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LeoMaxx Sautereau
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Le 21 février 2009 à 19 h 17 min   

En avril 2008, Philip Rosedale, celui qui a fait de Second Life une plateforme de communication novatrice et performante, celui que j’appelle le « surfeur d’argent » à cause de son bronzage australien et de sa « business attitude », décide de céder sa planche de surf de CEO* à un Monsieur bien moins rigolo, Mark Kingdon, qui aime que l’on l’appelle « Monsieur M » (et oui ça pète sec!). Une révolution silencieuse a eu lieu! Vive le Roi!

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Mark Kingdon : une main de fer dans un gant de velour

Contrairement à son prédécesseur, Mark Kingdon n’aime pas trop les photos et les apparitions publiques. Il faut dire qu’il ne peut pas se vanter d’avoir le même capital sympathie que « Sonic Slater ». Le cul tellement serré sur les clichés qu’il pourrait casser des cacahuètes avec, le regard d’un poulpe… c’est visiblement un homme qui n’aime pas perdre son temps à la déconne (et paf Philip!). Nous sommes là plus proche du look « Prof de maths » que du midinet accroc aux vagues. Après dix mois d’exercice illusoirement discret, l’homme mène sa barque comme un brise-glace dans l’Océan Arctique. Fini aussi la grande philosophie pseudo-anarchiste-foutaisiste de la génération Bill Gates, il faut se rendre à l’évidence que l’informatique est un monde impitoyable où le divertissement n’a sa place que dans les foyers.

Milieu 2008, Second Life est devenu une marque qui a la prétention d’exiger du public d’apposer un ® à chaque expression du « produit ». Philip Rosedale, co-fondateur de Linden Lab en 1999, et créateur du projet Second Life a déjà fait son bonhomme de chemin depuis plus de six ans après le lancement du développement du projet. Si l’homme fut génial lors de la construction du logiciel, il fut vite dépassé quand il s’agissait de diriger une entreprise galopante comme Linden Lab. « Driver » une usine à gaz, ce n’est pas vraiment son cœur de métier, et décide donc de céder sa place à quelqu’un qui sera plus expérimenté à cet exercice.

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L’élu est Mark Kingdon. « Monsieur M » est tout nouveau tout beau, mais n’est pas complètement étranger à Second Life. En effet, son CV montre qu’il utilise déjà la plateforme depuis Janvier 2007 sous le pseudonyme Marcus Voom. Curieusement, d’après l’Agence Reuters, Mark Kingdon se définit lui-même comme un « joueur occasionnel » de SL. Autrement dit, ses seules occupations consistaient à draguer les noobettes sur les Community Gateways. Drôle de choix que quelqu’un qui n’a qu’une connaissance superficielle de la plateforme qu’il va diriger. Heureusement le CV de « M » ne s’arrête pas à ses compétences de dragueur virtuel du dimanche. L’homme a en effet été CEO pendant plusieurs années de l’agence Organic, une société spécialisée dans les mondes numériques. Il est notamment reconnu pour sa rigueur et ses compétences de gestionnaire, deux qualités qui manquaient précisément à Philip Rosedale.

En choisissant Kingdon à sa tête, Linden Lab a fait le choix d’une nouvelle politique. Les méthodes de travail du nouveau CEO sont plus pragmatiques, plus réalistes et donc peut-être moins enjouées que celles de son prédécesseur. La face de Second Life est en train de changer… dans le bon sens ?

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Le risque de remettre en cause l’essence même du monde virtuel pour le rendre plus rentable et contrôlable

Quand Philip Rosedale et son équipe ont buildé les fondations de leur monde virtuel, leur priorité aura été de donner à leur produit une signature qui lui permette de se distinguer le mieux possible des traditionnels MMO qui font déjà fureur à l’époque (Everquest, La 4ème prophétie…). Pour cela, Linden Lab veut faire de Second Life un véritable outil de communication, plus seulement dédié au divertissement, mais qui s’ouvrirait au monde dans le but de communiquer, partager et surtout commercer. L’éditeur s’occupe donc du développement logiciel et de la gestion administrative. En revanche 95 % du contenu serait développé par les résidents eux-mêmes.  « Your world, your imagination ». Ambitieux!

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Cinq ans après, les douze travaux d’Hercules sont accomplis avec un certain succès. Malgré les nombreux cafouillages techniques et erreurs de gestion, Linden Lab a fait de SL un monde virtuel très riche et peuplé, même si le nombre d’utilisateurs actifs tend à se stabiliser ces derniers mois.

Seulement voilà, depuis un an environ, Second Life est arrivé à un stade d’une certaine maturité. Le contenu est exhaustif, original et chacun y met du sien pour y apporter son produit fait maison. La concurrence est telle aujourd’hui qu’il est impossible de tenter une percée dans un marché totalement saturé, où les prix sont totalement invraisemblables, dans un sens comme dans l’autre. Second Life est devenu une usine à gaz avec l’impression qu’aucun directeur ne soit là pour gouverner son entreprise.

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Depuis un an, le bilan est préoccupant. Second Life stagne car nous atteignons les limites d’un système anarcho-capitaliste sans aucun dispositif de régulation du contenu. C’est là que Mark Kingdon, entre en fonction…  Fin gestionnaire, et vision du monde réaliste, l’homme va prendre conscience que le phénomène libertaire d’antan n’a plus vraiment d’avenir et que SL se doit d’être en quelque sorte « clôturé » pour empêcher les brebis de venir pâturer sur d’autres versants.

Les actions coup de poing de Mark Kingdon

Second Life c’est un shoot vertigineux mais dont la descente est casse-gueule voir mortelle. La politique de « M » est simple : cadrer au mieux le contenu de la plateforme afin de l’optimiser au mieux pour un public qui alimentera réellement les caisses de Linden Lab : les entreprises. Ce sont elles qui participent au buzz, et à la pertinence du monde virtuel. Plus d’entreprises, plus de partenaires, plus de profit… Pas étonnant que le monsieur s’est déplacé partout dans le monde pour rencontrer certains LandBarrons qui accueillent des entreprises sur leur fief. Fini la récré, il est temps d’amener de l’eau au moulin, pour le grand malheur d’une bonne moitié de résidents.

Le rodage terminé et une période d’essai sulfureuse (le dossier « OpenSpace » à gérer…), Kingdon s’est amené à prendre les premières mesures de sa politique. La première c’est de revoir son équipe dont le cœur venait encore de la génération Rosedale. Nous avons donc pu constater les départs de Sidewinder Linden ou encore Robin Linden. A quand le prochain ? M semble vouloir s’entourer de sa propre équipe, sans doute en vue d’un nouveau virage dans lequel tous les passagers de la voiture seront d’accord sur la direction à prendre.

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Cette direction c’est la réduction lente mais effective de la liberté de contenu des résidents. Aux yeux du public, Second Life prend des airs de souk virtuel dans lequel le « trop de produit » tue le « produit ». La récente acquisition des deux sociétés de e-commerce XStreet SL et OnRez sont la preuve que Mark Kingdon souhaite centraliser la production de ses résidents, soit pour mieux la faire circuler, soit pour mieux la contrôler. Cette opération aura déjà pour effet de réduire quantitativement l’océan de « shops poubelles » implantés partout, et de réduire l’essor des freebies, véritable épine dans le pied de la plate forme. Linden Lab proposera-t-il du contenu ? Assurément non. Ces pratiques déjà proposées par Lively ou Home n’ont guère eu de succès. La création de contenu par les résidents sera perpétuée pendant beaucoup d’années encore, mais la marge de manœuvre sera quelque peu étroite.

Reste la question du titre de la propriété des créations, qui n’est toujours complètement résolu. Une problématique auquelle la nouvelle équipe exécutive de Linden Lab s’attèlera bientôt. Voilà qui promet! En effet, l’intégration progressive des mondes virtuels comme plateforme et non plus comme divertissement, pose un sérieux problème législatif concernant la propriété légale. Vos objets vous appartiennent par principe, mais vu que ceux-ci sont hébergés sur des serveurs relevant de l’autorité de Linden Lab, nous pouvons nous attendre à un vrai bras de fer entre les résidents et l’éditeur. Pour comparaison, c’est exactement la même chose qui s’est passé (et qui se passe encore) pour YouTube et consorts où chaque parti s’est renvoyé la balle concernant la responsabilité pénal du contenu (souvent piratage d’œuvres protégés ou contrefaçons).

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Autre mesure lourde de conséquence, le retour du Mainland! Par cette appellation, nous désignons l’ensemble des sims dont Linden Lab est propriétaire. Autrefois, beaucoup de locataires de terrains sur ces régions se sont plaints d’une gestion calamiteuse. Le contact avec les responsables était en effet particulièrement périlleux. Ces problèmes d’organisation ont fait que le Mainland a progressivement été boudé par les résidents au profit de sims « privés » (les gestionnaires sont les résidents eux-mêmes). Plus de proximité et des problèmes réglés plus vite. Depuis plusieurs mois, Mark Kingdon a souhaité revaloriser le Mainland par deux mesures phares :

  • Extension massive du domaine avec l’introduction des sims « Nautilus », graphiquement plus attractives.
  • Hausse significative du prix d’achat/frais mensuels des sims privées Openspaces (devenues « Homesteads« )
  • Interdiction des « ad-farms », terrains constitués essentiellement de panneaux publicitaires (merci Koxinell cf.commentaires)
  • Interdiction des terrains de petite taille (512 m²), trop peu rentables car souvent invendables ((merci Koxinell cf.commentaires)

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Pour le moment impossible de savoir si le Mainland a de nouveau récupéré des locataires, Linden Lab ayant soigneusement supprimé ses statistiques sur les terrains de manière à ce que la baisse très probable de lands (non compensés par le développement du Mainland) ne soit pas mathématiquement démontré.

