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LeoMaxx Sautereau
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Le 11 novembre 2008 à 14 h 16 min   

L’Ecole SL est un concept/projet qui propose à un large public des enseignements sur le fonctionnement des scripts, de la construction, de l’art numérique ou encore du marketing. L’ampleur et la réussite du projet a attiré la plume de InVWorlds.fr qui tente de comprendre comment on peut réussir avec si peu de moyens au départ.

Second Life c’est un peu comme un mixeur japonais : ses possibilités sont immenses, mais hardi celui qui sait l’apprivoiser juste après l’avoir déballé. Créativité, expression, art, partage (n’ayons pas peur des mots)… voilà ce que le monde virtuel vous propose à porter de votre mulot, mais encore faut-il avoir les outils et les compétences pour celà. En effet, à l’image de notre robot cuisinier aux yeux bridés, difficile d’aller au plus simple dans l’usine à gaz de Linden Lab, et ne comptez pas sur la notice en grec ancien pour vous y aider. C’est là que l’Ecole SL intervient. Ce projet indépendant a pour objectif une mission pédagogique en faisant partager au plus grand nombre les acquis et les connaissances des anciens pour exploiter au mieux les richesses du logiciel si controversé.

Le projet de l’Ecole SL a vu le jour en Avril 2007 et a été fondé par Valentin Mathy, DD Ra et Nyctolopian Kawaguichi. A l’époque, et aujourd’hui encore, ce programme fait dans la simplicité et se concentre sur l’essentiel. Les locaux se résument à un confort spartiate et prennent place dans un premier temps dans la sandbox de Terra Bordeaux. Quoi de mieux qu’un bac à sable pour concilier l’utile à l’agréable. Depuis peu, l’école est totalement indépendante et possède sa propre sim (nommé simplement « Ecole SL ») où des cours sont organisés quotidiennement et en toute quiétude. Elle est maintenant dirigée par le très passionné Lancelot Joubert. Avec 1043 élèves au compteur, le succès de l’Ecole n’est plus à prouver et sa marge de popularité est encore énorme. Au vu de la qualité de l’animation, de l’organisation et de la qualité des cours, rien d’étonnant à celà!

Des cours diversifiés et complets, basés sur le principe du partage de savoirs

Tiens les cours, parlons-en! L’image de marque de l’Ecole SL, ce sont évidemment ses cours de scripts. Mais le projet est loin de se résumer à celà. En effet, les professeurs de l’école vous proposeront également des cours de construction (build), des cours de photographies des cours de découverte des bases du monde virtuel ainsi que des cours de marketing afin de maîtriser au mieux les clés de réussite d’un business sur SL. D’autres enseignements plus fantaisistes prennent également place comme les cours de « bidule » où l’on apprend à faire des choses complexes avec le moins de primitives possibles. Cela donne lieu souvent à des bons moments de détente.

Toutefois, qu’à cela se tiennent, les newbies ne sont pas le seul public et de nombreux cours se destinent également à des utilisateurs expérimentés en quête de partage de connaissances. C’est certainement l’un des points les plus séduisants de l’Ecole SL : son ouverture. Tout le monde y est le bienvenu, qu’importe son niveau, le tout dans une ambiance bon enfant. Ludique et éducatif!

L’Ecole SL compte actuellement une vingtaine de professeurs bénévoles spécialisés dans des domaines aussi variés que le build, la photographie ou encore la mercatique. Autrefois, les cours se faisaient par texte mais les contraintes de lisibilité ont vite été un problème à résoudre. Depuis l’arrivée de Lancelot Joubert, les enseignements se font désormais obligatoirement par voice et par groupes de 30 élèves maximum. Rassurez-vous, tout le monde est le bienvenu, puisqu’il y a possibilité de diffuser plusieurs flux audio sur la même sim et donc de proposer deux cours différents en même temps. Pour le moment, chaque session compte rarement plus de 30 têtes, mais cela pourrait changer si le succès continue de progresser.

Les cours auxquels j’ai eu la chance d’assister sont marqués par la bonne humeur. Une ambiance vraiment sympathique pour un contenu qui n’en reste pas moins pertinent et riche. Pas besoin d’assister à quinze cours pour se rendre compte du sérieux de ce projet et de sa pérennité assurée.

Accessibilité, sociabilité et « francosingularité » !

