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Archives pour 09/2008

Un jour dans la vie de …. Mercure Ivory

C’est un scandale ! Une tragédie, une catastrophe ! Non… je ne me suis pas cassée un ongle, simplement que Linden Lab a jugé bon de changer les avatars des débutants, des noobs, des freebies ( appelé ainsi dans les hautes castes du jeu ). C’est Scandaleux ! De mon temps, il fallait de la patience et de la volonté pour ressembler a quelque chose et surtout quelqu’un ! Et maintenant ? On leur mâche le travail ! Scandaleux je vous dis ! Vous vous rendez compte, que maintenant, la seule chose qui va nous permettre de les reconnaitre, c’est l’absence d’AO et des incessantes question ridicules et ennuyeuses. Je vous le dis, ouvrez les yeux et faites comme nous : apprenez à les reconnaître et abattez sur leur tête votre sac à main. Au pire des cas si vous n’avez rien sous la paluche, prenez un Noob dans chaque main et prenez en un pour frapper l’autre ( prudence : munissez vous de gants : la « Noobonite » est peut-être contagieuse ). Parenthèse fermée. Aujourd’hui bienvenue dans :

Un Jour dans la vie de …. Mercure Ivory !

Ce jour là, je vaquais tranquillement à mes activités, à savoir la préparation d’un fabuleux shopping à 30 000 L$ à flâner sur les nouvelles collections. Quand ma fenêtre d’IM se met a dangereusement clignoter, c’est la catastrophe qui s’annonce : Mercure Ivory, qui une fois n’est pas coutume, tombait très mal. « Mega party chez moi tu débarques Collagène Barbie ? » Pourquoi pas ? Après tout, j’ai un article à écrire moi ! Un Tp plus tard et me voila dans une orgie gay. Génial. Ai-je oublié de préciser que le phénomène est homosexuel ? C’est chose faite ^^. Fabuleux ! Je n’as jamais été aussi heureuse. Des hommes superbes partout et aucun qui me regarde ! Merveilleux. Mercure n’a pas une minute à m’accorder bien entendu, trop occupée avec ses nombreux invitées, alors je fends la foule et m’approche du bar en quête de champagne. C’est là que je remarque le petit ami actuel du jeune homme, Xeryn, l’un des « tops » les plus demandés du moment… Vu le morceau, on comprend très vite pourquoi. Ni vue ni connue, je m’élance avec grâce et volupté vers le cupidon de Mercure, énorme lunette sur le nez ( histoire d’eviter de montrer à la foule que mon merveilleux visage est sacrément touché par une nuit d’ivresse dont seule une autre coupe peux venir a bout ) et je lui demande si ça va. Le goujat me répond du tac au tac : « Je m’emmerde, comme toujours Mercure ne s’occupe pas de moi, t’as un problème ? ». Le rustre ! toi mon Coco, ça se voit que tu sais pas qui je suis, tu vas voir…. Mais avant que le scandale éclate, Mercure me IM : « Tu t’amuses bien ma puce? » et je lui réponds bien gentiment : » J’ai jamais étais aussi heureuse. J’ai besoin de boire. ». Et croyez vous que l’importun réagisse à mon ironie ? Non pas du tout ! il me répond juste « tant mieux ». Bon… Vue que je suis destinée à mourir d’ennui à cette fichue fête, parlons un peu de Mercure Ivory, car j’ai oublier de le présenter :

Mercure est un célèbre photographe de Second Life, qui s’occupe de prendre en photo les mannequins, pour des shooting de mode, pour divers magazines. Mercure chante aussi, de la pop et le comble, c’est que… c’est mon frère… jumeau. Oui je sais. Il n’est pas aussi gâté que moi question classe et style, mais la nature peut être si cruelle parfois…
Enfin il est célèbre, c’est déjà ça. N’écoutez pas l’amertume qui sonde mon monologue. J’aime beaucoup mon frère. Un peu moins quand il m’invite à une soirée ou je me retrouve a faire la potiche depuis… deux heures. C’est ça la vie de Mercure Ivory, faire des fêtes avec des beaux mecs ? Je déplace un peux ma caméra a l’étage et trouve réponse a ma question : C’est faire des orgie Gay. J’espère que vous saisissez la nuance, car je ne m’aventurerai pas a faire le détail de ce que je viens de voir juste deux mots : âmes sensibles, s’abstenir.
Un IM sucré à mon « sujet  » plus tard ( » Je m’ennuie on s’en va… Ps : ya une partouze dans ta chambre.) et il me tp dans une boite de nuit du jeu. Nous nous asseyons au bar, il commande deux coupes de champ’, et j’en profite pour parler un peu :

Minako Bracken : Tu as vu ? Ils ont changer les avatars des « Freebies »
Mercure ivory : Oui, j’ai vu… scandaleux. J’ai fait la conversation à l’un de. J’ai bien falli avoir un arret cardiaque. Quand tu penses que les noob se mélangent à nous, chacun sa caste ; merde !

Minako Bracken : Parler avec un Noob ? Mon dieux, pariât va…
Mercure Ivory : Je t’en pris Minko ! On a été noob nous aussi !

Minako Bracken : Inutile de me rappeler ces bons souvenirs, et c’était totalement différent. Depuis quand tu prêches la bonne parole ?
Mercure Ivory : Jamais je m’en foue. Ca avance ton article, c’est sur qui ?

Minako Bracken : Sur toi.
Mercure Ivory : Ok ! Pas de méchancetés dedans !

Minako Bracken : Tu me connais, ça me viendrait pas a l’esprit ( un petit mensonge n’a jamais tué personne)
Mercure Ivory : moué…. des questions ?

Minako : Non. Dis bonjour au lecteurs
Mercure Ivory : Bonjour les Lecteurs

Si j’avais pensé qu’il le ferai, jamais je n’aurai dit ça. Enfin bref, quelques minute plus tard, nous voila dechainé sur la piste de danse, déja bien amochés par l’alcool. Quand soudain Mercure s’écrit : Ce soir en exclusivité, Minako Bracken, la reine du scandale et du trash dans votre boite ! A poil Minako ! Et devinez ce que j’ai fais ? Gagné, alcool aidant, je rejoins les danseurs sur le podium et finis en sous-vêtements. Pendant que le célèbre photographe danse à moitié nu avec trois Ebephebe.

