login
LeoMaxx Sautereau
login
Le 6 décembre 2008 à 16 h 49 min   

Le camping sur Second Life a fait parti des méthodes les plus populaires pour se faire un peu d’argent. Mais cette pratique aussi peu rentable qu’injuste est-elle pour autant en voie de disparition ?

N’espérez pas que je vous recommande quelques bonnes adresses de campings pour vos vacances cet été. Non, je ne me suis pas reconverti en journaliste pour le Guide du Routard… Quand je vous parle du camping dans InVWorlds, je fais bien référence à ces avatars malpolis qui ne vous disent jamais « bonjour », ces Stakhanov du lessivage du parquet, ces drogués aux anxiolytiques qui scotchent niaisement une grosse boule verte… tout ça pour quelques L$ amplement pas mérités. Le camping sur Second Life n’a aucun lien avec le lieu de vacances de Dédé, Bébert, Bibi et leur orchestre, si ce n’est la possibilité de se prélasser en écoutant le chant des oiseaux après la sieste.

Le concept du « camp » sur Second Life est assez simple. Il consiste à prendre position sur un emplacement prévu à cet effet, attendre que le temps passe et voir tomber 1 ou 2 L$ toutes les quinze ou vingt minutes. Une simple interaction avec un objet (une chaise, une boule, un matelas pneumatique… un balai) suffit pour « camper » pour peu qu’il mentionne l’étiquette adéquat (ex : « 2 L$ every 15 minutes »). Encore faut-il que vous connaissiez les endroits qui proposent ce genre d’ »activité » (rire jaune), qui d’ailleurs se font de plus en plus rares.

En effet, les adresses de « camp » sont aujourd’hui très parcimonieuses, bien qu’elles connaissent encore de nombreux adeptes. Il y a moins d’un an, le camping était encore une fonction très populaire. Rares sont les sims qui ne proposaient pas un banc ou un plot de danse pour donner aux newbies l’occasion de gagner quelques sous. Mais d’où vient cet argent me demanderiez vous ? Pas du ciel non, encore moins de Linden Lab. Les sims owners prévoient un budget « camping » qui sera redistribué aux avatars usant de ce système. Malheureusement ces responsables ont vite été victimes du succès du « camp », dans lequel les noobs en quête d’une improbable fortune se jettent en masse… Les sommes engrangées ont donc été réduites (autrefois 4/5 L$ par quart d’heure, plus que 1/2 L$ aujourd’hui) pour ne pas trop dépouiller les heureux donateurs. Ce coup de serpe dans le budget a eu également pour conséquence une désertion des points de camping et leur suppression partielle, ajouté à cela une remise en question de ce système que beaucoup considèrent comme injuste.

Le camping, un système de plus en plus controversé

Que l’on ne s’y trompe pas, l’introduction du camping dans Second Life n’avait rien d’une action caritative, en tout cas pas pour une large majorité de sims owners. Le camping propose en effet des avantages certains pour les responsables de sims, à commencer par une amélioration du traffic. En plaçant des points de « camp » un peu partout sur leur(s) land(s), les sims owners gonflent artificiellement l’audience et jouent malicieusement sur le système d’index de « classement’ du moteur de recherche de Second Life. Ainsi, quand un internaute fait une recherche pour trouver le club le plus populaire de la communauté francophone, il tombera prioritairement sur celui qui aura eu la malhonnêteté de placer des points de camp un peu partout. Bien sûr, il faudra que le propriétaire ait les moyens d’arroser les campeurs pour maintenir son audience au top. Le succès c’est de l’argent, dit-on ?