Lancelot Joubert aime à le répéter, le slogan qui convient le mieux à l’Ecole SL est « gratuit et francophone« . Le projet est en effet totalement libre d’accès, moyennant aucune finance si ce n’est la possibilité de faire des dons pour le paiement du sim. Les professeurs travaillent qu’à titre bénévole et ne gagnent que de la reconnaissance. Éventuellement, ils peuvent y trouver quelques projets de chantiers initiés par quelques recruteurs venus trouver la bonne personne.

Les cours de l’Ecole SL n’ont rien de didactiques. Ils sont basés sur le partage et l’échange. La notion de sociabilité est d’ailleurs largement pris en compte puisqu’en plus de dispenser des enseignements, le projet propose à tous les nouveaux un système de parrainage. Un « vétéran » SLien s’engage alors à prendre sous son aile un jeune apprenti pour lui apprendre les clés nécessaires à l’appréciation durable du monde virtuel.

« L’Ecole SL c’est un concept, pas un lieu ». Lancelot Joubert, responsable de l’Ecole.

L’Ecole SL n’est pas seulement un projet implanté sur une sim, c’est tout un concept. De plus en plus, les responsables du projet ne veulent pas parler de concurrence (par exemple, France 3D et le Crédit Agricole dispensent des cours du même type). D’ailleurs, il se pose comme un portail vers le maximum de cours possible pour enrichir les possibilités d’enseignements. Le paradoxe étant que l’Ecole est exclusivement francophone et tient à le rester. Il n’existe aucun cours en anglais et c’est fort dommage car les talents de l’étranger ont également beaucoup à nous apprendre. C’est peut-être le talon d’achille du projet. Sa fermeture aux autres cultures. Et ce principe est assez peu compréhensible, d’autant que la langue anglaise est désormais maitrisée d’un grand nombre et que les cours en français seront de toute façon toujours en place.

L’Ecole SL est un superbe projet, instructif, ludique et accessible, comme on devrait en voir plus dans la sphère francophone. Le succès du projet démontre qu’il est possible de faire bien avec de faibles moyens. Cette communauté bénéficie d’un capital « sympathie » qui joue énormément en sa faveur.

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LeoMaxx Sautereau

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Phylire Coppola
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Le 27 juillet 2008 à 16 h 25 min   

BDSM, 4 lettres somme toute modestes qui font couler autant de salive que d’encre, et malheureusement trop souvent les propos tenus issus d’individus éloignés de ces pratiques tendent à dresser un bilan empreint de stupre.
Quelques commentaires déposés en à la suite de l’article  » Aude à l’amour  » en sont le triste exemple.

Philip Rosedale, le déclarait lui-même lors d’une interview, le sexe est aussi un moyen de communication et d’intégration, aussi trouve-t-il logiquement sa place au sein du monde virtuel qu’est SL.
Pourquoi alors s’offusquer face aux groupes bdsm en présence et considérer que leurs adeptes ne peuvent être que des individus assoiffés de perversion voire cruellement frustrés ou en mal de libido ?

On ne naît pas Maître ou soumis(e), on choisit de le devenir…

Plus encore qu’une pratique, il s’agit d’une philosophie presque d’un art de vivre, se déclinant telle une toile d’araignée en de nombreux modes d’expression. La recherche de nouvelles sensations ou plaisirs sexuels n’est pas le seul facteur motivant l’adoption de telles pratiques, parfois la vie et ses aléas nous poussent à nous surpasser ou à subir, dès le plus jeune âge, pour survivre.
Certains feront le choix de stopper net, d’autres se laisseront glisser au gré du vent poussés et trainés par la volonté de ceux plus forts, qui auront quant à eux décider de résister pour affirmer leurs différences. Souvent, ces derniers poursuivront sur leur lancée, se consacrant à soutenir les plus faibles pour les conduire vers les objectifs qu’ils espèrent sans oser y croire.
Il serait trop long et surtout trop difficile de développer en détails les méandres des pratiques.
Sans avoir la prétention de jouer les donneurs de leçons, ni même d’enfiler la robe et l’épitoge, il semble pourtant nécessaire d’apporter quelques précisions pour tempérer les ardeurs verbales de certains détracteurs.

Si beaucoup de personnes sous couvert de leur avatars arborent fièrement une marque d’appartenance à l’un des groupes, tel un titre honorifique ou le dernier sac à main tendance, peu d’entre eux peuvent affirmer avoir saisi le sens exact des mots masqués derrière les lettres, et encore moins capables de respecter les règles établies.
Pas d’école dispensant à coups de badine les préceptes, ni livre ni tableau noir, ni pupitre.
Il existe, sur SL, quelques lieux où une approche des conséquences d’un engagement sera abordée, mais seule l’expérience vécue apportera les enseignements nécessaires à l’accomplissement.

