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LeoMaxx Sautereau
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Le 26 janvier 2009 à 20 h 42 min   

La société américaine Linden Lab, détentrice de Second Life, continue sa campagne de controverse en rachetant deux des plus gros services de e-commerce indépendant : XStreet SL (anciennement appelé SLExchange) et OnRez. Une annonce accueillie tièdement par les résidents mais qui n’aurait pas que des désavantages si on réfléchit à la pertinence d’une centralisation des achats.

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Fin 2004, Second Life n’est pas encore le monde virtuel que l’on connait aujourd’hui et sa popularité est encore à prouver. Pour se démarquer du typique « MMO », plusieurs utilisateurs cherchent à faire de ce métavers non plus un « jeu » mais une véritable plateforme sur laquelle des échanges commerciaux sont possibles (et ainsi attirer les créateurs et certaines entreprises). Jay Geeseman est l’un d’entre eux et décide de fonder le premier service de e-commerce dédié à une application : SLExchange. Ce portail commercial indépendant de Linden Lab offre aux résidents la possibilité de vendre leurs créations sur un site internet et plus seulement In-World, où la lisibilité de l’offre est plus que opaque, surtout à cette époque.

Les achats sont toujours effectués en Linden Dollars (L$). Comme SLExchange n’a aucun accord avec Linden Lab, le client de ce service doit déposer une certaine somme dans les bornes SLX In-World prévues à cet effet. Pour cela, il doit se créer un compte et le lier avec celui utilisé dans Second Life. L’achat d’un fauteuil, d’un vêtement, d’un script devient alors possible directement via son navigateur et l’objet arrive quelques minutes après dans l’inventaire de l’avatar. Pratique, efficace et surtout populaire. SLExchange fait un carton et contribue en grosse part aux échanges commerciaux effectués dans Second Life. En 2008, SLExchange devient XStreet SL suite aux modifications des propriétés légales de la marque Second Life..

Pour compléter l’offre de SLExchange, The Electric Sheep Compagny, une société spécialiste des mondes virtuels à qui l’on doit le monde virtuel Web Flock 3D et sa participation dans des projets télévisuels (notamment l’épisode des Experts : Manhattan consacré à Second Life et diffusé ce mois-ci en France) fonde OnRez Shop en 2007. OnRez se distingue de XStreet SL par une meilleure ergonomie de son site web et un look plus sexy. En contrepartie, l’offre y est moins étoffée même si les améliorations sont constantes.

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Création d’un « Linden Store » unifié et franchisé

Les acquisitions de XStreet SL et OnRez ne se font pas sans mal, puisque Linden Lab a décidé logiquement de fusionner l’offre des deux services au dépend de celui de The Electric Sheep Compagny. Ces rachats par Linden Lab ont été motivés par la volonté de l’éditeur de développer au mieux l’offre commerciale de la plate-forme en la rendant plus visible d’un grand public. En effet, les principaux utilisateurs de XStreet SL/OnRez sont surtout des joueurs confirmés. Les nouveaux résidents ont bien souvent la méconnaissance de ces services, à la fois par le nom mais aussi par leur utilisation, un peu particulière il faut dire.

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La présence d’un service de e-commerce centralisé sur le site de Linden Lab va tout d’abord permettre d’aimanter un plus large public et donc de gonfler encore un peu plus les échanges commerciaux, déjà bons en 2008. Cela permettra également de valoriser les nouveaux créateurs qui prennent le risque de se lancer dans un marché ultra-concurrentiel, et auquel la navigation in-world ne leur est pas toujours favorable (prix des terrains, publicité…). Depuis plus de cinq ans, l’offre est déjà saturée et seuls les grands noms tirent leur épingle du jeu car bénéficiant des positions les plus avantageuses. Les jeunes « entrepreneurs » sont alors contraints de brader des créations qu’ils ont mis des heures à réaliser. Le marché est alors déséquilibré et les prix sont globalement tirés par le bas, décourageant ainsi les débutants quand des « chefs-d’œuvre » de vétérans sont vendus quelques dizaines de L$ seulement. Bref, tout le monde y perd.

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L’autre avantage de la centralisation de services de e-commerce va être la diversification des moyens de paiement. Si le système n’est pas encore mis en place, nous supposons que Linden Lab instaurera très prochainement le « paiement direct » via son portail. Plus besoin de déposer de l’argent dans les bornes XStreet SL/OnRez pour pouvoir acheter sur le site, vous pourrez directement dépenser vos L$ en vous connectant sur le portail de Second Life. Très pratique, surtout pour les newbies.

