Archive

Archives pour 08/2008

VSide : Un nouveau monde virtuel à découvrir

Difficile de copier Second Life, et pourtant l’exercice semble pourtant bien tentant. Aussi, les plateformes de jeux sortent des couveuses les unes derrière les autres, chacune essayant de se démarquer par un style différent.
Ainsi, Vside (anciennement The Lounge) s’efforce de maintenir le cap de son univers basé majoritairement sur l’actualité musicale, avec sa nouvelle mouture.

Si vous en avez marre de jongler avec les stations de webradio pour écouter vos morceaux préférés tandis que vous vous baladez sur Second Life, vous trouverez ici un palliatif temporaire mais ne rêvez pas non plus, vous êtes loin de retrouver toutes les fonctionnalités et les graphismes de ce monde virtuel qui défraie toujours la chronique mais qui pour l’heure, n’a pas encore trouvé de rival susceptible de l’inquiéter vraiment, nommé Second Life.

Vside, c’est quoi ?

Une communauté virtuelle dont la moyenne d’âge des résidents tourne autour de 20 ans.
Non pas que les quadragénaires ou les jeunes retraités trouvent porte close, mais l’activité principale proposée étant le clubbing, les sujets de conversation tournent vite court et on finit rapidement par s’ennuyer mortellement, enfermé dans son loft, assis devant sa grille de tétris.
Surtout si vous êtes un fervent adorateur de Mireille Mathieu ou de Jacques Lantier, car le seul endroit où vous pourrez encore espérer entendre leurs ritournelles sera votre salon virtuel en diffusant les quelques videos retrouvées – quelle aubaine ! – dans les archives de Youtube.

Bien qu’il soit maintenant avéré que l’existence virtuelle sous les traits d’un avatar dans la peau duquel chacun a transposé une infime partie de son égo génére quelques troubles obsessionnels, ne vous précipitez pas sur votre téléphone cellulaire pour contacter les services sociaux, à l’approche d’avatars VSidiens au comportement curieux voire même désarticulé sur une des places publiques du jeu.
Vside c’est ça aussi.  Même si le jeu dispose de clubs, un coin de toit ou de table fera toujours l’affaire pour les adeptes du tremoussage.
Ajoutez une histoire derrière le décor, et vous aurez une pâle imitation de West Side Story version relookée 60 ans après.

Justement, parlons des décors. Assez simplistes, inspirés sans doute de quelques ruelles existantes, les trois principaux sites proposés à la visite manquent de créativité et de variétés.  Il est même assez déroutant de retrouver des ambiances identiques sur La GenoaAires et New Venezia au point de se perdre au cours d’une quête.
Eh oui, les réalisateurs de VSide ont compris aussi que l’humain aime être congratulé et adulé, aussi le côté mégalo qui sommeille au fond de chacun trouve satisfaction. Au gré de sa visite, l’avatar découvrira de nouveaux lieux, répondra à des quizz et ainsi se verra gratifier de points (échangeables contre quelques items), lui permettant ainsi de faire progresser la valeur de son égo par l’intermédiaire de son niveau de jeu.
Néanmoins, rendons à César ce qui lui appartient, si vous avez la détente facile sur le Reflex Auto Focus, l’occasion vous sera offerte de réaliser quelques beaux clichés.

Money for nothing !

Le troc a connu ses belles années d’existence durant la Préhistoire et aujourd’hui, c’est un fait incontestable, plus rien ne se donne.
Bien qu’à votre arrivée sur The Gateway, les premiers rudiments du jeu vous soient fournis et quelques menue monnaie, vous constaterez bien vite avec amertume, que  votre porte-feuille sera encore une fois sollicité si vous souhaitez agrémenter l’apparence de votre personnage ou son logement.
L’appât est bien ficelé.Tout nouveau résident, vous voici déjà disposant d’une garde-robe,d’un appartement et de quelques objets d’ameublement.
Que demande le peuple ? Rien de plus, si ce n’est peut-être un peu plus de personnalité et de créativité.
C’est là où le bât blesse.
Lorsque vous découvrirez les propriétés de certains avatars, votre nid douillet vous semblera brutalement bien étroit. Vous aurez peut-être envie de vous installer dans un  un yacht ou un duplex. Et là, vous allez devoir faire chauffer la carte bleue !
Idem pour les vêtements. Beaucoup de tenues présentées dans les vitrines des échoppes, mais peu accessibles avec les quelques points gagnés.
Côté créativité, c’est encore très limité. Les quelques  » prims  » très basics pourront être acquis avec des Vbux (obtenus en échange de quelques poignées de dollars), quant aux textures, vous devrez vous contentez de celles proposées, donc impossible aussi de se créer sa propre ligne de mode.

