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Lucas Beverly
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Le 11 octobre 2008 à 12 h 27 min   

Il fait beau aujourd’hui, le ciel est bleu, il fait chaud. C’est le moment d’aller visiter une belle galerie d’art et j’ai trouvé Le LOOVRE Baroque. J’ai visité les lieux en transpirant, il faisait 28 °C, j’ai trouvé les tableaux magnifiques ainsi que les sculptures. Je me suis dit  « tiens donc je vais contacter la directrice de cette galerie pour faire une interview ». Pour une fois que j’ai une idée ingénieuse ! Bref je la contacte, elle me répond un jour plus tard, je lui ai expliqué, on a parlé et elle m’a donné de belles photos de sa galerie, et voilà notre discussion :

Lucas Beverly: Nous sommes ici pour parler de votre nouvelle galerie d’art nommée le LOOVRE Baroque et aussi de l’art, ce nom est prit du musée officiel du Louvre?

kaluna Pye: Presque, je recherchais un nom qui évoque la France, je trouvais aussi qu’il avait une belle sonorité. En fait la galerie n’est pas nouvelle, elle existe depuis un an, j’ai été absente un certain temps, puis j’ai entièrement refait les bâtiments et proposé de nouveaux concepts

Lucas Beverly: Bien, ça a été difficile de tout refaire? La décoration est entièrement faite par des peintres ou sculpteurs
kaluna Pye: Non pas du tout. J’ai tout refait moi-même en deux semaines environ à deux ou trois jours près

Lucas Beverly: Les tableaux et sculptures sont faits par de véritables artistes?
kaluna Pye: Oui, essentiellement par des artistes réels c’est à dire qui souhaitent faire connaitre leur travail aussi en réel pour la plupart, je peins aussi sans que cela soit mon métier. Cependant les démarches de chacun me touchent concernant l’art, cela m’intrigue et lorsque cela me plait, j’ai envie de les faire connaitre si cela est possible

Lucas Beverly: Bien, avez-vous quelque chose à dire à ceux qui désirent créer une galerie d’art et à nos lecteurs?
kaluna Pye: Oui (sourire). Pour ceux qui souhaitent créer une galerie je leur dis « allez-y » et s’ils veulent me rencontrer et qu’ils connaissent certains soucis je me ferai un plaisir de les aider, je pense qu’il est bien de relier les galeries entre elles car chacune a son propre style. Et pour les lecteurs, j’aimerai leur dire que pour ceux qui pensent ne pas connaitre l’art -j’entends souvent cette remarque- je les rassurerai en leur disant que l’art n’est rien de plus qu’un moyen d’expression et qu’il est facile de parvenir a saisir une émotion dans un tableau du moment qu’on retire les barrières qu’on se fixe a soi même.

Lucas Beverly: Pour vous, qu’est ce que l’art?
kaluna Pye: La grande question (sourire). Nous n’aurions sans doute pas assez de la nuit pour débattre sur le thème. Je dirais que l’art est un mode d’expression dont le but n’est pas forcément de faire quelque chose de beau, je dirais que c’est la vérité d’un moment qu’on matérialise, une vérité propre a l’artiste que ce soit ciblé sur un sujet précis ou au contraire effectué dans le plus grand détachement et cette pensée (vérité) éphémère devient presque éternelle du fait de devenir matière.

Lucas Beverly: Voilà que s’achève notre interview, merci de m’avoir accueilli dans votre belle galerie d’art et d’avoir répondu à toutes mes questions ! Je vous souhaite bonne chance, ça a été un plaisir pour moi ! A bientôt (sourire)
kaluna Pye: Merci beaucoup, j’espère avoir été assez claire dans mes réponses car cela touche tellement de choses a chaque fois:) qu’il n’est pas toujours évident de synthétiser en une phrase

Les artistes aiment toujours aider les autres et nous faire parvenir leur avis, alors si vous avez besoin d’aide, contactez kaluna Pye qui vous expliquera le métier. Quand j’ai visité la galerie, j’ai trouvé ça magnifique, les tableaux de vrais peintres, et les sculptures aussi, l’humain peut faire des chefs d’œuvres s’il le veut L’art est un moyen d’expression, les gens s’expriment avec sous formes de dessins, magnifiques non ?

L’inauguration du nouveau Loovre Baroque a eu lieu le 8 Octobre dernier. Pour vous rendre à l’exposition, cliquez sur ce lien.

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Phylire Coppola
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Le 8 mai 2008 à 12 h 37 min   

Retrouver Moya Janus, ce soir à 21h30 dans une conférence sur Ecologia Island. C’est ici.

Lorsque vous rencontrez Moya Janus, ne lui demandez pas de vous parler de lui ni de son mode d’expression artistique. Cet artiste n’a pas inventé le verbe et seules 4 lettres ont un sens à ses yeux, basiques comme les 4 couleurs qu’il décline sans cesse, mais néanmoins essentielles. Elles sont l’essence même du personnage. Plus qu’une signature, elles font l’Homme, que dis-je, elles sont l’Etre.

Toutefois et c’est une chance, Moya Janus est narcissique. Il nourrit une tendance mégalo aigüe. Le bonhomme aime que l’on parle de lui, en bien ou en mal, qu’importe, le monde est sa scène et l’essentiel est que le public assiste à son spectacle. Ainsi pour toutes réponses, vous n’obtiendrez que quelques adresses de sites – dont le sien http://www.moyacircus.com/ – où d’autres avant vous, auront agressé l’artiste de leur plume.

Au cours de votre visite, vous en découvrirez donc plus que vous n’oseriez l’espérer sur lui. Il vous conduira d’ailleurs peut-être lui-même, à la vitesse de la dématérialisation d’un pixel, au travers de ses expositions, ou mieux encore – si vous êtes sages – au cœur de son univers « L’Ile de Moya » http://slurl.com/secondlife/Moya/135/124/28.