Au premier abord, il serait aisé de s’imaginer que tout individu disposant d’une once de charisme ou d’une bonne connaissance du management, serait à même de s’adonner au BDSM et de se déclarer Maître ou Maîtresse.
Suivant le même cours d’idée, comme il doit être  » doux  » de ne plus avoir à affronter ses propres démons, d’oublier pour un moment le  » qu’en dira-t-on  » et le regard des autres, de se poser en  » victime innocente – en omettant bien sur d’avouer son consentement- et de donner libre cours à ses fantasmes les plus  » fous « .
Il n’en est rien, puisque c’est ici que se dessine la vraie base.
Sous son aspect  » ludique « , l’objectif est une quête de l’éveil des sens partagée.
Si cela se transforme en  » jeu de dupes « , le charme se rompt indubitablement.
Avant même d’agir sur le physique, les sensations recherchées naissent du mental et l’enrichissement de la relation n’est que plus complet et fructueux, que si la relation est solide et viable, si la convention est mûrement réfléchie, sincère.

Le lien entre le(la) dominant(e) et le(la) dominé(e) engagera tant l’un(e) que l’autre, sans doute même plus encore celui ou celle qui sera le Maître (la Maîtresse), puisque son devoir sera dès l’acceptation des voeux de l’autre de prendre la responsabilité d’une nouvelle vie.
De fait, la première pierre de l’édifice sera la confiance – même affamé, un âne n’a jamais avancé sur un pont de singe branlant pour aller quérir une poignée de son.
Seul(e) un Maître (une Maîtresse), digne de porter ce titre saura définir en aval les appréhensions de cette âme qui s’est abandonnée à lui et qu’il a choisit de guider.

Le chemin adopté par les deux parties sera parfois jalonné d’épreuves, qui seront franchies en binôme, l’un(e) puisant sa force dans l’autre, l’autre se ressourçant dans la fierté offerte par le premier dans son nouveau dépassement de soi, nouveau symbole du don de sa personne.
Aucune frontière n’est officiellement établie. Le respect des limites infranchissables du(de la) dominé(e) par le dominant baliseront la safezone.

Au théâtre, ce soir… ? !

Sur SL, les premiers éléments sur lesquels le regard s’arrête dans les lieux bdsm sont les accessoires.
Si certains les nomment  » engins de torture « , tandis que d’autres en usent et en abusent à grand renfort de clicks pour tenter d’expérimenter une nouvelle approche de leur sexualité, les puristes adeptes du bdsm ne s’appuieront que sur la puissance visuelle d’une ambiance recréée nourrissant le corps d’un scénario.
Néanmoins, inutile de déclamer en assemblée publique, le déroulement d’une scène de jeux intimes, seul importe le partage d’émotions et de sensations vécues, malgré un décor, des personnages, nous sommes très loin de la représentation théâtrale.

Le Marquis de Sade d’ailleurs, souvent cité à tort comme un exemple de débauche, n’a du sa survie durant ses longues années d’emprisonnement qu’à son imagination aussi débridée que débordante.
Piètre amant selon la Marquise, il a su néanmoins tiré profit de ses fantasmes et de ses talents littéraires pour résister à l’isolement en s’inventant des mondes où il lui était donné l’occasion de punir les membres d’une société qui n’avait su le comprendre, tout en y mélant les plaisirs de la chair nécessaires à tout équilibre humain sain d’esprit.

Là encore on constate l’importance de l’intervention du mental et l’on prend encore plus conscience des dégâts psychologiques générés chez certaines personnes ayant  » séjourné  » sur les sims goréennes.
A l’origine, un écrivain, John Frederick Lange Jr alias John Norman, décrit un monde de science fiction, où l’Homme occupe la 1ère place et dirige sans partage la vie de créatures féminines.
Un univers où le machisme est le maître-mot, composé de règles établies par et pour eux d’abord.
Toutefois, une notion du respect de l’Etre Humain quelque soit sa nature se distingue au coeur de l’ouvrage.
Malheureusement, aujourd’hui sur SL, ce dernier élément, valeur initiale inculquée dans toute éducation et indispensable à toute vie communautaire à complètement disparu des esprits.
C’est une chasse à la  » femme  » qui s’organise, afin d’achalander les places sur les marchés aux esclaves ou de renouveler les stocks des geôles goréennes pour compenser les pertes.

