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LeoMaxx Sautereau
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Le 19 avril 2008 à 17 h 30 min   

S’il existe un moyen incontournable de s’amuser dans Second Life, ce sont bien les clubs. Une façon de s’éclater à moindre coût sans avoir les contraintes d’une véritable boite de nuit RL. Ainsi pas besoin de griller toutes ses économies dans une paire de pompes haut de gamme qui vous permettra de dépasser les cerbères à l’entrée. Pas besoin non plus de désigner un capitaine de soirée, puisque d’abord on est souvent seul et puis l’alcool est sans effet (sauf pour l’absinthe). Dans notre monde virtuel, les clubs foisonnent et proposent-en plus de la musique et d’un décor disco- une panoplie d’interactions avec le joueur. La soirée est animée par un DJ, un véritable animateur rl qui pilote le programme musical de la soirée via un logiciel connexe au jeu. Son rôle est également de chauffer la salle en réagissant en temps réel avec les joueurs via la voice. Une façon conviviale et amusante de mettre une bonne ambiance devant notre PC. On peut également trouver des danseuses/strip-teaseuses chargées d’aguicher le mâle fortuné en mal de douceurs et prêts à remplir les tips jar (vases qui rémunèrent les danseuses). En dehors des services « humains », il y a ces gadgets devenus incontournables comme le Sploder -une sorte de Loterie géante- où chacun mise une somme de son choix dans un pot. Ensuite la mise se dispatche aléatoirement entre tous les flambeurs.

La discothèque dans notre metavers est un véritable phénomène de société que je me suis permis de décortiquer comme j’adore le faire. Dans un premier temps, je me suis intéressé aux raisons qui poussent les joueurs à s’amuser « virtuellement » puis dans un second temps, à produire une étude plus mercantile qui analyse (rapidement) le marché des clubs et jusqu’où sont-ils rentables.

Quand on est noob, le premier divertissement qui s’impose ce sont les boites de nuit SL. C’est grâce à ces soirées que l’on peut palper l’aspect communautaire du jeu et se créer ses premiers contacts. Mais le public n’est pas constitué que de débutants. Ces évènements attirent beaucoup de monde et surtout, bénéficient d’une audience régulière et homogène. Mais quelles sont les motivations des clubbeurs ? Tout d’abord l’attrait social. Le premier objectif des joueurs sl est de tisser un réseau social qui peut s’enrichir dans ces soirées. Si la fréquentation du joueur décélère progressivement avec le temps, il y trouve toujours le meilleur moyen de côtoyer la civilisation. Les clubs proposent une ambiance festive qui tranche avec l’aspect un peu monotone du reste du jeu. Il faut dire que les évènementiels francophones ne pleuvent pas dans SL et aller s’amuser en boite est un moyen sûr de rencontrer du monde. Second Life est surtout un salon de discussion géant, les échanges humains y sont donc primordiaux. Les joueurs sont surtout motivés pour établir des liens sociaux entre eux et si possible, chaleureux. Oui car le profil type de l’individu jouant régulièrement à sl est généralement quelqu’un d’assez solitaire en mal de chaleur humaine. Fréquenter un club est un moyen pauvre -mais moyen quand même- de compenser une soirée rl complètement soporifique. Il faut dire qu’entre Louis la Brocante et une partie de SL le choix est vite fait, je choisis Louis.. ^^ Non je plaisante! (mmmmh quoique que parfois…)