« Your world, your imagination », une fois de plus bafoué

L’inconvénient de cette fusion/acquisition, c’est le risque de développer massivement des « magasins en ligne » et de faire disparaître un certain nombre d’échoppes in-world. Certains diront que c’est une bonne chose. En effet, nous ne pouvons pas dire que les « foires commerçantes » du style Freebies Land soient franchement esthétiques. Les principaux magasins resteront (souvent les plus beaux, mais pas toujours…) et les petits commerçants useront des boutiques en ligne.

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Si le rachat de XStreet SL/OnRez peut paraître intéressant sur certains aspects, il l’est beaucoup moins sur la philosophie de Second Life, qui perd de sa superbe. La force de ce monde virtuel était de confier à ses résidents le développement du contenu ainsi que les dispositifs permettant d’améliorer son utilisation. Les sites de e-commerce indépendant étaient une belle preuve de la réussite de ces principes. Ici Linden Lab « propriétarise » un service jusque là tiers.

Et pour le prix ?

A priori rien ne changera concernant les tarifs puisque ce sont les vendeurs qui les fixent. Toutefois, XStreet SL et Onrez étant à l’origine non lucratifs (c’est à dire non prestataires, ils ne faisaient que gérer leur plateforme), il se pourrait que Linden Lab s’octroie une petite commission sur chaque produit vendu, du moins ça ne serait pas surprenant.

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Mark Kingdom et son équipe semblent vouloir changer leur fusil d’épaule et d’en venir à un système de centralisation de services, comme c’est le cas dans la plupart des mondes virtuels existants (Twinity, Home…). Une politique compréhensible mais qui trahit les ambitions natives de Second Life : en faire un monde virtuel décentralisé, dont le gros du développement est confié à ses résidents. Nous constatons en 2009 que nous nous éloignons de cette voie. Depuis l’arrivée de « M » à la tête de Linden Lab, les choses bougent mais d’une curieuse façon. Il est difficile de dire si c’est positif ou non. Nous verrons si ces choix sont judicieux ou pas. En attendant, nous lui accorderons le bénéfice du doute.

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LeoMaxx Sautereau

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LeoMaxx Sautereau
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Le 3 novembre 2008 à 16 h 24 min   

Alors que notre planète bleue est soumise à de graves turbulences financières, je me suis intéressé dans cette seconde partie de notre dossier « Second Life est-il… ? » à la dynamique économique du célèbre monde virtuel. Depuis plusieurs mois, nous lisons dans la presse et dans certains blogs que la situation commerciale et monétaire du monde virtuel n’est plus aussi radieuse qu’à ses débuts. Pipeau ou soupçon de vérité ? Comme je l’avais fait avec la démographie, je vais tenter de confirmer ou contredire ces affirmations par le biais de faits chiffrés. A défaut de nous dévoiler une photographie indiscutable du terrain, une argumentation mathématique nous permet d’afficher des tendances globales suffisantes pour mesurer le pouls de notre objet d’étude.

Comme vous le savez déjà, Second Life n’est pas qu’un simple divertissement. Sa véritable fonction s’articule autour des notions de plateforme et d’outils d’échanges immatériels (pour l’instant). L’intégration du Linden Dollar (L$) dans le contenu du métavers a fait que la notion de « fictif » s’est fondu en intérêts tout à fait réel. En effet, la monnaie virtuelle créée par Linden Lab n’en est pas une. Il s’agit tout bonnement de véritables dollars américains que vous pouvez utiliser dans la vie réelle. Toutefois le mythe de la fortune sur Second Life reste quelque chose d’anecdotique pour ne pas dire chimérique. Le cas Anshe Chung est totalement isolé. Tous les investisseurs sur SL vous le diront, « on y perd plus que l’on y gagne ». Voilà pourquoi l’avenir du monde virtuel se dessine essentiellement comme un intermédiaire financier plutôt qu’un marché. La notion de Web (3.0 ?) prend donc tout son sens.