Bon allez, arrêtons de tout critiquer. Quelques points intéressants pour ce jeu qui est toujours en version bêta pour l’instant la navigation et la prise en main sont simples et rapides, très peu de crashs et pas de lag (du moins pour le moment).

http://www.vside.com/app/dashboard

Les joueurs de Second Life sont-ils schizophrènes ?

Certains me reprocheront de plomber à grand coup de mauvaise foi le succès accordé à Linden Lab pour son jeu Second Life : celui du nombre record de comptes crée! Avec plus de 14 Millions d’enregistrements depuis 2003, notre monde virtuel est le « jeu online » le plus populaire du moment. Mais les gens un peu perplexe, comme moi, et ceux qui me lisaient dans le S-en-ciel savent que ce chiffre est particulièrement mal interprété. En langage « vrai-cul », c’est de la bêtise pure et simple. Pour rappel : sur ce nombre « marseillais » de naissances, seuls 200 000 à 300 000 comptes sont réellement d’actifs. Et sur ce nombre d’actifs, on recense une fréquentation journalière d’environ 50 000 joueurs, à l’échelle mondiale évidemment. Un chiffre bien moins glorieux… Histoire d’en remettre une couche sur cette chape de plomb, permettez moi aujourd’hui de lever un tabou qui décrédibilise encore un peu plus le succès de Second Life : celui des joueurs schizophrènes!

Il semblerait en effet qu’un certain nombre de joueurs de Second Life souffrent de schizophrénie et plus particulièrement d’un dédoublement de personnalité. Cette pathologie s’exprime, dans Second Life, par la création d’un deuxième compte, soit un deuxième avatar, pour une raison qui varie d’un joueur à l’autre. Plusieurs de mes conversations intimes dans le jeu m’ont permis de découvrir que ce syndrome était loin de ne toucher que moi (eh oui je suis malade aussi, j’ai également un deuxième avatar…). Je ne m’arrêterai évidemment pas à une observation bête et naïve. En curieux que je suis, je me suis intéressé aux raisons qui poussent un joueur de sl à donner naissance à un second avatar.

Tout d’abord il est important de constater que ce sont surtout les joueurs avec une solide expérience qui sont concernés par ce phénomène. Au bout d’un certain temps, votre seconde vie a besoin d’être vécu avec un peu de discrétion et c’est à partir de là que la création d’un deuxième compte s’impose. J’ai distingué plusieurs profils de dédoublement d’avatars sur Second Life:

Tout d’abord nous trouvons les avatars-banque… Ce type de personnages ont une vocation essentiellement pratique et sont aussi vides d’intérêts que la dimension culturelle d’une émission populaire de TF1. Ainsi certains s’en servent comme « coffre-fort » en leur déléguant des objets qui alourdiraient l’inventaire de l’avatar principal, ou dans un second cas, de faire office de banque humaine. Eh oui ça peut être un bon remède contre les achats compulsifs et surtout, c’est plus honnête qu’un banquier (je m’excuse solennellement devant tous les banquiers qui me liront…).

La seconde catégorie est ce que j’appellerais les avatars-faire valoir. Eh oui Second Life et son univers impitoyable.. Un océan d’égoïsme et de compétition… On a très vite fait d’être relégué au stade de looser ou fils spirituel de Jean-Claude Dusse (Michel Blanc dans les Bronzés). Certains ont donc eu l’ingénieuse idée de se créer un avatar qui serait totalement béat d’admiration devant son propre soi, à lui bisouiller les orteils en toute circonstance. Très pratique pour sauver son avatar principal d’un grand moment de solitude après une blague totalement pourrie : « mdrrrr », « waaaaa trop géniaaale celle là », « pliééé en quatre », « Jean Roucas il en avait de bonnes quand même… ». Attention à ne pas trop en faire quand même, parce qu’avouer aimer Jean Roucas, ça peut descendre une réputation.

