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Sibyllina Luna
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Le 24 avril 2008 à 16 h 34 min   

Désormais, parlons un peu de mon peuple, celui qui m’a été volé par mes pères. Les Lupins représenteraient, à vos yeux, un hybride entre vos loups et vous-mêmes, les humains. De type humanoïde, ils prônent le pacifisme comme règle de vie et ne connaissent donc pas l’art de la guerre ni même les notions de violence ou de haine. Chez eux, un litige se résout toujours à l’amiable et de bien des façons. Le sexe et l’amour y prennent une place prépondérante, servant en quelque sorte de monnaie d’échange ou de moyen de calmer les conflits. Les prêtres et prêtresses servent souvent d’intermédiaires et de juges, allant jusqu’à régler les litiges par eux-mêmes et départager les plaignants. Par ailleurs, les Lupins vivent en communion avec la nature les environnant, utilisant cette dernière pour subvenir à leurs besoins, sans pour autant négliger les arts tels l’architecture, la sculpture, etc. Leurs autorités se résument à ces prêtres et archiprêtresses. Ce rôle n’est réservé qu’aux uniques femelles de la race, qui les conseillent, dirigent, règlent leur conduite à partir des Lois dictées par leurs dieux. Ils ont une confiance absolue en ces représentants divins, leur obéissant aveuglément, et l’idée même de s’opposer aux décisions de ces derniers ne pourrait leur venir tellement l’endoctrinement dés leur naissance est puissant.

Or, Sibyllina, ma protégée, appartient à cette caste d’archi-prêtresses et en est même parmi les plus influentes, de par sa beauté, sa bonté et sa générosité. Habitant la capitale de son peuple qui s’était éparpillé un peu partout sur le continent, colonisant les nouvelles terres dans le respect de la faune et la flore, elle fait en effet toujours partie de celles les plus demandées et passe en réalité plus de temps dans les rues et bâtiments de la ville que dans son temple, aidant ses congénères et résolvant beaucoup de leurs problèmes. Et comme elle est aussi l’une des plus respectueuses des Dieux, ces derniers lui confient de plus quelques uns de leurs pouvoirs, comme celui de flotter dans les airs ou de soigner par apposition des mains.

Mais tâchons de la suivre désormais.

Sibyllina venait de rencontrer un enfant en bas âge, apeuré et plein de chagrin, seul et assis dans un coin d’une rue. Tout naturellement, elle se précipita à son aide, lui demandant ce qu’il lui était arrivé et ce dernier lui fit alors comprendre qu’il venait de perdre, selon toute vraisemblance, ses derniers parents, devenant l’un des très rares orphelins de ce peuple. Elle le réconforta donc en le serrant contre elle puis lui assura qu’elle l’emmènerait jusqu’au temple où les prêtres et prêtresses prendraient soin de lui.

C’est pendant ce gros câlin chaleureux qu’elle reçut l’appel, une voix lointaine et profonde, résonnant au plus profond de son être. Les Dieux l’appelaient et désiraient s’entretenir avec elle, au temple où elle se devait de les rejoindre au plus vite. Enserrant alors l’enfant entre ses bras et le rassurant de mots doux, elle s’envola lentement puis flotta jusqu’à destination. Une fois arrivée, elle le confia aux gardiens du temple avant de courir jusqu’au cœur du temple, faisant flotter derrière elle sa longue robe blanche.

D’autres archi-prêtresses l’attendaient déjà en arc de cercle, dans une atmosphère éthérée et sombre, créant en leur monde matériel une brèche par laquelle les Dieux pouvaient s’exprimer à leurs élues.

Légèrement surprise pas la présence de toutes ses collègues de la capitale, elle s’installa rapidement à sa place, au centre de l’arc, et attendit ensuite patiemment, en position de soumission, que ses maîtres se manifestent.