La densité des flux commerciaux dans Second Life sont néanmoins indispensables car une partie de leur recette est capturée par Linden Lab, initiateur et gestionnaire du projet. Une bonne santé de l’éditeur signifie (en théorie) plus de fonctionnalités et d’opportunités pour ses clients/utilisateurs. Cliquer pour agrandir les graphiques

Un cours du Linden Lab stable, trop stable…

Le Linden Dollar est considéré à tort comme une véritable monnaie*. L’éditeur a en effet crée un véritable système boursier virtuel pour que son système financier soit crédible. En quoi l’utilisateur intervient dans ce mécanisme ? L’indice boursier de Second Life, le LindeX (Linden Dollar Exchange) établit une valeur fluctuante de L$ correspondant à un 1 $. Cela signifie que vous pourrez gagner plus ou moins de US$ lors de la création de vos devises. Mais le cours en yoyo du L$ à ses débuts a fait que cette « monnaie » était finalement plus handicapante qu’autre chose et a donné lieu à plus de billets perdus que de gagnés.

Depuis Décembre 2006, nous observons une surprenante stabilité du L$ compris entre 265 et 270 L$ pour 1 $. Evidemment, rien de cela n’est vraiment sérieux. Pas besoin d’être un expert financier pour se rendre compte qu’un tel équilibre relève de la plus improbable coïncidence. Prenons un exemple probant. La fermeture des casinos en Mai 2007, qui fut à l’époque la plus lucrative des activités de Second Life, aurait dû influer de manière certaine ce cours. Il n’en fut rien.

« Au cours des dernières semaines et des derniers mois, le cours du Linden dollar est resté stable, à environ 268 Linden dollars pour 1 dollar US » John Zdanowski, directeur financier de la société californienne Linden Lab

Rien d’étonnant à cela, et prouve encore une fois comment Linden Lab peut parfois nous prendre pour des imbéciles. Si le LindeX n’a pas été (et ne sera pas) secoué par le séisme de la crise financière c’est que sa crédibilité est quasi-nulle. De ce fait, la stabilité de ce cours n’établit en rien la santé économique du monde virtuel. Linden Lab a en effet le pouvoir de bricoler ce cours et l’arranger au mieux, mais ces pratiques démontrent bien la « guignolerie » du système. Il se murmure d’ailleurs que Linden Lab serait en train de remettre en question sa monnaie et de les remplacer par de vrais US$. Cela dit, les nombreuses contraintes techniques et juridiques font que cette mesure a des chances minces de s’imposer**.

Des échanges marchands et financiers en croissance significative

Comme nous l’avons vu dans l’introduction, les échanges commerciaux et financiers sont cruciaux pour la survie de Linden Lab. Une bonne dynamique commerciale signifie d’une part une pérennisation du métavers, ainsi que la vitalité de son tissu social et entrepreneurial. Plus les projets sont rentabilisés plus ils ont de chances d’être nombreux. L’effet domino au sens vertueux donc.

L’étude qui suit montre le volume marchand de Second Life ainsi que l’approvisionnement de L$ qui sont directement injectés dans la mécanique financière du monde virtuel. Par soucis de lisibilité, l’évolution des résidents assidus n’a pas été intégrée mais je vous reporte à la première partie du dossier pour vous imprégner du contexte démographique.

Lors de la première lecture du graphique, nous observons une tendance plutôt positive. La première courbe nous montre l’évolution des flux de L$ de résident à résident, c’est à dire la dynamique commerciale globale (comprenant l’immobilier). Incontestablement, Second Life ne connait pas la crise, du moins pas pour l’instant. Le volume de Linden Dollar échangé est constant depuis Août 2007, voir un peu plus encore quand on sait que la population « active » est plutôt stagnante. Cela signifie que les dépenses moyennes mensuelles par résident sont en croissance exponentielle! Contrairement à la valeur de la monnaie, nous pourrons saluer la véracité et la signification de ces chiffres, puisque l’ »effet » de la fermeture des casinos est bel et bien visible ici. L’interdiction des jeux d’argent avait provoqué un coup de grisou à l’époque car ces activités étaient considérées comme le poumon économique du monde virtuel. Preuve en est que la « reconversion » a été un succès. Non seulement l’économie est lavé de tout commerce polémique mais elle confirme une progression indiscutable.