Le règne de Philip Rosedale est terminé. Même si en tant que membre du conseil d’administration ce dernier garde un certain pouvoir sur Linden Lab, il n’est plus maître des décisions prises pour le développement de Second Life. Une progressive mutation est actuellement en train de s’opérer. La volonté de proposer aux résidents le contrôle de leur contenu s’efface au profit d’un renforcement de la gouvernance de l’éditeur. L’équipe « M » souhaite reprendre les rennes de son produit et en finir avec le joyeux bordel orchestré par l’équipe précédente sans que celle-ci n’ait complètement foiré. Second Life en est là où il est : le plus convaincant des mondes virtuels actuel. Reste à prouver que la méthode Kingdon sera meilleure que la précédente.

LeoMaxx Sautereau

* CEO : Chief Officer Executor -expression reprise de Rambo 3 parait-il-

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LeoMaxx Sautereau
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Le 26 janvier 2009 à 20 h 42 min   

La société américaine Linden Lab, détentrice de Second Life, continue sa campagne de controverse en rachetant deux des plus gros services de e-commerce indépendant : XStreet SL (anciennement appelé SLExchange) et OnRez. Une annonce accueillie tièdement par les résidents mais qui n’aurait pas que des désavantages si on réfléchit à la pertinence d’une centralisation des achats.

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Fin 2004, Second Life n’est pas encore le monde virtuel que l’on connait aujourd’hui et sa popularité est encore à prouver. Pour se démarquer du typique « MMO », plusieurs utilisateurs cherchent à faire de ce métavers non plus un « jeu » mais une véritable plateforme sur laquelle des échanges commerciaux sont possibles (et ainsi attirer les créateurs et certaines entreprises). Jay Geeseman est l’un d’entre eux et décide de fonder le premier service de e-commerce dédié à une application : SLExchange. Ce portail commercial indépendant de Linden Lab offre aux résidents la possibilité de vendre leurs créations sur un site internet et plus seulement In-World, où la lisibilité de l’offre est plus que opaque, surtout à cette époque.

Les achats sont toujours effectués en Linden Dollars (L$). Comme SLExchange n’a aucun accord avec Linden Lab, le client de ce service doit déposer une certaine somme dans les bornes SLX In-World prévues à cet effet. Pour cela, il doit se créer un compte et le lier avec celui utilisé dans Second Life. L’achat d’un fauteuil, d’un vêtement, d’un script devient alors possible directement via son navigateur et l’objet arrive quelques minutes après dans l’inventaire de l’avatar. Pratique, efficace et surtout populaire. SLExchange fait un carton et contribue en grosse part aux échanges commerciaux effectués dans Second Life. En 2008, SLExchange devient XStreet SL suite aux modifications des propriétés légales de la marque Second Life..

Pour compléter l’offre de SLExchange, The Electric Sheep Compagny, une société spécialiste des mondes virtuels à qui l’on doit le monde virtuel Web Flock 3D et sa participation dans des projets télévisuels (notamment l’épisode des Experts : Manhattan consacré à Second Life et diffusé ce mois-ci en France) fonde OnRez Shop en 2007. OnRez se distingue de XStreet SL par une meilleure ergonomie de son site web et un look plus sexy. En contrepartie, l’offre y est moins étoffée même si les améliorations sont constantes.

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Création d’un « Linden Store » unifié et franchisé

Les acquisitions de XStreet SL et OnRez ne se font pas sans mal, puisque Linden Lab a décidé logiquement de fusionner l’offre des deux services au dépend de celui de The Electric Sheep Compagny. Ces rachats par Linden Lab ont été motivés par la volonté de l’éditeur de développer au mieux l’offre commerciale de la plate-forme en la rendant plus visible d’un grand public. En effet, les principaux utilisateurs de XStreet SL/OnRez sont surtout des joueurs confirmés. Les nouveaux résidents ont bien souvent la méconnaissance de ces services, à la fois par le nom mais aussi par leur utilisation, un peu particulière il faut dire.

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La présence d’un service de e-commerce centralisé sur le site de Linden Lab va tout d’abord permettre d’aimanter un plus large public et donc de gonfler encore un peu plus les échanges commerciaux, déjà bons en 2008. Cela permettra également de valoriser les nouveaux créateurs qui prennent le risque de se lancer dans un marché ultra-concurrentiel, et auquel la navigation in-world ne leur est pas toujours favorable (prix des terrains, publicité…). Depuis plus de cinq ans, l’offre est déjà saturée et seuls les grands noms tirent leur épingle du jeu car bénéficiant des positions les plus avantageuses. Les jeunes « entrepreneurs » sont alors contraints de brader des créations qu’ils ont mis des heures à réaliser. Le marché est alors déséquilibré et les prix sont globalement tirés par le bas, décourageant ainsi les débutants quand des « chefs-d’œuvre » de vétérans sont vendus quelques dizaines de L$ seulement. Bref, tout le monde y perd.

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L’autre avantage de la centralisation de services de e-commerce va être la diversification des moyens de paiement. Si le système n’est pas encore mis en place, nous supposons que Linden Lab instaurera très prochainement le « paiement direct » via son portail. Plus besoin de déposer de l’argent dans les bornes XStreet SL/OnRez pour pouvoir acheter sur le site, vous pourrez directement dépenser vos L$ en vous connectant sur le portail de Second Life. Très pratique, surtout pour les newbies.

« Your world, your imagination », une fois de plus bafoué

L’inconvénient de cette fusion/acquisition, c’est le risque de développer massivement des « magasins en ligne » et de faire disparaître un certain nombre d’échoppes in-world. Certains diront que c’est une bonne chose. En effet, nous ne pouvons pas dire que les « foires commerçantes » du style Freebies Land soient franchement esthétiques. Les principaux magasins resteront (souvent les plus beaux, mais pas toujours…) et les petits commerçants useront des boutiques en ligne.

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Si le rachat de XStreet SL/OnRez peut paraître intéressant sur certains aspects, il l’est beaucoup moins sur la philosophie de Second Life, qui perd de sa superbe. La force de ce monde virtuel était de confier à ses résidents le développement du contenu ainsi que les dispositifs permettant d’améliorer son utilisation. Les sites de e-commerce indépendant étaient une belle preuve de la réussite de ces principes. Ici Linden Lab « propriétarise » un service jusque là tiers.

Et pour le prix ?

A priori rien ne changera concernant les tarifs puisque ce sont les vendeurs qui les fixent. Toutefois, XStreet SL et Onrez étant à l’origine non lucratifs (c’est à dire non prestataires, ils ne faisaient que gérer leur plateforme), il se pourrait que Linden Lab s’octroie une petite commission sur chaque produit vendu, du moins ça ne serait pas surprenant.

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Mark Kingdom et son équipe semblent vouloir changer leur fusil d’épaule et d’en venir à un système de centralisation de services, comme c’est le cas dans la plupart des mondes virtuels existants (Twinity, Home…). Une politique compréhensible mais qui trahit les ambitions natives de Second Life : en faire un monde virtuel décentralisé, dont le gros du développement est confié à ses résidents. Nous constatons en 2009 que nous nous éloignons de cette voie. Depuis l’arrivée de « M » à la tête de Linden Lab, les choses bougent mais d’une curieuse façon. Il est difficile de dire si c’est positif ou non. Nous verrons si ces choix sont judicieux ou pas. En attendant, nous lui accorderons le bénéfice du doute.

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LeoMaxx Sautereau

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Nougatine Nikitin
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Le 10 janvier 2009 à 20 h 38 min   

A l’heure où la publicité semble vouloir quitter un peu notre écran de télévision, la voilà qui s’installe, je dirai plutôt qui s’incruste sur l’écran de notre ordinateur et pollue nos nuits blanches consacrées à Second Life. Telle une pieuvre elle étend ses tentacules dans les IM des groupes et les notices.

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Et chacun y va de son petit mot. Si les membres d’un même groupe ont accès à la rédaction des notices, voilà que nous recevons pas moins de cinq ou six messages en moins de cinq minutes ! Et que dire de ces messages ! Honte à ceux qui, chargés de responsabilités au sein dudit groupe, rédigent ces charmants petits mots doux. Pas moins d’une faute par mot, c’est ce qui fait que ces sympathiques notices sont parfois rendues complètement incompréhensibles, tellement elles ressemblent à des SMS.

Voici quelques perles pêchées ça et là.

« deja plin de shop loué **** il m enque plus que vous 20 pri 40 ld vené vite je vous atend »

« les femmes qui abilles les femmes a loué shop 20 prime 40 ld venais nombreux je vous atend a desuites »

« elle n en profite shop de lux en bor de mere bien situé a loue pour 125 ld pour 50 prime venais vite on vous atend «

« vous ne saurez pas déçu »

Déçu c’est certain, on ne l’est pas ! Je n’ai absolument rien corrigé, seulement remplacé un nom par discrétion. Bien sûr ce ne sont pas les meilleures, j’ai lu bien pire.