Certes, Moya Janus parle peu ou prou, et pourtant, son message apparaît partout, il est de tous les événements. Tel un chancre, il se nourrit de l’information qui l’entoure pour en créer, au fur et à mesure, les éléments qui constituent le Moyaland. Chaque espace de l’Ile de Moya, comportent des œuvres réalisées pour des occasions précises.

Petit tour d’horizon :

Il s’agit de la reproduction de ce qu’il a réalisé, à l’occasion du Festival International du Cirque de Monaco cette année. A l’intérieur, quelques photos et une exposition des sculptures créées pour l’année du cirque 2002 en Italie

Pas si fou, l’artiste ! Un monde sain d’esprit est un monde sain de corps. Aussi, dans la zone réservée à la santé, tout a été prévu : un psy, un hôpital, un opticien et même une pharmacie exposant les affiches réalisées pour le salon Pharmagora.

Moya Janus nous invite aussi au voyage. Il nous fait découvrir son cadre de vie, l’arrière-pays niçois et ses maisonnettes gorgées de soleil perchées à flanc de montagne, au-dessus de l’océan. Puis, au volant de sa petite voiture sans permis – il suffit de s’installer à l’arrière pour s’en convaincre et de compter ses bosses une fois revenu au point de départ – il nous accompagne à travers le monde. Les continents sont représentés par pavillons, organisés selon le principe de la Biennale de Venise.

Le pavillon d’Asie, présentant quelques photos d’événements à Tokyo, Hong Kong, la miniature d’une sculpture exposée à kaoshiung (Taiwan).

L’Ile de Moya regorge de trésors que je vous laisse le soin de découvrir. Si malgré tout ce que vous avez pu admirer, vous avez soif d’en connaître encore un peu plus, vous pouvez flâner dans La Réserve où toutes les créations de son atelier sont classées. Vous pourrez aussi compulser la « Moyapédia » dans la librairie implantée en centre ville (tous les écrits d’hier et d’aujourd’hui y sont répertoriés.

Prenez le temps d’explorer, accordez vous le droit de contempler ce qui semble innocent voire naïf. Même si l’artiste se défend de cacher un secret derrière ses œuvres, derrière le masque du clown blanc, se cache un philosophe. Son nom de Janus lui colle aussi parfaitement que sa combinaison. Derrière l’amuseur, le visage du penseur s’éveille et observe.

Pourquoi ne pas affirmer alors – comme tout le monde – ce qu’il pense ?
Facile à dire ! Moya Janus ne ressemble à personne, car sans conteste, Moya Janus c’est Quelqu’un !

La source de son raisonnement est plus profonde. Elle tient à ses racines et toute son expression artistique est influencée par ses origines méridionales. Comme il l’explique lui-même (eh oui, parfois il est possible de lui arracher quelques phrases), dans le Sud, l’artiste est un shaman, un symbole vivant de l’histoire d’une population, d’un village, d’une région. Il sait, voit, comprend. Il sera donc la mémoire.

Tel le santon, il appartient au rituel, s’implémente dans le décor. C’est toute la pédagogie Moya.
L’humain filera sa laine jusqu’au jour où Atropos, la Parque décidera de la trancher. Tandis que le Moya pixellisé continuera de brosser la toison de Dolly, sa muse ovine.

C’est tout l’esprit de l’exposition qui se tient actuellement sur la sim Cultures Digitales http://slurl.com/secondlife/Cultures%20Digitales/221/130/23, hébergeant également le Ministère de la Culture et Arté.
D’influence très SL, Moya Janus y use et abuse de scripts.

Pour ce passionné d’électronique et de technique, quelle aubaine de pouvoir laisser libre cours à sa créativité pour exprimer son rêve d’immortalité au travers de la transformation du Moya réel au Moya virtuel, toujours dans un esprit égocentrique et teinté d’humour.

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LeoMaxx Sautereau
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Le 19 avril 2008 à 18 h 21 min   

Certaines sims ne sont accessibles que par la réussite d’un concours de circonstances. J’ai eu l’honneur de découvrir le Domaine Ducatillon par un bien glauque hasard puisque Aurore Jansma… – pardon Mademoiselle Jansma – a confondu mes talents de journalistes avec ceux de Ghosbuster (chasseur de fantômes). Mais cette amusante confusion sera toute à mon honneur. Ce soir là, la grande dame de ces sombres lieux me contacte pour élucider un troublant mystère : il y aurait des phénomènes inexpliqués sur Second Life. En l’occurrence, un fantôme aurait investi les lieux! Une cité de 11 000 sq, construite au Moyen-âge et réhabilitée au 18ème puis 19ème siècle. Je mets le pied dans un lieu bercé d’une ambiance à la fois gothique et victorienne, où Tim Burton aurait pu tourner une version numérique de Sleepy Hollow. Je me glisse donc dans la peau de Johnny Depp (mal rasé), je sors mon calepin et mets mon flair en éveil dans cet univers où les caveaux cachent peut-être bien plus que des âmes esseulées.

Me voilà donc tout droit plongé dans une histoire à la Ric Hochet, où l’illusion semble être l’instrument pour alimenter les sombres desseins d’un mystérieux maître chanteur… Intrigué par cette curieuse histoire, je décide de mener mon enquête, mais je reste encore partagé entre l’idée d’une douteuse plaisanterie ou d’une intrigante et improbable vérité. Cependant, les faits sont là : une source lumineuse bleutée et scintillante danse au dessus du cimetière du domaine. Mademoiselle Jansma ne s’est pas moquée de moi! Mais mon esprit cartésien et ma foi de chrétien convertit à l’athéisme me fait penser que ce phénomène n’est pas aussi étrange qu’il en a l’air.