Ce qu’ils firent bientôt, un concert de voix surréelles remplissant le petit espace et faisant vibrer toutes les louves présentes dans la salle. La raison de la présence de toutes les archiprêtresses semblait somme toute assez simple car les Dieux étaient face à un problème de taille : le Chaotique, comme ils le nommaient désormais, avait réussi à échapper à sa prison, et elles devaient donc rester sur le qui-vive, prêtes à signaler toute indigence de sa part dans les affaires de la ville. De plus, ils avaient une mission très particulière à confier à l’une d’entre elles, et les regards se tournèrent rapidement vers Sibyllina, qui baissa le regard et aplatit ses oreilles, prête à entendre la suite. Ils désiraient que leur archiprêtresse la plus puissante se fasse leur championne et devienne le réceptacle de leur puissance afin de servir d’avatar à leur vengeance. Bien entendu, il n’y avait aucune possibilité de refuser et Sibyllina savait qu’ils parlaient d’elle, tout comme toutes ses collègues qui la dévisageaient, inquiètes. Relevant la tête et plongeant son regard dans les voluptes d’éther, elle répondit avec ferveur qu’elle était prête et confiait son corps à leur bon vouloir.

Prochain épisode : la consécration

Sibyllina, élue par les Dieux pour devenir l’avatar de leur vengeance et totalement transformée par ces derniers, part en quête du dieu du chaos, forte de ses nouveaux pouvoirs. Explications et histoire du-dit dieu et sa fuite vers un autre monde.

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Sibyllina Luna
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Le 21 avril 2008 à 15 h 56 min   

Préface

Sibyllina est une jeune louve venant d’un autre univers et ce qui va suivre représente sa vie, passée, présente et à venir. Nous la suivrons à partir du moment où sa vie tranquille et paisible quittera cette voie pour en rejoindre une plus troublée, jusqu’à nos jours, voire au-delà. Qui est-elle exactement ? Vous le découvrirez avec moi si vous le voulez bien, petit-à-petit, grâce à ses aventures, confidences, ses rencontres. Vous vous y reconnaîtrez peut-être parfois, mais j’espère surtout que vous vous prendrez à rêver souvent et, sait-on jamais, que vous y apprendrez sur vous-même en même temps qu’elle se découvrira.

Ses expériences seront nombreuses, dans des domaines aussi différents que l’amour, la haine, la vengeance, le sexe, l’amitié, et beaucoup d’autres encore.
Ensemble, nous la suivrons et verrons évoluer, ainsi que son environnement. J’espère que ses aventures vous charmeront et que votre lecture sera agréable.
Amaterasu Ôkami : Amaterasu est une désse issue de la mythologie shinto. Amaterasu Ôkami, quant à elle, est une déesse à corps de loup, personnage jouable du jeu Ôkami développé par Clover Studio et édité par Capcom.

Introduction

Tout d’abord, laissez moi me présenter. Ce sont des choses qui se font, n’est-ce pas ? Il serait inconvenant, avant de poursuivre, de vous laisser guider par une parfaite inconnue…

De là d’où je viens, on me nomme Amaterasu, Amaterasu Ôkami. Cela peut se comprendre de bien des façons… Ôkami signifie dans le language du peuple qui m’a ainsi nommée loup, ou louve. Mais on peut aussi l’entendre par ô et kami, respectivement donnant grande déesse. Celle du toute lumière, pour être précise. J’ai vu naître et grandir mes congénères les uns après les autres, après avoir répendu ma lumière sur ce monde encore en devenir. Je les ai vu réduire en esclavage mes protégés, ces créatures de la surface qui partageaient une partie de mon patrimoine. Je les ai vu aussi m’exclure de leur monde, de ce monde qui fut le mien, un jour.

Trève de bavardage sur mon passé. Voici les faits actuels : ces soit-disant dieux ont fini de façonner le monde que j’éclaire et ont désormais un problème, un problème de taille… L’un des leur vient d’ouvrir les yeux à un stade de conscience supérieure et m’a apperçue, malgré mon bannissement dans une autre dimension. Depuis, il sème le chaos et le trouble dans la société bien rôdée qu’Ils ont créé. Forcément, ça dérange. Il a depuis été vaincu et capturé, et je ne peux hélas l’aider directement. Alors tous mes espoirs reposent sur Elle…

Elle ? Ah oui, il serait temps aussi que je vous la présente aussi. Elle se nomme Sibyllina Luna et représente la plus grande et puissante archi-prêtresse de sa race, les Lupins. Mais avant de vous décrire ce peuple et ses lois, je vais m’attarder un peu sur celle que j’ai choisie, celle qui recevra mon héritage.
Sibyllina, encore très jeune -elle n’a même pas atteint sa deux centième année-, est déjà très aimée par son peuple et possède une grande influence. Archi-prêtresse des Dieux, elle parle souvent en leur nom, réalise des oracles, et n’hésite pas à payer de sa personne pour aider les autres. Actuellement, elle est donc encore sous leur autorité, aveuglée par sa foi en eux. Mais je sens en elle tous les prémices de grands changements. Tous mes espoirs reposent sur elle, sur la lumière qu’elle porte au plus profond de son âme.