Troisième catégorie, qui relève ici d’une pathologie beaucoup plus inquiétante, version intense des avatars-faire valoir : les avatars-marie couche toi là (ou avatars-janot fait monter le thermo, version masculine). Bah quoi vous êtes gênés ? Second Life a des effets qui vont parfois bien au delà du virtuel. Certains s’excitent comme des castors devant des mangas pornos, d’autres devant des avatars féminins taillées comme des violoncelles. Second Life c’est aussi un bon moyen de dénicher les individus qui ont une propension à dépenser leurs sous dans une poupée gonflable (les industrielles de jeunes filles en latex ont ici un marché juteux à exploiter). Oui en effet, les avatars-marie couche toi là répondent à la moindre exigence de leur propre soi. Se faire l’amour à soi-même à quelque chose de dérangeant. Excès d’amour propre sans doute! Sérieusement, ce phénomène n’est pas quelque d’anodin dans Second Life. La solitude peut parfois créer des réactions.. troublantes!

Enfin dernière catégorie, les avatars-espions, ou « sous-marins » comme on dit dans les jargons policier et journalistique. Ce type de personnage convient particulièrement aux situations de commérage actif ou pour la satisfaction d’une curiosité maladive. Plus professionnellement, il sert aussi à passer inaperçu dans une enquête. Voilà pourquoi les journalistes de Second Life usent régulièrement de ce type d’espionnage. Mais il convient aussi de donner à cet avatar un aspect crédible. Pas question de lui donner de l’expérience si son look a été forgé dans une boutique de freebies. Bref un avatar espion, ça peut coûter cher si on veut faire les choses biens.

Plus sérieusement, dans Second Life, la création d’un deuxième, voir d’un deuxième avatar relève plus généralement d’un ennui ou tout simplement une façon de faire profil bas. Mais je crois sincèrement que certains pourraient se lancer dans une carrière de psychiatrie virtuelle. Il est toujours plus facile de se confesser lorsque l’on est devant un écran. Avis aux intéressés.

Categories: Société Tags: ,

SLOP : Premier vrai outil pour le transfert intergrid ?

L’interopérabilité entre les OpenSims et Second Life fait parti des problématiques majeures auxquelles le programme SLOP tente de répondre. Ce logiciel développé par Mathew Cazalet vous permet de transférer des constructions conçues sur Second Life sur votre propre grille.

Les OpenGrids s’appuient sur un support logiciel quasi-identique à Second Life. Pourtant les principaux outils de créations intra-world des OpenSims sont pour l’instant incompatibles avec ceux du célèbre métavers. Il est donc impossible d’y transférer directement un bâtiment, un objet ou encore une shape (silhouette) à partir de SL. La raison est simple : le contenu appartient à la grille dans laquelle il a été conçu ou importé. Une barrière logicielle empêche cette interaction, à moins que… des fins concepteurs informatiques ne travaillent à corriger ce problème, le programme SLOP en fait parti.

Mathew Cazalet, un ex-SLien convertit à la cause OpenGrid

Mathew Cazalet n’est pas connu du grand public, mais s’est pourtant imposé comme l’un des architectes majeurs du monde de Second Life. L’homme est notamment un professeur de la « prestigieuse » Ecole SL de Nyctalopian Kawaguichi, qui propose à tous les résidents de SL une pédagogie plutôt intéressante sur l’usage des scripts et du langage LSL (Linden Script Language, les lignes de codes qui vous permettent de faire la toupie ou de conduire votre Audi RC8 achetée 2000 L$).

Buildeur, scripteur mais surtout concepteur de talent, Mathew prend son pied à développer de nouveaux projets à l’ambition presque insolente. Toujours à l’affut de nouveaux sommets à gravir, il s’est laissé séduire par le projet OpenSim que lui a présenté son amie Rafale Kamachi, grande défenseuse des grilles libres. De leur collaboration va naître un certain nombre d’outils qui permettent un usage plus facile des opportunités proposées par OpenSimulator, le logiciel à l’origine des OpenGrids. SLOP pour (Second Life / OPenSim) est le plus grand d’entre eux car il matérialise le vide quantique entre SL et son rejeton adopté par OpenSimulator.

