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LeoMaxx Sautereau
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Le 24 février 2009 à 21 h 37 min   

José Bové et Daniel Cohn-Bendit en direct sur Second Life. Une conférence à ne pas manquer pour tous ceux qui auraient la curiosité de connaître les enjeux de l’écologie aux élections européennes. Une initiative qui serait bonne à reproduire par d’autres courants politiques.

Sur Second Life, on peut s’éclater à faire des sauts en parachutes, à se tourbillonner l’arrière train sur de la house bon marché ou encore à faire des gestures personnalisées de prouts. Pour ceux dont les habitudes de divertissement ne rentreraient pas dans le cadre des exemples précédemment cités, vous pourrez toujours vous rendre dans les quelques conférences organisées sur Second Life. Instructives, ludiques et un lien pertinent avec le réel. De plus, rien ne vous empêche d’harponner la paupiette sur un dancefloor flashoyant juste après!

bovecohnbendit

Et là ça tombe bien, demain soir aura lieu un évènement exceptionnel sur Second Life dans lequel sera retranscript en direct une conférence sur l’importance de l’ »écologie politique » en vue des prochaines élections européennes de 2009. Tenez vous bien à votre porte-jarretelle, en guest-star, la présence de José Bové et Daniel Cohn-Bendit qui interviendront activement.

Pour rappel, José Bové est célèbre pour son combat en faveur de l’agriculture biologique et contre la « mal-bouffe », qui lui a valu moult condamnations. Mais Il est surtout reconnu pour sa connaissance et sa lutte contre les OGM (Organisme génétiquement modifié). En 2007, il lance officiellement une carrière politique dans l’extrême-gauche en se présentant à l’élection présidentielle. Il se pose comme une alternative au parti des Verts.

Daniel Cohn-Bendit est le symbole contestataire de Mai 1968. Il participera activement au soulèvement des étudiants en n’hésitant pas à s’investir idéologiquement et physiquement dans la lutte en faveur de ce mouvement. Aujourd’hui l’homme n’est plus aussi extrême qu’autrefois. Largement modéré aujourd’hui, il se rapproche plus des idées centriste que de l’extrême gauche. Son point commun avec José Bové reste son affection pour l’écologie. Il a d’ailleurs été longtemps un partisan des Verts qu’il a quitté pour divergences sur l’aspect économique (l’homme approuve l’idée d’un certain libéralisme notamment).

Attention! Cette conférence ne reste pas moins qu’un meeting politique. Chaque propos, chaque thèse défendue doit être regarder avec un œil critique.

europe_ecologie

Voici l’intégralité du communiqué fourni par Marc Moana, président de AIRE.

José Bové et Daniel Cohn-Bendit seront en direct le mercredi 25 février à partir de 20 h sur l’espace Europe Ecologie de l’écovillage de AIRE dans Second Life .

A l’occasion de la conférence qu’ils donneront à Montpellier, avec également Catherine Greze et Jean-Louis Roumegas, qui sera retransmise en direct, ils nous diront pourquoi défendre une écologie politique est importante pour les européennes de juin 2009 afin de changer définitivement d’ère.

Faites-vous de beaux avatars, un écran géant rediffusera l’image sur une scène à côté d’eux dans la salle. Vous pourrez aussi leur poser des questions.

Se rendre directement à la conférence en cliquant ici : http://slurl.com/secondlife/Ecologia Island/153/200/29/

Voir le site de l’espace Europe Ecologie: http://aire-ecovillage.org/blog/index.php?static/EUROPE-ECOLOGIE

Contact: Marc Blieux / Marc Moana ou Biosynapse Tae si vous n’arrivez pas à vous connecter ou pour toute autre information.

L’espace EUROPE ECOLOGIE accueillera de nombreuses discussions, débats, événements, le programme est en cours, restez à l’écoute…

Le rassemblement Europe Ecologie rassemble des personnalités comme José Bové, Yves Cochet, Daniel Cohn Bendit, Cécile Duflot, Eva Joly , Jean Paul Besset et beaucoup d’autres…