Un jours dans la vie de Mercure Ivory ? Juste deux mots : Plus Jamais.

Minako Bracken, Scandaleuse jet setteuse, inhibée jusque a la fin de ses jours.

Les deux dernières photos sont l’oeuvre de Mercure Ivory

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365 jours de nuits! Nosgoth, un RP qui a les dents longues!

Nosgoth fait désormais parti des poids lourds du RolePlay sur Second Life. Le 21 Septembre dernier, le jeu a fêté son premier anniversaire. Une première année enthousiasmante qui a fait naître un vrai concurrent pour l’indétrônable GOR.

Depuis maintenant plus d’un an, le RolePlay poursuit sa formidable progression sur la plateforme Second Life. Aujourd’hui le succès est tel que l’on se demande si la survie du metavers ne lui est pas en partie dû. En effet, le nombre d’utilisateurs pratiquant le « jeu de rôle » a considérablement évolué. Il est désormais monnaie courante de retrouver la mention « rp » dans le profil de nos avatars. Cette acronyme signifie que le joueur pratique le jeu de rôle sur SL, dans l’un des quelques univers que sont GOR et Nosgoth, que nous présentons ici.

Le MMORPG, pour Massive Multiplayer Online Role Player Game (c’est bon soufflez un coup), est un genre de jeu vidéo qui comprend de nombreux titres gratuits tels que Anarchy Online, Knight Online ou encore Slayer Online. Mais ces derniers souffrent d’un handicap : celui du nombre insuffisant de serveurs et surtout d’une sous-affluence, ce qui a pour conséquences de rendre les parties bien ennuyeuses! Second Life bénéficie quant à lui d’un capital d’utilisateurs et d’outils de scripts qui peuvent être employés au développement d’un véritable RPG au sein même de la grille, sans passer par une application indépendante. Si cette initiative a mis quelques temps à se mettre en place, la patience n’aura pas été vaine. Aujourd’hui le jeu de rôle à la sauce SL fait figure de réclame pour attirer de nouveaux résidents.

Un univers issu de la saga de jeux vidéo Legacy of Kain

Nosgoth fait partie de ces RPG « SLiens » à succès qui attirent jour après jour toujours plus d’adeptes. Le 21 Septembre 2008, le « jeu » a fêté en fanfare sa première année d’existence, un évènement pour le moins exceptionnel qui célèbre avec un petit air narquois la réussite d’une alternative à la figure emblématique des RP sur Second Life, j’ai nommé GOR. Cet univers est à la fois un des plus anciens mais aussi le plus populaire. Le concurrencer était un pari franchement audacieux mais qui semble avoir réussi. En effet, depuis quelques temps, l’ambiance controversée de GOR (soumission des femmes, torture, viol…) semble poser quelques problème d’éthiques qui font que bon nombre de joueurs s’orientent vers des jeux plus « softs » comme Nosgoth.

Le nom « Nosgoth » provient directement d’une remarquable saga de jeux vidéo, Legacy of Kain. Ce background, qui s’appuie sur le mythe des vampires, se distingue en deux séries parallèles sensiblement différentes, mais qui font intervenir les mêmes personnages.

Tout d’abord, nous retrouvons Blood Omen qui met en avant le personnage de Kain, un jeune chevalier passé à tabac dans une taverne alors qu’il réclamait une collation pour étancher sa soif. Mais plutôt que de devenir poussière, Kain se transforme en un vampire sanguinaire, avide de vengeance qui, après avoir appliqué la loi du Talion, se verra confier une mission par l’énigmatique Ariel, gardienne des sept piliers : neutraliser les sept mages, gardiens de Nosgoth, corrompus par une malédiction. De cette quête, Kain deviendra le chef et le plus puissant des vampires.

Puis nous avons Soul Reaver, beaucoup plus baroque et fantasmagorique que Blood Omen. Il a également pour héros un vampire, Raziel, mais sympathique celui là. C’est un lieutenant de Kain qui aura la chance « malheureuse » de se voir pousser des ailes avant son propre chef. Humilié, Kain condamnera Raziel à l’enfer, en lui arrachant ses ailes d’une part et en le transformant en une créature difforme. Tombé en bas de l’échelle, Raziel n’aura que pour volonté de se venger de Kain et de briser la toute puissance vampirique sur Nosgoth où les humains sont condamnés au retranchement.

L’édification d’un succès

L’idée de faire de Nosgoth l’univers d’un jeu de rôle sur Second Life, a éclos il y a un an dans la tête de deux adeptes de GOR, Demonia Arliss et Valdis Schnyder. Tous deux fans de l’univers de Legacy of Kain et plus particulièrement de Blood Omen, ils prennent alors le pari un peu fou de recréer l’architecture et l’ambiance de ces jeux vidéo atypiques. En deux jours seulement, et avec l’aide d’une grande buildeuse nommé Laina Dean, ils parviennent à construire une sim et à adapter un système de combat, le CCS (Cola Combat System).

Bien médiatisé, Nosgoth s’attire très vite les éloges d’un grand nombre de roleplayers, souvent issus de GOR ou tous simplement séduits par la mode des vampires. Les terres de Nosgoth s’étendent sur sept sims. Les deux principales sont louées à Désir Flamand et les cinq autres appartiennent à Morgane Nyle, une adepte du RP qui a jugé bon d’investir massivement dans ce jeu. Ces risques seront largement récompensés. En quelques mois, Nosgoth devient le jeu de rôles préféré des SLiens francophones. NosGul, l’île centrale du royaume carpate est le land français le plus fréquenté avec un trafic de près de 70 000 points par jour! Ce succès, dans notre contrée hexagonale, s’explique par la localisation francophone native. En effet, sur GOR, c’est surtout l’anglais qui est pratiqué, et comme vous le savez, l’apprentissage des langues n’est pas le point fort de notre système éducatif. Nosgoth va donc rapidement s’attirer les ferveurs des habitants du langage châtié. Les étrangers sont toutefois présents, car l’univers n’est pas exclusivement francophone, une fois n’est pas coutume.