SLOP, un programme audacieux de transferts intergrids

Nous ne rentrerons pas dans les détails pour expliquer le fonctionnement de SLOP. Toutefois, sachez que ce programme se partage en deux outils : un logiciel et un script. Le logiciel s’installe sous Windows et s’exécute comme un software conventionnel. Il fonctionne de la manière suivante : de primabord, il vous faudra pour connecter sur SL et insérer le script dans chacune des primitives de votre build pour pouvoir l’encapsuler sur une primitive unique. Le logiciel lancé, il va se charger de convertir les données de votre construction SL en un fichier XML qui pourra ensuite être traité via OpenSimulator. Pratique, rapide et ça marche! (du moins à priori et selon les bons vouloirs de votre version de Second Life). Attention, SLOP se contente de charger la physionomie des prims mais pas leur texture!

Pour plus de détails sur la procédure, je vous invite à regarder ces vidéos proposant un tutoriel très précis de la méthode expliquée ci-dessus :

http://nec.reation.free.fr/index.php?index=2&lng=FR


Un outil qui facilite le développement des OpenSims mais pas seulement…

Officiellement, SLOP a pour vocation d’ouvrir un peu plus les portes des OpenGrids. Mais ce n’est pas le seul atout de ce logiciel. En effet, si le logiciel permet de transférer des constructions de Second Life à OpenSim, il peut également le faire dans l’autre sens. Une OpenSim peut ainsi être employée comme une Sandbox (« Bac à sable », un espace public où vous pouvez builder) libre, vaste et sans restrictions. Le problème des bacs à sable dans Second Life c’est qu’ils sont, d’une part, envahis par la populace et vous donne l’impression de construire une forteresse dans une niche à chien, et de l’autre les règles qui imposent souvent une limite de temps (vos objets disparaissent au bout d’une heure par exemple). Grâce à SLOP et l’OpenSim, ces petites gênes responsables de millions de calvities dans le monde, auront raison de votre toison et de vos vases en porcelaine.

Le principe de gratuité bafoué ?

Mathew Cazalet revendique le principe de gratuité de la plateforme OpenSim. Cependant il existe deux incohérences à ce sujet. La première c’est que les OpenGrids comportent également des frais, du moins pour celles qui envisagent une affluence conséquente et maitrisée. Les frais de serveurs impliquent obligatoirement des retombées sur les résidents, à moins que le responsable ait de l’argent à jeter par les fenêtres.
Deuxièmement, SLOP n’est pas gratuit! Une license vous sera exigée pour son utilisation. Vous serez amenés à la récuperer IG dans Second Life pour la somme plutôt onéreuse de 5000L$ par poste (soit 12 euro environ). Un tarif qui peut laisser pantois…

Categories: OpenSim, Technologie Tags: ,

AvatarHype.com : L’actualité de la mode SL en continu

La mode vestimentaire fait fureur chez nos pretty womens qui peuplent massivement le monde virtuel de Second Life. Si la limite budgétaire en RL limite le déchaînement compulsif des achats des jeunes et moins jeunes demoiselles, il n’en ai rien sur la plateforme au tilleul.

SL constitue une arène privilégiée pour le défouloir exacerbé de flamber des L$ dans les boutiques de vêtements. Mais encore faut-il savoir par quelle fenêtre jeter son argent!

La mode SL est plutôt bien illustrée par deux magazines : Second Style, bien sûr, avec ses photographies superbes mais un peu cassées par le chargement publicitaire, Les Trésors de la Mode, très belle revue ou encore le blog SLmen, pour la mode masculine (ô combien trop rare!).

Nouveauté dans les médias SLien : AvatarHype. Un nouveau blog de mode dirigé par le bourreau de vertu, la délicieusement acide Minako Bracken. Au programme, l’actualité de la mode en temps réel qui présente diverses créations du moment, le tout ponctué d’articles et chroniques sympathiques sur l’univers des couturiers et des créateurs virtuels. L’initiative est intéressante, compte tenu de la présente timide de ce type de média thématique sur Second Life. En tout cas, le blog semble pour le moment assez sérieux et tenu à jour régulièrement. L’équipe est composée de 4 journalistes de mode pour le moment, et Avatar Hype pourrait avoir une version PDF prochainement.

Je reprocherai peut-être au site d’avoir une charte graphique un tantinet trop porté sur le rose qui risque de dissuader les mecs hétéro et homo-virils.

Bon courage à ce nouveau blog!

LIRE AVATAR HYPE

Categories: Divers Tags: ,