Prochain épisode : la perturbation

Sibyllina, archi-prêtresse fervente servante des Dieux, se voit remettre une mission de la plus haute importance par ses derniers : arrêter celui qu’ils dénomment désormais « le dieu du Chaos », ce dernier ayant réussi à échapper à leur emprise.

*Publié à l’origine dans Dazibao

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LeoMaxx Sautereau
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Le 19 avril 2008 à 18 h 21 min   

Certaines sims ne sont accessibles que par la réussite d’un concours de circonstances. J’ai eu l’honneur de découvrir le Domaine Ducatillon par un bien glauque hasard puisque Aurore Jansma… – pardon Mademoiselle Jansma – a confondu mes talents de journalistes avec ceux de Ghosbuster (chasseur de fantômes). Mais cette amusante confusion sera toute à mon honneur. Ce soir là, la grande dame de ces sombres lieux me contacte pour élucider un troublant mystère : il y aurait des phénomènes inexpliqués sur Second Life. En l’occurrence, un fantôme aurait investi les lieux! Une cité de 11 000 sq, construite au Moyen-âge et réhabilitée au 18ème puis 19ème siècle. Je mets le pied dans un lieu bercé d’une ambiance à la fois gothique et victorienne, où Tim Burton aurait pu tourner une version numérique de Sleepy Hollow. Je me glisse donc dans la peau de Johnny Depp (mal rasé), je sors mon calepin et mets mon flair en éveil dans cet univers où les caveaux cachent peut-être bien plus que des âmes esseulées.

Me voilà donc tout droit plongé dans une histoire à la Ric Hochet, où l’illusion semble être l’instrument pour alimenter les sombres desseins d’un mystérieux maître chanteur… Intrigué par cette curieuse histoire, je décide de mener mon enquête, mais je reste encore partagé entre l’idée d’une douteuse plaisanterie ou d’une intrigante et improbable vérité. Cependant, les faits sont là : une source lumineuse bleutée et scintillante danse au dessus du cimetière du domaine. Mademoiselle Jansma ne s’est pas moquée de moi! Mais mon esprit cartésien et ma foi de chrétien convertit à l’athéisme me fait penser que ce phénomène n’est pas aussi étrange qu’il en a l’air.

Pour m’imprégner de cet univers gothique et onirico-cauchemarmesque, je demande poliment à ma correspondante de me faire visiter les lieux. Mademoiselle Jansma, dont la troublante clairvoyance