« En dépit du chaos qui affecte les économies mondiales, les principaux indicateurs de l’économie de Second Life demeurent solides » John Zdanowski

En ce qui concerne l’approvisionnement de L$, il est lui aussi en croissance et ce, depuis l’introduction de ce service. Le camp*** fait visiblement de moins en moins recette et les gens semblent avoir compris qu’il était plus rentable de saisir sa carte bleue que de rester planter comme un vieux grabataire à regarder Derrick en attendant qu’un modeste linden dollar tombe toutes les dix minutes. Cependant, cette courbe pose une question auquelle je vous invite chers lecteurs à éclairer ma lanterne. Comment se fait-il que les échanges commerciaux et l’approvisionnement de Linden Dollar ne sont pas proportionnels compte tenu que la valeur de la monnaie est désespéramment aussi calme que le temps avant une tempête ?

Une explosion du foncier…

Second Life n’est pas seulement un logiciel en 3D, c’est un « Global Network ». Ce terme signifie que les informations et les données que nous partageons sont situées sur des serveurs distants. Voilà pourquoi les techniciens parlent d’un web 3.0 car, à l’image d’une navigation internet traditionnelle, les ressources sont stockées sur un réseau et non sur votre ordinateur. C’est ce qui explique pourquoi le lag est si présent dans SL. Le volume d’informations est énorme et les serveurs actuels sont encore trop peu évolués pour garantir la fluidité d’un programme comme en Local Network.

Les lands (ou sims) correspondent à un espace d’hébergement internet mais en trois dimensions. Quand vous achetez votre terrain, vous louez un espace sur un serveur au même titre qu’un blog ou un site internet.

Second Life propose deux types de lands, ceux du Mainland et ceux appartenant à des particuliers. Les premiers sont gérés et détenus par la firme Linden Lab, ce sont donc les propriétaires de votre terrain. Les seconds sont sous la responsabilité d’utilisateurs tiers mais contrairement à ce qui est souvent dit, il ne s’agit pas de « propriétaires » mais de « gestionnaires » car les serveurs sur lesquels sont stockés les sims ne leur appartiennent pas. En revanche, ils ont toute liberté pour ce qui est de l’organisation et de la gestion du contenu de ces terres.

La tradition de la « propriété » et la baisse des prix réguliers des lands semi-privés ont fait que leur nombre a littéralement explosé depuis la fin de l’année 2006. A titre d’exemple, il y avait 840 sims en Août 2007 contre 1834 un an après, soit une augmentation de 218 % ! Comme nous le voyons sur ce graphique ci-dessus, la croissance de la superficie totale de Second Life est proprement démesurée. L’ambition de ce que nous appelons les responsables de « regions estates » (c’est à dire responsables d’une grappe de sims) n’a aujourd’hui plus de limites et certains « landbarrons » détiennent parfois plus d’une trentaine de sims (comme Saddam Triskaidekaphobia de la région Liberta) au risque de diluer le contenu et de le rendre transparent.

L’autre raison qui a démultipliée ces régions, c’est la consommation excessive d’openspaces. Les openspaces sont en fait des versions « allégées » des sims traditionnelles. Elles proposent la même superficie mais ne comptent que 3750 primitives en lieu de 15 000. La bande passante est également moins importante (quatre openspaces sont hébergées sur un seul serveur, contre une pour une « full sim »), ce qui signifie que le lag est plus présent encore et le nombre d’avatar présents, limités. En contrepartie, le prix est également divisé par quatre. Intéressant, trop intéressant peut-être.

Le problème des openspaces c’est l’utilisation que certains en font. A l’origine, Linden Lab avait introduit ces lands dans le but de favoriser des sims de « découverte » et de culture. Beaucoup en ont fait des lands commerciaux avec un traffic important qui répercute le lag sur l’ensemble des openspaces hébergés sur le serveur.

…qui cause une désertification des sims

Cette croissance totalement incontrôlée du foncier a donc des effets pervers. Le premier c’est bien entendu la désertification des sims. Trop de sims tuent les sims, nombreuses aujourd’hui sont aussi vides que la canette de bière d’un maçon! La densité moyenne de population par land est en chute libre. En un an, cette concentration a été divisé par deux passant de 74 utilisateurs par land en Août 2007 à 30 en Août 2008!