Les réunions de campeurs n’ont pourtant rien de conviviales et d’attractives. Elles donnent l’illusion de vitaliser la sim alors qu’au contraire, elles contribuent à la dépérir. La présence d’un point de camping est frustrante pour l’utilisateur qui souhaite échanger quelques banalités avec un badaud, car il a devant lui une colonie de zombies aussi prolixes que Bernardo et aussi chaleureux qu’un fan-club de Léon Tolstoï. Pas très sympa donc…

L’agglutinement de points verts sur la carte est donc souvent trompeur, mais profite de l’effet de masse qui va inéluctablement attirer le voyageur en recherche de curiosité. C’est aussi un bel argument marketing pour certains businessmen peu scrupuleux qui utilisent des valeurs de traffic factices pour vanter un succès totalement artificiel. Bel exemple que cette photo ci dessous prise à une dizaine de mètres sous le magasin d’une célèbre créatrice française de bijoux sur SL…

La méthode de calcul de traffic de Second Life remise en cause

Aujourd’hui beaucoup de sims owners ont pris conscience que l’agglomérat d’une population de morts-vivants autour d’une ball de camp était plus pénalisant qu’autre chose, du moins pour ceux qui souhaitent valoriser le contenu de leur sim. Ainsi Koxinell Lane, propriétaire du domaine France 3D, nous indique sur son site qu’elle a pris la décision de supprimer l’ensemble des modules de camping sur ses lands pour la bonne et simple raison que ces zombies n’apportent qualitativement rien d’intéressant aux activités de la région (qui a pourtant été l’une des premières à proposer des solutions de camping dans le paysage francophone).

« [...]nous avons constaté que le groupe des campeurs réguliers, bien que sollicités régulièrement sur nos activités, n’a malheureusement montré aucun intérêt pour profiter de cette opportunité de se divertir ou d’apprendre, préférant se cantonner sur ses 10 mètres carrés d’espace et ne pas perdre quelques dizaines de L$ pendant nos évènements. » Koxinell Lane

Cette décision n’est d’ailleurs pas acceptée avec beaucoup de compréhension. Les campeurs de France 3D ont menacé sa responsable d’une manifestation massive pour qu’elle rétablisse le camping, sur France 3D Courchevel notamment. Ils ont l’air mous comme ça ces zombies, mais ne vous y méprenez pas, ils mordent!

Actuellement les principaux domaines francophones ont banni les campeurs, trop coûteux d’une part et improductifs d’autre part. Seule la région Liberta de Saddam Triskaidekaphobia croit encore au « camp ». Les chiffres lui donnent d’ailleurs raison puisque la sim principale est classée deuxième en terme d’affluence francophone derrière Nosgoth. Cela dit en termes de qualité, c’est une autre question, l’activité est au point mort, au sens propre comme au sens figuré. Mais en terme marketing c’est une bonne affaire, puisque les entreprises (principales cibles du LandBarron) s’intéressent surtout aux chiffres, même s’ils sont trompeurs.

Les chiffres… pour combien de temps encore ? Les failles de la méthode pour le calcul du trafic ont déjà été rapportées aux oreilles de Linden Lab qui a promis d’agir pour mettre en place un nouveau dispositif plus juste. Il se baserait désormais sur l’aspect qualitatif et non plus quantitatif comme ça l’est encore actuellement. Ainsi les messages t’chat, les déplacements, les clics etc… seraient pris en compte pour mesurer efficacement le dynamisme d’une parcelle et, à plus grande échelle, d’une sim. Cela dit, nous attendons toujours ce nouveau système qui ne semble pas vouloir se déployer.

Pour ma part, si les intentions de l’éditeur sont réelles, je me permets d’être sceptique sur ce changement quand Linden Lab lui-même profite -comme il faut- de la vieille méthode. Difficile de passer à autre chose quand on sait que les « bots » (comptes fantômes sans utilisateurs), lourdement employés par la firme américaine sont toujours aussi utiles pour homogénéiser les chiffres de traffic sur le MainLand et ailleurs. Ce n’est donc pas demain la veille que nous aurons l’honneur de constater une audience représentative de l’attractivité d’une sim.

Les campeurs ont donc encore de beaux jours devant eux, même s’il faut leur faire preuve d’un peu plus de recherche qu’autrefois. Cela dit les contestations ont au moins permis une chose : que le camping écope d’une mauvaise réputation et sanctionne la sim qui l’utilise d’une réputation peu flatteuse. C’est le cas de Liberta dont les activités ne font pas l’unanimité dans le paysage francophone.