Pour m’imprégner de cet univers gothique et onirico-cauchemarmesque, je demande poliment à ma correspondante de me faire visiter les lieux. Mademoiselle Jansma, dont la troublante clairvoyance

ne me surprenait à peine, établit bientôt un lien spirituel entre moi et la petite chapelle qui se tenait non loin de là. Mais son talent de devin lui fit défaut cette fois, puisque mon activité secondaire de prêtre se limite à des actions strictement administratives. Avant de poursuivre notre promenade investigatrice, la demoiselle me prévient que ce lieu est le théâtre d’activités peu recommandables aux jeunes âmes et aux esprits trop rigides. Interloqué, mais bien peu loquace, ma guide me précisa que le domaine Ducatillon accueillait un public mature d’adonnant à des plaisirs interdits et à des mœurs qui allaient à l’encontre de notre morale judéo-chrétienne. Un peu mal à l’aise mais rassuré par l’ouverture d’esprit de ma compagne de route, je décide de me laisser porter dans cet univers décidemment atypique. Nous empruntâmes une petite venelle menant à un bâtiment lugubre et un imposant portail en bronze coulé par Rodin : les forges. Un bâtiment de forgeron réhabilité, qui n’a gardé que son nom d’office. Aujourd’hui, cet établissement attend des locataires et les activités y sont libres. Après avoir humecté l’air de cet endroit, rien ne me disait de mauvais et nous poursuivions la visite pour arriver dans une petite dépendance cossue et exiguë que l’on nomme la Tréfilerie. Ici vie une artiste nommée Fanny Teichmann, qui expose librement ses œuvres. Je me suis pris d’un curieux intérêt pour ses peintures aux couleurs acidulées qui cassaient la noirceur que j’avais pu observer jusqu’alors. Ma guide ne s’éternisa pas et me traîna jusqu’à la cour principale où se tenait le bâtiment le plus sulfureux de tout le site : le manoir des désirs. Dans ce lieu (interdit d’accès aux non-membres) se livrent des évènements qui feraient frémir de peur tout le Vatican. Un peu gênée, Mademoiselle Jansma me précisa que la masure a deux étages : au rez de chaussée, le politiquement correct (quoique…), à l’étage le politiquement moins correct… Je vous laisse deviner lequel est le plus fréquenté. Mon accompagnatrice me hâta et m’emmena dans une petite place centrale. Un lieu où se côtoient un petit groupuscule d’artistes. En face, se tenait un joli magasin d’enluminures appartenant à ma guide, qui me présenta son échoppe avec un léger émoustillement. A gauche, nous trouvons la librairie Ducatillon. Trop poli pour feuilleter ces superbes reliures, je me contentais d’admirer les couvertures, dorées à l’or fin pour la plupart. Enfin à droite, l’atelier de peinture de Joiry Jie, amie de Aurore Jansma, que j’ai eu le plaisir, bref mais intense, de rencontrer. Encore une fois, j’avais devant moi des toiles inspirées, raffinées et surprenantes. Le Domaine Ducatillon avait beau être plongé dans l’obscurité, cet endroit ne manquait décidemment pas de lumières… D’autres étincelles artistiques m’attendaient un peu plus loin avec le bureau de Geoffroy (Ducatillon) et son atelier héraldique, qui accueillait aussi une ébénisterie. Je n’avais cessé depuis le début de la visite de m’émerveiller devant tant de splendeur et de magie… Mes a priori s’étaient envolés. Je me sentais tout à coup à l’aise en compagnie des ces curiosités inespérées dans un jeu comme Second Life. Je compris aussi que cette visite était un honneur et laissait de côté mon esprit carré de détective pour une naïveté quasi-enfantine. Perdu par ces merveilles, je sortis de mon étourdissement par l’intervention de Mademoiselle Jansma qui vint me montrer les tapis d’Orient et d’Aubusson qui se tenaient à l’étage. Il y avait tant d’autres expositions et d’ateliers, j’aurais pu passer la journée entière à m’émerveiller si le temps n’était pas contre moi.

Il se fit tard et Mademoiselle Jansma m’offrit l’hospitalité dans l’une de ses maisons témoins. Un intérieur chaleureux et rustique, qui ferait néanmoins fuir les allergiques aux bestioles rampantes et aux murmures du vent. Je ne fis pas le difficile et céda très vite aux tentations de Morphée. Ma nuit fut quelque peu hachée, je ne cessais de m’interroger sur ces lumières valsant au dessus de ce tapis herbeux. Etait-ce le fruit d’une chimère enchanteresse ? Quoiqu’il en soit, résoudre ce mystère n’était pas dans mes compétences mais je n’hésiterais pas une seconde à me faire ambassadeur de cette contrée de magie, et chanter les louanges de cette obscurité renfermant tant de merveilleux secrets.

Je m’excusais le lendemain devant mon interlocutrice mais il fallait mieux laisser ce fantôme dans sa boite de pandore et laisser l’imagination expliquer ces étranges flocons scintillants. Un petit sourire inattendu se dessina sur les lèvres de Mademoiselle Jansma qui me proposa, avant de retrouver le soleil de mon chez moi, de me faire visiter le Sanctuaire. Un petit cimetière où se pratiquent des activités pour le moins discutables, et qui laissent la belle part au masochisme. Des mœurs décidemment très perturbantes pour l’individu lambda que je suis (et que je resterai). « Nous avons tous notre maître », c’est le fin mot de cet endroit. Chacun aura sa propre interprétation, plus ou moins spirituelle.

Le Domaine Ducatillon réservait bien d’autres mystères et de recoins inexplorés. Ainsi je vous convie à visiter la prison, les oubliettes, ou encore… dénicher ce Lucien, un ermite misanthrope et solitaire qui se déplace toujours à l’aide de son hélicoptère.

