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Le 25 octobre 2008 à 19 h 24 min   

Crédit Agricole, actif sur Second Life, met en oeuvre des outils pour ses clients. Elle se fait ainsi une bonne publicité mais surtout, met en place des services accessibles et simples pour tous résidents. Les renseignements de cet article proviennent de monsieur Foix Villota (SL), directeur général du crédit agricole Pyrénées Gascogne.

L’implantation de l’entreprise sur Second Life

L’entreprise Crédit Agricole, qui se situe sur Pyrénées Gascogne, a commencé sur SL avec un institut Mutualiste pour porter les valeurs coopératives du groupe.

Elle a ensuite travaillé avec Stonfield InWorld (entreprise qui guide les entreprises pour leur installation sur Second Life) pour développer l’e-business et l’e-learning. Cette collaboration a permis la création d’un institut mutualiste sur SL. Ensuite, ils ont travaille sur Territoire Digital, une communauté de membres salariés et élus du Crédit Agricole. A l’heure actuelle, ils travaillent à préparer le web de demain qui consiste en trois domaines : la banque, les ventes en ligne et la formation dans l’entreprise.

Crédit Agricole, la banque mutualiste comptant environ 1700 salariés, est aujourd’hui implanté sur SL dans le but d’offrir aux clients un nouveau moyen de communication.

Ses missions et ses projets

Cet immense territoire offre beaucoup de services aux clients. Par exemple, en allant sur le marché de produits agro-alimentaires, nous pouvons, depuis SL, accéder à des sites internet permettant l’achat de produits en ligne.

« On pense ainsi mettre en valeur les produits français ». Foix Villota

L’entreprise possède également un graphe donnant la bourse RL en temps réel sur SL. Elle est directement vers ce qu’ils appellent les utilités et considère Second Life comme le web de demain. En s’y attardant plus longtemps, les sociétés venant sur SL contribue grandement à sa vie. Elle renforce le sentiment réel du jeu.

Nous pouvons, depuis SL toujours, ouvrir un vrai compte. Cette fonction permet de concilier pratique et ludique. Si une population plus importante venait sur SL, on pourrait ouvrir un compte bancaire, un vrai, depuis notre métavers, nous créons des choses bien réelles, n’est-ce pas quelque chose de grand ?

Ils pensent aussi à demander la présence d’un conseiller sur SL.

« Car le plus de SL par rapport au reste du Web, c’est la présence du vendeur ». Foix Villota

SL leurs a permis d’essayer certains projets avant de les lancer sur le RL. Par exemple, ils ont créé les économies d’énergie sur SL pour tester, ils le lanceront en RL seulement en janvier prochain. L’idée est que la formation dispensée à 50% sur le monde virtuel fait économiser de l’énergie du fait, par exemple, qu’il n’y a plus de frais de déplacement pour cette partie de formation.

La société pense faire, à long terme, un croisement plus approfondi de SL et de RL.

« SL marie le web, la vidéo, le chat, la voix, les slides (diaporama) ainsi que la présence électronique. ». Foix Villota

Ils préparent ainsi le web de demain.

Une entreprise innovante qui n’utilise pas SL seulement comme une vitrine publicitaire

Cette entreprise RL installée sur SL est vraiment bien pensée, elle nous permet un accès facile aux différents services proposés par la société. Pour les spéculateurs, notre graphe sur la bourse est accessible et facile de compréhension. De plus, celui-ci est un lien direct vers des pages internet de ventes en ligne, rudement efficace !

La possibilité d’ouverture de compte RL via SL est une idée déconcertante, car cette fusion RL et SL est vraiment poussée au maximum, mais très pratique. Certes il nous manque les conseillers, mais ils le disent déjà, si SL prend de l’ampleur, ils payeront des gens qui seront en ligne sur SL pour guider les clients potentiels.

SL n’est donc pour le moment rien d’autres que de la pub et des mises a disposition pratique pour les clients, mais il y a encore trop peu d’éléments pour pouvoir dire que l’avenir est sur Second Life.
Gardons en tête que les idées sont bonnes mais qu’il faudra attendre qu’elles soient mises en place. Si tel est le cas, SL aura trouvé une vraie banque en ligne.

Blog de Foix Villota : http://www.jphilippe.com/

Site Web de la Caisse Régionale Pyréennes-Gascogne du Crédit Agricole

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Alex Castaignede
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Le 17 avril 2008 à 15 h 52 min   

La démission de Philip Rosedale de son poste de PDG de Linden Lab, société qu’il a créée, a provoqué des réactions dans la presse française pour le moins hâtives. Certes, P.Rosedale, en tant qu’inventeur de Second Life, est une figure emblématique des mondes virtuels, mais de là à laisser entendre la fin des mondes virtuels, il n’y a eu qu’un pas qu’un quotidien de référence comme le Monde n’a pu s’empêcher de franchir.