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LeoMaxx Sautereau
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Le 9 juin 2008 à 19 h 11 min   

Décidemment les français n’ont pas de chance dans Second Life. En plus de parler une langue que personne ne comprend et de dégouter le monde entier à manger des grenouilles au vin blanc, voilà que Linden Lab cherche à nous marginaliser un peu plus en menaçant de fermer la sim française la plus connue de Second Life, j’ai nommé la fédératrice « Gaia ».

Le 30 Mai dernier, Kerunix Flan (un LandBaron très connu de la communauté francophone pour être propriétaire de Gaia et de la région Area51) est contacté par Linden Lab pour lui demander (expressément) d’upgrader sa célèbre sim en classe 5, ce qui se traduirait par un surcout de maintenance. Gaia n’est pas une sim conventionnelle, c’est une OpenSpace. Ce type de land est caractérisé par son volume de primitives quatre moins important qu’un land normal dit « de niveau 5″, c’est à dire 3750 prims au lieu de 15 000 mais sur la même superficie, 65665 m². Cette particularité s’étend aussi sur le fait qu’une sim de ce type est hébergée sur un serveur moins puissant et aux côtés d’autres sims. Autrement dit, si la bande passante accordée à une Openspace est dépassée, c’est toutes les sims hébergées sur le serveur qui en pâtissent! Gaia étant surfréquentée, la demande de Linden Lab est irrévocable : le land doit évoluer en sim « Full Primitives » au risque d’être tout simplement fermée!

Gaia, une community gateway « référence » dans la sphère francophone

Gaia fait partie de ces espaces que l’on appelle communément les Community Gateways. Ce sont des régions « homologuées » par les autorités de Linden Lab et choisit pour recevoir les jeunes inscrits sur la plate forme Second Life. Plus qu’un simple d’atterrissage, c’est surtout un espace d’entraides qui permet aux noobs d’apprendre les rudiments d’un monde pas facile à apprivoiser (et à apprécier). Jusqu’à il y a un peu plus d’un an, notre première connexion nous menait sur Orientation Island (ou « couveuse du jeune noob »), un lieu austère et exclusivement anglophone où le pakistanais demandait à l’indou comment enfiler un short, sans même savoir d’où ils venaient. Pour faciliter l’intégration des nouveaux résidents, LL a eu l’idée de proposer plusieurs Community Gateways, en particulier dans des régions où la langue est différente de celle des amateurs de cricket.

La France bénéficie actuellement de deux Community Gateways labellisées par les pontes de Second Life : France Pittoresque et Gaia. La première est connue pour être l’une des premières sims populaires françaises de Second Life. Une région très commerciale qui a compris comment attirer le jeune pigeon : du sable fin, des bikinis à perte de vue et des cocktails sans alcool en libre service. Reste que l’espace accordé aux nouveaux est franchement sommaire : un petit parcours sous forme de panneaux qui met trois plombes à se charger (à cause d’un lag monstrueux) et des SL Mentors* en petit nombre. Joli mais techniquement pas très séduisant quand même… Gaia, quant à elle, a justement été crée spécialement pour les nouveaux arrivants et les aider à apprécier le jeu. Des parcours assez clairs, un système d’îlots très bien faits qui correspondent chacun à un aspect du jeu. La région a été édifiée dans un esprit fonctionnel et spatialement c’est plutôt réussi. Les noobs atterrissent dans une sorte de petite place avec beaucoup de monde où un petit groupe de SL Mentors est au taquet… ou presque! Overbookés sans doute, la disponibilité et l’amabilité ne sont pas toujours de mise (du moins si je m’en réfère à mon expérience et à celle de nombreux contacts).

Gaia est tout simplement bien foutu mais souffre d’un très gros problème : le lag. Les ralentissements c’est comme les relans de fumier : ça n’attire que les mouches. En cause : la nature de la sim qui est OpenSpace et surcharge la bande passante du serveur. Même si sur SL, la présence importante d’avatars conduit de toute façon au lag, le profil « Openspace » de Gaia signifie que ce problème est répercuté sur l’ensemble des sims hébergées. Le nivellement en classe 5 est la seule solution pour contourner ces éclaboussures.

Sauvé des eaux… de justesse

Kerunix Flan consacre une bonne partie de son temps et de son argent au management de sa grappe de sims. Jusqu’à lors, il avait pu gérer son budget pour que chaque land puisse se pérenniser. Il est important de dire que l’homme n’est pas un business man chevronné et que son patrimoine n’est pas conçu pour récolter de l’oseille à la fin de l’été. Les exigences de Linden Lab ne sont donc pas envisageables compte tenu du peu de marge de manoeuvre financière.