Trois jours après avoir quitté le Domaine, je reçu de ma correspondante un IM m’annonçant que le fantôme avait, semble-t-il, quitté les lieux. Un curieux phénomène qui prit fin juste après mon intervention. Peut-être avais-je incité ce poltersgeit à me suivre… Quoiqu’il en soit les ténèbres n’avaient plus cette connotation aussi négative depuis ce fascinant voyage.

Rendez vous sur Celchu (40,174,56)

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Didier Dewoitine
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Le 19 avril 2008 à 18 h 16 min   

Parfois, au détour du chemin, il nous arrive de croiser la chance …
Cette nuit là, dans le plus inattendu des lieux, je rencontrais Symphonia Benelli qui allait me donner la chance de découvrir un artiste rare, sincère et sensuel. Hasard de goûts communs, nous entamons la conversation et, rapidement, elle en vient à me parler de celui qui partage sa vie réelle, Rover Robbiani. Une réelle admiration perle ses mots et elle m’invite à venir visiter le show-room de son tendre. La dame est agréable, voir séductrice, je me laisse guider.

Premier contact avec Rover Robbiani, ses tableaux … Sensuels, teintés d’une touche bondage pour certains, les encadrements sont fins et adaptés, le goût est là. Symphonia me précise que les ensembles ne font qu’un unique prim.
Je clique et je découvre le prix, un sourire affleure.
Pour sûr, l’objectif de cet artiste n’est pas de faire fortune. La délicatesse des encadrements, la finesse des œuvres, la fièvre acheteuse me prend.

Mais Symphonia est avide de me faire partager sa ferveur et m’entraîne déjà …
Le premier ensemble d’ameublement est épuré, résurgence de cubisme, choix de la simplicité, texture fine et délicate, je ne résiste pas à l’envie de m’asseoir. Evidemment, comme je le constaterai pour toutes les assises du lieu, une animation cachée me dépose délicatement. En trois prims, Rover crée la légèreté. Usage délicat des transparences, soin des assemblages, assurément, l’artiste prend plaisir et aime à le transmettre.
Le bronze, sous verre, d’un couple enlacé, me fait de l’œil, il aspire la lumière et mon attention, je ne résiste pas, je le laisse entrer dans mon inventaire. Des chaises se révèlent rêveries, torses d’hommes, corsets lacés sur la taille de femmes, je m’arrache à la contemplation pour progresser et je sens le charme m’emporter pas à pas. Plus loin, quelques nus artistiques d’homme viennent parler aux femmes. Là encore, la sensualité explose, les ombres révèlent, la chaleur s’impose. Force m’est de reconnaître que Rover joue de la sensualité, aime la partager et l’insuffle dans mes pensées …

Un soir, enfin, Symphonia me contacte. Rover est sorti de son atelier et m’accorde une interview. J’abandonne, dans l’instant, mes interlocuteurs du moment, je ne veux pas perdre un seul instant …
Une téléportation plus tard me voici face à l’artiste. Il est vêtu tel un prince d’orient, turban coloré entourant sa tête, Symphonia l’accompagne ainsi que leur fille. Face à cette famille réunie, je me lance. Le temps de le remercier de m’octroyer ce moment, Rover, déjà, m’invite à le tutoyer. Enfant, ses parents brimèrent son goût pour l’expression artistique, l’art était tabou et les artistes sans intérêt, alors, il intégra la S.N.C.F. et y travaille depuis vingt-huit ans où il occupe le poste de Responsable Commercial. Mais sa passion pour Leonard De Vinci, et son admiration pour ses œuvres, le poussèrent à faire son chemin seul. Tout d’abord, il apprend la guitare, bricole et peint. Ensuite, sur photoshop, il joue avec les images et, un jour, parce que Symphonia l’y pousse, il entre dans S.L..

Seul, parce que l’homme est solitaire, voir « ours » comme il le dit lui-même, il manipule, modifie, joue … Ses premiers essais dans la création de vêtements le frustrent, il achète une petite maison japonaise et en fait son terrain de jeu, son laboratoire d’expérimentation. Il retouche, adapte, arrange et, surtout, apprend.
Sa passion, grandit alors il se lance dans la création et construit une demeure d’inspiration chinoise qui, lors d’un de ces célèbres miracles de S.L., s’est trouvée changée en « no copy » juste avant que Rover ne la donne à un inconnu, perte qui, encore aujourd’hui, lui laisse un goût amer … Ensuite, comme il le dit lui-même, il chemine au gré du désir et du plaisir avec comme point d’orgue l’harmonie pour peu de prims. Jouant des textures, il les désire comme un chercheur sa pépite et crée celles qu’il ne peut trouver. Sur son écran, les fenêtres s’ouvrent de plus en plus nombreuses, Rover s’enivre et avance. Un cap est passé lorsqu’il se décide à louer un petit terrain et à s’atteler à la création d’un petit palais oriental qui, aujourd’hui, met un souffle de nostalgie dans ses mots. Ensuite, de création en création, il prend de l’assurance, se lance des défis et, obstiné, va à leurs termes.
Maintenant, Rover est revenu vers son premier bébé. Depuis son premier petit palais, l’envie est là et, au regard de tous, c’est un palais gigantesque qu’il fait émerger de son esprit …

L’œuvre de Rover n’est pas que tableaux et meubles, c’est un petit monde oriental aux fontaines glougloutantes, peuplé d’oiseaux joueurs … Un palais avec une discothèque que vous pourrez utiliser pour vos soirées …Des maisons toutes équipées que vous pourrez louer à la semaine à partir de 400L$ … Une plage romantique, des places rayonnantes de tranquillité, etc. Rover y tient, sentez-vous chez vous, d’ailleurs, si l’envie vous prend d’ouvrir une box, faîtes le, en pensant à nettoyer le lieu avant de partir, bien sûr… Avec juste un peu de chance et de patience vous pourrez voir Rover travailler puisque son chantier est ouvert au public …

Contactez Symphonia Benelli pour plus d’information …

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Phylire Coppola
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Le 19 avril 2008 à 18 h 11 min   

L’art abstrait connaît peu d’admirateurs, tant il est difficile de comprendre ce que la raison ne peut nommer.