LeoMaxx Sautereau

login
LeoMaxx Sautereau
login
Le 25 novembre 2008 à 15 h 34 min   

Toutes les entreprises ne s’intéressent pas uniquement aux mondes virtuels pour leur fonction publicitaire. Intel, bien connu pour être concepteur et fondeur de microprocesseurs, lancera prochainement ScienceSim, un monde virtuel basé sur le projet OpenSimulator. Le programme se distinguera pour être un outil de recherche scientifique, mais aussi comme une solution pédagogique vis à vis de ses clients et de ses partenaires.

Le 20 Novembre dernier, Justin Rattner* publiait sur le blog officiel d’Intel une note sur laquelle il faisait partager son vif intérêt pour les mondes virtuels et l’introduction d’un programme intitulé ScienceSim. A l’origine de ce projet, Wilfred Pinfold, responsable de la Direction « technologie » du laboratoire des systèmes technologiques de Intel Corporation, conscient de l’opportunité offerte des métavers pour l’entreprise qui l’emploie.

Une annonce qui ravira les défenseurs du projet OpenSim, ce programme open-source basé sur Second Life qui vous permet d’installer gratuitement et librement votre propre monde virtuel. Intel devrait donner les moyens aux développeurs de OpenSimulator de se valoriser d’une image crédible vis à vis des entreprises de nouvelles technologies. Il encouragera aussi ses acteurs à accélérer le développement et sera susceptible de faire « appel d’air » à d’autres partenaires si le succès est au rendez-vous.

Selon Intel Corporate, OpenSim fait partie de ce qu’ils appellent les ICE (Immersive Computer Experiences). Les ICE ne sont ni plus ni moins qu’une dénomination différente des mondes virtuels, mais dans lequel la firme semble vouloir intégrer les jeux massivement multi-joueurs ainsi que ce qu’ils nomment les « Augmented Reality », ces logiciels qui associent les images réelles à des données digitales/géolocalisées (ex : Google Earth).

Dans les prochains mois, la société Intel devrait donc inaugurer ScienceSim. Comme son nom l’indique, il s’agira d’un monde virtuel sur lequel le groupe américain fera des démonstrations scientifiques accessibles à ses collaborateurs, et dans une moindre mesure, au grand public. Par ce projet, la firme veut faciliter « l’éducation, la collaboration et la compréhension ». Celui ci permettra ainsi de synthétiser et visualiser simplement des modèles scientifiques complexes tels que des applications médicales ou des simulations astronomiques. Intel souhaite également exploiter davantage les possibilités offertes par les ICE en permettant à l’utilisateur d’interagir directement sur ces modèles. Ainsi ce dispositif permettrait, en théorie, à plusieurs chercheurs de travailler sur un même modèle et optimiser un travail de groupe en facilitant les échanges d’informations.

Samsung, The Electric Sheep Company, Digital Space et NGI group sont déjà en partenariat avec Intel pour le développement des mondes virtuels et la promotion de ses possibilités.

Une solution infaisable à court et moyen terme

Certes l’intérêt de Intel pour OpenSim précède un fort engouement des utilisateurs et des entreprises pour la plateforme. Mais derrière ces déclarations un peu hâtives et enjolivées, nous sommes en droit de nous poser quelques questions quant à la réelle pertinence du projet, et plus encore, à sa faisabilité.

Le détail de ScienceSim démontre une forte ambition de la part de l’entreprise qui souhaite utiliser ce logiciel opensource comme une formidable opportunité de développement. Une « nouvelle façon de travailler » qui renchérit un peu plus la définition de ce que nous supposons être le « Web 3.0″. Mais concrètement ça donne quoi ? OpenSimulator est actuellement à un stade de développement très peu avancé et qui suppose une forte instabilité technique. Il est donc peu probable qu’une société comme Intel puisse utiliser un un plan de travail aussi fragile. Nous ne parlons même pas de la protection des données, inexistante pour ainsi dire, que même des mondes virtuels « protégés » comme Second Life n’arrivent pas à garantir totalement.

Nous pouvons donc saluer l’implication de Intel dans les mondes virtuels, ce qui va aider à redéfinir une image galvaudée que nous avons coutume de lire et entendre dans les médias. Mais nous nous inquiétons aussi de sa surprenante naïveté vis à vis de ses risques. D’après Justin Rattner, le projet ScienceSim est paré à un lancement assez proche. Espérons que ce programme ne soit lancé qu’à titre expérimental et que cette expérience puisse réellement profiter au déploiement et la maturité technique de OpenSim, encore en version alpha à l’heure où j’écris ces lignes.