ne me surprenait à peine, établit bientôt un lien spirituel entre moi et la petite chapelle qui se tenait non loin de là. Mais son talent de devin lui fit défaut cette fois, puisque mon activité secondaire de prêtre se limite à des actions strictement administratives. Avant de poursuivre notre promenade investigatrice, la demoiselle me prévient que ce lieu est le théâtre d’activités peu recommandables aux jeunes âmes et aux esprits trop rigides. Interloqué, mais bien peu loquace, ma guide me précisa que le domaine Ducatillon accueillait un public mature d’adonnant à des plaisirs interdits et à des mœurs qui allaient à l’encontre de notre morale judéo-chrétienne. Un peu mal à l’aise mais rassuré par l’ouverture d’esprit de ma compagne de route, je décide de me laisser porter dans cet univers décidemment atypique. Nous empruntâmes une petite venelle menant à un bâtiment lugubre et un imposant portail en bronze coulé par Rodin : les forges. Un bâtiment de forgeron réhabilité, qui n’a gardé que son nom d’office. Aujourd’hui, cet établissement attend des locataires et les activités y sont libres. Après avoir humecté l’air de cet endroit, rien ne me disait de mauvais et nous poursuivions la visite pour arriver dans une petite dépendance cossue et exiguë que l’on nomme la Tréfilerie. Ici vie une artiste nommée Fanny Teichmann, qui expose librement ses œuvres. Je me suis pris d’un curieux intérêt pour ses peintures aux couleurs acidulées qui cassaient la noirceur que j’avais pu observer jusqu’alors. Ma guide ne s’éternisa pas et me traîna jusqu’à la cour principale où se tenait le bâtiment le plus sulfureux de tout le site : le manoir des désirs. Dans ce lieu (interdit d’accès aux non-membres) se livrent des évènements qui feraient frémir de peur tout le Vatican. Un peu gênée, Mademoiselle Jansma me précisa que la masure a deux étages : au rez de chaussée, le politiquement correct (quoique…), à l’étage le politiquement moins correct… Je vous laisse deviner lequel est le plus fréquenté. Mon accompagnatrice me hâta et m’emmena dans une petite place centrale. Un lieu où se côtoient un petit groupuscule d’artistes. En face, se tenait un joli magasin d’enluminures appartenant à ma guide, qui me présenta son échoppe avec un léger émoustillement. A gauche, nous trouvons la librairie Ducatillon. Trop poli pour feuilleter ces superbes reliures, je me contentais d’admirer les couvertures, dorées à l’or fin pour la plupart. Enfin à droite, l’atelier de peinture de Joiry Jie, amie de Aurore Jansma, que j’ai eu le plaisir, bref mais intense, de rencontrer. Encore une fois, j’avais devant moi des toiles inspirées, raffinées et surprenantes. Le Domaine Ducatillon avait beau être plongé dans l’obscurité, cet endroit ne manquait décidemment pas de lumières… D’autres étincelles artistiques m’attendaient un peu plus loin avec le bureau de Geoffroy (Ducatillon) et son atelier héraldique, qui accueillait aussi une ébénisterie. Je n’avais cessé depuis le début de la visite de m’émerveiller devant tant de splendeur et de magie… Mes a priori s’étaient envolés. Je me sentais tout à coup à l’aise en compagnie des ces curiosités inespérées dans un jeu comme Second Life. Je compris aussi que cette visite était un honneur et laissait de côté mon esprit carré de détective pour une naïveté quasi-enfantine. Perdu par ces merveilles, je sortis de mon étourdissement par l’intervention de Mademoiselle Jansma qui vint me montrer les tapis d’Orient et d’Aubusson qui se tenaient à l’étage. Il y avait tant d’autres expositions et d’ateliers, j’aurais pu passer la journée entière à m’émerveiller si le temps n’était pas contre moi.

Il se fit tard et Mademoiselle Jansma m’offrit l’hospitalité dans l’une de ses maisons témoins. Un intérieur chaleureux et rustique, qui ferait néanmoins fuir les allergiques aux bestioles rampantes et aux murmures du vent. Je ne fis pas le difficile et céda très vite aux tentations de Morphée. Ma nuit fut quelque peu hachée, je ne cessais de m’interroger sur ces lumières valsant au dessus de ce tapis herbeux. Etait-ce le fruit d’une chimère enchanteresse ? Quoiqu’il en soit, résoudre ce mystère n’était pas dans mes compétences mais je n’hésiterais pas une seconde à me faire ambassadeur de cette contrée de magie, et chanter les louanges de cette obscurité renfermant tant de merveilleux secrets.

Je m’excusais le lendemain devant mon interlocutrice mais il fallait mieux laisser ce fantôme dans sa boite de pandore et laisser l’imagination expliquer ces étranges flocons scintillants. Un petit sourire inattendu se dessina sur les lèvres de Mademoiselle Jansma qui me proposa, avant de retrouver le soleil de mon chez moi, de me faire visiter le Sanctuaire. Un petit cimetière où se pratiquent des activités pour le moins discutables, et qui laissent la belle part au masochisme. Des mœurs décidemment très perturbantes pour l’individu lambda que je suis (et que je resterai). « Nous avons tous notre maître », c’est le fin mot de cet endroit. Chacun aura sa propre interprétation, plus ou moins spirituelle.

Le Domaine Ducatillon réservait bien d’autres mystères et de recoins inexplorés. Ainsi je vous convie à visiter la prison, les oubliettes, ou encore… dénicher ce Lucien, un ermite misanthrope et solitaire qui se déplace toujours à l’aide de son hélicoptère.

Trois jours après avoir quitté le Domaine, je reçu de ma correspondante un IM m’annonçant que le fantôme avait, semble-t-il, quitté les lieux. Un curieux phénomène qui prit fin juste après mon intervention. Peut-être avais-je incité ce poltersgeit à me suivre… Quoiqu’il en soit les ténèbres n’avaient plus cette connotation aussi négative depuis ce fascinant voyage.

Rendez vous sur Celchu (40,174,56)

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