Un vrai bain de sang!

Le module de baston est emprunté à celui d’un RP non moins connu : City of Lost Angels (CoLA), également basé sur le mythe des suceurs d’hémoglobines. Les points d’expériences récoltés sur NosGoth sont compatibles avec l’univers Cola et vice-versa. En fait, tous les univers employant le système CCS sont interopérables. Les seules limites entre tous ces mondes sont les règles de comportement propres à chaque univers, les TOS (Terms of service).

Sur Nosgoth, mais en fait dans l’ensemble des RP, le champ d’action du joueur se distingue de deux manières : le « roleplay » et la baston. Le roleplay s’établit comme l’incarnation même de votre personnage : son langage, son style, le fond de son âme, son statut social etc. Cette façon de jouer s’appuie sur les conversations et vos rapports avec les autres personnages. Mais souvent cette pratique du MMORPG est considérée comme la plus ennuyeuse et n’a pour but que de planter le décor de vos futures estocades. Les combats constituent donc le noyau dur de Nosgoth. Autant dire qu’un joueur qui ne se bat pas risque de gober les mouches à force de trop bailler. Un petit voyage sur quelques unes de ces sims vous permettra de vous rendre compte qu’une large majorité de joueurs est parée au combat. Les bastonnades sont parfois tellement exclusives qu’elles semblent de plus avoir de fondement si ce n’est un vague prétexte pour planter un pieu de magnésium dans le palpitant de votre voisin, un peu trop porté sur le boudin.

Cela dit les affrontements sont assez bien foutus, notamment sur une plateforme qui a la base n’est pas du tout conçue pour le RolePlay et encore moins pour l’action. Le CCS est plutôt complet. En plus d’améliorer votre niveau et la puissance de votre personnage, vous gagnerez de nouvelles compétences qui vous feront grimper peu à peu dans la hiérarchie vampirique. Si les duels sont plutôt funs et fluides, ce n’est pas vraiment le cas des escarmouches qui se pratiquent à plusieurs. Le lag inhérent à Second Life gâche la fête et l’intérêt du jeu aussi. Les ralentissements très fréquents sur les régions de Nosgoth cassent un peu les efforts qui ont été apportés pour construire ce très beau projet.

Un lien social solide entre joueurs

Même si la castagne et les coups de crocs sont omniprésents, NosGoth n’est pas dépourvu d’un tissu social assez élaboré. Intra-game tout d’abord, de nombreuses guildes et clans rassemblent les joueurs entre eux qui régissent leurs propres règles. Ce principe renforce quelque peu la dimension « roleplay ». Malheureusement ces regroupements sont encore beaucoup trop atomisés pour être nommés « communauté » à juste titre. Pas assez d’adhérents, trop éphémères… Nous sommes dans un monde où la hiérarchie est quelque chose de mal vécu, où chacun veut son sceptre et sa couronne…

Extra-game, Demonia, Valdis et leur équipe accordent beaucoup d’importance à donner un sentiment « humain » à leur jeu en débridant un peu l’aspect « fictif » de NosGoth. Car là où intervient Second Life, c’est dans sa fonction de plateforme de communication où nous échangeons et partageons en tant que personnes. De nombreux évènements sont régulièrement organisés pour rassembler les joueurs entre deux lancers de pierre et ranger le costume de leur perso. Sympa et vivant, c’est aussi l’occasion d’intégrer et de séduire de nouveaux adhérents qui seraient timides à l’idée de s’essayer au RolePlay.

Pour compléter ce dossier, j’ai rencontré Demonia Arliss pour lui poser une série de questions… Je n’ai pas eu de morsure au cou en sortant ^^

LeoMaxx Sautereau: Demonia, j’aurai aimé que tu me dises qui tu es dans SL et qu’est ce qui t’a amené à créer ce RP basé sur l’univers de Nosgoth
Demonia Arliss: Sur Second Life, je suis comme en RL en faite. J’explore, j’aime rencontrer des gens… J’ai beaucoup été sur Gaia, il y a longtemps (sourire) puis j’ai joué à GOR pendant un an. La qualité du RolePlay de Gor est exceptionnelle et les francophones avec Caithris ont une superbe sim. Mais cet univers a commencé à être ennuyeux pour moi, le concept de la femme soumise qui est la base du background de Gor ne me plait pas trop. Donc, avec Valdis Schnyder, mon frère SL, qui aussi fait découvrir GOR, nous avons commencé à travailler sur le projet de NoSgoth qui reprend les grandes lignes du jeu Legacy of Kain.

LeoMaxx Sautereau: Vous avez donc partagé une passion commune pour la saga Legacy of Kain, qu’est ce qui vous a séduit dans ces jeux video ?
Demonia Arliss: Kain ! L’histoire est énorme, pour le comprendre il faut avoir joué à tous les jeux, notamment au premier qui était en 2D. Le personnage de Kain est vraiment phénoménal (sourire). Tu as vu les piliers ? on les a refait.

LeoMaxx Sautereau : Oui (sourire). D’ailleurs avez vous eu des difficultés à recréer cet univers ? Comment s’est déterminé le choix entre l’ambiance de Soul Reaver plus baroque et Blood Omen, plus gothique ?
Demonia Arliss: Pour le recréer, nous avons une buildeuse de talent, Laina Dean. Même YadNI (LMS : YadNI Monde) a reconnu qu’elle était vraiment douée. Elle script et build, c’est vraiment incroyable. Pour l’univers, nous n’avons pas vraiment repris l’univers d’un jeu en particulier, nous avons adapté ce qu’on aimait dans ces jeux avec ce qu’il était possible de faire. C’est pourquoi le CCS (Cola Combat System – Système de combat employé dans Nosgoth) a été déterminant dans la création du background ici.