Il fut un temps aussi lorsque on s’inscrivait à un groupe de publicité, il était bien précisé dans le règlement que l’on ne devait pas passer plus d’une pub par demie heure ainsi que deux à trois lignes maximum. Combien de fois ai-je subit les remarques acides des responsables de ces groupes pour avoir dépassé d’une ligne l’espace qui m’était imparti, avec la menace de me faire éjecter.

Les choses semblent avoir changées puisque maintenant nous pouvons lire un véritable journal. Et bien sûr cette lecture se répète dans beaucoup de groupes, ce qui fait que l’écran est envahi d’une publicité parfois tout à fait inutile et incompréhensible. Je n’ai, hélas, pas d’exemple à fournir, mais je suis sûre que certains d’entre vous ont dû être importunés par ce genre de messages intempestifs.

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Tout ceci n’est bien sûr pas une généralité, beaucoup sont rédigés avec soin. Les notices sont alors agréables, bien écrites et donc susceptibles de valoriser l’annonce et son annonceur. Je ne veux pas non plus taper sur la tête de tous nos publicitaires en herbe. Je sais, me direz-vous,  tout le monde n’est pas professeur de lettres… Mais aimeriez vous que votre petit journal régional ait des articles bourrés de fautes et complètement incompréhensibles ? Que votre conversation soit interrompue par un quidam qui vous gueule sa pub dans les oreilles ? Et que dire d’un futur patron qui va recevoir une telle lettre de motivation ? L’ANPE a encore de beaux jours devant elle et les adeptes des SMS, des soucis à se faire.

Nougatine Nikitin

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LeoMaxx Sautereau
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Le 5 janvier 2009 à 22 h 21 min   

Aujourd’hui 5 Janvier 2009 marque la mise en place officielle d’un nouveau type de land : les Homesteads, « évolution » des anciennes Openspaces, reléguées elles à des lands appauvris en prims et réservés aux amateurs de steppes virtuelles.

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Souvenez-vous, le 28 Octobre dernier, Linden Lab provoquait un tollé général chez ses résidents en choisissant d’augmenter de manière conséquente le prix de ses Openspaces. Ces régions sont en fait des versions allégées en primitives des sims traditionnelles dite « Full ». Elles sont beaucoup moins chères et donc plus accessibles à un large public. Le succès a été retentissant. Les résidents peu fortunés avaient accès à l’achat de leur propre sim moyennant un sacrifice modéré en prims (3750 prims au lieu de 15 000 prims théoriques, mais cela restant amplement suffisant), à tel point que les « Full sims » ont perdu en pertinence. L’éditeur a été dépassé par ce succès et n’a pas su anticiper cette croissance exponentielle de sims. Beaucoup d’openspaces ne respectaient pas nous plus leur fonction de base : être des espaces résidentielles et/ou touristiques. Linden Lab a semble-t-il été effrayé du fait que les sims conventionnelles allaient peu à peu disparaître alors que ces dernières sont assurément les plus lucratives.

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La hausse de prix des Openspaces a eu pour conséquence un séisme social dont les effets se sont fait ressentir jusque dans la presse professionnelle. Face à ses revendications, la firme propriétaire de Second Life a revu sa copie mais cette réécriture n’a que peu satisfait ses clients, puisque les nouvelles conditions sont tout simplement plus sévères que les anciennes. Les openspaces, à vocation « touristique », ont ainsi été rétrogradées à 750 prims pour une limite de 10 avatars simultanés tout en maintenant le tarif d’antan. Les sims à 3750 prims sont désormais appelées « Homesteads » (en français : propriété) mais deviennent beaucoup plus onéreuses : le prix d’achat augmente de 40 % et les frais de maintenance mensuels de 60 %). Une nouvelle limite a même été ajoutée : le nombre d’avatar est désormais fixé à 20 contre 40 auparavant.

Il est clair que par ces choix controversés, Linden Lab souhaite revaloriser les « Full prims » et corriger le fait que la création des Openspaces a été une erreur, du moins avec les options qu’ils proposaient. Mais ce faux pas a eu une lourde conséquence : en ôtant le pain de la bouche de ses résidents, la firme s’est vêtue d’une réputation encore plus ténébreuse. Une action en justice serait même en cours, même si ses chances d’aboutir sont minces étant donné que les prédispositions judiciaires de la firme américaine ont été rédigées avec doigté.

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Les procédures techniques selon Jack Linden

Le très décrié Jack Linden, responsable du département « foncier » de Second Life, a publié le 3 Janvier une note récapitulative sur les processus qui seront mis en place pour la transition de ces nouveaux systèmes de sims. Ainsi les Openspaces restent des Openspaces nominativement parlant. Cela signifie que les actuels propriétaires de ce type de sim n’auront désormais droit qu’à 750 prims. Pour celles qui en auraient déjà utilisé beaucoup plus, les régions seront redémarrées et remises à zéro.

Pour ceux qui souhaitent conserver leurs 3750 prims, il fallait enregistrer le changement avant le 1er Décembre dernier et accepter une forte augmentation (progressive jusqu’à Juillet 2009) tout en faisant une concession sur le nombre d’avatars maximum simultanés. Un choix pas toujours facilement à accepter. Nul doute que ces « Homesteads » n’ont pas vocation à être très populaires, mais plutôt à justifier un passage direct en « Full Sim » plus cher évidemment, mais dont le rapport qualité/prix est plus intéressant. Beaucoup de propriétaires qui possédaient plusieurs anciennes openspaces ont même choisis de les fusionner pour ne faire qu’une seule Full Prim. En effet, au delà de la réduction d’espace disponible, il y a aussi ces limites techniques qui empêchent l’organisation d’évènements que seules les « Full » peuvent désormais accueillir.

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Autre contrainte technique non négligeable sur les Openspaces/Homesteads : la réduction des scripts. En effet, Jack Linden prétexte la consommation importante des scripts en ressources processeurs qui accompagnent les serveurs sur lesquels sont hébergés plusieurs de ses sims (1 serveur pour 4 Homesteads, 1 serveur pour 8 Openspaces). L’introduction de « Mono » n’y changeant apparemment rien (et dont les avantages sont encore à prouver). Les propriétaires de ces « Low prims » seront donc tenus d’utiliser un minimum de script sous peine d’un blocage. Pour les y aider, Linden Lab proposera un outil de mesure pour faciliter la gestion de ses scripts. il sera testé dans une prochaine version de Second Life. En attendant, contentez-vous de scripts simplistes…

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Une migration vers les OpenSims ?

Les conséquences de ces nouvelles mesures ne se sont pas faîtes attendre. Le nombre de lands est désormais en train de diminuer mais dans des proportions malheureusement impossibles à déterminer étant donné qu’un bug s’est glissé dans les statistiques proposées par Linden Lab. Cela dit, il semble que cette baisse soit bien la volonté de l’éditeur qui préfère avoir moins de lands mais à plus forte valeur ajoutée tout en ayant moins d’amortissements sur les serveurs. En revanche, il ne faudra pas que cette baisse soit trop importante sous peine d’une baisse de rentabilité, mais la firme américaine a un talent certain pour la pratique du yoyo tarifaire. Pas de panique pour San Francisco, risque de séisme oui, mais seulement géologique!

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Les anciens propriétaires d’Openspaces, dégoûtés par cette nouvelle grille tarifaire mais désireux de gérer et construire leur propre sim, s’orientent de plus en plus vers la solution OpenSim. Évidemment, la plateforme ne manque pas de défauts, elle est loin de proposer toutes les possibilités de Second Life et encore moins tout son contenu, mais son fonctionnement tourné autour des principes de l’opensource (partage des améliorations, fragmentation des décisions, liberté…) a de quoi séduire. Si pour l’instant, nous ne pouvons pas affirmer une nette tendance Second Life > OpenSim, il est certain que la curiosité est de mise. Je ne pourrais pas vous communiquer de chiffres précis, sachant qu’aucune base de données n’existe pour mesurer l’audience de ces OpenSims. En revanche, les indices constatés dans le viewer Hippo OpenSim Viewer (client optimisé pour OpenSim) montre une amélioration conséquente du nombre des inscriptions : ainsi OSGrid est passé de 8500 à 9660 inscrits depuis deux mois et demi, soit une croissance de 13,6 %; dans la même période FrancoGrid est passé de 700 à 875 inscrits soit 25 %; mieux encore New Word Grid a enregistré 1400 comptes en Décembre 2009 contre 650 en Octobre 2008, soit 115 % ! L’ensemble des OpenSims est concernée. Reste à confirmer si ces nouveaux résidents sauront apprécier le potentiel d’OpenSimulator avec ses bugs, ses déserts et ses avatars de noobs.

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LeoMaxx Sautereau

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LeoMaxx Sautereau
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Le 6 décembre 2008 à 16 h 49 min   

Le camping sur Second Life a fait parti des méthodes les plus populaires pour se faire un peu d’argent. Mais cette pratique aussi peu rentable qu’injuste est-elle pour autant en voie de disparition ?

