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Didier Dewoitine
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Le 19 avril 2008 à 18 h 16 min   

Parfois, au détour du chemin, il nous arrive de croiser la chance …
Cette nuit là, dans le plus inattendu des lieux, je rencontrais Symphonia Benelli qui allait me donner la chance de découvrir un artiste rare, sincère et sensuel. Hasard de goûts communs, nous entamons la conversation et, rapidement, elle en vient à me parler de celui qui partage sa vie réelle, Rover Robbiani. Une réelle admiration perle ses mots et elle m’invite à venir visiter le show-room de son tendre. La dame est agréable, voir séductrice, je me laisse guider.

Premier contact avec Rover Robbiani, ses tableaux … Sensuels, teintés d’une touche bondage pour certains, les encadrements sont fins et adaptés, le goût est là. Symphonia me précise que les ensembles ne font qu’un unique prim.
Je clique et je découvre le prix, un sourire affleure.
Pour sûr, l’objectif de cet artiste n’est pas de faire fortune. La délicatesse des encadrements, la finesse des œuvres, la fièvre acheteuse me prend.

Mais Symphonia est avide de me faire partager sa ferveur et m’entraîne déjà …
Le premier ensemble d’ameublement est épuré, résurgence de cubisme, choix de la simplicité, texture fine et délicate, je ne résiste pas à l’envie de m’asseoir. Evidemment, comme je le constaterai pour toutes les assises du lieu, une animation cachée me dépose délicatement. En trois prims, Rover crée la légèreté. Usage délicat des transparences, soin des assemblages, assurément, l’artiste prend plaisir et aime à le transmettre.
Le bronze, sous verre, d’un couple enlacé, me fait de l’œil, il aspire la lumière et mon attention, je ne résiste pas, je le laisse entrer dans mon inventaire. Des chaises se révèlent rêveries, torses d’hommes, corsets lacés sur la taille de femmes, je m’arrache à la contemplation pour progresser et je sens le charme m’emporter pas à pas. Plus loin, quelques nus artistiques d’homme viennent parler aux femmes. Là encore, la sensualité explose, les ombres révèlent, la chaleur s’impose. Force m’est de reconnaître que Rover joue de la sensualité, aime la partager et l’insuffle dans mes pensées …

Un soir, enfin, Symphonia me contacte. Rover est sorti de son atelier et m’accorde une interview. J’abandonne, dans l’instant, mes interlocuteurs du moment, je ne veux pas perdre un seul instant …
Une téléportation plus tard me voici face à l’artiste. Il est vêtu tel un prince d’orient, turban coloré entourant sa tête, Symphonia l’accompagne ainsi que leur fille. Face à cette famille réunie, je me lance. Le temps de le remercier de m’octroyer ce moment, Rover, déjà, m’invite à le tutoyer. Enfant, ses parents brimèrent son goût pour l’expression artistique, l’art était tabou et les artistes sans intérêt, alors, il intégra la S.N.C.F. et y travaille depuis vingt-huit ans où il occupe le poste de Responsable Commercial. Mais sa passion pour Leonard De Vinci, et son admiration pour ses œuvres, le poussèrent à faire son chemin seul. Tout d’abord, il apprend la guitare, bricole et peint. Ensuite, sur photoshop, il joue avec les images et, un jour, parce que Symphonia l’y pousse, il entre dans S.L..

Seul, parce que l’homme est solitaire, voir « ours » comme il le dit lui-même, il manipule, modifie, joue … Ses premiers essais dans la création de vêtements le frustrent, il achète une petite maison japonaise et en fait son terrain de jeu, son laboratoire d’expérimentation. Il retouche, adapte, arrange et, surtout, apprend.
Sa passion, grandit alors il se lance dans la création et construit une demeure d’inspiration chinoise qui, lors d’un de ces célèbres miracles de S.L., s’est trouvée changée en « no copy » juste avant que Rover ne la donne à un inconnu, perte qui, encore aujourd’hui, lui laisse un goût amer … Ensuite, comme il le dit lui-même, il chemine au gré du désir et du plaisir avec comme point d’orgue l’harmonie pour peu de prims. Jouant des textures, il les désire comme un chercheur sa pépite et crée celles qu’il ne peut trouver. Sur son écran, les fenêtres s’ouvrent de plus en plus nombreuses, Rover s’enivre et avance. Un cap est passé lorsqu’il se décide à louer un petit terrain et à s’atteler à la création d’un petit palais oriental qui, aujourd’hui, met un souffle de nostalgie dans ses mots. Ensuite, de création en création, il prend de l’assurance, se lance des défis et, obstiné, va à leurs termes.
Maintenant, Rover est revenu vers son premier bébé. Depuis son premier petit palais, l’envie est là et, au regard de tous, c’est un palais gigantesque qu’il fait émerger de son esprit …