Une nuée de couleurs semblant avoir été projetée sur la toile laisse l’observateur pantois et déconcerté devant une vision qu’il ne parvient pas à interpréter. L’explication est donnée. L’art abstrait se veut déraisonnable, immatériel et insaisissable. Il n’est pas la représentation d’une scène observée, mais plutôt une fenêtre ouverte sur une âme qui se sera dévoilée un instant, le temps de laisser échapper quelques émotions. Chaque symbole, chaque détail est une partie du puzzle à assembler.
Pour être en mesure d’apprécier cette expression artistique, il suffit d’écouter cette petite voix qui dit  » Les mots ne sont qu’un jeu de dupe. Fermes les yeux, oublies toute réflexion et laisses moi te guider vers l’image. Seules tes émotions sauront voir le message et alors tu comprendras.  »
Quel meilleur exemple pour commencer à imager ce propos, que les oeuvres de Leonardo Nuvolari (alias Kirk Hughey en RL), peintre américain, dont la réputation n’est plus à faire.
Devant ses papillons, il serait aisé de s’accorder à penser que nous sommes en présence d’un tableau réaliste, une simple nature morte.
Pourtant la réflexion de l’artiste dépasse ce que les yeux distinguent au premier abord.

Plus qu’un modeste insecte fixé sur la toile, l’artiste révèle sa lutte intérieure, partagé entre la nécessité de suivre une norme pour assouvir un besoin affectif et une soif d’indépendance. Une farouche volonté d’exister par delà les différences, avant que l’hiver ne recouvre tout de son manteau blanc et froid.

Sans doute moins accessible, mais non moins intéressante, cette collection où le rythme donné à l’oeuvre exprime la puissance émotionnelle de l’artiste au moment de la réalisation. Peut-être un état proche de la folie, dans son aspect le plus noble, celui de la création, seule maîtresse capricieuse et directive capable d’imposer à la main d’obéir au risque de ressentir une frustration, voire même une absence, si l’homme n’y cède pas.

Les couleurs sont les seuls éléments rattachant l’oeuvre à la réalité, puisqu’elles représentent les quatre éléments, bases nourricières de toute forme de vie.

La suite est soumise à l’influence de chacun, selon son humeur et sa sensibilité. Le peintre invite, le visiteur voyage.

Si l’opportunité vous est offerte de le rencontrer, n’hésitez pas à interrompre sa rêverie pour échanger avec lui. Leonardo Nuvolari est un homme discret et humble face ce talent dont il sait user avec maestria, face à son art qui le dévoile sans pudeur à tous ceux qui prennent le temps d’entrer dans la toile, afin de s’imprégner des ondes encore vives de l’âme de l’artiste.

Aussi passionnant que passionné !

Quelques expositions RL :

Sheldon Memorial Art Gallery, NAA Collection, Lincoln, NE
Christlieb Collection of Western Art, Lincoln, NE
New Mexico Supreme Court, Santa Fe, NM
University of New Mexico, Albuquerque, NM
University of Texas Law School, Austin, TX
Museum of Fine Arts, Santa Fe, NM
Museum of New Mexico, Santa Fe, NM

Expositions in game :

http://slurl.com/secondlife/Alvargi%20Isle/60/161/651

http://slurl.com/secondlife/Alvargi%20Isle/65/171/479

http://slurl.com/secondlife/Alvargi%20Isle/65/169/400

http://slurl.com/secondlife/Alvargi%20Isle/63/167/322

Site web de l’artiste :

http://www.kirkhughey.com/index.html

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Phylire Coppola
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Le 19 avril 2008 à 17 h 55 min   

Ce portrait ne saurait être complet, sans une interview du Master.

Après une course-poursuite à travers Second Life pour poser une date, un essai d’entretien transformé en balade initiatique dans ses pas, je suis parvenue à plaquer Yadni Monde sur un fauteuil, quelques minutes, le temps d’une pause casse-croûte sur son dernier chantier sur le sim Bourbon 3 (http://slurl.com/secondlife/Bourbon%203/128/128/0).
Phylire Coppola: Ca te pèse parfois d’être si connu ? La vision que beaucoup de SLiens ont de toi, en tant que Master, référence ?
YadNi Monde: Je serais bien malhonnête de dire que c est déplaisant, bien sur ça fait toujours un peu bizarre ces appels de gens inconnus qui font « YADNIIIIIIII I LOVE YOUR WORK!!!!!!!!!! », mais on s y fait, pour le reste, étant toujours à droite à gauche en train de bâtir un sim, de préférence désert, ça va, j arrive encore a être suffisamment tranquille, pour avancer en tout cas =) Indéniablement ça fait bizarre, d’autant qu’à part ici, dans la vraie vie, je ne suis pas grand monde.

