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LeoMaxx Sautereau
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Le 14 février 2009 à 15 h 29 min   

Qu’il est opportun et facile de parler d’amour le jour de la Saint-Valentin! Mais qu’est ce que c’est tentant aussi ! Et comme disait Oscar Wilde « Le meilleur moyen de combattre la tentation, c’est d’y céder », je vais donc me laisser à parler de sentiments en ce jour « sacré » pour des millions de cœurs humains.

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Un facteur complexe d’intégration sociale

La quête de l’amour fait partie, pour le commun des mortels, des objectifs les plus essentiels que l’on se donne au cour de sa vie. Trouver l’âme sœur est un passage incontournable pour tous ceux qui n’ont pas fait le choix de porter une soutane. L’affection n’est pas qu’un plaisir ponctuel qui soulage la solitude comme on prendrait un cachet d’aspirine pour soigner un mal de crâne. L’être humain a par nécessité un besoin d’aimer et de se sentir aimer. Cette énergie du cœur est bien sûr souvent associée à des désirs sexuels, bien que les courants libertins persistent à défendre l’idée que le sexe se distingue totalement des sentiments. Une théorie tout à fait plausible mais dont la pratique dépend exclusivement des convictions amoureuses de chacun. Mais bien au delà du besoin sentimental, indispensable à notre bien-être, la recherche de sa « moitié » est souvent motivée par sa dimension sociale. Notre société contemporaine est régi par la loi du bien paraître. De cette façon, le « couple » se dessine comme une marque d’intégration et de reconnaissance sociale. Le célibat est aujourd’hui tellement mal vécu que beaucoup se précipitent vers les mauvaises personnes, paniqués à l’idée de subir la solitude et le jugement d’autrui. « Mieux vaut être seul que mal accompagné » un dicton populaire de moins en moins vrai. De nos jours, être seul est un signe d’échec social, en d’autres termes, vous êtes un « looser« .

Virtuel mais tant que ça, l’univers de Second Life ne pouvait pas passer à côté des relations amoureuses.  Les rapports sentimentaux qu’entretiennent les utilisateurs entre eux sont particulièrement complexes. Rien d’étonnant, nous sommes tous humains sauf pour les 10 % de bots que nous côtoyons de temps à autre. J’éviterais donc de rentrer dans les détails sachant que ce sujet a déjà été mille et une fois traité et que je ne vois pas quoi je pourrais apporter de plus si ce n’est les similitudes d’intégration sociale qu’entretient le metavers avec la réalité. En effet, même si cet aspect est plus mesuré dans SL, l’importance de se mettre en couple est souvent un passage obligé pour tous joueurs assidus.

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Les sincères et les baratineurs…

Nous distinguons deux types de sentiments sur Second Life : le sentiment romantique où les deux partenaires aspirent à un amour sincère et sérieux, puis il y a ceux dont la motivation est de tester leur pouvoir de séduction virtuelle en collectionnant les conquêtes. Comme dans la vraie vie, il y a les salauds/salopes et les victimes… Eh oui tout n’est pas si rose, même au paradis des kiss balls !

Pourquoi le couple a-t-il une telle puissance dans Second Life ? Tout simplement parce que le monde virtuel cherche à imiter la vraie vie et surfe également sur un effet de mode. A un moment donné, nous éprouvons un relatif besoin de nous « caser » pour nous mouler dans des mœurs formatées. Généralement une relation sérieuse mènera au mariage, un évènement totalement officieux dans notre monde virtuel mais qui semble avoir énormément d’importance pour beaucoup de joueurs (les filles mais aussi beaucoup de mecs !). De vraies cérémonies sont organisées et des joueurs en ont même fait leur activité principale tant le succès est au rendez vous. Il existe même une fonction de « partnership » qui permet pour la modeste somme de 10 L$ de voir apparaitre le nom de votre partenaire dans votre profil.

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Les relations réelles sont compliquées, les relations virtuelles le sont encore plus

Nous naissons noobs, nous cherchons des amis, un peu d’argent, un boulot puis nous remarquons que des couples « virtuels » existent. « Un couple virtuel, c’est stupide!« … et pourquoi pas ? Vivre l’aventure à deux sur Second Life a quelqu’un d’exaltant et d’amusant. Malheureusement, cette aventure en duo a aussi des effets pervers, notamment après l’usage de mots doux tels que « chéri(e) » ou « je t’aime » dont l’impact affectif appartient au sacré et le réduire à des expressions fictives a quelque chose de blasphématoire. C’est de là d’où vient toute la complexité des liens amoureux dans Second Life. En effet au delà de l’avatar, il y a l’individu et son cœur, installé dans une pièce, quelque fois désespérément seul. L’amour « virtuel » est d’une manière générale tout à fait éphémère car il n’existe tout simplement pas d’amour virtuel. L’amour reste l’amour, qu’il soit lié par la chaleur humaine ou un fil en cuivre.