L’œuvre de Rover n’est pas que tableaux et meubles, c’est un petit monde oriental aux fontaines glougloutantes, peuplé d’oiseaux joueurs … Un palais avec une discothèque que vous pourrez utiliser pour vos soirées …Des maisons toutes équipées que vous pourrez louer à la semaine à partir de 400L$ … Une plage romantique, des places rayonnantes de tranquillité, etc. Rover y tient, sentez-vous chez vous, d’ailleurs, si l’envie vous prend d’ouvrir une box, faîtes le, en pensant à nettoyer le lieu avant de partir, bien sûr… Avec juste un peu de chance et de patience vous pourrez voir Rover travailler puisque son chantier est ouvert au public …

Contactez Symphonia Benelli pour plus d’information …

Cool (18,159,121)

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Phylire Coppola
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Le 19 avril 2008 à 17 h 55 min   

Ce portrait ne saurait être complet, sans une interview du Master.

Après une course-poursuite à travers Second Life pour poser une date, un essai d’entretien transformé en balade initiatique dans ses pas, je suis parvenue à plaquer Yadni Monde sur un fauteuil, quelques minutes, le temps d’une pause casse-croûte sur son dernier chantier sur le sim Bourbon 3 (http://slurl.com/secondlife/Bourbon%203/128/128/0).
Phylire Coppola: Ca te pèse parfois d’être si connu ? La vision que beaucoup de SLiens ont de toi, en tant que Master, référence ?
YadNi Monde: Je serais bien malhonnête de dire que c est déplaisant, bien sur ça fait toujours un peu bizarre ces appels de gens inconnus qui font « YADNIIIIIIII I LOVE YOUR WORK!!!!!!!!!! », mais on s y fait, pour le reste, étant toujours à droite à gauche en train de bâtir un sim, de préférence désert, ça va, j arrive encore a être suffisamment tranquille, pour avancer en tout cas =) Indéniablement ça fait bizarre, d’autant qu’à part ici, dans la vraie vie, je ne suis pas grand monde.

PC : Crains-tu parfois de devenir  » vaniteux  » ou tu te préserves ?
YadNi Monde: j espère pas, les dieux m en préservent. Je sais ce que je peux faire, donc en même temps je n’ai pas forcement besoin de faire le gentil modeste, mon taf est bon quoi, mais je reste le même mec sur son clavier, ça ne demande pas vraiment d’ effort =). J’ai une vie réelle extrêmement hors du moule depuis le début,

PC : j’ai essayé d’entrer en contact avec tes maîtres, pour savoir qui était le Petit Yadni – en espérant trouver quelques histoires du style le Petit Spirou – mais je n’ai eu que le retour de réponse d’une femme, qui part ailleurs était occupée, donc je dois la re-contacter plus tard. Crois tu que tes maîtres puissent être jaloux de ta notoriété ?
YadNi Monde: Ils sont bien plus connus que moi, mais ils sont souvent offline ou extrêmement occupés, j imagine, simplement ce sont des références, Ils étaient là avant moi et ce sont ceux dont les boulots m’ont fait réaliser à quel point on pouvait s’ amuser avec SL. (Marcos se connecte très peu, Lumière Noir un peu plus mais guère, quant à Starax il a carrément changé d’avatar et de nom.

PC : As-tu déjà réfléchi à ce que tu ferais si un jour SL disparaissait ?
YadNi Monde: si SL disparaît, ça sera à priori au profit d’un endroit encore mieux, sinon ça ne marchera pas. Pour le moment, pas trop d’inquiétudes, car malgré les bugs, il va être extrêmement difficile de sortir un univers graphiquement mieux (ça c est la partie facile de nos jours), mais offrant en sus autant de liberté et de possibilités créatives.