Le titre de l’article (17 mars 2008) est pourtant assez modéré et correspond à la réalité : « Second Life cherche un second souffle ». Mais c’est au contenu qu’il ne correspond pas, un contenu alarmiste et parfois surprenant. On y trouve en effet un « début de la fin », un « départ des marques » avec comme exemple Coca-Cola et AOL – la première est pourtant toujours présente – et cette phrase : « Certes, le nombre d’abonnés est toujours en progression, mais à un rythme moindre (moins de 5 % par mois) comparé à la période faste d’octobre 2006 où il s’établissait à près de 50 %. » Un rythme mensuel sur une brève intervalle d’un mois me laisse un peu songeur. Mais le summum est la dernière phrase de l’article, réglant le compte des mondes virtuels sous la forme d’une question induisant une réponse affirmative : « Le soufflé des mondes virtuels serait-il en train de retomber ? ». Comme le remarque le blog www.imarginal.com, cette question démontre « une méconnaissance de la tendance actuelle : 100 millions de visiteurs dans plus de 35 mondes virtuels et 1 milliard de $US investis l’an passé dans ces univers, par des groupes tels que Walt Disney — et AOL vient de racheter le site Web de réseautage social Bebo pour un montant de 850 millions $US, société qui prévoit d’investir massivement dans les Métavers. Si Coca Cola quitte SL, IBM, NEC, Lancia y construisent de nouvelles îles et le Consortium NMC de 250 universités et musées américains travaillent aujourd’hui dans plus de 100 îles… »

Une banque française particulièrement implantée sur Second Life n’a pas tardé à répondre à l’article du Monde, avançant en cela ses annonces par rapport à la date initialement prévue. Le Crédit Agricole Pyrénées Gascogne confirme en effet son intérêt pour les mondes virtuels (La Tribune du 21 mars 2008) et sa volonté de s’implanter durablement sur Second Life. Sa présence s’articule en trois points : la communication, l’offre de services à ses clients et la formation. Laissons d’abord la parole à la Tribune : « Comme l’explique Jean Philippe, directeur général de la caisse, « aujourd’hui en matière de banque, il existe une importante masse d’informations à traiter. Sur Internet, les pages Web se succèdent, mais l’internaute décroche très vite. Or, l’humain réfléchit en trois dimensions : Second Life permet de mettre en pratique cette conception ». Concrètement, l’avatar se promène dans un univers qui lui permet d’avoir accès facilement à l’ensemble des informations dont il a besoin sur tel ou tel thème. Des panneaux d’affichage ou des dossiers sur étagères que l’utilisateur sélectionne lui permettent d’accéder aux pages Web explicatives. Pour toute question particulière, l’avatar peut, en cliquant sur son clavier, être mis en relation en direct avec un conseiller de clientèle qui répond à ses questions. » L’avatar peut également ouvrir un compte, commander des cartes bancaires ou obtenir des devis. Mais Second Life n’est pas seulement pour la banque un outil de communication ou de commercialisation puisqu’elle compte dorénavant organiser sa formation interne dans le monde virtuel. Ce dernier permet en effet de disposer de la plupart des techniques de communication et de réaliser des économies substantielles sur les coûts de formation.

Le 25 mars 2008, le quotidien Les Echos, s’appuyant sur son confrère britannique The Economist, élargit la question à celle des mondes virtuels en général. Des pionniers de l’internet comme Compuserve et Prodigy ont disparu alors qu’AOL, autre pionnier, a dû changer radicalement sa stratégie. « Les deux principaux phénomènes des dernières années, les sites communautaires comme Facebook et les univers virtuels comme Second Life, ressemblent à s’y méprendre à l’AOL de 1994. Ce sont des mondes fermés, fondés sur des normes exclusives. » Une touche d’humour termine l’article : « En tout cas, selon The Economist , Philip Rosedale, le créateur de Second Life, s’est plongé dans les coupures de presse sur AOL… afin d’éviter de connaître le même sort. »

Pierre-Olivier Carles, spécialiste des mondes virtuels, livre sur son blog www.pocarles.com une analyse que la presse économique pourrait envier. Il commence par un état des lieux qui n’a rien d’alarmant. « Philip Rosedale est, sans nul doute, le visionnaire qui a réussi le tour de force de créer et de lancer ce que personne n’avait pu faire avant : un univers persistant, en 3D, qui permette à chacun de créer son propre contenu, d’assurer à chaque créateur qu’il possède bien, juridiquement parlant, le contenu qu’il aura créé et d’asseoir le tout sur une plate-forme économique disposant de sa propre devise. C’était en Juin 2003. A ce jour, en Mars 2008, aucun autre Monde Virtuel sur les 250 qui existent, n’est capable de faire cela avec la même facilité, stabilité, envergure et sécurité. (…) Linden Lab est une entreprise d’environ 250 personnes, qui compte à son capital quelques uns des plus solides fonds d’investissement de la Silicon Valley, comme Benchmark Capital, par exemple, ou le fond de Pierre Omidyar (fondateur d’Ebay et business angel pragmatique). L’entreprise est réputée rentable, sur un business model principal d’hébergeur de servers, vieux comme le web et extrêmement profitable de part les tarifs pratiqués. » Il ajoute ensuite que Second Life ne laisse pas indifférent de grands groupes comme IBM, eBay), Cisco, Intel ou encore Microsoft, sans parler de Google qui n’est pas évoqué dans l’article. Enfin, Pierre-Olivier Carles explique que la société est entrée dans une phase de maturité, passage obligatoire dans le cycle de vie d’une entreprise, sans pour autant nier qu’elle traverse une crise. Mais les crises ne sont-elles pas elles aussi un passage obligé dans toutes les organisations ?

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