Site d’Europe Ecologie: http://www.europeecologie.fr/

Extrait du manifeste d’Europe Ecologie : « Rompre avec cette logique autodestructrice. Rompre avec les impostures de l’accompagnement social et écologique d’un système condamné ; rompre avec les illusions qui tentent seulement d’en corriger les débordements et qui s’épuisent à réguler l’irréversible ; rompre avec le fatalisme qui conduit à s’accommoder d’une situation douloureuse pour la majorité des hommes et des femmes de la planète et pour l’avenir de nos enfants.
Nous ne sortirons pas de l’impasse par des faux semblant, en ânonnant des adaptations à la logique dominante ou à coups de timides ajustements sectoriels. Rompre, c’est s’en prendre enfin aux racines, au sein du système économique et social comme au coeur de nos pratiques individuelles ; c’est modifier l’architecture de la mondialisation aussi bien que transformer l’imaginaire de chacun. Agir sur les structures de nos sociétés et travailler en même temps à une insurrection des consciences, voilà les deux défis à relever pour éviter une désagrégation tout azimut et, au final, la défaite de l’homme..

L’urgence commande donc de réunir les conditions collectives pour que la trajectoire humaine s’engage sur une autre voie. Autre projet de société, autre modèle de civilisation… le chemin passe par la refondation progressive et pacifique de nos manières d’être et de vivre, ensemble et individuellement.  »

Retrouvez les 20 propositions sur le site :
http://www.europeecologie.fr/debats/introduction

  • Une conversion écologique et solidaire de l’économie
  • Une Europe qui lutte contre la crise écologique
  • Vers une alimentation saine pour tous
  • Une Europe ouverte qui défend les droits de tous
  • Une Europe de la culture et de la connaissance

Une Europe plus transparente et démocratique

LeoMaxx Sautereau

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Le 30 novembre 2008 à 19 h 47 min   

Les OpenSims se développent et elles le montrent. L’équipe de New World Grid proposera le 4 Décembre prochain une conférence où elle présentera son projet et les quelques raisons de s’investir sur une plateforme dont le véritable potentiel est encore à démontrer

Depuis maintenant un an et demi, le projet OpenSim(ulator) continue sa croissance sur un rythme des plus soutenus. Celui qui prenait des airs de joujou pour hardcores bidouilleurs à des débuts, se démocratise et pénètre dans un marché de plus en plus attentif à ses qualités. Malheureusement, encore aujourd’hui, la plateforme a encore du mal à se définir avec clarté et à intéresser un public encore très attaché à Second Life. Voilà pourquoi l’équipe de New World Grid, successivement à celle de FrancoGrid en juin dernier, a pris l’initiative de venir parler de leur projet devant un public avant tout SLien.

The New World Grid est un monde virtuel libre et gratuit basé sur la couche logicielle de OpenSimulator (opensource et lui-même basé sur Second Life). Cette grille s’appuie sur les principes de liberté, de qualité et de solidarité. En novembre 2008, le projet revendiquait 1160 comptes (gratuits), un chiffre plutôt encourageant étant donné qu’il était trois fois moins important il y a encore six mois. Dans les faits, le nombre d’utilisateurs inscrits ne signifie pas grand chose mais il démontre cependant un degré de curiosité qui, dans le cas présent, est exponentiel. L’intérêt des OpenSims a en effet décuplé depuis la hausse récente des sims « low prims » de Second Life, mais aussi avec le futur déploiement de HyperGrid, un programme qui permettra de relier toutes les OpenSims entre elles (et à terme, peut-être Second Life); sans oublier l’implication prochaine de Intel dans le projet avec son monde virtuel, ScienceSim.

La conférence sera dirigée par Olish Newman (Olish Yalin) dans Second Life. Elle se divisera en deux parties : une présentation d’environ 30 minutes dans laquelle le responsable de New World Grid présentera son projet ainsi qu’un volet (non technique) consacré au potentiel des OpenSims en général, ainsi que ses liens possibles avec Second Life. Viendra enfin une partie questions-réponses d’environ une heure.

Cet évènement est susceptible d’intéresser tout le monde car il sera fait en sorte de remplacer les termes techniques par des dénominations compréhensibles par tous. Il aura lieu le Jeudi 4 Décembre 2008 sur la région MLD Allianza (attention seulement une quarantaine de places disponibles).

LeoMaxx Sautereau

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Le 25 juin 2008 à 18 h 33 min   

Hier soir à la Bibliothèque Francophone, se tenait une conférence exceptionnelle qui mettait à l’honneur les OpenSims et plus spécifiquement la grille française FrancoGrid. Quatre intervenants de la scène OpenGrid ont donc présenté, pendant un peu plus d’une heure et demie, les grands axes du projet et répondus aux questions des nombreux curieux.