PC : Crains-tu parfois de devenir  » vaniteux  » ou tu te préserves ?
YadNi Monde: j espère pas, les dieux m en préservent. Je sais ce que je peux faire, donc en même temps je n’ai pas forcement besoin de faire le gentil modeste, mon taf est bon quoi, mais je reste le même mec sur son clavier, ça ne demande pas vraiment d’ effort =). J’ai une vie réelle extrêmement hors du moule depuis le début,

PC : j’ai essayé d’entrer en contact avec tes maîtres, pour savoir qui était le Petit Yadni – en espérant trouver quelques histoires du style le Petit Spirou – mais je n’ai eu que le retour de réponse d’une femme, qui part ailleurs était occupée, donc je dois la re-contacter plus tard. Crois tu que tes maîtres puissent être jaloux de ta notoriété ?
YadNi Monde: Ils sont bien plus connus que moi, mais ils sont souvent offline ou extrêmement occupés, j imagine, simplement ce sont des références, Ils étaient là avant moi et ce sont ceux dont les boulots m’ont fait réaliser à quel point on pouvait s’ amuser avec SL. (Marcos se connecte très peu, Lumière Noir un peu plus mais guère, quant à Starax il a carrément changé d’avatar et de nom.

PC : As-tu déjà réfléchi à ce que tu ferais si un jour SL disparaissait ?
YadNi Monde: si SL disparaît, ça sera à priori au profit d’un endroit encore mieux, sinon ça ne marchera pas. Pour le moment, pas trop d’inquiétudes, car malgré les bugs, il va être extrêmement difficile de sortir un univers graphiquement mieux (ça c est la partie facile de nos jours), mais offrant en sus autant de liberté et de possibilités créatives.

PC : Puisque nous parlons de liberté, que penses tu des Opens Sims ?
YadNi Monde: anecdotique pour l’instant, dans la mesure où ça ne se connecte pas à la main grid. Ce sont à mon avis, des projets encore plus difficiles pour obtenir un public, dans la mesure où c’est un petit univers parallèle, donc moins facile à visiter. De plus, il faut tout recréer, même ton avatar. Ce sont de petites poches de réalités, des alternatives qui vont connaître un certain succès pendant un temps et qui péricliteront petit à petit, parce qu’ ingérables, au regard du main grid.
J’ ai bientôt 4 ans dans SL et j ai bâti plus de 30 sims durant cette période. Nous sommes sur le main grid et il n y a que 5 de mes travaux qui survivent.
Comment crois-tu qu un sim parallèle va tenir sans personne qui vienne voir, à la longue.
Je sais pas, ça me semble …. chaud.

PC : Tu dis que sur tes 30 sims créés, il n’en reste plus que 5. Les artistes abandonnent leur oeuvre dès qu’elle est terminée. En est-il de même quand tu as fini de réaliser une sim ? Je sais que l’un de tes maîtres t’a appris à ne rien regretter, toutefois considères-tu que la création ne t’appartient plus dès lors que le projet a vu le jour ?
YadNi Monde : Absolument. Je continue à en assurer la maintenance tant qu’elle existe, tout en sachant que ça peut disparaître du jour au lendemain. A la base, même si je garde la propriété des prims pour pouvoir boucher les trous ou autres, facilement, ce que je construis appartient à la personne qui m’en a confié la réalisation.

PC : Y-a-il encore des choses qu’il te reste à apprendre en matière de build ? Et si oui, cela te fait-il défaut ou comment tu compenses cette  » lacune  » ?
YadNi Monde: je dois encore faire des progrès en sculpted surtout, mais je peux faire sans dans la majorité des cas puisque je fais surtout des bâtiments, là on reste quand même pas mal dans le domaine de la vraie prim normale, mais j y travaille en parallèle =)

PC : Concernant les  » vraies prims  » pour reprendre ton expression, j’écoutais tout à l’heure ta conversation avec les owners de Wildstyle. Tu expliques sans pour autant révéler tes secrets. Est-ce pour cette raison que tu n’as jamais rejoint les SL Mentors pour faire des classes ni même ouvert une école ? Tu as opté pour le Junkyard en alternative ?
YadNi Monde : J’explique généralement très clairement, ensuite, à chacun de faire son expérience. Déjà à moi, on n’a rien expliqué. Un minimum de curiosité que diable !!!! C’ est grâce aux freebies que j’ai appris le plus, tu veux une méthode pour apprendre, la mienne c’ est le Junkyard. C’est free, éclate toi !

PC : As-tu des préférences concernant le build ? Les mondes imaginaires où tu peux tout créer ou les mondes déjà existants, en te basant sur des photos ?
YadNi Monde: j aime tout chaque truc impose son challenge tant que c est du build, je kiffe =)
J’aime autant reproduire un truc existant qu en creer un a zero le résultat est différent dans un cas faut que la chose soit immédiatement reconnaissable dans l autre c est plus free, faut juste faire plaisir aux yeux de qui le voit.

PC : As-tu d’autres activités que le build sur SL, mis à part répondre aux questions de fouineuses comme moi ?
YadNi Monde : Garder le junkyard à jour en permanence, builder des sims entiers, répondre à des IM et des questions, on a fait le tour.
Je visite d’autres endroits quand je peux. Je ne participe à rien, le build me prend tout mon temps. j ai vraiment pas trop le temps – je fais du build, de la terraformation, du texturage, un poil de scripts, quelques sculpteds, parfois un son ou une anim. Il faut garder un peu de temps, ne serait ce que pour remonter mes chaussettes quoi =)

PC : Parlons un peu de ta RL. Tu as vraiment cessé toute activité artistique en RL ? Aucun regret quand tu lis des articles comme celui qui est paru sur Le Monde http://www.lemonde.fr/web/panorama/0,11-0@2-781732,32-803501@1-4728,0.html. Si tu es doué sur SL, tu peux aussi faire exploser tes talents en RL.
YadNi Monde : Sans doute, mais j’ai jamais vraiment réussi à le faire. Ici je peux faire TOUT ce que j ai appris en RL, tout me sert, et ca a marché ici pour moi, contrairement à la RL où je n’étais finalement qu réceptionniste de nuit dans un hôtel minable.

Alors ? Pas aussi grinçant que certaines rumeurs le prétendent ! Dorénavant, si vous avez un différend avec quelques prims retors, vous saurez auprès de qui solliciter un conseil.