N’espérez pas que je vous recommande quelques bonnes adresses de campings pour vos vacances cet été. Non, je ne me suis pas reconverti en journaliste pour le Guide du Routard… Quand je vous parle du camping dans InVWorlds, je fais bien référence à ces avatars malpolis qui ne vous disent jamais « bonjour », ces Stakhanov du lessivage du parquet, ces drogués aux anxiolytiques qui scotchent niaisement une grosse boule verte… tout ça pour quelques L$ amplement pas mérités. Le camping sur Second Life n’a aucun lien avec le lieu de vacances de Dédé, Bébert, Bibi et leur orchestre, si ce n’est la possibilité de se prélasser en écoutant le chant des oiseaux après la sieste.

Le concept du « camp » sur Second Life est assez simple. Il consiste à prendre position sur un emplacement prévu à cet effet, attendre que le temps passe et voir tomber 1 ou 2 L$ toutes les quinze ou vingt minutes. Une simple interaction avec un objet (une chaise, une boule, un matelas pneumatique… un balai) suffit pour « camper » pour peu qu’il mentionne l’étiquette adéquat (ex : « 2 L$ every 15 minutes »). Encore faut-il que vous connaissiez les endroits qui proposent ce genre d’ »activité » (rire jaune), qui d’ailleurs se font de plus en plus rares.

En effet, les adresses de « camp » sont aujourd’hui très parcimonieuses, bien qu’elles connaissent encore de nombreux adeptes. Il y a moins d’un an, le camping était encore une fonction très populaire. Rares sont les sims qui ne proposaient pas un banc ou un plot de danse pour donner aux newbies l’occasion de gagner quelques sous. Mais d’où vient cet argent me demanderiez vous ? Pas du ciel non, encore moins de Linden Lab. Les sims owners prévoient un budget « camping » qui sera redistribué aux avatars usant de ce système. Malheureusement ces responsables ont vite été victimes du succès du « camp », dans lequel les noobs en quête d’une improbable fortune se jettent en masse… Les sommes engrangées ont donc été réduites (autrefois 4/5 L$ par quart d’heure, plus que 1/2 L$ aujourd’hui) pour ne pas trop dépouiller les heureux donateurs. Ce coup de serpe dans le budget a eu également pour conséquence une désertion des points de camping et leur suppression partielle, ajouté à cela une remise en question de ce système que beaucoup considèrent comme injuste.

Le camping, un système de plus en plus controversé

Que l’on ne s’y trompe pas, l’introduction du camping dans Second Life n’avait rien d’une action caritative, en tout cas pas pour une large majorité de sims owners. Le camping propose en effet des avantages certains pour les responsables de sims, à commencer par une amélioration du traffic. En plaçant des points de « camp » un peu partout sur leur(s) land(s), les sims owners gonflent artificiellement l’audience et jouent malicieusement sur le système d’index de « classement’ du moteur de recherche de Second Life. Ainsi, quand un internaute fait une recherche pour trouver le club le plus populaire de la communauté francophone, il tombera prioritairement sur celui qui aura eu la malhonnêteté de placer des points de camp un peu partout. Bien sûr, il faudra que le propriétaire ait les moyens d’arroser les campeurs pour maintenir son audience au top. Le succès c’est de l’argent, dit-on ?

Les réunions de campeurs n’ont pourtant rien de conviviales et d’attractives. Elles donnent l’illusion de vitaliser la sim alors qu’au contraire, elles contribuent à la dépérir. La présence d’un point de camping est frustrante pour l’utilisateur qui souhaite échanger quelques banalités avec un badaud, car il a devant lui une colonie de zombies aussi prolixes que Bernardo et aussi chaleureux qu’un fan-club de Léon Tolstoï. Pas très sympa donc…

L’agglutinement de points verts sur la carte est donc souvent trompeur, mais profite de l’effet de masse qui va inéluctablement attirer le voyageur en recherche de curiosité. C’est aussi un bel argument marketing pour certains businessmen peu scrupuleux qui utilisent des valeurs de traffic factices pour vanter un succès totalement artificiel. Bel exemple que cette photo ci dessous prise à une dizaine de mètres sous le magasin d’une célèbre créatrice française de bijoux sur SL…

La méthode de calcul de traffic de Second Life remise en cause

Aujourd’hui beaucoup de sims owners ont pris conscience que l’agglomérat d’une population de morts-vivants autour d’une ball de camp était plus pénalisant qu’autre chose, du moins pour ceux qui souhaitent valoriser le contenu de leur sim. Ainsi Koxinell Lane, propriétaire du domaine France 3D, nous indique sur son site qu’elle a pris la décision de supprimer l’ensemble des modules de camping sur ses lands pour la bonne et simple raison que ces zombies n’apportent qualitativement rien d’intéressant aux activités de la région (qui a pourtant été l’une des premières à proposer des solutions de camping dans le paysage francophone).

« [...]nous avons constaté que le groupe des campeurs réguliers, bien que sollicités régulièrement sur nos activités, n’a malheureusement montré aucun intérêt pour profiter de cette opportunité de se divertir ou d’apprendre, préférant se cantonner sur ses 10 mètres carrés d’espace et ne pas perdre quelques dizaines de L$ pendant nos évènements. » Koxinell Lane

Cette décision n’est d’ailleurs pas acceptée avec beaucoup de compréhension. Les campeurs de France 3D ont menacé sa responsable d’une manifestation massive pour qu’elle rétablisse le camping, sur France 3D Courchevel notamment. Ils ont l’air mous comme ça ces zombies, mais ne vous y méprenez pas, ils mordent!

Actuellement les principaux domaines francophones ont banni les campeurs, trop coûteux d’une part et improductifs d’autre part. Seule la région Liberta de Saddam Triskaidekaphobia croit encore au « camp ». Les chiffres lui donnent d’ailleurs raison puisque la sim principale est classée deuxième en terme d’affluence francophone derrière Nosgoth. Cela dit en termes de qualité, c’est une autre question, l’activité est au point mort, au sens propre comme au sens figuré. Mais en terme marketing c’est une bonne affaire, puisque les entreprises (principales cibles du LandBarron) s’intéressent surtout aux chiffres, même s’ils sont trompeurs.

Les chiffres… pour combien de temps encore ? Les failles de la méthode pour le calcul du trafic ont déjà été rapportées aux oreilles de Linden Lab qui a promis d’agir pour mettre en place un nouveau dispositif plus juste. Il se baserait désormais sur l’aspect qualitatif et non plus quantitatif comme ça l’est encore actuellement. Ainsi les messages t’chat, les déplacements, les clics etc… seraient pris en compte pour mesurer efficacement le dynamisme d’une parcelle et, à plus grande échelle, d’une sim. Cela dit, nous attendons toujours ce nouveau système qui ne semble pas vouloir se déployer.

Pour ma part, si les intentions de l’éditeur sont réelles, je me permets d’être sceptique sur ce changement quand Linden Lab lui-même profite -comme il faut- de la vieille méthode. Difficile de passer à autre chose quand on sait que les « bots » (comptes fantômes sans utilisateurs), lourdement employés par la firme américaine sont toujours aussi utiles pour homogénéiser les chiffres de traffic sur le MainLand et ailleurs. Ce n’est donc pas demain la veille que nous aurons l’honneur de constater une audience représentative de l’attractivité d’une sim.

Les campeurs ont donc encore de beaux jours devant eux, même s’il faut leur faire preuve d’un peu plus de recherche qu’autrefois. Cela dit les contestations ont au moins permis une chose : que le camping écope d’une mauvaise réputation et sanctionne la sim qui l’utilise d’une réputation peu flatteuse. C’est le cas de Liberta dont les activités ne font pas l’unanimité dans le paysage francophone.

LeoMaxx Sautereau

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Le 25 octobre 2008 à 19 h 24 min   

Crédit Agricole, actif sur Second Life, met en oeuvre des outils pour ses clients. Elle se fait ainsi une bonne publicité mais surtout, met en place des services accessibles et simples pour tous résidents. Les renseignements de cet article proviennent de monsieur Foix Villota (SL), directeur général du crédit agricole Pyrénées Gascogne.

L’implantation de l’entreprise sur Second Life

L’entreprise Crédit Agricole, qui se situe sur Pyrénées Gascogne, a commencé sur SL avec un institut Mutualiste pour porter les valeurs coopératives du groupe.

Elle a ensuite travaillé avec Stonfield InWorld (entreprise qui guide les entreprises pour leur installation sur Second Life) pour développer l’e-business et l’e-learning. Cette collaboration a permis la création d’un institut mutualiste sur SL. Ensuite, ils ont travaille sur Territoire Digital, une communauté de membres salariés et élus du Crédit Agricole. A l’heure actuelle, ils travaillent à préparer le web de demain qui consiste en trois domaines : la banque, les ventes en ligne et la formation dans l’entreprise.

Crédit Agricole, la banque mutualiste comptant environ 1700 salariés, est aujourd’hui implanté sur SL dans le but d’offrir aux clients un nouveau moyen de communication.

Ses missions et ses projets

Cet immense territoire offre beaucoup de services aux clients. Par exemple, en allant sur le marché de produits agro-alimentaires, nous pouvons, depuis SL, accéder à des sites internet permettant l’achat de produits en ligne.

« On pense ainsi mettre en valeur les produits français ». Foix Villota

L’entreprise possède également un graphe donnant la bourse RL en temps réel sur SL. Elle est directement vers ce qu’ils appellent les utilités et considère Second Life comme le web de demain. En s’y attardant plus longtemps, les sociétés venant sur SL contribue grandement à sa vie. Elle renforce le sentiment réel du jeu.