Depuis quelques semaines, les OpenSims prennent une tournure médiatique inattendue. Le terme commence à rentrer dans les mœurs virtuelles et le projet attire la curiosité de nombreux investisseurs. La popularité galopante des grilles « libres » était illustrée hier par l’affluence massive. Second Life en danger ?

Une conférence instructive… pour les techniciens!

Quatre intervenants pour un seul projet : FrancoGrid. La Bibliothèque Francophone a ainsi accueilli JM BLachere (Jean-Marie LOUCHE), membre actif du projet, Kerunix Flan, célébre LandBarron de SL reconverti à la cause OpenSim, Forest Klaar (Grumbly TheBear), spécialiste des mondes virtuels et auteur du blog Hello Avatar! et enfin Vinc Sonic, administrateur et « mécano » de la grille.

C’est Forest Klaar qui a introduit la conférence avec une présentation brève mais concise de OpenSimulator et des grandes étapes de sa création. Une partie historique un peu superflue mais ma foi très intéressante pour notre culture technologique. Vinc Sonic a ensuite pris le relais pour un petit briefing très pédagogique sur le fonctionnement du programme. Enfin, JM Blachere, en tant que membre actif de FrancoGrid, a présentéle projet et quelques difficultés insoupçonnées quant à l’administration d’un nouveau métavers. Une première partie plutôt intéressante mais technique, et qui a évité la tentation de la publicité masquée (sauf à la fin…).

La séance de questions a été moins percutante malheureusement. Un certain nombre de questions sur le contenu de Francogrid ont été engloutis par un flood de questions complaisantes et futiles du style « Est ce que vous trouvez le temps pour manger ? ». Seuls les sujets ultra-techniques ont été traités et je ne suis pas sur qu’ils intéressaient vraiment un bon trois-quart de la salle. D’ailleurs un certain nombre de gens sont partis, certainement un peu frustrés à ne pas sentir vraiment concernés par autant de termes issus d’un jargon d’informaticiens chevronnés.

L’enthousiasme des intervenants était toutefois palpable et cette conférence aura, à n’en pas douter, des retours de quelques personnalités SL présentes au rendez-vous. Mais à titre personnel, je me suis senti frustré que nous ayons à faire une fois de plus à une présentation trop technique qui discrimine quelque peu les curieux venus pour découvrir ce que proposent les OpenGrids autrement qu’une alternative technologique gratuite et innovante (Forest a souligné quelques outils pratiques et exclusifs à OpenSim).

FrancoGrid : Second Life colonise l’OpenSim ?

Il nous aura fallu nous contenter de la présentation synthétique de JM BLachere et quelques interventions de responsables de projets sur Francogrid comme Marc Moana, pour nous donner une idée du contenu exact de la grille et surtout ce qu’elle cherche à montrer.

A l’inverse d’une grille française comme New World Grid, qui pose d’emblée le principe d’indépendance par rapport à Second Life, FrancoGrid semble plutôt chercher l’extension du contenu SL sur OpenSim en profitant de ses avantages. En effet, ses artisans sont pour la plupart des résidents de SL qui y gardent toujours un pied à terre.

Selon les propos de JM BLacher, FrancoGrid cherche à attirer les entreprises, les projets associatifs, les créateurs, les activités… Voilà qui ressemble fort au message de Linden Lab. Et quand je demande au créateur de la grille de me confirmer la rumeur d’un souhait visant à introduire un système monétaire, il dément. Pourtant Kerunix Flan ne semble pas de cet avis, et me répond sur JOL que ce système sera incontournable à l’avenir

« Le plus gros moteur de SL c’est son économie. C’est la conversion L$/US$ qui a permit des investissements et son développement »

FrancoGrid, pour le moment, prend le pari risqué de vouloir concurrencer SL en voulant proposer quelque chose d’assez semblable. Certes les sims sont libres et gratuites pour les sims hébergées en locale (mais techniquement très restreintes), peu coûteuses en privé (prix à confirmer toutefois). Cependant, Linden Lab continuera de brader ses régions pour gonfler une demande de plus en plus timide. Si « FG » poursuit dans une voie d’alternative uniquement technique, elle prend le risque de se heurter à un mastodonte qui, malgré ses coups de moins bien, conserve un statut de ténor du monde virtuel.