* Justin Rattner : Directeur du groupe Intel Corporate Technology

Merci à Gally Young et Ice pour avoir partager cette information

LeoMaxx Sautereau

login
00 Netizen
login
Le 25 octobre 2008 à 19 h 24 min   

Crédit Agricole, actif sur Second Life, met en oeuvre des outils pour ses clients. Elle se fait ainsi une bonne publicité mais surtout, met en place des services accessibles et simples pour tous résidents. Les renseignements de cet article proviennent de monsieur Foix Villota (SL), directeur général du crédit agricole Pyrénées Gascogne.

L’implantation de l’entreprise sur Second Life

L’entreprise Crédit Agricole, qui se situe sur Pyrénées Gascogne, a commencé sur SL avec un institut Mutualiste pour porter les valeurs coopératives du groupe.

Elle a ensuite travaillé avec Stonfield InWorld (entreprise qui guide les entreprises pour leur installation sur Second Life) pour développer l’e-business et l’e-learning. Cette collaboration a permis la création d’un institut mutualiste sur SL. Ensuite, ils ont travaille sur Territoire Digital, une communauté de membres salariés et élus du Crédit Agricole. A l’heure actuelle, ils travaillent à préparer le web de demain qui consiste en trois domaines : la banque, les ventes en ligne et la formation dans l’entreprise.

Crédit Agricole, la banque mutualiste comptant environ 1700 salariés, est aujourd’hui implanté sur SL dans le but d’offrir aux clients un nouveau moyen de communication.

Ses missions et ses projets

Cet immense territoire offre beaucoup de services aux clients. Par exemple, en allant sur le marché de produits agro-alimentaires, nous pouvons, depuis SL, accéder à des sites internet permettant l’achat de produits en ligne.

« On pense ainsi mettre en valeur les produits français ». Foix Villota

L’entreprise possède également un graphe donnant la bourse RL en temps réel sur SL. Elle est directement vers ce qu’ils appellent les utilités et considère Second Life comme le web de demain. En s’y attardant plus longtemps, les sociétés venant sur SL contribue grandement à sa vie. Elle renforce le sentiment réel du jeu.

Nous pouvons, depuis SL toujours, ouvrir un vrai compte. Cette fonction permet de concilier pratique et ludique. Si une population plus importante venait sur SL, on pourrait ouvrir un compte bancaire, un vrai, depuis notre métavers, nous créons des choses bien réelles, n’est-ce pas quelque chose de grand ?

Ils pensent aussi à demander la présence d’un conseiller sur SL.

« Car le plus de SL par rapport au reste du Web, c’est la présence du vendeur ». Foix Villota

SL leurs a permis d’essayer certains projets avant de les lancer sur le RL. Par exemple, ils ont créé les économies d’énergie sur SL pour tester, ils le lanceront en RL seulement en janvier prochain. L’idée est que la formation dispensée à 50% sur le monde virtuel fait économiser de l’énergie du fait, par exemple, qu’il n’y a plus de frais de déplacement pour cette partie de formation.

La société pense faire, à long terme, un croisement plus approfondi de SL et de RL.

« SL marie le web, la vidéo, le chat, la voix, les slides (diaporama) ainsi que la présence électronique. ». Foix Villota

Ils préparent ainsi le web de demain.

Une entreprise innovante qui n’utilise pas SL seulement comme une vitrine publicitaire

Cette entreprise RL installée sur SL est vraiment bien pensée, elle nous permet un accès facile aux différents services proposés par la société. Pour les spéculateurs, notre graphe sur la bourse est accessible et facile de compréhension. De plus, celui-ci est un lien direct vers des pages internet de ventes en ligne, rudement efficace !

La possibilité d’ouverture de compte RL via SL est une idée déconcertante, car cette fusion RL et SL est vraiment poussée au maximum, mais très pratique. Certes il nous manque les conseillers, mais ils le disent déjà, si SL prend de l’ampleur, ils payeront des gens qui seront en ligne sur SL pour guider les clients potentiels.