Les clubs sont nombreux, très nombreux même. Rien que dans l’espace francophone, on en dénombre plus d’une trentaine. Mais ce surnombre d’établissements engendre une concurrence féroce dont l’issue est souvent imprévisible. D’une manière générale, un night club sur Second Life a une durée de vie limitée à quelques mois, même pour les gros mastodontes. Il profite de l’effet de nouveauté dans un premier temps puis survit grâce aux quelques habitués pour enfin plonger dans la faillite. Les activités festives sur SL sont soumises à un phénomène de tournante. Investir dans un club est un projet à court terme, ou à moyen terme pour les plus chanceux. Pourquoi une durée de vie si faible ? Il faut dire que les clubs subissent beaucoup la mode actuelle. Le public (en général 18-30ans) réclame des styles musicaux spécifiques propre à ce que l’on peut entendre en discothèque aujourd’hui, c’est à dire techno et r’nb remixé. Le programme est quelques fois entrecoupé de slows ou de tubes plus anciens mais le produit actuel reste le cœur de l’offre. Le problème est que tous les clubs proposent exactement la même chose, que ce soit sur le plan musical ou dans le style tout simplement. Beaucoup de projecteurs, des dance-floors flashy’s et des couleurs pétaradantes, voilà ce que 90 % des boites nous proposent. Les DJ ainsi que les managers (ceux qui organisent et choisissent les thèmes de soirée) sont victimes de leur public qui réclame toujours la même chose. Avec une offre si formatée, il est normal, qu’à terme, le public se lasse. Quelques expériences originales ont été lancées pour tenter d’apporter un peu de personnalité à leur club mais ces initiatives s’avèrent en général mal payées. Au pire, quelques curieux vont se féliciter d’une ambiance un peu originale pour une fois. Mais le clubbeur moyen réclamera toujours sa techno impersonnelle et commerciale.. Parce que c’est comme ça ! A moins d’avoir de l’argent à perdre, il est ardu de bâtir un club sur un style un peu moins conventionnel.

Il est amusant d’observer que les clubs sur Second Life sont régis par les mêmes lois que dans la RL. Le culte du superficiel y est roi : des lolitas en shorty qui trémoussent leur derrière pour faire bander le pseudo-bad boy, torse poil de rigueur, racolant ses tatouages de taulard et ses chaînes empruntées à Mister T. Chacun se jauge sur son apparence c’est un fait. C’est le carnaval de Rio ! Pourtant derrière ces masques, tout le monde va aux toilettes de la même façon et tout le monde a regardé Hélène et les garçons quand il était plus jeune.

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Bibiben Gustav
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Le 19 avril 2008 à 17 h 21 min   

Marathon de Dj, 48h non-stop de Mix Live qui a couvert le Week-end du 21 au 23 mars, organisé par Sonika Beaumont pour fêter comme il se doit de superbes fêtes de Pâques en musique et en déconnade. Ce week-end a réussi a réunir plus d’une dizaine de club déjà bien connu de Second Life et ayant tous un style bien particulier chacun tels que L’Ibiza, L’Apothéose, Spirit Fens,Vicious Hypnoz, Club, Barclay’s, Yaka Club, Cat’s Imini Club, Blue Paradise Club, Wildstyl3, Dream’s Club, L’Hydra. La réunion aussi de nombreux Dj et Djette bien connu de Second Life également qui ont tous eu l’occasion de faire un set de 2h chacun et des personnalités très différentes dont la très jeune Dj Kinder Bueno, déjà très talentueuse mais aussi bien d’autre qui nous reserve quel que surprise dans le futur. Du coté des Djettes nous avons pu avoir la chance d’entendre dans l’ordre Dj Sonika, Eleane,Olivia, Kinder Bueno, Lauretta, Maela, Ines et chez les Dj, toujours dans l’ordre d’apparition Timzy, Sang, Pafou, Yves736, Tony77, Viktor, Skyman, Reason, Qwark, Dadou, Devilbass, Snoop, LeStef, TheWiseThomas, Bibiben, Vigo, Francky, Psylo, Mica et Asker. Nous avons eu la chance d’apprécier tout style de mix très différent les un des autres en si peu de temps, avec au programme Electro, House, Jumpstyle, Hardstyles mais aussi du Clubbing sans oublier le RNB, Funk, Ragga, Soul.Tout ceux si organiser dans un club builder pour l’occasion et avec un nom très évocateur que L’Ephemeris puis ensuite détruit au 12 coup de minuit du 23 mars 2008. On peut aussi remercier les manageurs Eleane2341 Mills, Marius Kivert, Delfie Ducatillon pour le travail exceptionnel qu’ils ont fourni et leur accueil très chaleureux.