De plus, cette OpenSim se cloisonne rien que dans sa communication. En optant pour « FrancoGrid« , elle sectarise ses résidents dans une communauté francophone pas réputée pour être très entreprenante dans son ensemble. Ces inquiétudes sont toutefois à nuancer par l’enthousiasme de ses responsables et d’une « image » satisfaisante. Les quatre intervenants ont démontré que leurs intentions étaient louables et leur envie de réussir est très motivante. Bonne continuation.

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LeoMaxx Sautereau
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Le 9 mai 2008 à 18 h 57 min   

Pour tous ceux qui ne connaitraient pas Patrick Moya, alias « Moya Janus » dans Second Life, attendez vous à rencontrer un homme (personnage?) tout bonnement atypique, tout droit sorti de sa propre imagination. Hier soir l’artiste, et l’oeuvre à la fois, a donné une petite conférence sur Ecologia Island pour parler… de lui. L’homme assume à 100 % son égocentrisme maladif, et exceptionnellement, nous adorons!

Moya un personnage conté par lui même

A vrai dire, je n’ai pas vraiment eu l’impression d’écouter un intervenant qui déballe sa science devant une moitié de salle assoupie. Assister à une conférence de Moya Janus, c’est finalement écouter un one-man show coloré et dynamique où le spectateur rit s’il accepte de fermer son bec ou se casse si ça l’énerve d’écouter la parole de « Dieu ». En tout cas, je ne me suis pas ennuyé, même si, dans le fond, l’histoire de Moya n’a rien d’exceptionnel en soi, si ce n’est le parcours d’un artiste trop en avance sur son temps qui a quelques anecdotes historiques et savoureuses à nous faire partager.

Un livre dont il est le héros

La voix assurée, un rien malicieuse… Patrick Moya raconte sa vie comme un roman-photo où les vignettes sont ses propres oeuvres. Pendant une bonne heure et quart, le « clown ailé » aux airs de catcheur mexicain, parcoure les nombreuses péripéties de sa vie trépidante. Des scènettes surjouées certes mais avec talent. Le détail le plus anodin reste très amusant et nous en redemandons toujours. Une histoire d’ailleurs conté dans un livre « Le cas Moya » écrit par Florence Canarelli, journaliste-écrivain, présente à la conférence pour partager quelques unes de ses impressions sur ce binoclard pas triste.

Il faut le croire… pour le voir

Son narcissisme quasi-parodique est à peine croyable tant il est insolent et assumé. C’est d’ailleurs ce qui fait le charme du personnage, autant que cela agace. D’ailleurs c’est aussi ça Moya, un mauvais garçon hors norme, mais qui reste quand même sympathique si l’on fait l’effort de le comprendre un tant soi peu. Car derrière cette fantaisie un rien guignolesque, se cache un solitaire qui ne semble pas très à l’aise dans un monde dicté par certaines morales poussiéreuses.

Je m’attarderais pas à développer le contenu de la conférence. C’est comme une très bonne pièce de théâtre, ça se ne raconte pas, ça se vit! Donc si par un heureux hasard, vous veniez à rencontrer Moya (il ne s’intéressera pas à vous attention) n’hésitez pas à de lui demander de parler  de lui (avec finesse évidemment), vous ne devriez pas être déçus.

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LeoMaxx Sautereau
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Le 26 avril 2008 à 15 h 12 min   

Vendredi 25 Avril, l’ancien big boss de Linden Lab, Philip Rosedale était en visite dans la capitale où pose la grande dame de fer. Une rencontre organisée par une agence privée, Community Chest qui possède bon nombre d’intérêts dans Second Life, Liberta par exemple, est à l’origine de cet évènement vendu comme exceptionnel. Finalement ce ne sera qu’une conférence de presse où se sont réunis une vingtaine d’acteurs de la scène française du métavers. Une sélection apparemment pas très représentative de cette communauté mais les questions posées auraient été pour la plupart pertinentes et exhaustives.