PC : Puisque nous parlons de liberté, que penses tu des Opens Sims ?
YadNi Monde: anecdotique pour l’instant, dans la mesure où ça ne se connecte pas à la main grid. Ce sont à mon avis, des projets encore plus difficiles pour obtenir un public, dans la mesure où c’est un petit univers parallèle, donc moins facile à visiter. De plus, il faut tout recréer, même ton avatar. Ce sont de petites poches de réalités, des alternatives qui vont connaître un certain succès pendant un temps et qui péricliteront petit à petit, parce qu’ ingérables, au regard du main grid.
J’ ai bientôt 4 ans dans SL et j ai bâti plus de 30 sims durant cette période. Nous sommes sur le main grid et il n y a que 5 de mes travaux qui survivent.
Comment crois-tu qu un sim parallèle va tenir sans personne qui vienne voir, à la longue.
Je sais pas, ça me semble …. chaud.

PC : Tu dis que sur tes 30 sims créés, il n’en reste plus que 5. Les artistes abandonnent leur oeuvre dès qu’elle est terminée. En est-il de même quand tu as fini de réaliser une sim ? Je sais que l’un de tes maîtres t’a appris à ne rien regretter, toutefois considères-tu que la création ne t’appartient plus dès lors que le projet a vu le jour ?
YadNi Monde : Absolument. Je continue à en assurer la maintenance tant qu’elle existe, tout en sachant que ça peut disparaître du jour au lendemain. A la base, même si je garde la propriété des prims pour pouvoir boucher les trous ou autres, facilement, ce que je construis appartient à la personne qui m’en a confié la réalisation.

PC : Y-a-il encore des choses qu’il te reste à apprendre en matière de build ? Et si oui, cela te fait-il défaut ou comment tu compenses cette  » lacune  » ?
YadNi Monde: je dois encore faire des progrès en sculpted surtout, mais je peux faire sans dans la majorité des cas puisque je fais surtout des bâtiments, là on reste quand même pas mal dans le domaine de la vraie prim normale, mais j y travaille en parallèle =)

PC : Concernant les  » vraies prims  » pour reprendre ton expression, j’écoutais tout à l’heure ta conversation avec les owners de Wildstyle. Tu expliques sans pour autant révéler tes secrets. Est-ce pour cette raison que tu n’as jamais rejoint les SL Mentors pour faire des classes ni même ouvert une école ? Tu as opté pour le Junkyard en alternative ?
YadNi Monde : J’explique généralement très clairement, ensuite, à chacun de faire son expérience. Déjà à moi, on n’a rien expliqué. Un minimum de curiosité que diable !!!! C’ est grâce aux freebies que j’ai appris le plus, tu veux une méthode pour apprendre, la mienne c’ est le Junkyard. C’est free, éclate toi !

PC : As-tu des préférences concernant le build ? Les mondes imaginaires où tu peux tout créer ou les mondes déjà existants, en te basant sur des photos ?
YadNi Monde: j aime tout chaque truc impose son challenge tant que c est du build, je kiffe =)
J’aime autant reproduire un truc existant qu en creer un a zero le résultat est différent dans un cas faut que la chose soit immédiatement reconnaissable dans l autre c est plus free, faut juste faire plaisir aux yeux de qui le voit.

PC : As-tu d’autres activités que le build sur SL, mis à part répondre aux questions de fouineuses comme moi ?
YadNi Monde : Garder le junkyard à jour en permanence, builder des sims entiers, répondre à des IM et des questions, on a fait le tour.
Je visite d’autres endroits quand je peux. Je ne participe à rien, le build me prend tout mon temps. j ai vraiment pas trop le temps – je fais du build, de la terraformation, du texturage, un poil de scripts, quelques sculpteds, parfois un son ou une anim. Il faut garder un peu de temps, ne serait ce que pour remonter mes chaussettes quoi =)

PC : Parlons un peu de ta RL. Tu as vraiment cessé toute activité artistique en RL ? Aucun regret quand tu lis des articles comme celui qui est paru sur Le Monde http://www.lemonde.fr/web/panorama/0,11-0@2-781732,32-803501@1-4728,0.html. Si tu es doué sur SL, tu peux aussi faire exploser tes talents en RL.
YadNi Monde : Sans doute, mais j’ai jamais vraiment réussi à le faire. Ici je peux faire TOUT ce que j ai appris en RL, tout me sert, et ca a marché ici pour moi, contrairement à la RL où je n’étais finalement qu réceptionniste de nuit dans un hôtel minable.