Nous pouvons, depuis SL toujours, ouvrir un vrai compte. Cette fonction permet de concilier pratique et ludique. Si une population plus importante venait sur SL, on pourrait ouvrir un compte bancaire, un vrai, depuis notre métavers, nous créons des choses bien réelles, n’est-ce pas quelque chose de grand ?

Ils pensent aussi à demander la présence d’un conseiller sur SL.

« Car le plus de SL par rapport au reste du Web, c’est la présence du vendeur ». Foix Villota

SL leurs a permis d’essayer certains projets avant de les lancer sur le RL. Par exemple, ils ont créé les économies d’énergie sur SL pour tester, ils le lanceront en RL seulement en janvier prochain. L’idée est que la formation dispensée à 50% sur le monde virtuel fait économiser de l’énergie du fait, par exemple, qu’il n’y a plus de frais de déplacement pour cette partie de formation.

La société pense faire, à long terme, un croisement plus approfondi de SL et de RL.

« SL marie le web, la vidéo, le chat, la voix, les slides (diaporama) ainsi que la présence électronique. ». Foix Villota

Ils préparent ainsi le web de demain.

Une entreprise innovante qui n’utilise pas SL seulement comme une vitrine publicitaire

Cette entreprise RL installée sur SL est vraiment bien pensée, elle nous permet un accès facile aux différents services proposés par la société. Pour les spéculateurs, notre graphe sur la bourse est accessible et facile de compréhension. De plus, celui-ci est un lien direct vers des pages internet de ventes en ligne, rudement efficace !

La possibilité d’ouverture de compte RL via SL est une idée déconcertante, car cette fusion RL et SL est vraiment poussée au maximum, mais très pratique. Certes il nous manque les conseillers, mais ils le disent déjà, si SL prend de l’ampleur, ils payeront des gens qui seront en ligne sur SL pour guider les clients potentiels.

SL n’est donc pour le moment rien d’autres que de la pub et des mises a disposition pratique pour les clients, mais il y a encore trop peu d’éléments pour pouvoir dire que l’avenir est sur Second Life.
Gardons en tête que les idées sont bonnes mais qu’il faudra attendre qu’elles soient mises en place. Si tel est le cas, SL aura trouvé une vraie banque en ligne.

Blog de Foix Villota : http://www.jphilippe.com/

Site Web de la Caisse Régionale Pyréennes-Gascogne du Crédit Agricole

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LeoMaxx Sautereau
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Le 4 octobre 2008 à 11 h 04 min   

Nous avons beau dire que le métier de journaliste rapporte un max de pesos, le messager de l’information reste un voyageur nomade en quête de tuyaux dorés à l’or fin qu’il transforme en morceau de papier parfois mouillé de quelques glaviots. Pas toujours facile d’être reporter dans Second Life. Alors quand on est lassé de couper les blancs de dinde en huit, nous nous décidons de nous poser un moment et de saisir l’opportunité d’un second job. Pour ma part, j’ai choisi les voies du seigneur, pourtant impénétrables…

Cela fait maintenant 11 mois, jour pour jour que j’ai célébré mon premier mariage sur Second Life. Une expérience qui se devait être exceptionnelle au départ et qui s’est peu à peu transformée en vocation, au point que je songe désormais à me faire ordonner dans le monde réel (je plaisante rassurez vous). A l’époque, mon amie Calice Janus et son ex-mari Terry Ballinger se décident à se lancer dans le marché naissant des mariages sur SL avec l’aide d’une autre amie, Lycie Yalin, qui a officié dans l’organisation de mariage RL. Cette activité restait jusqu’à lors assez marginale dans la sphère francophone. Il ne devait y avoir que une ou deux sociétés de mariage à tout casser (notamment celle de Veronique Snook qui a abandonné depuis si je ne fais pas d’erreur -l’intéressée me corrigera si besoin-). Seul problème : Calice n’avait pas de prêtre à disposition. En bon samaritain, je me décide d’accepter l’offre, un peu fébrilement quand même. Il faut dire que je n’ai jamais eu l’occasion de passer devant monsieur le maire ou le curé et d’avoir une trace blanche autour de l’annulaire à la fin de l’été.

Les mariages, un business qui marche

Les sentiments c’est de l’argent ! Et ça, les frimeurs qui roulent en roadster pour harponner la minette l’ont bien compris ! Se passer la corde au cou ne vous sera pas vraiment gratuit, et outre les 25 L$ de frais d’avocats (pour votre futur divorce) qu’il vous faudra mettre de côté, vous devrez dégainer le chéquier pour avoir votre ticket pour le chemin de l’enfer, parfois jonché de quelques petites fleurs je vous rassure.

Ce qui est bien dans les mariages de Second Life, c’est qu’il en y a pour toutes les bourses. Que vous soyez un compulsif de la carte bleue (vous ai-je regardé mesdames ?) ou un accro du camping carbonisé au ricard, vous aurez tout loisir de faire de votre union le plus beau jour de votre vie ou, comme disent les plus romantiques, « Le début de la fin »…

Ainsi les cérémonies de mariage sont à la carte. Vous pouvez vous la jouer mariage « discount » à 1 000 L$ (même si c’est une somme quand même !) ou mariage princier à un tarif composé d’un nombre plein de zéros auquel je n’ai toujours pas appris à compter. Outre la cérémonie et le vin d’honneur, les sociétés de mariage proposent une série d’options gadgets dont on ne peut se passer pour euphoriser son bonheur. Vous pouvez notamment réserver un club, péter un feu d’artifice (que seules les nanas voient.., les mecs sont trop occupés à mater la mariée, « j’aurai du desserrer le caleçon plus tôt ! ») mais aussi prendre une assurance anti-lag, inviter un sosie de Frédéric François ou encore s’offrir les services de Dudu Larsouille pour compléter le casting des invités si vous n’avez pas le légendaire « beau-frère alcoolique ».

Si vous préférez vous la jouer mariage express à Vegas ou union-squatteur-sur-un-autel-qui-n’est-pas-le-vôtre, c’est possible aussi… Des autels de mariage en libre usage existent (comme ceux de Junon  Weddings) et les fleurs ne fanent jamais (les enfoirés, ils ont mis des fleurs en plastique !). Ne reste plus qu’à choper le prê..euh célébrant de cérémonie et de confirmer votre acte de mariage devant grand seigneur Linden Lab ! Pour la nuit de noce, vous pouvez squatter chez le voisin, avec un peu de chance le stream du lieu est Slow Radio, parfait pour la fête du « sleep » !

Les mariages, comme si vous y étiez.. ou presque!

D’une manière générale, les femmes sont plus impliquées que les hommes dans l’organisation de la cérémonie, mais ce n’est pas exclusif non plus. Les hommes deviennent de plus en plus romantiques, il n’y a qu’à écouter leurs poèmes d’amour pendant les cérémonies pour s’en convaincre. Les unions virtuels donnent le sentiment, à la fois émouvant et dérangeant, de transcender le cadre de la fiction… Voilà pourquoi le mariage est quelque fois le déclencheur d’une future séparation car il éveille au grand jour la réalité des sentiments d’un des deux partenaires, sauf si les deux ressentent la même chose. Du coup c’est plutôt un Happy End qui brille à la fin de la pellicule.

Se marier virtuellement est souvent bien plus qu’un simple petit jeu pour cœurs sensibles. A l’image de notre société RL, l’union maritale de deux jeunes fiancés porte une empreinte sociétale forte : c’est la reconnaissance aux yeux de tous d’un couple officiel, concrétisé par l’apparition du nom du partenaire dans le profil, aussi appelé « partnership ». C’est donc, en quelque sorte, un acte d’appartenance sentimental qui s’impose (même si ça ne décourage pas les vieux lourdauds dragueurs).

La validation du partnership n’a toutefois rien à voir avec la cérémonie de mariage en elle-même. Les organisateurs et le prêtre n’ont en fait qu’une fonction d’animation, c’est tout. Pour vous unir officiellement « devant Linden Lab », il vous faudra accéder au site secondlife.com et aller dans le menu Partner (rien à avoir avec l’utilitaire Peugeot) pour proposer à votre futur-conjoint(e) les menottes de la promiscuité (il vous en coûtera 10 L$ au passage…).

Une activité blasphématoire aux yeux de l’Eglise! (si, si!)

Dans Second Life, la fonction du célébrant de cérémonie se rapproche de celle d’un DJ. Son intervention prendra la forme d’un « show », mais solennel et romantique, qu’il exprimera sous forme textuel (le plus souvent) voir oralement (moins souvent). Selon le degré de leur foi, les mariés choisiront un mariage de type civil ou religieux, mais c’est souvent ce dernier qui l’emporte, sans doute pour sa valeur traditionnelle.

Il y a quelques mois, j’ai été surpris d’être pris à parti par un véritable prêtre RL qui me reprocha de m’auto-attribuer le terme « prêtre » pour mes activités de mariage sur Second Life. En effet, selon l’Eglise, ce titre ne peut appartenir seulement à une personne qui a reçu le sacrement adéquat. Nous nous demandons alors ce qui l’en est pour le cinéma où les rôles de « prêtres » par des acteurs non ordonnés sont monnaie courante. Quoiqu’il en soit, il est officieusement interdit de se nommer « prêtre » dans notre monde virtuel sans l’être vraiment dans la réalité. D’ailleurs, le port de l’aube est à peine toléré. Cette interdiction reste toutefois marginale car les véritables mariages religieux sont assez exceptionnels. Pour ma part, je ne mentionne jamais le nom de Dieu dans mes discours ni même la moindre allusion à la Bible ou autre document religieux. De ce fait, cette motion de censure est quelque peu sans intérêt a priori.