Faire semblant d’aimer est une défaillance de l’esprit humain, ça lui est impossible autrement qu’à court terme (au cinéma par exemple… et encore ! Regardez combien de couples se sont formés dans ce milieu). La réalité du cœur rejoint souvent très vite la raison. En effet, nous avons tous tendance à nous dissimuler derrière nos avatars et nous déresponsabiliser d’un sentiment naissant. Pourtant les faits sont là : beaucoup de gens éprouvent des sentiments sur Second Life. A force de jouer les amoureux, nous finissons par le devenir vraiment. Je dirais même que souvent, c’est parce que nous éprouvons un sentiment amoureux que nous jouons les amoureux. L’amour n’est pas un crime, même s’il se fait par internet, surtout s’il se base sur la personnalité de l’individu (sur Second Life, nous n’avons que notre « beauté intérieure » pour séduire). L’issue de ces relations est malheureusement souvent triste. Comme le dit si bien Catherine Ringer « les histoires d’amours finissent mal en général » et c’est encore plus vrai dans notre monde virtuel. L’usage pervers du clavier n’arrange absolument rien aux règlements des conflits du couple. Beaucoup de joueurs préfèrent renoncer aux relations virtuelles car elles bouleversent l’équilibre de leur vraie vie, disons le clairement. Des vrais couples se sont séparés parce que l’un des conjoints s’est un peu trop attaché à son partenaire virtuel. Les faits sont là. Mais le célibat sur SL est tout aussi temporaire que la durée de vie des couples. Même le plus borné et le plus convaincu des utilisateurs ressentira le besoin, un jour, de se remettre en couple (quitte à faire la même erreur qu’auparavant).

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De belles histoires aussi…

Je reconnais que l’article aborde la relation « virtuelle » sur un ton assez pessimiste. Des cœurs brisés, on en retrouve en pagaille sur Second Life. Mais tout n’est pas si noir et encore moins fataliste. De vrais couples se sont formés dans la vraie vie, certains se sont même mariés.

Snoop Shan et Val Pascale se sont rencontrés sur Second Life. Comme beaucoup de couples virtuels, ils commencent par partager  un peu de leur vie réelle, puis un peu plus et se trouvent des points communs, des atomes crochus. Autant d’éléments qui nourrissent une véritable attirance qui sera progressivement exprimée l’un à l’autre. L’échange de photographies, des mots doux qui n’ont rien de ceux d’un scénario de film et un désir grandissant qui les conduira bientôt à une rencontre dans la réalité. Et là c’est le véritable coup de foudre. Aujourd’hui Snoop et Val vivent ensemble… Oui rien n’est impossible sur Second Life. Il n’y a pas de règles établies, juste des circonstances qui feront que vous pouvez y trouver le vrai amour. C’est juste une question de foi et de patience qui n’a rien à voir avec la chance.

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Yonathan Slade et Lenor Wylie habitent à plus de 10 000 km de distance. Lui est français, elle est américaine. Ils sont chacun mariés de leur côté. Tous les obstacles se dressent alors devant eux. Mais obstacle ne rime pas avec impasse. Aussi, quand ils se rendent compte que leur amour leur donnera suffisamment d’ailes pour surmonter cette barrière, ils décident de faire le pari fou de se retrouver et de vivre ensemble ! Aujourd’hui Yonathan et Lenor vivent ensemble en France. Et même si leur rencontre n’a pas été exactement comme ils le prévoyaient, c’est bien la preuve que rien n’est impossible dans ce monde tant que nous trouvons la force de se convaincre qu’on peut arriver à tout.

LeoMaxx Sautereau

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Faith Latynina
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Le 11 juillet 2008 à 22 h 01 min   

Pour commencer je vais me présenter, vu que c’est ma première apparition ici, je m’appelle Faith Latynina, photographe de mon état, et dorénavant, « journaliste » ici-même. 18 mois de vie dans ce monde, avec tout plein d’expériences vécues, dont une en particulier …

Il y a quelques temps, je discutais avec une amie de l’ »amour » dans Second Life et que le marché des sentiments comme « Meetic » n’était pas l’exclusivité de la RL. Mon amie m’a fait remarqué que cela existait déjà sur SL, et qu’elle y avait eu recours. Intriguée, je pris la route de Second Love Agency afin de me faire ma propre expérience de la chose afin de pas rester sur des « on dit ».