Alors ? Pas aussi grinçant que certaines rumeurs le prétendent ! Dorénavant, si vous avez un différend avec quelques prims retors, vous saurez auprès de qui solliciter un conseil.

Loin d’être un chant de louanges pour le personnage, ce portrait n’est autre que la présentation d’un Artiste trop longtemps resté dans l’ombre. Ce serait une ineptie d’utiliser un autre terme lorsqu’il s’agit des réalisations du bonhomme. Pour avoir eu l’occasion de le voir dans ses œuvres quand il juge un concours, visite une expo ou participe à l’ébauche d’un projet, sa qualité d’observation très pointue ajoutée à son sens de la perfection font toute la différence. Il connaît son sujet « Le truc c’est que je connais vraiment l anatomie artistique, la perspective, le sens des proportions et de la composition, j ai des tonnes de livres sur tous les sujets, je suis un visuel pointu et donc quand je donne un avis en général c est toujours plutôt constructif, afin d’améliorer encore plus, que juste critiquer, sans savoir soi même rien foutre de ses dix doigts. C est moi, tel quel. Je n’y peux même rien =) »

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Phylire Coppola
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Le 19 avril 2008 à 17 h 48 min   

Certains le voient comme une entité inabordable, d’autres en parlent sans le connaître rapportant des sauts d’humeurs orageuses.

Regards sur l’ étonnant bonhomme bleu que le monde Slien s’arrache…

Misty Rhodes, buildeuse, une des premières muses de Yadni Monde :
Du jour où YadNi Monde a posé le pied dans ce monde, il a toujours été celui qu’il est aujourd’hui.
Extrêmement créatif, fou passionné, toujours là pour créer et aider les autres.
Imperturbable dans la poursuite de son projet de donations au Junkyard, méticuleux dans le classement de chaque item pour faciliter la recherche. Mais avant tout, Yadni a été le plus merveilleux ami. Il a un coeur aussi grand que tout Second Life, toujours un mot aimable pour les autres. Voilà ce que Yadni représente à mes yeux.

David DuCasse, builder addict du nano build :
La première fois que j’ai approché le créateur, c’était au YadNi’s Junkyard.
Là-bas il y a une immense photo de lui j’étais fasciné par le personnage qu’il s’était créé en espérant d’une certaine façon, pouvoir me façonner aussi justement que je le voulais, comme lui l’avait fait (Je ne crois pas avoir raté mon coup). Par la suite j’ai lu, un certain nombre d’articles sur le web tous très impersonnels, pourtant le reportage présenté sur Le Monde.fr a retenu mon attention, c’est je pense le plus honnête. Dès lors, j’ai eu envie de rencontrer le personnage en personne. L’occasion s’est présentée, en juin dernier, durant le 4ème anniversaire de Second Life. Yadni Monde, quant à lui, avait reconstitué le Junkyard des débuts et organisé une fête pour son 3ème rezz day, sur un des sims de l’événement Linden. J’y est rencontré une personne très décontractée, à l’écoute de ceux qui l’abordaient. Je me souviens aussi qu’il est doté d’un grand sens de l’ironie, maniant l’humour noir avec talent. Aussi Un tantinet trop sur de lui, mais ça, je le comprends très bien, ce n’est pas un défaut et puis, quand on a son talent, on peut se le permettre, je ne sais pas comment le décrire. Le fait que je sois devenu builder tient pour une part non négligeable à l’admiration que j’ai eu pour lui, j’ai toujours reconnu son génie dans ces créations

Cherry Manga, buildeuse à ses heures et addict du RP:
Yadni est un individu que j’ai peu rencontré, mais à chaque fois un échange intense, sur la créativité, la passion de créer en général. Il m’a parlé de son inspiration réelle, de ses expériences, de sa sensibilité et moi je me prosterne devant ses œuvres, ses calligraphies réelles, et aussi, surtout devant ses builds comme Shivar Mont Saint Michel, Paris 1900… J’adore son esprit de partage avec le Junkyard, dédié à l’entraide pour les newbies. C’est un mégalo adorable, un vrai artiste.