Allez ne soyons pas sérieux, le mariage dans Second Life reste avant tout un divertissement, même pour les les gens qui s’aiment vraiment (et il y en a!). Sur ce, je vous souhaite à tous de trouver le bonheur, sur Second Life ou ailleurs. Car même dans un « jeu », nous sommes avant tout humains.

Petit tremblement de terre au pays du foncier SLien. Les dirigeants de Linden Lab ont pris hâtivement la décision de baisser lourdement les prix d’achat des sims privées. Une annonce qui n’est pas sans conséquences. Les futurs acquéreurs sont aux anges et les sims owers en place tapent du poing.

Si le ministère de l’Economie et des Finances français vient de prendre la décision de rallonger la période des soldes d’une semaine, Linden Lab ne semble pas avoir attendu ce décret pour passer un bon coup de balai sur le prix des sims privées. Sur les étalages du marché des sims, le joueur pourra observer qu’un Land est passé de 1675US$ à 1000US$, soit un coup de serpe de 40,3 %! A première vue c’est plutôt une bonne nouvelle, mais à s’y pencher un peu plus, l’analyse de cette opération d’atomisation du foncier laisse un désagréable goût d’amertume pour les sims owners déjà en place. La société américaine semble quelque peu avoir improvisée cette décision, alors pourquoi une action aussi soudaine ? Nous essaierons de voir ce qui a poussé la « main verte » à solder ces terres… Une annonce à relativiser selon les points de vue.

Avant de rentrer dans les détails, il est important d’apporter quelques éléments d’explications à vous lecteurs, qui ne sont pas toujours au courant de ce qui se passe chez les papes du foncier virtuel. Il faut savoir qu’il existe deux types de sims (même trois avec les OpenSpaces mais nous nous concentrerons sur l’essentiel) :
1/ Les sims appartenant à Linden Lab. Ce sont des terrains que l’on appelle « MainLand ». Vous ne pourrez pas acquérir l’une de ces îles qui sont la propriété de l’éditeur américain. En revanche, il vous est possible d’y acheter un terrain (sans qu’il vous appartienne vraiment, voir l’article de Nougatine Nikitin : « Faut-il être propriétaire ou locataire » – SLAgora Numéro 01, Avril 2008).
2/ Les sims privées. Pour faciliter l’expansion de Second Life, et donner libre champs aux « créations topographiques » de ses joueurs, Linden Labs a proposé la mise en vente de sims que les acquéreurs pourraient modeler selon leurs désirs. Mais le sentiment de possession s’arrête là puisque le « sim owner » est contraint de payer un « loyer » mensuel (appelé « fee ») correspondant approximativement à 10 % du prix d’achat. Ces sommes sont censées contribuer à financer la maintenance des serveurs sur lesquels sont hébergées ces îles (qui ont le même statut qu’un site web finalement). Une sim n’appartient donc pas vraiment à son propriétaire (sauf pour les OpenSims auxquelles nous consacreront un dossier au mois de Juin). En revanche, l’administrateur de l’île a le droit de faire ce qu’il veut comme vendre ou louer des lots (que l’on appelle « parcelle » dans SL).

La vente ou location de parcelles ont donné naissance à un énorme business sur Second Life qui a profité à quelques joueurs devenus des chauffeurs de Roll’s Royce. C’est le cas du « symbole » Anshe Chang, la célèbre millionnaire chinoise qui a construit tout son pécule sur l’immobilier SLien. Cette fortune improbable a donné des idées à beaucoup mais aujourd’hui cette bulle spéculative ne laisse plus beaucoup de place aux plus values gargantuesques. Et pour cause… les prix de l’immobilier font du yoyo!
Tout cela vous paraitra un peu compliqué alors je vais essayer de vous expliquer comment cela marche. Il faut savoir que pour une raison x ou y (en fait des milliers de raisons, c’est pour ça que l’on a du mal à les identifier), les prix du foncier/immobilier en RL comme sur SL évoluent positivement ou négativement. Quand vous achetez un terrain à un instant A et qu’à l’instant B, le prix a monté, il est intéressant de le revendre pour gagner un bénéfice par rapport au prix de vente (appelé « plus-value »). Mais si au contraire le prix a baissé et que vous décidiez quand même de vendre votre terrain, vous perdez de l’argent. Cela fonctionne exactement de la même manière sur SL, à une tendance près : la courbe des prix n’est pas aussi régulière qu’en RL.

Dans la réalité, les périodes de baisse ou de hausse s’échelonnent sur une dizaine d’années environ (nous sommes actuellement au début d’une période de baisse). Quand les prix montent c’est plutôt une bonne nouvelle pour les investisseurs. Par contre, si les prix baissent, cela profitera davantage aux simples acheteurs (qui souhaitent s’installer sur le long terme). Quoiqu’il en soit, il y a toujours intérêt à ce que la courbe des prix soit, d’une part régulière, et de l’autre légèrement positive (pour envisager une revente). Ce n’est actuellement pas le cas sur Second Life. En faisant descendre les prix d’une marche comme celle ci (une remise de 40 % c’est colossale!), Linden Lab frustre ses LandBarons (sims owners installés depuis un certain temps) qui ne peuvent alors plus revendre sous peine de perdre énormément d’argent. Il faut souligner que l’achat d’une sim n’est pas donné à tout le monde et que cela s’adresse à des gens disposant d’un minimum de revenus (une sim coûtait 1500 euro jusque là sans les frais de maintenance). Une telle braderie frôle donc la tarification abusive… du moins en ce qui concerne ses anciens propriétaires! Car pour le nouvel acquéreur, il est vrai qu’investir dans une sim devient désormais plus abordable, voir même très intéressant si les prix sont amenés à remonter.

Toutefois cette opération tarifaire est plombée par un handicap certain : celle de la confiance de ses investisseurs. En faisant de la courbe des prix un oscilloscope, Linden Lab prend le risque de saborder les projets sur le long terme, notamment ceux qui concernent les jeunes particuliers. Acheter une sim ce n’est pas rien, il faut donc que ce soit rentabilisé et dans un projet encore immature comme Second Life, ce principe est loin d’être évident.

Pourquoi une telle opération sur les prix ? Il existe plusieurs hypothèses à ce sujet. Une première source d’explication explique le fait que l’acquisition d’une sim devient beaucoup trop onéreuse pour le consommateur qui voudrait utiliser Second Life autrement que pour ses loisirs. Une sim s’apparente quelque peu à un site internet, les problèmes du support en plus. Si les coûts sont trop importants, les investisseurs ne sont donc pas encouragés à investir dans le metavers. Il est possible que Linden Lab cherche à séduire d’autres entreprises que des grosses firmes surpuissantes en cassant ses tarifs. Mais plus généralement, le groupe de San Francisco veut tout simplement s’ouvrir à davantage de projets, en particulier lucratifs.

Une autre explication évoque la concurrence représentée par There qui commence progressivement à déloger Second Life de son trône doré à l’or fin. Si le nombre de comptes crées sur Second Life est régulièrement toujours en hausse (bientôt 14 Millions de comptes ouverts !), il n’en est pas de même pour les comptes réellement actifs. Beaucoup de nouveaux sont découragés par le manque d’accessibilité de ce monde virtuel (sans parler des problèmes de lag actuel qui fait fuir même les bots !) et préfèrent opter pour la simplicité (sens propre comme figuré) de There qui attirent de plus en plus de mules.. euh d’émules pardon !

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Phylire Coppola
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Le 25 avril 2008 à 21 h 03 min   

Avis aux builders et amateurs de belles carrosseries, la marque du Lion remet ça.

A l’occasion de la 5ème édition du Concours de Design, qui se tiendra au Salon de Pekin le 20 avril prochain, Peugeot invite tous les résidents de Second Life à participer à un concours in world autour de son Concept Car, à savoir la 308 RCZ, qui sera lancé officiellement le 5 mai à 19h00 (heure française) – 10.00 am sl time.

Vous avez tout le mois de mai pour vous dévoiler vos talents et votre fashion creativity.

Tel de grands couturiers, votre mission si vous l’acceptez, sera de relooker, de la manière la plus imaginative et innovante possible, le véhicule sans en déformer la carrosserie.

Attention toutefois aux fautes de goût, si le jury attachera une grande importance pour la décision finale à l’originalité de votre projet, il tiendra néanmoins compte de l’harmonie d’ensemble.

Modalités de participation :

Trois gagnants seront désignés par un jury de 4 personnes, lors de la cérémonie qui suivra la clôture du concours. Ils se verront remettre, respectivement les sommes de 70.000 ld$, 20.000 ld$ et 10.000 ld$.

A noter que les créations des 10 finalistes seront exposées sur l’Ile Peugeot.