C’est donc dans un look de surfeur en costard que Philip Rosedale a répondu aux inquiétudes des joueurs français quant à l’évolution chaotique du monde virtuel. Le monsieur se serait voulu particulièrement rassurant, voir enthousiaste comme l’aurait fait un homme politique en période de crise. Quoiqu’il en soit, les résultats sont là et Linden Lab serait finalement plus actif qu’il n’y parait…

Etant donné qu’aucun des membres du SL Agora n’a été invité à cette rencontre, je vous ai retransmis un excellent résumé de Fred Cavazza, paru dans le blog Virtual Paris 2007 :

Les points-clés de son intervention (Par Fred Cavazza) :

  • Ils vont progressivement utiliser des briques technologiques open source (si elles apportent plus de performances) ;
  • Ils vont basculer sur Mono comme moteur de script (car il est bien plus performant) ;
  • La version 1.2 du player n’est qu’une release mineure pour le moteur ; graphique, mais une grosse amélioration pour l’interface (”l’iPod des univers virtuels“) ;
  • Beaucoup d’effort sur le nouveau moteur de recherche ;
  • Un chantier toujours en cours et il reste beaucoup de travail ;
  • Amélioration prochaine de la gestion de contenus HTLM (en mode lecture/écriture pour faciliter le travail collaboratif) ;
  • Le Space Navigator est un périphérique fantastique pour mieux se déplacer et interagir avec l’environnement ;
  • Il existe déjà 3 data centers mais ils travaillent sur la possibilité d’externaliser une partie de l’infrastructure (reste à finaliser les aspects techniques et de modèle économique) ;
  • Pas de P2P pour le moment car c’est un protocole bien trop complexe à gérer (permissions…) ;
  • Beaucoup de problèmes de stabilité en Avril à cause d’opérations de maintenance importantes ;
  • SL est maintenant beaucoup plus international qu’avant (grosse progression des résidents japonais) ;
  • Généralement les nouveaux venus abandonnent tout de suite ou deviennent des fidèles (pas d’entre-deux) ;
  • Il y a beaucoup de choses à découvrir dans SL donc ceux qui restent après la première impression sont réellement bien immergés (WoW = 15 Go, SL = 10 To !) ;
  • 550.000 utilisateurs réguliers (plus de 3 H par mois) mais forte progression du temps de connexion moyen ;
  • Il existe une grosse frustration pour les prestataires européens qui doivent s’acquitter de la TVA (ils cherchent une solution fiscale…) ;
  • Il n’y a aucun concurrent direct pour le moment, ils ne cherchent pas à concurrencer Habbo ou Barbie Girls car ce sont des univers fermés. There est certainement l’univers le plus proche, HiPiHi aussi !
  • SL est comme un socle technologique qui va nous amener vers un web en 3D ;
  • OpenSim est une incroyable initiative pour faire de la rétro-spécification, ils adoreraient connecter OpenSim à la grille SL ;
  • Concernant le développement de Linden Lab, ils se voient toujours comme une société de service (plus que comme un organe de régulation), pas de rachat en vue ;
  • A propos des Sud-coréens et de Kart Rider : une incroyable réussite pour les plateformes de jeu en ligne et pour les micro-transactions, une expérience sociale beaucoup plus informelle et simpliste car fondée sur le jeu ;
  • A propos des terminaux mobiles : il est très complexe de reproduire l’expérience d’immersion sur un terminal mobile à cause de trop petit écran ;
  • Il existe des expérimentations pour faire tourner SL sur un client léger (Ajax, Flash…) ;
  • la VF du player n’est pas encore tout à fait achevée, mais ils y travaillent encore…

Quelques « curieuses » remarques : la première est que Philip Rosedale envisage une maturité de son client dans une dizaine d’années… Voilà qui fait peur et intrigue en même temps, sachant que Second Life semble légèrement glissé vers le bas, alors qu’il devrait encore profiter de la vigueur de sa jeunesse. La seconde curiosité est l’intérêt porté pour les OpenSims (Grids alternatives, indépendantes et gratuites). Rosedale souhaiterait qu’elles puissent être connectées à Second Life, car elles apporteraient énormément au monde SL. Un propos un peu hypocrite et faussement naïf, car notre hérisson blond sait bien que les OpenSims ont été crées pour la plupart pour se détacher de Second Life et que structurellement, ce pont entre les deux mondes est tout bonnement impossible compte tenu des règles intérieures qui n’ont absolument rien à avoir.

