VSide : Un nouveau monde virtuel à découvrir
Difficile de copier Second Life, et pourtant l’exercice semble pourtant bien tentant. Aussi, les plateformes de jeux sortent des couveuses les unes derrière les autres, chacune essayant de se démarquer par un style différent.
Ainsi, Vside (anciennement The Lounge) s’efforce de maintenir le cap de son univers basé majoritairement sur l’actualité musicale, avec sa nouvelle mouture.
Si vous en avez marre de jongler avec les stations de webradio pour écouter vos morceaux préférés tandis que vous vous baladez sur Second Life, vous trouverez ici un palliatif temporaire mais ne rêvez pas non plus, vous êtes loin de retrouver toutes les fonctionnalités et les graphismes de ce monde virtuel qui défraie toujours la chronique mais qui pour l’heure, n’a pas encore trouvé de rival susceptible de l’inquiéter vraiment, nommé Second Life.

Vside, c’est quoi ?
Une communauté virtuelle dont la moyenne d’âge des résidents tourne autour de 20 ans.
Non pas que les quadragénaires ou les jeunes retraités trouvent porte close, mais l’activité principale proposée étant le clubbing, les sujets de conversation tournent vite court et on finit rapidement par s’ennuyer mortellement, enfermé dans son loft, assis devant sa grille de tétris.
Surtout si vous êtes un fervent adorateur de Mireille Mathieu ou de Jacques Lantier, car le seul endroit où vous pourrez encore espérer entendre leurs ritournelles sera votre salon virtuel en diffusant les quelques videos retrouvées – quelle aubaine ! – dans les archives de Youtube.
Bien qu’il soit maintenant avéré que l’existence virtuelle sous les traits d’un avatar dans la peau duquel chacun a transposé une infime partie de son égo génére quelques troubles obsessionnels, ne vous précipitez pas sur votre téléphone cellulaire pour contacter les services sociaux, à l’approche d’avatars VSidiens au comportement curieux voire même désarticulé sur une des places publiques du jeu.
Vside c’est ça aussi. Même si le jeu dispose de clubs, un coin de toit ou de table fera toujours l’affaire pour les adeptes du tremoussage.
Ajoutez une histoire derrière le décor, et vous aurez une pâle imitation de West Side Story version relookée 60 ans après.
Justement, parlons des décors. Assez simplistes, inspirés sans doute de quelques ruelles existantes, les trois principaux sites proposés à la visite manquent de créativité et de variétés. Il est même assez déroutant de retrouver des ambiances identiques sur La GenoaAires et New Venezia au point de se perdre au cours d’une quête.
Eh oui, les réalisateurs de VSide ont compris aussi que l’humain aime être congratulé et adulé, aussi le côté mégalo qui sommeille au fond de chacun trouve satisfaction. Au gré de sa visite, l’avatar découvrira de nouveaux lieux, répondra à des quizz et ainsi se verra gratifier de points (échangeables contre quelques items), lui permettant ainsi de faire progresser la valeur de son égo par l’intermédiaire de son niveau de jeu.
Néanmoins, rendons à César ce qui lui appartient, si vous avez la détente facile sur le Reflex Auto Focus, l’occasion vous sera offerte de réaliser quelques beaux clichés.

Money for nothing !
Le troc a connu ses belles années d’existence durant la Préhistoire et aujourd’hui, c’est un fait incontestable, plus rien ne se donne.
Bien qu’à votre arrivée sur The Gateway, les premiers rudiments du jeu vous soient fournis et quelques menue monnaie, vous constaterez bien vite avec amertume, que votre porte-feuille sera encore une fois sollicité si vous souhaitez agrémenter l’apparence de votre personnage ou son logement.
L’appât est bien ficelé.Tout nouveau résident, vous voici déjà disposant d’une garde-robe,d’un appartement et de quelques objets d’ameublement.
Que demande le peuple ? Rien de plus, si ce n’est peut-être un peu plus de personnalité et de créativité.
C’est là où le bât blesse.
Lorsque vous découvrirez les propriétés de certains avatars, votre nid douillet vous semblera brutalement bien étroit. Vous aurez peut-être envie de vous installer dans un un yacht ou un duplex. Et là, vous allez devoir faire chauffer la carte bleue !
Idem pour les vêtements. Beaucoup de tenues présentées dans les vitrines des échoppes, mais peu accessibles avec les quelques points gagnés.
Côté créativité, c’est encore très limité. Les quelques » prims » très basics pourront être acquis avec des Vbux (obtenus en échange de quelques poignées de dollars), quant aux textures, vous devrez vous contentez de celles proposées, donc impossible aussi de se créer sa propre ligne de mode.

Bon allez, arrêtons de tout critiquer. Quelques points intéressants pour ce jeu qui est toujours en version bêta pour l’instant la navigation et la prise en main sont simples et rapides, très peu de crashs et pas de lag (du moins pour le moment).











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