Nous assistons aujourd’hui à un phénomène de tournante. Les lands, trop peu rentabilisés, sont revendus peu de temps après achat (essentiellement des openspaces) à des prix atomisés jusqu’à ce que le dernier acquéreur n’ait plus assez d’argument pour la revente et se retrouve piégé. Les reventes à perte sont donc quasiment incontournables pour n’importe quel acheteur. Il est fortement déconseillé d’investir tant que la politique foncière de Linden Lab (qui établit les prix de base) ne sera pas stabilisée. D’ailleurs, l’éditeur a annoncé le 27 Octobre dernier que le prix d’achat et de maintenance des Openspaces allait augmenté à compter du 1 Janvier 2009 (alors que celle-ci était précédée d’une forte baisse il y a six mois). Cette évolution tarifaire qui fait des vagues montre l’improvisation totale de l’éditeur dans sa gestion du foncier. Il faudrait donc qu’il revoit au plus vite sa politique, de manière à ce que les investisseurs particuliers ne perdent pas (trop) patience dans ce gâchis financier.

Remise en question des comptes « Premiums » (payants)

Linden Lab vous propose deux types de comptes : les comptes « Basic » gratuits et les comptes « Premiums » payants. Ces derniers vous offrent quelques avantages en plus : vous percevrez chaque semaine la petite somme de 300 L$ ainsi qu’un (petit) terrain de 512m² sur le Mainland (le loyer est pour votre trogne). Seulement voilà, comme vous le voyez, ces « bonus » ressemblent plutôt à des « malus » à moyen terme. En effet, avec un simple compte « Basic » vous pouvez quand même avoir votre terrain (mais sur des terrains privés), voir même louer une sim suivant les modalités. Du coup, payer un abonnement n’a plus aucun intérêt aujourd’hui. Il est même plus rentable d’acheter soi-même ses Linden Dollars, surtout pour les chanceux qui habitent la zone euro (même taxées, les transactions restent plus avantageuses que le « salaire » proposé par un compte payant).

De ce fait, nous constatons que les comptes « Premiums » sont en train de diminuer inéluctablement depuis le début de l’année 2008. « Comment Linden Lab fait-il son beurre alors ? » me demanderiez-vous. Eh bien l’éditeur gagne de toute façon très peu sur ce type de comptes. L’essentiel de ses revenus sont tirés des échanges monétaires (L$ <> $) sur lesquels il ponctionne un pourcentage. La progressive de ce type de compte est donc quelque chose de tout à fait logique et en rien inquiétant, bien au contraire.

Second Life est toujours aussi dynamique économiquement, mais…

Au dire des médias, Second Life ne serait plus aussi attractif depuis sa supposée apogée il y a un peu plus d’un an. Pourtant ce ouï-dire est hautement discutable en témoigne nos analyses du jour. Certes ces études ne tiennent pas comptes de l’aspect pratique. Cela dit, les indicateurs sont suffisamment imposants et pertinents pour confirmer une croissance économique significative.

Attention, car dans ce balai de grands élans gloriolants, le monde virtuel est loin de se vanter d’être solide. Les lacunes de gestion de l’éditeur pourraient peser lourd dans un éventuel échec dont l’odeur reste toujours planante. La crise des openspaces qui secoue actuellement la plateforme est la preuve que le train économique et social roule vite mais sur des œufs…

* Le Linden Dollar est comparable au système de « points » utilisés dans les boutiques des consoles next-gen (Playstation 3, Xbox 360 et Wii).
** Merci à Ice pour sa réflexion
*** Le camp (ou camping-chair) vous propose de gagner quelques lindens dollars en ne faisant rien, ou presque. Il vous faudra vous poser les fesses sur une chaise ou un banc, prévus à cet effet, et de prendre mon « maille » en patience.

LeoMaxx Sautereau

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Le 12 septembre 2008 à 19 h 37 min   

La mode sur Second Life recèle de véritables trésors que l’on peut déterrer sans avoir de carte dénichée dans une improbable bouteille. Parfois, au détour d’une rue, nous posons le pied dans une caverne où repose un génie en éveil. Voilà le sentiment qui m’a traversé l’esprit quand j’ai foulé le sol de Elemiah Design. Une enseigne tenue de main de maître par un petit bout de bonne femme, Elemiah Choche, une jolie blonde à l’apparence fragile et réservée. Mais détrompez-vous, derrière ce visage tendre se cache une insatiable soif de réussite et de soucis du détail. Un talent qui ne demande qu’à être connu, mais qui éprouve encore des difficultés à être partagé d’un large public.