Cette événement à juste était crée pour le plaisir et le projet de Sonika et en aucun cas dans un but lucratif; le but majeur de ce week-end était la rencontre des Dj avec les Club mais également la rencontre entre eux entre tout Dj et toutes les personne qui veulent découvrir de nouveau club et de nouvelle ambiances.

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LeoMaxx Sautereau
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Le 17 avril 2008 à 15 h 43 min   

LeoMaxx Sautereau: Sonika, peux tu nous dire quelques mots sur toi ?
Sonika Beaumont : Je suis quelqu’un qui aime croquer la vie à pleines dents. J’aime rigoler, me détendre et entreprendre un certain nombre de choses. J’ai d’ailleurs pas moins de six jobs à mon actif (sourire)

LMS: Comment t’es venu l’idée du Club Party Mix ?
SB : Alors mon cher Leomaxx, l’idée m’est venu car j’ai constaté le manque de communication qu’il pouvait exister entre les DJ. En général, ils ne connaissent pas très bien non plus la multitude de clubs francophones sur SL. Certains DJ mixant même le plus souvent a l’étranger.

LMS: Penses-tu que le manque de communication provient des clubs ou des DJs eux même, qui n’arrivent à se vendre ?
SB : Je pense que les clubs font presque toujours appel aux mêmes DJ qu’ils connaissent ou ceux qu’ils ont entendu parler par le biais de leur amis. Il y a aussi beaucoup de nouveaux clubs qui se montent et ceux là sont un peu novice pour amener des mixeurs.

LMS: Etant DJ toi même, comment ça se passe, ce sont les clubs qui font appel à toi ?
SB : La plupart du temps oui (rire). Des fois je propose mes services à quelques clubs que j’affectionne particulièrement. Mais le plus souvent, je n’ai pas besoin de demander.

LMS: Ya-t-il des rivalités entre DJ ou l’ambiance est plutôt bon enfant ?
SB : Pour ma part je dirais pas du tout (rire). Chacun a son propre style musical et anime de façon différente, il y a malheureusement des rivalités plutôt entre clubs même si c’est assez rare.

LMS: Comment s’est déroulé la mise en place de ce grand évènement qu’a été le Club Party Mix ?
SB : Tout d’abord il a fallu bloquer un week end et trouver un lieu. Je voulais quelque chose de neutre, pas un club qui existe déjà. Pour ne pas avoir d’ennui, et puis surtout pour avoir le contrôle de l’évènement et du personnel. Ensuite j’ai eu la chance de connaitre un fantastique builder, Tomy Sciarri, qui a créé ce que je voulais : un espace semi couvert un peu oriental et chaleureux. Tout a été mis en place assez vite. Ensuite Sadbad Shan, un graphiste, m’a réalisé l’affiche. Puis j’ai constitué le noyau de l’évènement, c’est à dire les managers.

LMS : Je me suis rendu au Club Party Mix et quelque chose m’a assez surpris, c’est l’omniprésence de Second Love Agency… pourquoi cette présence ?
SB : (rire) J’ai décidé aussi de donner un coup de pouce a certains organismes qui le souhaitaient en proposant des stands. Second Love Agency m’a beaucoup aidé a l’organisation de cette manifestation. Il était donc de mon devoir de leur laisser a disposition un stand.

LMS : Pour finir Sonika, quel bilan retires-tu du Club Party Mix ?
SB : Je dois dire que je suis très étonnée du succès de cet événement et surtout de la disponibilité des Dj qui se sont succédés aux platines (même pendant les heures les plus délicates). Nous avons enregistré plus de 800 visites dans le club pour un trafic de 18000. Même si ce n’est en aucun cas à but lucratif, je pense que globalement tout le monde s’est bien amusé et a pu rencontrer des personnes. Cela a été aussi bénéfique pour les DJ, et comme je le disais ci dessus, certains DJ malgré qu’ils soient français ont plutôt l’habitude de mixer à l’étranger et étaient ravis de pouvoir accéder au Landmark des clubs mise a disposition au Club Party Mix