LeoMaxx Sautereau: En quoi Nosgoth diffère-t-il d’autres jeux comme GOR ?
Demonia Arliss: On peut gagner de l’expérience et monter en LVL (LMS : Niveau d’expérience qui accroit les capacités). Nous avons également des « skills » (LMS : compétences de combat) selon la race et la classe d’un joueur. C’est un peu comme des magies ou des capacités, plus un joueur a un LVL élevé, plus ses skills sont puissants

LeoMaxx Sautereau: En testant l’univers Nosgoth, j’ai remarqué que les combats avaient une place presque exclusive, n’as tu pas peur que ça puisse lasser les joueurs à moyen terme ?
Demonia Arliss : En faite, tout le staff de NoSgoth se « bagarre » pour maintenir une certaine base « roleplaying ». On l’impose aux joueurs pour que tous puissent se retrouver ici, ceux qui aiment se battre mais aussi ceux qui aiment « RPer ». Alors c’est vrai, la majorité des personnes sont là pour combattre à la base, mais ils sont aussi obligé de RPer et donc d’y prendre goût. En faite, il faut comprendre que le CCS fonctionnent sur environs 80 sims et chacune de ces sims ont leurs propres règles. Souvent le roleplay n’intéresse pas ces sims, c’est surtout la bagarre.

LeoMaxx Sautereau: Il est donc possible de faire évoluer son personnage sur d’autres univers que Nosgoth ?
Demonia Arliss: Oui la base de données est la même. Cola (City of lost’s angels) est la plus populaire de sims et ce sont eux qui ont inventé le CSS que nous utilisons.

LeoMaxx Sautereau: Que se passe-til si des personnages d’autres univers s’imicent dans le votre avec les différences que cela implique ?
Demonia Arliss: Au début, un simple rappel à l’ordre. Toutes les sims ont leurs propres règles. Par exemple, en CCS, Il y a beaucoup de sims « urbans » (LMS : RP avec une ambiance moderne), et nous, nous sommes une sim médiévale. Donc, nous demandons aux joueurs d’avoir une cohérence roleplay et de se changer pour ne pas faire d’anachronismes. En général, ils se changent mais parfois, nous sommes obligés de bannir ou de docker (LMS : saisir) des XP (LMS : points d’expérience).

LeoMaxx Sautereau: Aujourd’hui Nosgoth fête sa première année d’existence, quel bilan en retires-tu pour le moment ?
Demonia Arliss: Et bien, que l’on doit encore travailler sur le RolePlay. Les joueurs commencent à l’apprécier, on doit continuer notre lutte contre tout ce qui est OOC (Out Of Character : comportement incohérent avec les règles du RP). Souvent ils se disputent en sortant de leur personnage fictif. Sinon je suis très satisfaite de l’audience et la popularité de notre univers. NoS, la sim principale de Nosgoth, est la sim francophone la plus populaire en trafic, la deuxième en CCS après City of last angels et la 4eme des Sims RP sur Second Life après Toxian, NoRsim et CoLA.

LeoMaxx Sautereau: Et ce succès a-t-il des répercussions ? Des sims qui voudrait se greffer à votre univers par exemple
Demonia Arliss: Oui, au départ, nous avons loué la sim NoS au groupe D.F (Désir Flamand). Ils ne louent pas cher et il n’y a jamais de problèmes. Puis avec le succès, une deuxième sim est née, NoSGul puis Morgane Nyle a investi dans NoSgoth, elle possède 5 sims attachées à notre univers.

LeoMaxx Sautereau: J’ai entendu dire que l’univers GOR battait de l’aile, espères-tu que Nosgoth puisse un jour lui damner le pion ?
Demonia Arliss: Non, non. Les owners des sims francophones de Gor sont mes amis. Les deux univers sont différents, on peut jouer sur les deux mondes séparément. On s’entraide souvent (sourire). De plus, je trouve que ca diversifie le RolePlay francophone, notamment avec Caithris!

LeoMaxx Sautereau: le Roleplay sur Second Life est en plein effervescence, comment vois-tu ce phénomène en comparaison de MMO payants comme World of Warcraft, Age of Conan ou encore Warhammer Online ?
Demonia Arliss: C’est plus humain, je trouve. Sur les MMO, on est dans le jeu, on veut devenir le plus fort (sourire). Ici, sur Second Life, ce n »est pas forcément le cas, les joueurs veulent s’amuser et faire la fête. Donc nous organisons souvent des Events (LMS : évènements) pour animer la communauté. Comme ce soir où il y aura une grosse fête l’occasion de l’anniversaire de Nosgoth.

LeoMaxx Sautereau: As tu connaissance eu des OpenSims et d’une possible adaptation de Nosgoth sur l’une d’entre elles ?
Demonia Arliss: (réfléchis un moment) On en a parlé il y a peu avec Desir Flamand. Nous préférons rester ainsi. Personnellement, je n’ai pas trop confiance aux OpenSims. Je ne vois pas l’intérêt qu’à Linden Lab dans les OpenSims et je suis encore plus sceptique quand à la rumeur comme quoi IBM va louer des OpenSims où l’inventaire sera le même que sur les sims du réseau Second Life. Enfin, ça marche très bien ainsi et pour le moment, on ne voit pas vraiment l’intérêt (sourire).

LeoMaxx Sautereau: Demonia, pour conclure cette interview, comment vois-tu Nosgoth dans un an ?
Demonia Arliss: Plus grand ! (sourire amusé) Enfin, il risque de se passer des choses surprenantes mais pour le moment c’est secret defense !

LeoMaxx Sautereau: Merci beaucoup d’avoir répondu à mes questions Demonia

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Un certain nombre des photos présentes dans cet article sont tirées des œuvres de Zya Kraft. Merci à elle.