Par « chance », ses activités ont pris la forme d’un statut associatif il y a quelques mois, ce qui signifie qu’il peut bénéficier d’une remise sur les fees. C’est sur cette voie que K.Flan a repoussé l’échéance de la mort subite de Gaia. Certes le prix d’achat d’une sim classe 5 ne bouge pas : 1000US$ (selon la dernière tarification / Juin 2008) mais les fees sont divisées par trois.

Gaia est sauvé mais ce ne sera pas sans quelques pétages de plombs. En effet, les négociations ont été particulièrement laborieuses du fait du grand écart qui sépare la législation française et américaine. Dans l’hexagone, la loi de 1901 qui légifère les associations est plus souple que le support législatif américain. Dans notre pays, les associations sont un peu fourre-tout vu que les outils pénaux sont totalement inefficaces. Les Etats-Unis exigent des associations des résultats et des conditions rigoureuses. Heureusement les conditions proposées par Kerunix ont tout de même satisfaites. Mais…

Juste le temps de dire au revoir.. et de repartir ?

Selon Kerunix Flan, Linden Lab a validé l’accord qui prévaut de passer la sim Gaïa en classe 5 tout en maintenant un coût financier équivalent à une sim OpenSpace (du moins sur le long terme). Mais il semble que ça n’ai pas suffit à remettre sur pieds le LandBarron. Samedi après midi, en voulant prendre quelques photos pour cet article, je me suis rendu compte que Gaia était en cours de déménagement… Il semble en effet que le Land soit en voie de fermeture…

Gaia mort pour autant ? Nous pouvons espérer le contraire, mais ça ne sera pas sans conséquences. Sur le forum JOL consacré à Second Life (http://forums.jeuxonline.info/forumdisplay.php?f=422), Kerunix Flan exprime sa lassitude quant aux efforts consommés pour régler cette affaire. Tant de sueur et de sang qui n’auront pas été à la hauteur de l’enjeu.

« J’ai pris la décision toute personnelle de me retirer du programme « community gateway » et du devant de la scène de la communauté francophone. Ce n’est pas tant Linden Lab que toute une série de comportements et d’évènements qui m’ont fait prendre cette décision. »

Même si Second Life apporte toujours son lot de découragements récurrents (le SLAgora est un bon exemple) et que l’envie finit par toujours surpasser la lassitude, Kerunix Flan semble avoir flirté un peu trop longtemps avec la zone rouge. Hors de question de laisser tomber Gaia (a priori, mais si le constat laisse malheureusement penser le contraire) et il passera le témoin à qui aura la patience et les compétences d’administrer un tel projet. Des candidats plus ou moins honnêtes font déjà la queue. Il faut dire que ce land voit passer une sacrée populace, ça pourrait être bon pour les affaires! Nous sommes donc en droit de nous demander si le changement de direction n’aura pas des conséquences négatives. Gaia c’est un peu le bébé de Kerunix Flan, et qui de mieux que ses parents pourraient s’en occuper ? Pour le moment, nous regarderons patiemment comme évolue la situation, et si la fermeture de Gaia est juste transitoire.

La communauté francophone menacée ?

La philosophie de Pangloss n’est pas du goût de tout le monde dans l’anti-chambre des cardinaux du monde virtuel. La fermeture de Gaia pourrait entraîner un coup particulièrement sévère dans l’organisation de la communauté francophone déjà bien lancinante après les affaires de TVA et l’improbable localisation du client en (vrai) français.

Gaia est quelque part considéré comme le carrefour de la communauté francophone, même s’il ne s’agit que d’un symbole (mais un symbole fort). En général, elle est la première sim retenue par les noobs et agit donc comme un point de repère, un centre de gravité qui oriente les nouveaux vers d’autres endroits. Les joueurs les plus expérimentés s’y retrouvent, briefent les plus jeunes. C’est un lieu d’échange au sens large plus qu’une plateforme d’aides.
En admettant que cette community gateway passe la clé sous la porte, c’est tout un système qui risque d’être perturbé si un remplaçant ne fasse pas la même chose aussi bien.

Les Community Gateways, même s’ils sont souvent décriées, sont quelques part de grands pôles fédérateurs, des lieux de rencontres incontournables et la fermeture de l’une d’entre elle pourrait porter un grave préjudice à la communauté atteinte, ici la France. Certains envisagent donc une reconstruction rapide de Gaia, mais personne ne sait dans quelles conditions et si le changement de main sera vraiment bénéfique ou au contraire, désastreux. L’avenir nous le dira…

* SL Mentor : Avatar mandaté par Linden Lab pour avoir l’attribution officiel « Helper »

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