LMS : Sonika, merci

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LeoMaxx Sautereau
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Le 17 avril 2008 à 15 h 39 min   

Second Life est un monde où la rencontre et la fête font partie des motivations communes de beaucoup de gens. Les clubs permettent à tous les avatars, en mal de transpiration et de tympans qui sifflent, de transformer une soirée morose en ambiance surchauffée et jouissive (avec les moyens du bord). Mais pour animer ces soirées, rien ne vaut un bon DJ qui prendra le costume de chauffeur de salle et proposera à l’ensemble de son public une playlist empruntée à tous les meilleurs mixeurs de la planète. Le métier de DJ, même s’il a pour objectif de faire bouillonner les foules, est finalement assez singulier: devant ses platines, il est tout seul et ses relations avec ses confrères sont finalement rares voir « conflictuelles » (à voir les célèbres « versus » de DJ dans la RL). C’est sur cette observation que Sonika Beaumont, jeune DJ dynamique et entreprenante, a décidé d’organiser un grand évènement festif dont l’objectif est de permettre à tous ses collègues de se retrouver et de faire partager leur style. Le Club Party Mix est né ! Il s’est tenu non-stop du 21 Mars 21h au 23 Mars Minuit.

A l’aide de partenaires de divers horizons, Sonika Beaumont a réussi son pari : pendant 48 h, le club Ephemeris (construit spécialement pour l’occasion) a accueilli pas moins de 26 DJ francophones issus de 11 Clubs différents! C’est une première sur la scène virtuelle de Second Life et l’originalité de l’évènement est à souligner. Les disques-jockeys qui ont participés se sont donc relayés par intervalles de deux heures pour faire durer la fête sans temps mort! Pour y avoir mis les pieds personnellement, il semble que le public se soit déplacé en masse, à tel point que les organisateurs ont été contraints de publier un message d’avertissement pour prévenir les gens d’un potentiel risque de lag.

Techniquement, l’organisatrice s’est associé avec le buildeur Tomy Sciarri qui s’est chargé de construire le club. Pour ceux qui auraient apprécié le décor, il faudra vous rabattre sur les larmes qui couleront sur les photos souvenirs de l’évènement. En effet, l’Ephemeris Club, comme son nom l’indique, n’avait pas vocation à durer et s’est éteint en même temps que le baissé de rideau. Mais ce grand rassemblement fut également une opportunité pour les 11 clubs représentés de se faire de la pub et se distinguer de la concurrence par l’intermédiaire de leur DJ. Le Club Party Mix a également accueilli diverses manifestations et groupes qui ont profité de l’agglutinement de la populace pour faire un peu de réclame. Ce fut le cas de Second Love Agency, agence de rencontres amoureuses sur sl, dont Sonika Beaumont fait partie (comme coach-love).

Fondamentalement le Club Party Mix apparaît comme une manifestation réussie qui a su remplir tous ses objectifs. Les DJs ainsi que le public ont répondu présent et c’est mérité. Ce genre d’événement fédérateur, qui participe à donner de la vie sur Second Life, est malheureusement trop occasionnel. Sur ce point on ne saura que féliciter l’initiative de Sonika Beaumont qui a su mettre les rivalités de DJ entre parenthèses le temps d’un week end. Toutefois nous pourrons regretter la certaine singularité des passages des mixeurs, qui pour la plupart, n’ont fait qu’un passage histoire de faire quelques scratchs et amasser quelques pecos. Deuxième reproche, l’habillement du club aurait peut-être mérité un peu plus d’attention et d’originalité. En effet l’ensemble ressemblait davantage à une piste de danse improvisée et organisée de manière un peu anarchique. Ceci est néanmoins à relativiser, étant donné l’ « éphémirité » de l’Ephemeris. De plus, les clubbeurs ne s’en sont pas vraiment plaint à priori. Enfin dernier point noir, l‘ « omniprésence » de Second Love Agency. Sa présence est bien sûr légitime mais les panneaux publicitaires en pagaille ont quelques peu cassé l’esprit « indépendant » de l’événement. Dommage !

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