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La Loi de l’attraction : le vêtement, un objet de séduction

Si l’habit ne fait pas le moine, c’est le paquet qui va jouer pour beaucoup à vous faire acheter le produit. Essayez de mettre du foie gras dans un emballage de pâté de foie, rien à faire les gens y verront du pâté de foie… Les apôtres de la mercatique ont bien compris tout cela: notre société judéo-chrétienne se repose souvent sur un dictat de l’apparence tant matériel qu’immatériel d’ailleurs. Ce que nous « portons » est directement lié à ce que nous « représentons ». Et la représentation est l’une des armes de l’attraction sexuelle, car objet du fantasme…

L’habillement : quand le vêtement et le corps ne font qu’un

La mode vestimentaire est finalement assez proche du concept de la « représentation ». L’habit transfigure non seulement des codes esthétiques mais aussi des règles du paraître identitaire qui, en théorie, doit donner un aperçu de la personnalité de son hôte (qu’il veut bien montrer ou non). Plus qu’un morceau de tissu, le vêtement traduit un aspect de notre personnalité, une illustration de ce que nous sommes ou tout simplement de ce que nous désirons. Se vêtir c’est tout simplement communiquer, plaire, nous intégrer. Certains diront que c’est parfois mentir mais c’est aussi au travers du mensonge que nous distinguons la vérité la plus pure et qu’à contrario, la vérité est toujours tâchée de quelques mensonges, non ?

Si l’apparence physique est quelque chose de difficilement modifiable, l’habillement est au contraire totalement personnalisable. Dans une certaine mesure, il permet de nous « améliorer », de mettre en valeur nos atouts ou de dissimuler quelques défauts disgracieux. Le vêtement est souvent en harmonie avec l’enveloppe charnelle, c’est en tout cas son objectif le plus noble.

Second Life c’est beaucoup plus qu’une chambre géante de petite fille. Les poupées sont nos avatars que nous prenons plaisir à vêtir et tout ça dans un contexte qui va bien au delà de la fiction. Et qu’à cela se tienne, les femmes autant que les hommes sont aussi concernés par ce phénomène. Finalement ce monde virtuel pourrait être un laboratoire d’études des comportements.

Plusieurs styles, plusieurs personnalités…

Les hommes et les femmes n’abordent pas tout à fait la même conception de l’habillement. Les femmes y sont plus sensibles, plus impliquées mais nos croqueuses de pommes sont aussi plus touchées par le regard des gens, propre à notre société contemporaine. Une jeune femme négligée sera très mal vu alors qu’un homme mal fringué pourrait être considéré comme adoptant un style original et assumé (alors qu’en réalité, il pourrait tout simplement avoir un goût ringard!). Les femmes vont donc faire davantage d’efforts pour enrichir leur garde-robe, car la concurrence est rude. Les plus observateurs ne seront pas seulement les hommes mais aussi les femmes entre elles, et de ce point de vue c’est plutôt l’estocade au rouleau à pâtisserie!

D’une manière générale, nous retrouvons une mode plus courtisée que les autres et directement lié à la séduction d’ordre charnelle. Ce que nous pouvons remarquer sur Second Lie c’est deux styles particuliers propres à chaque sexe et portés sur le cul, disons le franchement. Les femmes vont généralement préférer un style frivole, volontiers déluré, à l’infime limite du politiquement incorrect. Ainsi les jupettes à raz le bonbon, les décolletés taille ado vont être appréciées autant chez les noobs que les avatars plus expérimentées, chez les joueuses les plus jeunes comme les joueuses plus âgées. Les hommes quant à eux, vont être très influencés par la mode « gangsta », celle du gros méchant bad boy macho qui se la pète pour flatter son égo surgonflé : gros biscottos saillants, marcel blanc moulant, bronzage à l’huile de vidange et grosse chaînes de pacotilles achetées dans un fan-shop de Mister T. Ces deux profils vestimentaires traduisent bien la forte connotation sexuelle que dégage Second Life. Mais en réfléchissant bien, ce serait bien de mauvaise augure de rapporter ce phénomène qu’à notre monde virtuel. En effet, la RL est également très porté par l’objet du désir et du syndrome « regarde mais pas touche »… Il faut savoir plaire pour s’intégrer à un groupe, même si les membres qui le composent ne sont que des électrons libres gravitant autour d’un noyau instable appelé « mode ».

A côté de cela, nous retrouvons une mode plus élégante mais plus occasionnelle aussi. Celle ci est illustrée par des vêtements apparentées à de la haute couture mais conservant généralement une certaine simplicité, bien loin de l’inspiration extravagante des grands couturiers contemporains. Ces robes, ces vêtements « classes » relèvent aussi d’un certain « standing » SLien.

Etre sexy c’est être bien habillé ?

Certainement. Le vêtement ne cache pas, il dissimule. Une nuance littérale sur laquelle je me permets d’insister. L’habit nous parle avec une voix suave et douce à la fois, pour nous faire frissonner et nous attirer tel le chant des sirènes. L’habit a quelque chose de mystérieux, une aura parfois plus érotique que ne l’est la nudité elle-même. Car le principe de l’excitation n’est pas de montrer mais de promettre de montrer, et en cela nos vêtements jouent une importance fondamentale. Si le soutien-gorge a tant cette popularité, c’est que sa sensualité l’emporte sur son utilité. Beaucoup d’hommes trouveront une femme en soutien gorge plus sexy qu’une femme qui ne met rien. Le « soutif » met d’une part la poitrine en valeur, et fantasme l’observateur d’une certaine perfection, et de l’autre, le « frustre » et l’incite à voir ce qui se dissimule derrière. C’est un peu pareil pour les petites culottes et les strings. Une femme sans sous-vêtements paraitra vulgaire et facile, alors que beaucoup d’hommes sont en quête d’une certaine difficulté pour pouvoir flatter leur égo de conquérant.