En Mai dernier, j’étais justement contacté par cette jeune femme pour publier un communiqué sur la première année d’existence de son magasin. Un évènement assez particulier d’ailleurs car il fêtait une longévité exceptionnelle qui ne m’était pas passé inaperçu et je n’avais pas été déçu de ma visite . Je découvrais l’une des plus belles collections de vêtements féminins qu’il m’a été donné de voir. Un choix aussi réussi que sobre d’ailleurs. Car l’inspiration de Elemiah est directement puisée dans l’élégance et dans la simplicité. Un style racé et distingué, bien loin de la vulgarité impersonnelle que l’on côtoie tant.

La sensualité à fleur de peau

Ne vous fiers pas à la douceur de sa voix et à la petite taille de son avatar (seulement 1m80!), Elemiah Choche est une vraie guerrière, un bourreau de travail dont la volonté n’a pas d’équivalent. Depuis un an d’existence sur Second Life, la créatrice n’a pas moins dessiné qu’une centaine de robes et vêtements! Un record probablement, sans compter la qualité constante de ces œuvres.
Mais atteindre un tel niveau de pratique ne se fait pas que par la bonne grâce divine. Pour arriver à ce stade, Elemiah travaille beaucoup, énormément même. C’est seulement en y dépensant toute son énergie qu’elle effleure enfin un sentiment de satisfaction.

« J’aime la perfection dans tous les domaines et je ne fais jamais les choses à moitié[...] Je suis très dure avec moi, c’est mon tempérament »

Dans la mythologie hébraïque, Elemiah est un ange qui symbolise la richesse intérieure et le développement de notre énergie dans un sens de construction. Il porte en son sein le courage, la joie, l’équilibre et l’enthousiasme. Ces quatre qualificatifs illustrent parfaitement le ressenti exprimé à la rencontre de cette jeune femme pleine de surprise. Discrète, mais pas moins omniprésente, Elemiah Choche rayonne par son talent mais laisse de côté l’arrogance et la suffisance. Nous pourrions toutefois lui reprocher sa trop grande modestie et un certain manque de confiance en elle, deux freins qui l’empêchent d’avoir une véritable crédibilité et une renommée indiscutable dans le paysage de la mode SL.

Elemiah Choche, une vraie créatrice parmi les « créatrices »

La création de vêtements sur SL surfe sur un effet de mode des plus contrastés. D’un côté nous retrouvons des créateurs qui s’inspirent ouvertement d’œuvres de stylistes déjà existants, donnant un aspect « contrefait » moyennement sérieux. Et puis de l’autre, nous avons ces vrais créateurs, qui trouvent leur inspiration dans leur livre intérieur et dessine leurs vêtements avec les fruits de leur imagination. Elemiah Choche fait certainement parti de ceux là. Elle n’a pas eu la chance de devenir styliste dans sa RL mais sa passion pour la mode est inaltérable. Il est aujourd’hui impossible de pouvoir percer dans l’univers de la haute couture, alors Second Life lui est apparu comme une véritable alternative pour y laisser fleurir son florilège d’idées.

Comme beaucoup, Elemiah n’est pas parti de grand chose. Une petite échoppe de quelques mètres carrés pour y exposer ses premières œuvres et le « génie Choche » tâtait du bout du pied les terres de son public SLien. Les quelques robes se sont progressivement transformées en collection puis en véritable enseigne dont la réputation commence lentement à se forger dans les esprits, notamment à l’étranger. En effet, le principal public de Elemiah Design est surtout asiatique et américain. Du côté francophone, le nom « Elemiah » ne bouscule pas encore les habitudes, parce que sa communication est encore perfectible, en dépit de quelques initiatives mais qui n’ont pas su atteindre leur but initial (comme la « semaine anniversaire » en mai dernier).

Ses vêtements  sont essentiellement féminins et inspirés par un courant franco-parisien, au sens noble du terme. Voilà pourquoi, nos amis nippons et américains constituent le cœur des fans de Elemiah Design qui fête avec la plus grande finesse le savoir faire à la française, que nous français, ne soupçonnons pas toujours l’existence. Les étrangers semblent effectivement plus sensibles à cette mode, sans doute parce qu’elle illustre le romantisme et l’élégance typique de chez nous. D’ailleurs les nombreuses créations de Elemiah sont fortement marquées par la sensualité mais ne dépasse jamais les barrières du vulgaire. C’est certainement de cette façon que son talent est des plus appréciable : une finesse palpable et une imagination aussi débordante que réaliste.

Je vous invite dès à présent à visiter le magasin Elemiah Design et peut-être d’avoir la chance de rencontrer sa remarquable propriétaire.

http://slurl.com/secondlife/george%205/89/243/21/

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