelqu’un !
La source de son raisonnement est plus profonde. Elle tient à ses racines et toute son expression artistique est influencée par ses origines méridionales. Comme il l’explique lui-même (eh oui, parfois il est possible de lui arracher quelques phrases), dans le Sud, l’artiste est un shaman, un symbole vivant de l’histoire d’une population, d’un village, d’une région. Il sait, voit, comprend. Il sera donc la mémoire.
Tel le santon, il appartient au rituel, s’implémente dans le décor. C’est toute la pédagogie Moya.
L’humain filera sa laine jusqu’au jour où Atropos, la Parque décidera de la trancher. Tandis que le Moya pixellisé continuera de brosser la toison de Dolly, sa muse ovine.
C’est tout l’esprit de l’exposition qui se tient actuellement sur la sim Cultures Digitales http://slurl.com/secondlife/Cultures%20Digitales/221/130/23, hébergeant également le Ministère de la Culture et Arté.
D’influence très SL, Moya Janus y use et abuse de scripts.

Pour ce passionné d’électronique et de technique, quelle aubaine de pouvoir laisser libre cours à sa créativité pour exprimer son rêve d’immortalité au travers de la transformation du Moya réel au Moya virtuel, toujours dans un esprit égocentrique et teinté d’humour.