Bau Ur : Créateur de la statue « God of freebies »
Cette statue présentée dans le cadre du show Angel Gate, est un des éléments de la « plateforme des dieux de SL ». Elle ressemble au schéma de DaVinci, mais elle me rappelle aussi les statues indiennes de SHiva. Ce qui est assez drôle aussi. Il s’agit de la représentation du Dieu des freebies, l’aide aux résidents novices, et la passion du build. e bâtiment aiment fou. Un bras volant dans chaque direction.

Samuel713705 Edelman : Résident SL
Le contact s’est établi par message instantané, je ne l’ai encore jamais rencontré. Yadni est une personne sympathique. Il a été à mon écoute sur les questions que je lui ai posé, malheureusement les sculpties ne sont pas sont domaine. Néanmoins, il a continué de m’expliquer quelques détails sur le build, quand il a su qui m’avait adressé à lui.

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Phylire Coppola
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Le 19 avril 2008 à 17 h 44 min   

Méconnu de ses pairs RL, il aurait pu laisser s’éteindre ses talents et se conformer aux normes d’une société où seul ce qui est palpable et logique mérite que l’on s’y intéresse.
Malgré ses choix de vie, des périodes maussades et grises comme bon nombre d’artistes en traversent, il s’acharne et s’accroche, sans doute déjà convaincu qu’un jour, son nom s’afficherait sur toutes les lèvres comme un smile =). Qui aurait pu prédire qu’un jour, le petit breton monté à Paris, son carton de dessin et une boîte de légos sous le bras, trônerait en « Dieu des Freebies » sur le sim Angelgate http://slurl.com/secondlife/AngelGate/234/45/443) de Baur Ur, sculpteur.
Pourtant tous les éléments étaient présents depuis la naissance du petit Yadni (les fées penchées sur son berceau ont eu la main leste lorsqu’elles lui ont accordé ses dons artistiques).
Passionné, curieux autant qu’observateur, il s’attache aux détails, décortique et recompose. Il s’essaie à toutes les formes d’art pour parfaire son talent jusqu’au jour où…

Tout commence un jour de 2003, lorsqu’il s’engage sur l’autoroute de la communication (Internet).
l tâte du Rôle Play, imagine son personnage, lui crée même un environnement mais l’espace devient vite trop réduit pour sa créativité débordante.
Il est temps que Second Life lui ouvre ses portes. Yadni étouffe dans son costume trop bien taillé, il a besoin d’occuper l’espace, de dépasser les limites imposées d’une vie cadrée entre ses jobs de prof dessin et de réceptionniste dans un hôtel.

Sa première immersion sera néanmoins dans There. Dès le début, il est séduit par l’opportunité de création qui lui est offerte, bien que les options soient moindres que celles connues aujourd’hui.
Il parcoure le monde virtuel, s’imprègne de l’ambiance étrange et un peu laggy qui règne et décide de poser son sac à dos sur l’Ile de Nada, où au gré du décor environnant et créera la Colline des Gnomes.
Pourtant, rapidement, Yadni ressent à nouveau ce besoin dévorant de liberté.

Yadni Monde est sur le point d’entrer en scène dans cette seconde vie qui va révolutionner l’existence du petit employé. L’Art va reprendre ses droits.

A l’époque, où il fait son apparition sur Second Life, chacun peut posséder son lopin de terre. C’est ainsi qu’il s’installe sur Leda et commence à collecter les premières infos. Il n’est alors qu’un newbie qui décortique les freebies, s’enquiert d’informations auprès des références du moment, Marcos Fonzarelli, Starax Statosky, Lumière Noir.
Ces rencontres riches d’enseignements vont permettre à l’homme de montrer enfin qui il est.

Fort de son expérience, il va créer le Junkyard sur son petit bout de terrain dans l’espoir d’y établir un lieu d’échanges et d’apprentissage pour tous les curieux.
Plus tard, l’opportunité s’offrira à lui d’agrandir la zone et de la séparer « sa maison » ouverte à tous les vents.
Les créations vont ensuite s’enchaîner à un rythme d’enfer.
Un dragon – le 1er de Second Life – trop lourd en prims pour être supporté par ses modestes 512 sqm, puis une tour chinoise sur commande de Anshe (là encore, Yadni explose le nombre de prims tant il a soigné chaque détail.)
Viendront ensuite les sims : L’Ile d’Halloween, Atlantys… 30 à ce jour, en 4 ans d’existence.

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