SL n’est donc pour le moment rien d’autres que de la pub et des mises a disposition pratique pour les clients, mais il y a encore trop peu d’éléments pour pouvoir dire que l’avenir est sur Second Life.
Gardons en tête que les idées sont bonnes mais qu’il faudra attendre qu’elles soient mises en place. Si tel est le cas, SL aura trouvé une vraie banque en ligne.

Blog de Foix Villota : http://www.jphilippe.com/

Site Web de la Caisse Régionale Pyréennes-Gascogne du Crédit Agricole

00 Netizen

login
Alex Castaignede
login
Le 17 mai 2008 à 18 h 01 min   

Cisco, poids lourd mondial de la gestion des réseaux

L’industrie des hautes technologies est dominée par quatre acteurs, IBM pour le matériel, les logiciels et les services, Intel pour les processeurs, Microsoft pour les logiciels, et Cisco pour les réseaux. Malgré quelques campagnes de publicité, cette dernière société est moins connue du grand public, tout du moins en France. Créée en 1984 à l’université Stanford (le nom université de Stanford, plus employé, n’est pas correct car Stanford n’est pas un lieu mais le créateur de l’université), à Palo Alto, au cœur de la Silicon Valley. Cisco est désormais un groupe multinational présent dans 75 pays et fait travailler près de 50 000 salariés. « Avec ses routeurs, commutateurs, réseaux d’accès et logiciels réseau, Cisco s’impose comme le leader mondial des solutions réseau pour Internet: plus de 50% de toutes les autoroutes de l’information utilisent du matériel Cisco, alors que plus de 80% de la technologie de base d’Internet émanent des laboratoires de recherche et développement de l’entreprise californienne » (1).

Un partenaire de choix dans Second Life

Un métavers comme Second Life ne pouvait laisser indifférent une société dont la devise est « Welcome To The Human Network ». Cisco s’est installé dans cet univers virtuel en décembre 2006, avec l’achat de deux îles: une destinée à l’ensemble des joueurs afin de présenter ses produits (2), l’autre réservée à ses partenaires et ses salariés (3). Ainsi, Second Life n’est pas seulement une vitrine mais aussi un véritable réseau social, combinant en 3D intranet et extranet, et évitant de se déplacer. Cisco, qui se définit comme une entreprise citoyenne, affiche d’ailleurs parmi ses objectifs prioritaires la protection de l’environnement. Des réunions, des formations (encore plus indispensables dans les hautes technologies que dans les autres secteurs) qui se tiennent par l’intermédiaire de vidéoconférences ou dans les mondes virtuels, c’est autant de carburant économisé.

Une plateforme innovante

Jeannette Gibson, directeur chargé des nouveaux médias chez Cisco, a déclaré que la présence de son groupe sur SL est prévue pour une longue durée et que « SL est là pour rester » (4). En 2007, les sites de Cisco ont été fréquentés par plusieurs dizaines de milliers de clients et de partenaires. Quels sont les atouts des univers virtuels par rapport aux systèmes classiques de vidéoconférence ? Des atouts technologiques classiques (vidéos, voix), des apports faciles à utiliser comme la caméra qui modifie les angles de vue, permettant ainsi de dynamiser la vidéoconférence, le tout à un coût dérisoire si on le compare aux systèmes classiques. Linden Lab, société éditrice de Second Life, a encore de nombreux progrès à faire pour offrir une plateforme fiable. Si elle y parvient, elle donnera ainsi raison à Jeannette Gibson. D’autant plus que si les mondes virtuels accentuent leur développement, c’est plus de routeurs, plus de commutateurs, plus de serveurs qui seront nécessaires. Les notions d’entreprise citoyenne et d’entreprise qui cherche à augmenter ses profits ne sont pas incompatibles.

1. Site internet de Cisco.
2. Le 4 mars 2008, Cisco a présenté sur sl son dernier routeur, dont la conception pris 5 ans et a nécessité un investissement de 250 millions de dollars.
3. D’après Jeannette Gibson, 1000 salariés de Cisco ont été actifs sur Second Life en 2007.
4. Reuter, 4 avril 2008.

Propulsé par WordPress   |   Template réalisé par Graphical Dream
Haut de page