Loin d’être un chant de louanges pour le personnage, ce portrait n’est autre que la présentation d’un Artiste trop longtemps resté dans l’ombre. Ce serait une ineptie d’utiliser un autre terme lorsqu’il s’agit des réalisations du bonhomme. Pour avoir eu l’occasion de le voir dans ses œuvres quand il juge un concours, visite une expo ou participe à l’ébauche d’un projet, sa qualité d’observation très pointue ajoutée à son sens de la perfection font toute la différence. Il connaît son sujet « Le truc c’est que je connais vraiment l anatomie artistique, la perspective, le sens des proportions et de la composition, j ai des tonnes de livres sur tous les sujets, je suis un visuel pointu et donc quand je donne un avis en général c est toujours plutôt constructif, afin d’améliorer encore plus, que juste critiquer, sans savoir soi même rien foutre de ses dix doigts. C est moi, tel quel. Je n’y peux même rien =) »

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Phylire Coppola
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Le 19 avril 2008 à 17 h 48 min   

Certains le voient comme une entité inabordable, d’autres en parlent sans le connaître rapportant des sauts d’humeurs orageuses.

Regards sur l’ étonnant bonhomme bleu que le monde Slien s’arrache…

Misty Rhodes, buildeuse, une des premières muses de Yadni Monde :
Du jour où YadNi Monde a posé le pied dans ce monde, il a toujours été celui qu’il est aujourd’hui.
Extrêmement créatif, fou passionné, toujours là pour créer et aider les autres.
Imperturbable dans la poursuite de son projet de donations au Junkyard, méticuleux dans le classement de chaque item pour faciliter la recherche. Mais avant tout, Yadni a été le plus merveilleux ami. Il a un coeur aussi grand que tout Second Life, toujours un mot aimable pour les autres. Voilà ce que Yadni représente à mes yeux.

David DuCasse, builder addict du nano build :
La première fois que j’ai approché le créateur, c’était au YadNi’s Junkyard.
Là-bas il y a une immense photo de lui j’étais fasciné par le personnage qu’il s’était créé en espérant d’une certaine façon, pouvoir me façonner aussi justement que je le voulais, comme lui l’avait fait (Je ne crois pas avoir raté mon coup). Par la suite j’ai lu, un certain nombre d’articles sur le web tous très impersonnels, pourtant le reportage présenté sur Le Monde.fr a retenu mon attention, c’est je pense le plus honnête. Dès lors, j’ai eu envie de rencontrer le personnage en personne. L’occasion s’est présentée, en juin dernier, durant le 4ème anniversaire de Second Life. Yadni Monde, quant à lui, avait reconstitué le Junkyard des débuts et organisé une fête pour son 3ème rezz day, sur un des sims de l’événement Linden. J’y est rencontré une personne très décontractée, à l’écoute de ceux qui l’abordaient. Je me souviens aussi qu’il est doté d’un grand sens de l’ironie, maniant l’humour noir avec talent. Aussi Un tantinet trop sur de lui, mais ça, je le comprends très bien, ce n’est pas un défaut et puis, quand on a son talent, on peut se le permettre, je ne sais pas comment le décrire. Le fait que je sois devenu builder tient pour une part non négligeable à l’admiration que j’ai eu pour lui, j’ai toujours reconnu son génie dans ces créations

Cherry Manga, buildeuse à ses heures et addict du RP:
Yadni est un individu que j’ai peu rencontré, mais à chaque fois un échange intense, sur la créativité, la passion de créer en général. Il m’a parlé de son inspiration réelle, de ses expériences, de sa sensibilité et moi je me prosterne devant ses œuvres, ses calligraphies réelles, et aussi, surtout devant ses builds comme Shivar Mont Saint Michel, Paris 1900… J’adore son esprit de partage avec le Junkyard, dédié à l’entraide pour les newbies. C’est un mégalo adorable, un vrai artiste.

Bau Ur : Créateur de la statue « God of freebies »
Cette statue présentée dans le cadre du show Angel Gate, est un des éléments de la « plateforme des dieux de SL ». Elle ressemble au schéma de DaVinci, mais elle me rappelle aussi les statues indiennes de SHiva. Ce qui est assez drôle aussi. Il s’agit de la représentation du Dieu des freebies, l’aide aux résidents novices, et la passion du build. e bâtiment aiment fou. Un bras volant dans chaque direction.

Samuel713705 Edelman : Résident SL
Le contact s’est établi par message instantané, je ne l’ai encore jamais rencontré. Yadni est une personne sympathique. Il a été à mon écoute sur les questions que je lui ai posé, malheureusement les sculpties ne sont pas sont domaine. Néanmoins, il a continué de m’expliquer quelques détails sur le build, quand il a su qui m’avait adressé à lui.

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Phylire Coppola
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Le 19 avril 2008 à 17 h 44 min   

Méconnu de ses pairs RL, il aurait pu laisser s’éteindre ses talents et se conformer aux normes d’une société où seul ce qui est palpable et logique mérite que l’on s’y intéresse.
Malgré ses choix de vie, des périodes maussades et grises comme bon nombre d’artistes en traversent, il s’acharne et s’accroche, sans doute déjà convaincu qu’un jour, son nom s’afficherait sur toutes les lèvres comme un smile =). Qui aurait pu prédire qu’un jour, le petit breton monté à Paris, son carton de dessin et une boîte de légos sous le bras, trônerait en « Dieu des Freebies » sur le sim Angelgate http://slurl.com/secondlife/AngelGate/234/45/443) de Baur Ur, sculpteur.
Pourtant tous les éléments étaient présents depuis la naissance du petit Yadni (les fées penchées sur son berceau ont eu la main leste lorsqu’elles lui ont accordé ses dons artistiques).
Passionné, curieux autant qu’observateur, il s’attache aux détails, décortique et recompose. Il s’essaie à toutes les formes d’art pour parfaire son talent jusqu’au jour où…

Tout commence un jour de 2003, lorsqu’il s’engage sur l’autoroute de la communication (Internet).
l tâte du Rôle Play, imagine son personnage, lui crée même un environnement mais l’espace devient vite trop réduit pour sa créativité débordante.
Il est temps que Second Life lui ouvre ses portes. Yadni étouffe dans son costume trop bien taillé, il a besoin d’occuper l’espace, de dépasser les limites imposées d’une vie cadrée entre ses jobs de prof dessin et de réceptionniste dans un hôtel.