« Les médias sont-ils tous de droite? » C’est autour de ce sujet un tantinet provocateur et ironique que ce sont retrouvés sur l’espace « Pierre Bourdieu, un hommage » une vingtaine d’avatars de Second Life pour écouter et débattre avec l’auteur de ce livre, Mathias Reymond. L’enjeu de cette conférence était de faire ressortir l’idée que les médias (en particulier les journaux papiers et télévisés) étaient influencés par des idéaux de droite sans pour autant être attachés à des partis politiques. Mathias Reymond dénoncerait-il une désinformation blanchie ? Ou aurait-il poussé trop loin son analyse jusqu’à faire de la désinformation lui-même ?

La presse francophone et plus généralement les médias, ont une image de liberté. Pourtant ce n’est pas tout à fait l’avis de Mathias Reymond qui dénonce un consensus de fond à brider certains idéaux, en particulier de gauche, pour les monter en blanc en neige pseudo-capitaliste. L’homme est docteur en sciences économiques et a fait des médias sa spécialité. Il a d’ailleurs contribué à fonder une association, ACRIMED, dont les travaux consistent à rédiger des postulats pour une presse libre et « immaculément » impartial. L’auteur connait donc particulièrement bien son sujet, et la plupart des invités étaient bien enclins à réagir…

L’intervention de l’auteur s’est découpé en deux parties, illustrées chacune par les élections présidentielles de 2007 : dans un premier temps, il s’est intéressé à la considération des « petits partis » au vu des médias, puis dans un second temps, son argumentation s’est appuyé sur la thèse d’ »une gauche que l’on cherche à tout prix à droitiser ».

Cette première partie a été plutôt convaincante. L’économiste a prouvé, par de nombreux exemples et faits avérés, que les partis politiques dits « petits » (c’est à dire hors UMP ou PS) sont dénigrés voir méprisés par les médias en camouflant leurs idées par des méthodes de détournements (coupure de la parole, parler des autres partis etc.). En effet, depuis que les Verts, Partis Communistes, MPF et consorts ont droit au même temps de parole que les « grands », les médias manipulent les règles pour mettre en valeur les deux ténors de la politique française en écrasant les autres. Mais cette « victimisation » a réussi à d’autres, comme le MoDem de François Bayrou qui su exploiter en 2007 cette injustice lors d’une intervention mémorable au journal télévisé de TF1 où il dénonce « la mise à l’écart d’intérêt » des partis comme le sien.

Ces accusations de Mathias Reymond remettent toutefois en cause l’éthique du métier du journalisme. Certains « oui-dire » mordaient carrément la ligne de la bonne foi. Certes, une partie des journalistes français sont soumis aux lobbies internes de la publicité, les relations politiques de leurs patrons ou encore de leurs propres convictions, mais doit-on pour autant généraliser ? L’auteur explique dans son exposé que le média ne peut être objectif fondamentalement. Mais il se contredit lors de la séance de questions où il approuve l’idée que le journaliste peut être objectif dans sa profession et avoir personnellement des affections politiques, qui ne rentreront jamais en compte dans son travail. Pour ma part, il existe encore de « bons » journalistes, de la vieille école d’ailleurs, qui font toujours preuve de professionnalisme et de neutralité à tout épreuve, bien qu’ils aillent eux même dans un bureau de vote. Je citerais, pour la parité politique, Jean-Michel Appati (plutôt à droite) ou Serge Moati (plutôt à gauche) que je vous recommande pour leur ouverture d’esprit.

La seconde partie de l’intervention critiquait le fait que les médias français chercheraient à « droitiser la gauche » pour la fondre dans le moule d’une droite omniprésente. Une thèse à demi-justifié. Effectivement, lors de l’élection présidentielle, les médias ont pour beaucoup critiqué « l’archaïsme de la gauche », un avis qui s’est travesti en vérité générale. Toutefois il faut aussi prendre en compte que la « vieille gauche » est allumée depuis une bonne dizaine déjà, notamment parce qu’elle a toujours fait le yoyo entre la nostalgie du glorieux Mitterandisme et la nécessité de s’adapter au contexte économique actuel : la libéralisation des marchés. Jospin avait même dit : « La mondialisation il ne faut pas la combattre, il faut l’encadrer ». Dire que les médias veulent domestiquer la gauche est une idée un peu grossière. La crise de la gauche aujourd’hui trouve son origine dans sa désorganisation et l’incapacité de se réunir autour d’une ligne directrice.