« Bonjour, je cherche l’amour ! »

Beaucoup de personnes viennent ici (sur Second Life) pour compenser un manque, le plus souvent affectif, et il est logique en ce sens de voir fleurir des agences de rencontres (l’idée d’en monter une m’a un jour effleurée l’esprit d’ailleurs). Un jour que je ne savais que faire, je me suis dit « tiens tu vas tester pour voir comme cela marche ! », donc je prie sur moi la décision de me faire un autre avatar afin de tester façon « noob ».

Je me créais donc un homme afin de voir comme cela fonctionnait, un homme avec un minimum de look, pas un noob pur tout de même. Le choix d’un homme était stratégique, parce qu’une femme qui arrive et qui cherche est sûre de trouver, même si ce n’est qu’une histoire de sexe. Donc me voila prêt(e) pour me lancer dans une aventure que je ne connais pas du tout, un Meetic mais façon SL. Après une recherche classique et rapide dans le monde francophone, me voila décidé(e) à aller chez « Second Love », agence qui semble la plus importante, et la plus « connue » dans ce milieu. Je me décide donc à me téléporter sur leur terrain, et là première surprise … le décor !

Je dois dire que je m’attendais à un truc des plus basiques, genre un sale immeuble sordide avec un bureau perdu dans un coin sombre, mais là je dois avouer que les gérants ont plutôt bien joué. Un espace grand et vert, très accueillant, avec un navire en fond qui doit bien servir à quelque chose ! Je fais quelques pas en avant, et j’aperçois au loin deux personnes assises autour d’une table, j’avance encore un peu et là je m’aperçois qu’il s’agit d’un « client », et d’une personne travaillant pour l’agence. Je prends place et de suite, la dame de l’agence me fait part qu’elle s’occupe de moi juste après la personne présente, là aussi bonne surprise … un accueil agréable et efficace.

Après quelques instants de patience, la dame vient s’occuper de moi et c’est là que les choses se corsent un peu, ca pouvait pas durer non plus ! Pour commencer, ayant une sainte horreur des écritures sms ou autres langages abrégés, la discussion n’est pas simple à tenir, mais bon, un peu de courage et ca passe. Elle m’explique donc le cheminement à suivre pour faire partie des « clients » de l’agence. D’abord il faut payer, je m’en doutais fortement, mais ca fait toujours drôle quand même … 300 L$ par semaine, pour être dans la base de données de l’agence, participer aux events, et avoir un coach personnalisé. Pour l’inscription, la dame présente me dit qu’elle passera mon nom à une personne concernée, et m’invite à régler la somme due ce que je fais mais pour deux semaines, histoire de voir un peu plus en profondeur.

« Désolé, mais on ne fait pas de ça ici ! »

600 L$ et 30 min plus tard, je quitte donc la sim, content(e) d’avoir trouvé ça et impatient(e). Et là on déchante très vite … Une semaine sans rien, aucune nouvelle … juste une ou deux notecards pour rappeller les mauvais payeurs à l’ordre. Huit jours après, alors que je me dis qu’en fait ca renifle plus l’arnaque qu’autre chose, un contact … Une personne (une femme) prend rendez vous avec moi pour finaliser tout ca et lancer la machine si je puis dire. Je la retrouve le lendemain donc, et ensemble on rempli mon profil entièrement avec les questions d’usage. Une fois cela fait, elle me communique mes identifiants pour le site internet où je me rends sur le champ pour m’apercevoir qu’en fait, malgré les nombres intéressants d’inscrits, peu sont concernés, la moitié étant des coachs de l’agence. Nouvelle déception donc, voyant le nombre réduit de personnes « disponibles », mais je me dis qu’il faut pas céder et continuer pour réussir. Je finis de remplir mon profil donc et la dame m’indique qu’un coach va prendre contact avec moi pour me parler des soirées, me donner des astuces de « drague » tout ça, tout ça … Je me dis « ok », là on est vraiment lancé, et ça va le faire, ben en fait non pas du tout, jamais eu de nouvelles du coach « personnalisé » dans les quelques jours qu’il me restait sur mon paiement, et qui plus est, mon nom a été soigneusement effacé de leur liste à peine 48h après le délai et cela sans aucune relance.

Je n’aurais pas donc eu la choix de rencontrer l’amour grâce à cette agence, qui malgré un apparence de départ fort impressionnante, vous laisse quand même un peu sur votre faim. Peut-être que je n’ai pas eu de chance, peut-être que je n’y passé pas assez de temps mais dans le fond j’aurais donc perdu 600 L$ et de là à dire que je ne conseillerai pas ce genre de méthodes, il n’y a qu’un pas. L’amour ca ne n’invente pas, ça se ressent au fond de soi.

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