Sa première immersion sera néanmoins dans There. Dès le début, il est séduit par l’opportunité de création qui lui est offerte, bien que les options soient moindres que celles connues aujourd’hui.
Il parcoure le monde virtuel, s’imprègne de l’ambiance étrange et un peu laggy qui règne et décide de poser son sac à dos sur l’Ile de Nada, où au gré du décor environnant et créera la Colline des Gnomes.
Pourtant, rapidement, Yadni ressent à nouveau ce besoin dévorant de liberté.

Yadni Monde est sur le point d’entrer en scène dans cette seconde vie qui va révolutionner l’existence du petit employé. L’Art va reprendre ses droits.

A l’époque, où il fait son apparition sur Second Life, chacun peut posséder son lopin de terre. C’est ainsi qu’il s’installe sur Leda et commence à collecter les premières infos. Il n’est alors qu’un newbie qui décortique les freebies, s’enquiert d’informations auprès des références du moment, Marcos Fonzarelli, Starax Statosky, Lumière Noir.
Ces rencontres riches d’enseignements vont permettre à l’homme de montrer enfin qui il est.

Fort de son expérience, il va créer le Junkyard sur son petit bout de terrain dans l’espoir d’y établir un lieu d’échanges et d’apprentissage pour tous les curieux.
Plus tard, l’opportunité s’offrira à lui d’agrandir la zone et de la séparer « sa maison » ouverte à tous les vents.
Les créations vont ensuite s’enchaîner à un rythme d’enfer.
Un dragon – le 1er de Second Life – trop lourd en prims pour être supporté par ses modestes 512 sqm, puis une tour chinoise sur commande de Anshe (là encore, Yadni explose le nombre de prims tant il a soigné chaque détail.)
Viendront ensuite les sims : L’Ile d’Halloween, Atlantys… 30 à ce jour, en 4 ans d’existence.

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Elsy Teskat
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Le 19 avril 2008 à 17 h 37 min   

Où que vous alliez dans Second Life, vous ne pouvez échapper à l’exposition de créations d’autrui. Cela va de la simple allée où vous posez les pieds aux petites merveilles architecturales qui prennent la forme de demeures, de clubs, de représentations de monuments réels. On pourra par exemple effectuer du saut en parachute du haut d’une représentation de la tour Eiffel sur la sim Paris1900. Ou encore prendre un verre au coyote girl club, réplique personnalisée du bar du film « coyote ugly ».

En effet SL n’est pas uniquement une plateforme de rencontre humaine, il constitue également un espace de rencontre avec l’art et la création. Tout est fait pour nous conduire à l’épanouissement créatif, de l’envie personnelle au but alimentaire. Et c’est d’ailleurs ce sur quoi se base l’économie. On trouvera ainsi de grandes marques connues possédant des dizaines de points de vente, tel que « Bellarose » ou « UK couture », mais aussi et surtout une profusion de petites boutiques modestes mais néanmoins tout aussi charmantes. Complexe économique qui au-delà de nous inciter à acheter, nous incite également à la tolérance des différents styles que l’on peut rencontrer sur cette plateforme- et ils sont nombreux !

En cherchant bien nous pouvons même trouver des galeries présentant des œuvres réelles importées, moyen utile pour des artistes de se faire connaître à travers le monde. S’ouvrent alors une multitude d’expositions permettant aux amoureux de l’art d’exposer leurs créations ou tout simplement de profiter de celles des autres. Certains, poussés par la curiosité, par l’envie de faire connaître leur passion et, également, par leurs enfants, se créent un avatar dans le seul but d’assister aux expositions et de créer un partage lors des celles ci. On a ainsi pu rencontrer lors de l’exposition de Mars 2008 à Kush City l’artiste Garrod Bloch, fortement incité par sa fille à se créer un personnage sur Second Life pour l’occasion.

« J’ai eu l’idée de proposer mes photos de mer dans une petite boutique, je navigue en rl et j’avais accumulé plein de photos de mer » déclare Utopia Planer, tenante d’une galerie d’art sur Second Life, « je pensais tout naturellement que les miennes ne départiraient pas, qu’elles trouveraient un écho peut être favorable». Et en réponse lorsqu’on lui demande ce qui l’a motivée à se lancer dans la photo, Utopia nous évoque les paysages magnifiques qui l’ont inspirée : « je suis servie par une région qui a de très beaux paysages, alors a défaut d’être un bon artiste je pensais au moins pouvoir être un bon témoin de ce que je voyais […] C’est pour résumer le besoin de faire découvrir ». C’est donc dans un but de partage et de découverte que se dévoilent la plupart des artistes sur Second Life. Faire découvrir sa passion dans un monde virtuel est d’autant plus intéressant qu’au-delà du fait que les coûts d’une exposition soient nettement moins élevés que dans le monde réel, cela permet de la faire connaître à un public sûrement plus large et diversifié. A noter qu’il est également plus évident de prévenir d’une expo sur Second Life qu’en réalité, puisqu’en quelques envois de notes/LM et une petite dose de bouche à oreille, votre public est garanti.

Ainsi, Second Life motive l’art, et l’art motive la création, pour notre plus grand plaisir.

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