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Aurelie Noyes
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Le 19 avril 2008 à 18 h 25 min   

La voyance est connue depuis la nuit des temps pour son côté spirituel et paranormal. Certains y croient et d’autres non, selon les convictions de chaque personne. La voyance est le terme donné à l’action de la capacité de percevoir des informations sans intermédiaire et sans limitation d’espace/temps. La voyance se détache en deux groupes bien distincts : avec et sans support.Les voyantes, qui n’utilisent pas de support, sont très rares. Elles ont un don particulier extralucide qui leur permet de voir dans l’avenir et dans le passé ce que nos vies ont été et ce qu’elles deviendront grâce à ce que l’on appelle des visions (ou « flashs ») qui montrent des images de situations vécues ou à vivre. Elle peut être pratiquée avec support, boule de cristal, feuille blanche, cartes.
Le plus répandu se trouve être la cartomancie, qui permet d’interpréter l’avenir ou le passé par un tirage de cartes. Les jeux de cartes sont divers et variés avec des thèmes différents selon la question posée par le client. La cartomancie étant pratiquée aussi dans second life je me devais d’interviewer une voyante qui pratique cette science spirituelle, Harmonie Infinity.

Aurélie Noyes : Depuis quand pratiquez vous la cartomancie et comment vous en est venu l’envie ?

Harmonies Infinity: je pratique la cartomancie depuis l’âge de 15ans, j’ai été très jeune attirée par les sciences occultes, je pense que ma mère a du me transmettre son don. Je ressentais également des situations avant qu’elles ne se produisent, je ne sais pas si c’est parce que j’étais en maladie mais c’est à partir de la que mon « don » s’est affirmé. Je ressentais une certaine empathie chez les autres, c’est à dire la faculté de ressentir ce que l’autre ressent. Si une personne proche de moi a un problème ou souffre je souffre aussi, je ressens ses états d’âmes.
Puis pour les cartes c’est venu tout naturellement, avec la lecture et les recherches mystiques. Je pratique aussi le yi-king en Vie réelle c’est le plus vieux oracle au monde, c’est chinois, ça a plus de deux mille ans

A.N : Vous avez allez ouvrir un cabinet de voyance dans second life, avez-vous déjà une clientèle ?

H.I : Pour l’instant j’avais une petite clientèle femmes et hommes, avec en grande majorité des problèmes de cœur.
Je vais donc ouvrir mon cabinet de voyance, dans un lieu fixe que va me louer un ami qui m’aide dans ma démarche. Les gens pourraient parler et interroger les oracles.
Il y a bien la médecine conventionnelle pour le corps, les tarots sont la médecine de l’âme.

A.N : Quel est le déroulement d’une consultation ? Quelle est votre méthode de travail ?

H.I : Je fonctionne avec différents tirages, trois en tout, ainsi qu’une question précise. Une méthode en semaine, et une en croix un peu plus précise. Je reçois en général des personnes qui ont besoin d’un repos rapide. Pour moi les tarots ne sont qu’un support, c’est à dire que les cartes ne font pas tout, c’est ce qui me permet d’accéder a une force supérieure et qui guide ce que je ressens chez l’autre : cet état alpha où je me retrouve en empathie.
Sinon je pense que tout le monde pourrait se tirer les cartes, mais sans le « don d’empathie » ça ne servirait a rien car les cartes ne parleraient pas.

A.N : Quelles sont vos tarifs ?

H.I : 30 L$ la question, pour un tirage plus appuyé 50 L$.
Mais c’est encore à mettre en place.

La voyance est finalement un moyen de se rassurer, et de croire en quelque chose, beaucoup de gens consultent mais peu en parlent. Leur vie personnelle et émotive sont proprement dit touchées. Y croire ou ne pas y croire ?
Chacun à son opinion, mais cela reste une faculté inexpliquée, ce qui fait son mystère.

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LeoMaxx Sautereau
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Le 19 avril 2008 à 17 h 30 min   

S’il existe un moyen incontournable de s’amuser dans Second Life, ce sont bien les clubs. Une façon de s’éclater à moindre coût sans avoir les contraintes d’une véritable boite de nuit RL. Ainsi pas besoin de griller toutes ses économies dans une paire de pompes haut de gamme qui vous permettra de dépasser les cerbères à l’entrée. Pas besoin non plus de désigner un capitaine de soirée, puisque d’abord on est souvent seul et puis l’alcool est sans effet (sauf pour l’absinthe). Dans notre monde virtuel, les clubs foisonnent et proposent-en plus de la musique et d’un décor disco- une panoplie d’interactions avec le joueur. La soirée est animée par un DJ, un véritable animateur rl qui pilote le programme musical de la soirée via un logiciel connexe au jeu. Son rôle est également de chauffer la salle en réagissant en temps réel avec les joueurs via la voice. Une façon conviviale et amusante de mettre une bonne ambiance devant notre PC. On peut également trouver des danseuses/strip-teaseuses chargées d’aguicher le mâle fortuné en mal de douceurs et prêts à remplir les tips jar (vases qui rémunèrent les danseuses). En dehors des services « humains », il y a ces gadgets devenus incontournables comme le Sploder -une sorte de Loterie géante- où chacun mise une somme de son choix dans un pot. Ensuite la mise se dispatche aléatoirement entre tous les flambeurs.

La discothèque dans notre metavers est un véritable phénomène de société que je me suis permis de décortiquer comme j’adore le faire. Dans un premier temps, je me suis intéressé aux raisons qui poussent les joueurs à s’amuser « virtuellement » puis dans un second temps, à produire une étude plus mercantile qui analyse (rapidement) le marché des clubs et jusqu’où sont-ils rentables.

Quand on est noob, le premier divertissement qui s’impose ce sont les boites de nuit SL. C’est grâce à ces soirées que l’on peut palper l’aspect communautaire du jeu et se créer ses premiers contacts. Mais le public n’est pas constitué que de débutants. Ces évènements attirent beaucoup de monde et surtout, bénéficient d’une audience régulière et homogène. Mais quelles sont les motivations des clubbeurs ? Tout d’abord l’attrait social. Le premier objectif des joueurs sl est de tisser un réseau social qui peut s’enrichir dans ces soirées. Si la fréquentation du joueur décélère progressivement avec le temps, il y trouve toujours le meilleur moyen de côtoyer la civilisation. Les clubs proposent une ambiance festive qui tranche avec l’aspect un peu monotone du reste du jeu. Il faut dire que les évènementiels francophones ne pleuvent pas dans SL et aller s’amuser en boite est un moyen sûr de rencontrer du monde. Second Life est surtout un salon de discussion géant, les échanges humains y sont donc primordiaux. Les joueurs sont surtout motivés pour établir des liens sociaux entre eux et si possible, chaleureux. Oui car le profil type de l’individu jouant régulièrement à sl est généralement quelqu’un d’assez solitaire en mal de chaleur humaine. Fréquenter un club est un moyen pauvre -mais moyen quand même- de compenser une soirée rl complètement soporifique. Il faut dire qu’entre Louis la Brocante et une partie de SL le choix est vite fait, je choisis Louis.. ^^ Non je plaisante! (mmmmh quoique que parfois…)

Les clubs sont nombreux, très nombreux même. Rien que dans l’espace francophone, on en dénombre plus d’une trentaine. Mais ce surnombre d’établissements engendre une concurrence féroce dont l’issue est souvent imprévisible. D’une manière générale, un night club sur Second Life a une durée de vie limitée à quelques mois, même pour les gros mastodontes. Il profite de l’effet de nouveauté dans un premier temps puis survit grâce aux quelques habitués pour enfin plonger dans la faillite. Les activités festives sur SL sont soumises à un phénomène de tournante. Investir dans un club est un projet à court terme, ou à moyen terme pour les plus chanceux. Pourquoi une durée de vie si faible ? Il faut dire que les clubs subissent beaucoup la mode actuelle. Le public (en général 18-30ans) réclame des styles musicaux spécifiques propre à ce que l’on peut entendre en discothèque aujourd’hui, c’est à dire techno et r’nb remixé. Le programme est quelques fois entrecoupé de slows ou de tubes plus anciens mais le produit actuel reste le cœur de l’offre. Le problème est que tous les clubs proposent exactement la même chose, que ce soit sur le plan musical ou dans le style tout simplement. Beaucoup de projecteurs, des dance-floors flashy’s et des couleurs pétaradantes, voilà ce que 90 % des boites nous proposent. Les DJ ainsi que les managers (ceux qui organisent et choisissent les thèmes de soirée) sont victimes de leur public qui réclame toujours la même chose. Avec une offre si formatée, il est normal, qu’à terme, le public se lasse. Quelques expériences originales ont été lancées pour tenter d’apporter un peu de personnalité à leur club mais ces initiatives s’avèrent en général mal payées. Au pire, quelques curieux vont se féliciter d’une ambiance un peu originale pour une fois. Mais le clubbeur moyen réclamera toujours sa techno impersonnelle et commerciale.. Parce que c’est comme ça ! A moins d’avoir de l’argent à perdre, il est ardu de bâtir un club sur un style un peu moins conventionnel.

Il est amusant d’observer que les clubs sur Second Life sont régis par les mêmes lois que dans la RL. Le culte du superficiel y est roi : des lolitas en shorty qui trémoussent leur derrière pour faire bander le pseudo-bad boy, torse poil de rigueur, racolant ses tatouages de taulard et ses chaînes empruntées à Mister T. Chacun se jauge sur son apparence c’est un fait. C’est le carnaval de Rio ! Pourtant derrière ces masques, tout le monde va aux toilettes de la même façon et tout le monde a regardé Hélène et les garçons quand il était plus jeune.