Les photos présentes dans cet article ont été shootées et post-traitées par la talentueuse Gabrielle Sinatra (sauf pour la dernière)

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Elemiah Choche : La discrétion créative

La mode sur Second Life recèle de véritables trésors que l’on peut déterrer sans avoir de carte dénichée dans une improbable bouteille. Parfois, au détour d’une rue, nous posons le pied dans une caverne où repose un génie en éveil. Voilà le sentiment qui m’a traversé l’esprit quand j’ai foulé le sol de Elemiah Design. Une enseigne tenue de main de maître par un petit bout de bonne femme, Elemiah Choche, une jolie blonde à l’apparence fragile et réservée. Mais détrompez-vous, derrière ce visage tendre se cache une insatiable soif de réussite et de soucis du détail. Un talent qui ne demande qu’à être connu, mais qui éprouve encore des difficultés à être partagé d’un large public.

En Mai dernier, j’étais justement contacté par cette jeune femme pour publier un communiqué sur la première année d’existence de son magasin. Un évènement assez particulier d’ailleurs car il fêtait une longévité exceptionnelle qui ne m’était pas passé inaperçu et je n’avais pas été déçu de ma visite . Je découvrais l’une des plus belles collections de vêtements féminins qu’il m’a été donné de voir. Un choix aussi réussi que sobre d’ailleurs. Car l’inspiration de Elemiah est directement puisée dans l’élégance et dans la simplicité. Un style racé et distingué, bien loin de la vulgarité impersonnelle que l’on côtoie tant.

La sensualité à fleur de peau

Ne vous fiers pas à la douceur de sa voix et à la petite taille de son avatar (seulement 1m80!), Elemiah Choche est une vraie guerrière, un bourreau de travail dont la volonté n’a pas d’équivalent. Depuis un an d’existence sur Second Life, la créatrice n’a pas moins dessiné qu’une centaine de robes et vêtements! Un record probablement, sans compter la qualité constante de ces œuvres.
Mais atteindre un tel niveau de pratique ne se fait pas que par la bonne grâce divine. Pour arriver à ce stade, Elemiah travaille beaucoup, énormément même. C’est seulement en y dépensant toute son énergie qu’elle effleure enfin un sentiment de satisfaction.

« J’aime la perfection dans tous les domaines et je ne fais jamais les choses à moitié[...] Je suis très dure avec moi, c’est mon tempérament »

Dans la mythologie hébraïque, Elemiah est un ange qui symbolise la richesse intérieure et le développement de notre énergie dans un sens de construction. Il porte en son sein le courage, la joie, l’équilibre et l’enthousiasme. Ces quatre qualificatifs illustrent parfaitement le ressenti exprimé à la rencontre de cette jeune femme pleine de surprise. Discrète, mais pas moins omniprésente, Elemiah Choche rayonne par son talent mais laisse de côté l’arrogance et la suffisance. Nous pourrions toutefois lui reprocher sa trop grande modestie et un certain manque de confiance en elle, deux freins qui l’empêchent d’avoir une véritable crédibilité et une renommée indiscutable dans le paysage de la mode SL.

Elemiah Choche, une vraie créatrice parmi les « créatrices »

La création de vêtements sur SL surfe sur un effet de mode des plus contrastés. D’un côté nous retrouvons des créateurs qui s’inspirent ouvertement d’œuvres de stylistes déjà existants, donnant un aspect « contrefait » moyennement sérieux. Et puis de l’autre, nous avons ces vrais créateurs, qui trouvent leur inspiration dans leur livre intérieur et dessine leurs vêtements avec les fruits de leur imagination. Elemiah Choche fait certainement parti de ceux là. Elle n’a pas eu la chance de devenir styliste dans sa RL mais sa passion pour la mode est inaltérable. Il est aujourd’hui impossible de pouvoir percer dans l’univers de la haute couture, alors Second Life lui est apparu comme une véritable alternative pour y laisser fleurir son florilège d’idées.

Comme beaucoup, Elemiah n’est pas parti de grand chose. Une petite échoppe de quelques mètres carrés pour y exposer ses premières œuvres et le « génie Choche » tâtait du bout du pied les terres de son public SLien. Les quelques robes se sont progressivement transformées en collection puis en véritable enseigne dont la réputation commence lentement à se forger dans les esprits, notamment à l’étranger. En effet, le principal public de Elemiah Design est surtout asiatique et américain. Du côté francophone, le nom « Elemiah » ne bouscule pas encore les habitudes, parce que sa communication est encore perfectible, en dépit de quelques initiatives mais qui n’ont pas su atteindre leur but initial (comme la « semaine anniversaire » en mai dernier).

Ses vêtements  sont essentiellement féminins et inspirés par un courant franco-parisien, au sens noble du terme. Voilà pourquoi, nos amis nippons et américains constituent le cœur des fans de Elemiah Design qui fête avec la plus grande finesse le savoir faire à la française, que nous français, ne soupçonnons pas toujours l’existence. Les étrangers semblent effectivement plus sensibles à cette mode, sans doute parce qu’elle illustre le romantisme et l’élégance typique de chez nous. D’ailleurs les nombreuses créations de Elemiah sont fortement marquées par la sensualité mais ne dépasse jamais les barrières du vulgaire. C’est certainement de cette façon que son talent est des plus appréciable : une finesse palpable et une imagination aussi débordante que réaliste.

Je vous invite dès à présent à visiter le magasin Elemiah Design et peut-être d’avoir la chance de rencontrer sa remarquable propriétaire.

http://slurl.com/secondlife/george%205/89/243/21/

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Quand la réalité devient fiction

Comment évoluez-vous au coeur d’une sim RP ? Vous vous sentez de suite à l’aise avec l’environnement, vous entrez sans difficulté dans la peau du personnage – chevalier ou manant – et votre dialogue nait tout naturellement en réplique à vos congénères ?
Personnellement, je dois avouer que j’ai du mal à monter dans la machine à remonter le temps pour vivre au Moyen-Age.
Autant dire que dans ces conditions lorsque l’on assouvit sa curiosité, on vit de grands moments de solitude en atterrissant. ;)

Dans le feu de l’action !