Une conférence particulièrement intéressante cela dit et la thèse défendue par Mathias Reymond est loin d’être idiote, car appuyée par de nombreux exemples pertinents. Toutefois, je lui reprocherais d’avoir fait systématiquement référence à Pierre Bourdieu, grand sociologue français, et le présenter comme le prophète de la pensée objective. Bourdieu fut avant tout un politicien clairement orienté à gauche, et contredit par son rapprochement avec Michel Rocard, socialiste centriste ouvert à… droite!

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LeoMaxx Sautereau
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Le 23 avril 2008 à 20 h 57 min   

La soirée du Mardi 22 Avril 2008 sur Ioans Island a donné lieu à la présentation d’un projet à l’apparence anodine mais dont l’impact pourrait tout avoir d’un premier pas vers une révolution des mondes virtuels. Matthew Cazalet, buildeur, scripteur et programmateur de talent, a mis au point un programme nommé SLOP (rien à voir avec une onomatopée de grenouille!), dont la fonction est de permettre aux particuliers de transférer des objets de Second Life vers une OpenSim et inversement. Ce logiciel est-il un premier pont entre les deux systèmes ? Ou n’est ce qu’un coup d’épée dans les rafales du Mistral technologique ?

Tout d’abord, il faut rappeler que les OpenSims font partis d’un vaste programme couramment appellé OpenGrid. En Mars 2007, Linden Lab fait le curieux choix d’ouvrir les sources de son programme au grand public. Il devient alors tout à fait légal de retravailler le contenant du client Second Life pour l’adapter à des besoins privés et indépendants. Le module OpenGrid était né. Il utilise les graphismes de Second Life, utilise l’interface de Second Life mais ce n’est pas Second Life… En effet, le contenu et la réglementation de ces projets « libres » sont à la charge de leurs propriétaires et le groupe américain n’a aucune responsabilité sur les éventuels problèmes, même techniques.

David DuCasse, célèbre buildeur et sa compagne SL, Jil Dagostino, responsable du programme Un toit pour le Darfour, ont organisé cette soirée particulière pour mettre en avant ce programme prometteur. Après quelques galères de connexion, Matthew Cazalet est venu en personne présenter son « bébé » devant 70 personnes curieuses de découvrir cette « petite révolution » dont tout le monde attend qu’elle fasse grand bruit. Le responsable du projet a donc procédé à une démonstration technique intéressante qui a montré tout le potentiel de cet outil. Malheureusement cette présentation était également beaucoup trop technique pour les non-buildeurs. De plus, les difficultés pour installer correctement le programme sont encore bien trop présentes pour le simple avatar déjà trop préoccupé à se sortir des bugs du client officiel. Finalement SLOP se destine, pour le moment, à un noyau dur d’experts en build armés de patience, qui ont une connaissance en OpenSims.

Quelques « problèmes » n’ont d’ailleurs pas été soulevés. SLOP a été testé avec succès sur l’OpenSim de Matthew Cazalet, mais qu’en est-il des autres ? Pour le moment aucun test n’a été effectué même si ça ne serait tarder. Il faut savoir que les OpS ne fonctionnent pas toute de la même manière, en fonction des serveurs qui ne sont pas les mêmes ou encore au niveau de la programmation etc. Il faudra donc attendre un moment avant d’affirmer que SLOP est vraiment universel. L’ambition « prudente » de Matthew est à applaudir : son objectif pour l’instant de faciliter le travail des résidents d’OpenSims (qui peuvent apporter leurs objets déjà buildés dans SL) mais aussi aux résidents de SL, puisqu’ils peuvent trouver en les OpenSims des SandBox libres et vastes (les SandBox sont des espaces ou l’on peut builder librement). De ce point de vue, le concept de SLOP est plutôt intéressant. Beaucoup de personnes voient déjà SLOP comme le premier pont d’une interopérabilité SL/OpS, mais cet espoir relève pour le moment plutôt de l’utopie. En effet, ouvrir les portes des OpenSims remettrait en cause le système d’achat des sims sur SL. Il faut savoir que sur les OpenGrid, les îles sont soit gratuites (c’est très rare étant donné le coût des serveurs) soit vendues à des prix faibles (de 20 à 40 euro par mois par exemple). De plus, et surtout, les OpenSims sont souvent conçues pour justement proposer une alternative à Second Life, de manière totalement indépendante.

Un débat qui n’a pas fini d’être discuté. En attendant, SLOP c’est du bon boulot! Techniquement parlant.

Pour tout savoir sur SLOP rendez vous sur le site du programme : http://nec.reation.free.fr/

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