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Nougatine Nikitin
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Le 17 avril 2008 à 16 h 53 min   

A l’heure ou l’immobilier semble être en chute libre, et ou certains prix s’envolent, une question se pose : faut-il être propriétaire ou locataire de son terrain ?

Comme en Real Life, le rêve de tout avatar qui se respecte est de posséder un jour ses propres biens. La décision est prise, on accède donc à la propriété. Mais qu’en est –il vraiment ?
En achetant votre terrain, vous croyez en être propriétaire… Eh bien pas du tout ! Vous monnayez seulement le droit d’utiliser ce terrain. En effet à tout moment le propriétaire de la sim peut vous le reprendre sous un prétexte sérieux ou plus ou moins farfelu.
Vous devez en outre vous acquitter des tiers qui là encore semblent parfois bien fantaisistes. Les tarifs n’en parlons pas ! Quand on sait qu’à la base pour un terrain de 2098 sqm les tiers sont de 15 USD, soit environ 12€ (source SecondLife.com) et qu’on peut arriver à la somme de 30 USD (23€), cela va du raisonnable au complètement exorbitant voire même inimaginable. Certains prétextent l’ajout de la TVA pour les pays européens pour gonfler les prix et si vous n’y prenez garde les sims owners s’enrichissent grassement sur votre porte feuilles.
Mais bien sûr chacun est libre d’appliquer ses propres tarifs. Et c’est la porte ouverte aux pires abus. Je conseille de bien lire la clause de sauvegarde avant d’acheter quoi que ce soit… Ou d’avoir la chance de tomber sur un propriétaire honnête !
La solution si vous voulez être vraiment propriétaire est d’acheter en Main Land c’est-à-dire directement à Linden Lab, qui cela dit en passant ne doit pas être en reste pour remplir ses caisses. Les terrains sont un peu plus chers, mais vous êtes surs au moins que les tiers resteront du domaine du raisonnable. En contre partie vous devrez posséder un compte Premium.
Si vous êtes riche ou si vous êtes un « campeur » de profession économe, après une bonne année de camping la solution la meilleure est peut-être d’acheter votre propre sim. Vous pourrez vous prélasser sous votre palmier préféré sans trop de soucis et oublier votre dur labeur pour un temps. Vous n’aurez que vos tiers à payer à Linden Lab.

Vous ne voulez pas acheter, et vous décidez d’être locataire. Dans ce cas de figure vous ne payez donc que les tiers dont le montant est bien sur établi en fonction de l’humeur de votre owner (on en revient toujours au même). Mais là au moins vous savez d’avance que ce terrain ne vous appartient pas, donc pas de surprises. Les conditions restent cependant les mêmes que pour l’achat. Vous dépendez de votre propriétaire et d’un jour à l’autre vous pouvez vous retrouver à la rue avec votre baluchon.

En conclusion, dans les deux cas le terrain ne vous appartient pas. Vous pouvez à tout moment vous retrouver sdf en ayant perdu votre argent. Pour le locataire la perte est moindre, mais pour le pseudo propriétaire, elle peut atteindre des sommes considérables et beaucoup y ont déjà laissé leur chemise d’avatar.
Est-ce à dire que pour être résidents sur SecondLife il faut être riche ou faire flamber sa CB ? Quand on sait qu’il est quasiment impossible de gagner sa vie correctement dans ce monde virtuel on peut donc se poser la question. Une solution, investir et acheter des sims, devenir gros propriétaire terrien. Et reproduire à son tour ce pourquoi on s’insurge ?
C’est la quadradure du cercle dont on ne voit pas la fin !

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LeoMaxx Sautereau
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Le 17 avril 2008 à 15 h 56 min   

Les casinos, les loteries, les paris, ainsi que l’ensemble des jeux d’argent ont longtemps été dans Second Life les activités les plus lucratives. La fin du premier semestre de 2007 a été, en quelque sorte, l’apogée financière du metavers avec une création de richesses tellement énorme qu’elle aurait pu y noyer le vieil oncle Picsou. La mesure du 28 Juillet 2007, votée par le gouvernement américain pour interdire l’économie non contrôlée des jeux de hasard et d’argent, a sérieusement appuyé sur la pédale de frein de la dynamique financière SLienne. Alors qu’un certain nombre d’apprentis golden boys en avaient fait leur principale source de revenus, SL comme RL Linden Lab décide d’appliquer la loi non seulement aux Etats Unis mais également sur l’ensemble du globe. La raison ? Elle n’est pas que politique. Si la législation américaine (et française par ailleurs) stipule que les activités de jeux d’argent doivent être encadrées par une série de contrôles visant à limiter les abus (on oubliera les dérives mafieuses évidemment), elle ne prend pas nécessairement en compte la morale qui entoure les questions des paris et du principe « plus je gagne, plus je perds ! ». La fermeture des tables de poker, des roulettes et des machines à sous fut surtout liée à une question d’éthique : les comptes en banques des joueurs étaient virtuellement syphonnés par d’autres joueurs, de façon libre et ludique. Mais quand Linden Lab prétend vouloir laisser le contenu de son jeu à ses résidents, on sent que ses principes filent aussi vite que la caravane du Tour de France.

Depuis 9 mois les choses ont évolué. La suppression des jeux d’argent et de hasard a enfin été consommée après une longue et périlleuse digestion. Il semble, a posteriori de la relative récession de la fin de l’année dernière, que la mécanique financière du jeu retrouve quelques couleurs. Pourtant cette interdiction ne semble pas avoir été totalement appliquée. Si en effet les machines à sous ont été recyclées en 103SP et en marmiton, tout le monde n’est pas dupe et constatera que les plaisirs du billet vert, compulsivement dépensés, sont loin d’avoir les deux pieds dans la tombe. Bien sûr, conformément à la loi, les activités récréatives de l’argent ont disparu mais c’est pour mieux réapparaître. D’anciens détenteurs de casinos ou des petits malins ont trouvé quelques parades pour se faire quelques biftons faciles en exploitant le syndrome du Millionnaire dont sont victimes les joueurs en mal de gloire. Ainsi nous retrouvons de nouvelles méthodes, malignes et originales, pour contourner la législation.

Le Zyngo, vous en avez certainement entendu parler si vous êtes un peu fouineur. Ce « jeu dans le jeu » fait un véritable tabac actuellement dans Second Life, il crée d’importants revenus à ses propriétaires tant il est populaire. Ce jeu de hasard/réflexion se présente sous la forme d’une grille composée de chiffres. En bas, une ligne fait défiler aléatoirement (toutes les 20 secondes) une série de numéros qui peuvent correspondre à certaines valeurs de votre tirage. Il suffit alors de cocher les numéros valides pour gagner des points. Il est possible de faire des combinaisons pour booster son score : par exemple valider toute une ligne verticale ou diagonale. Des multiples variantes existent, avec notamment le SLingo, qui a l’avantage de pouvoir être joué à plusieurs (jusqu’à 25) et qui donnent lieu à de grands tournois qui fédèrent beaucoup de monde. Les parties se composent de 20 rounds. On trouve également le Quince, qui se rapproche des règles du Poker en demandant aux joueurs d’exécuter des combinaisons plus ou moins gagnantes (Brelan, Full etc), le Shroom qui ressemble beaucoup à Tétris en regroupant des formes du même style et enfin le Quartz, qui lui s’inspire du Puissance 4 et se joue essentiellement à deux.

Tous ces jeux ne sont pas que des passe-temps pour retraités ennuyés. Pour y jouer, vous serez obligés de miser une certaine somme dans un pot géant. Plus la mise est importante, plus vous pouvez espérer gagner gros ou… tout perdre! Ce principe chatouille allègrement les barrières du légal mais ne semble pas gêner la conscience de Linden Lab, du moins pour l’instant. Ces divertissements connaissent un tel succès que de véritables communautés se sont crées et se regroupent régulièrement dans des tournois où les mises peuvent atteindre des sommets, jusqu’à 100 000 L$. Le risque est donc bien plus élevé que de gratter un banco après avoir acheter son journal l’Equipe au tabac du coin. Certains joueurs confessent flamber parfois 20 000 L$ par jour, ce qui correspond à environ 70 euro! Ce phénomène « neo-ancien » est susceptible de créer de véritables addictions chez certaines personnes fragiles aux plaisirs du jeu et de l’argent. Même si nous n’en sommes pas encore là, nous pourrions bientôt en reparler, notamment en vue des nouvelles mesures prochainement prises par le gouvernement Fillon pour encadrer plus efficacement les risques addictifs liés à cette catégorie de jeu. Evidemment les dérives de ce type de divertissements ne s’arrêtent pas là. En effet, nous retrouvons la même forme d’arnaque que les anciennes machines à sous car ils se basent sur le principe de soudoyer le joueur de ses économies. En cas de victoire, le joueur est invité (mais souvent obligé) de reverser au moins 20 % de son prix. Ceci correspond donc au cinquième de l’argent total dépensé par les joueurs pour participer à une partie.

Même si les jeux d’argent sur Second Life ne sont plus franchement ce qu’ils étaient, on pourra constater que leur activité est toujours à la une. En attendant « c’est nous qui paye » comme disait un célèbre humoriste !

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