Tous les  » frustrés du RP  » appliquent la même méthode – sans doute aussi la plus simple – pour ne pas trop faire tâche : afficher un tag visiteur et jouer les touristes. Ainsi repéré, vous rentrerez sain et sauf au domicile, à moins que… vous ne partiez à la découverte de Lestern City où vous deviendrez un acteur malgré vous.
Que vous soyez un Malade ou un Cocu imaginaire, un Don Juan ou un Tartuffe, dès lors que vous poserez le pied sur les lieux, la scène vous absorbera.

Sur Lestern City, des entrepôts, une Mairie, une banque, un métro souterrain, un commissariat, un swat, un hôpital, une caserne de pompiers, bref une ville grandeur nature.
Un aéroport et d’autres infrastructures sont à l’étude.
Bienvenue dans le monde du Lestern Role Play.
Cobretti Bonetto – lieutenant -, à l’initiative de cette rencontre, est pompier RL/SL comme nombreux de ses collègues SLiens.
Assez perplexe lorsqu’ il m’a proposé de le rejoindre pour me présenter leurs locaux et me parler de ce projet qui s’étend sur une sim entière, j’ai été vite conquise – par l’idée – une fois sur place.
Non seulement l’environnement a été réalisé à l’identique de la RL, mais un soin tout particulier a été apporté aux instruments (attendez de découvrir le dispash), aux petits détails qui font toute la différence et vous ramène à une situation vécue. Immanquablement, vous plongerez !

A peine quelques minutes après mon arrivée, juste le temps de rencontrer Julienfrancis Zabelin – Assistant Chief, tandis que Cob poursuivait la présentation des locaux, que la sirène se mit à retentir.

Internet Radio Search: Searching for ‘to all units – fire at training tower !!!!!! this is not an exercice !!!!!!!

Un départ de feu dans un bâtiment situé à quelques mètres.

Les deux hommes échangent quelques mots et déjà ils s’affairent à sortir les véhicules d’intervention.
Tout va très vite. Les flammes commencent à envahir la bâtisse, les trucks sortent et se placent. Sans perdre une minute, les pompiers quittent leurs véhicules et organisent très méthodiquement la contre-attaque.
Impossible de ne pas réagir devant un tel réalisme. D’abord, on recule puis on cherche un endroit abrité mais suffisamment dégagé pour pouvoir suivre et photographier l’évolution des pompiers.
Les dernières fumées s’estompent, les pompiers font un dernier contrôle du bâtiment avant de remonter dans leurs véhicules et de me rejoindre.
Nous reprenons donc tout naturellement notre conversation, nous échangeons sur les premières impressions et boum…
Une bombe explose non loin de nous.

Toujours aussi rapidement, une  » dead animation  » m’est transférée, un pompier maîtrise l’incendie, tandis que Cob fonce chercher l’ambulance.
Et voilà comment sans y prendre garde, vous entrez dans le vif du sujet.

Etendue au sol, asphyxiée par les vapeurs, j’attends les secours.
Quand Cob avait parlé de me faire le grand jeu pour me convaincre de l’intérêt de leur projet, j’étais à mille lieux d’imaginer tout ça.
D’un click, la patiente est installée sur un brancard, placée sous oxygène et perfusion. Julienfrancis Zabelin rejoint son collègue. Ils procèdent à un bilan d’urgence vital (tensions, fréquence cardiaque, saturation en oxygène dans le sang) afin de définir si une hospitalisation sera nécessaire.

L’injection d’un broncho-dilatateur est administrée avant de charger le brancard dans l’ambulance pour prendre la direction de l’hôpital.
Après quelques soins complémentaires, me voilà à nouveau prête à poursuivre la visite.
De la salle de radiologie munie d’un scanner aux chambres médicalisées, pas un seul instant la sensation d’évoluer en 3D ne vous effleure.

Si vous vous sentez l’âme incandescente, le Lestern Role Play est ouvert à tous les adultes, à condition de respecter des règles simples pour maintenir l’esprit réaliste du RP.
La nature des interventions est très variable, du simple malaise au crash de voitures avec feu, en passant par les blessures par balles lorsque l’équipe de l’Inspecteur Labavure prend en chasse le  » gang des postiches « .
Prenez contact avec Julienfrancis Zabelin si vous souhaitez rejoindre le groupe des pompiers.

Tout feu, tout flamme

Votre mère vous l’a certainement répété sans fois :  » Il ne faut pas jouer avec les allumettes !  »
Alors une question se pose : La vies de ces soldats du feu est mise en balance à chaque intervention RL, pourquoi revivre de tels évènements sur SecondLife ?
La réponse tombe tout aussi nette que le départ de feu fut inattendu :
 » C’est une passion dans 9 cas sur 10 et une passion se vit tout le temps.
On est pompier H24, c est comme flic. « 

Julienfrancis Zabelin: en fait, on considère que après 10 ans de carrière, un pompier fait ce qu’on appelle un flash back et là, il doit lever le pied, parce que soit il continue son métier
soit il arrête. De là, un suivi psy est offert à tous les pompiers
Cobretti Bonetto: à un moment tu te mets en danger toi même sans le savoir. Tu deviens dangereux pour toi et tes équipiers.
Julienfrancis Zabelin: ici, les pompiers RL qui s’y retrouvent, soit ont moins de 10 ans d’ancienneté au moins ou ont déja passé l’étape de la remise en question
D’un autre coté, contrairement à la vie RL, ici, quand on en a marre on ne vient pas quelques jours.Dans le RL, quand le réveil sonne il faut y aller.
Cobretti Bonetto: Ici c’est comme un exutoire.

Un bel hommage rendu à ces célèbres héros pourtant méconnus !

http://slurl.com/secondlife/Lestern/194/46/142

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Retour sur le « scandale France Pittoresque » : Quelques éclaircissements

Le 27 Août dernier, le site internet ZATAZ.com publiait un article sulfureux : depuis sa création, le site France-Pittoresque.net ne protégerait pas les informations confidentielles de ses adhérents. Un fait divers qui a provoqué un petit vent de panique dans la sphère SLienne. Heureusement la faille s’est avérée moins grave qu’elle ne l’a été annoncée (les données n’auraient trait qu’aux logins et adresses emails mais pas aux mots de passe à contrario de ce qui a été indiqué au départ). Cependant la publication de ce communiqué a surtout donné la clé de la boite de Pandore aux hackers encore ignorants de cette « fissure ». De plus, le « cas » France Pittoresque ne serait pas isolé…

France Pittoresque : un pied dans la RL, un pied dans SL

France Pittoresque fait partie des deux community gateway (« CG ») du paysage francophone de SL (avec Gaïa). Ces lieux sont en fait des sims qui accueillent les nouveaux résidents lors de leur première connexion. Ils font également office de passerelles d’inscription pour le compte de Linden Lab et pallier l’absence de localisation francophone du site secondlife.com. Cela permet à ces lands de se faire connaître d’un large public, d’accumuler du traffic et de faciliter l’intégration des nouveaux « joueurs » dans ce paysage virtuel pas toujours évident à prendre en main.

La région France Pittoresque sur Second Life fait partie du programme de communication de la société E-Prod. Cette entreprise, créée en 1997, est spécialisée dans la publication de revues culturelles et touristiques. En 1999, elle lance le site internet France-Pittoresque.com, un portail touristique et historique sur l’histoire de la France. Un site qui a d’ailleurs pleinement intégré la notion de Web 2.0 car ses contributeurs sont en grande partie ses propres visiteurs. C’est en Mars 2007 que « FP » prend le pari du Web 3.0 cette fois, en s’installant sur Second Life et y crée la célèbre sim que vous connaissez tous, ou presque.

Le succès est assez immédiat. Un paysage digne d’un Club Med au Nord de l’Afrique, des bibelots en pagaille à acheter quelques L$ durement gagnés en faisant du camp, des plages, des bikinis… On sent que la société E-Prod a embauché quelques responsables marketing dans son staff. Toutefois, nous cherchons désespérément le rapport avec le contenu réel de France-Pittoresque.com. A moins peut-être que le paysage culturel français se limite aux côtes niçoises…

Des risques de hacking finalement peu probables mais sujets au phishing

Le site ZATAZ.com démontre une négligence de la part des administrateurs de France Pittoresque qui n’auraient pas protégé convenablement les résidents qui se seraient enregistrés via le portail Second Life de leur site (France-Pittoresque.net). Il était en effet possible, à l’aide d’un simple navigateur internet, d’avoir accès à la liste des inscrits ainsi qu’à une partie des informations les concernant. Toutefois les mots de passe et les données confidentielles relatives aux comptes restent cryptés car prises en charge directement par Linden Lab. Dans l’immédiat, il n’y a donc aucun dégât et la faille a immédiatement été comblée.

Cependant, si les mots de passe étaient de toute façon inaccessibles, ce n’était malheureusement pas le cas des adresses email. De ce fait, des hackers mal intentionnés ont désormais tout loisirs d’utiliser ces courriels pour d’éventuelles tentatives de phishing. Le phishing (ou « hameçonnage ») est une nouvelle méthode d’escroquerie qui invite l’utilisateur à donner ses informations personnelles (carte bleue, mot de passe, etc) via un mail frauduleux et mensonger qui trompe l’utilisateur trop candide pour repérer l’entourloupe.

Tous ceux qui seraient passés sur le portail France-Pittoresque.net pour s’inscrire à Second Life, devront faire preuve de la plus grand prudence et ne jamais indiquer leurs identifiants à un tiers autrement que pour se connecter avec le client Second Life.

Une image ternie par un vrai-faux procès

Au lendemain de la parution de l’article de ZATAZ, ce n’est pas vraiment la fête chez les responsables de France Pittoresque, même si les cachets d’aspirine sont de rigueur. Le communiqué de presse était non seulement en partie inexact mais a sanctionné la community gateway d’un coup de pub dont ils se seraient bien passés. L’endroit était déjà soumis à plusieurs élans de critiques. A commencer par un lag aussi collant qu’un vendeur de panier et d’une section « aides aux nouveaux » totalement à revoir, tellement elle s’avère négligée (malgré quelques « SL Mentors » bienveillants…).

Les réactions ne se sont pas faites attendre et France Pittoresque a immédiatement riposté en reconnaissant cette fuite d’une part, puis en reportant cette malveillance à Linden Lab, et ce à juste titre. En effet, certaines community gateway utilisent des programmes PHP intitulés »RegAPI » pour l’enregistrement de leurs utilisateurs. Ces logiciels sont conseillés et homologués par la société responsable de Second Life. France Pittoresque a d’ailleurs été injustement accusée d’être un mouton noir car au moins une autre community gateway aurait également subi cette faille. Kerunix Flan, responsable de Gaïa reconnait que les informations d’enregistrement des utilisateurs de sa CG ont été visibles pendant 3 jours. Il est donc fort probable que d’autres community gateway utilisant cette application aient pu commettre l’erreur eux aussi.

Du coup c’est à se demander si l’objectif du papier n’avait pas pour but de couler la sim France-Pittoresque. On sait par exemple que l’info provient d’un site qui ne s’est jamais vraiment intéressé à Second Life et qu’un grand journal SL francophone l’a relayé presque immédiatement après parution. Ce journal appartenant à une grande région francophone, qui cherche activement à devenir une community gateway, c’est curieux… Rien ne prouve la mauvaise foi des responsables de cette région, mais la coïncidence est pour le moins étrange.

Cette « affaire » aura au moins eu le mérite de soulever trois éléments. Le premier est que les informations de nos comptes ne sont pas totalements sécurisées, le second c’est que Linden Lab joue une nouvelle fois profil bas en déléguant ses insuffisances logistiques à des personnes qui n’ont aucun titre officiel de spécialisation en gestion et administration de réseaux et enfin, dernier élément : nous pouvons parfois assister à de véritables batailles de coups bas entre « chefs de clans ».