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Archives pour 07/2008

Histoire DOM

BDSM, 4 lettres somme toute modestes qui font couler autant de salive que d’encre, et malheureusement trop souvent les propos tenus issus d’individus éloignés de ces pratiques tendent à dresser un bilan empreint de stupre.
Quelques commentaires déposés en à la suite de l’article  » Aude à l’amour  » en sont le triste exemple.

Philip Rosedale, le déclarait lui-même lors d’une interview, le sexe est aussi un moyen de communication et d’intégration, aussi trouve-t-il logiquement sa place au sein du monde virtuel qu’est SL.
Pourquoi alors s’offusquer face aux groupes bdsm en présence et considérer que leurs adeptes ne peuvent être que des individus assoiffés de perversion voire cruellement frustrés ou en mal de libido ?

On ne naît pas Maître ou soumis(e), on choisit de le devenir…

Plus encore qu’une pratique, il s’agit d’une philosophie presque d’un art de vivre, se déclinant telle une toile d’araignée en de nombreux modes d’expression. La recherche de nouvelles sensations ou plaisirs sexuels n’est pas le seul facteur motivant l’adoption de telles pratiques, parfois la vie et ses aléas nous poussent à nous surpasser ou à subir, dès le plus jeune âge, pour survivre.
Certains feront le choix de stopper net, d’autres se laisseront glisser au gré du vent poussés et trainés par la volonté de ceux plus forts, qui auront quant à eux décider de résister pour affirmer leurs différences. Souvent, ces derniers poursuivront sur leur lancée, se consacrant à soutenir les plus faibles pour les conduire vers les objectifs qu’ils espèrent sans oser y croire.
Il serait trop long et surtout trop difficile de développer en détails les méandres des pratiques.
Sans avoir la prétention de jouer les donneurs de leçons, ni même d’enfiler la robe et l’épitoge, il semble pourtant nécessaire d’apporter quelques précisions pour tempérer les ardeurs verbales de certains détracteurs.

Si beaucoup de personnes sous couvert de leur avatars arborent fièrement une marque d’appartenance à l’un des groupes, tel un titre honorifique ou le dernier sac à main tendance, peu d’entre eux peuvent affirmer avoir saisi le sens exact des mots masqués derrière les lettres, et encore moins capables de respecter les règles établies.
Pas d’école dispensant à coups de badine les préceptes, ni livre ni tableau noir, ni pupitre.
Il existe, sur SL, quelques lieux où une approche des conséquences d’un engagement sera abordée, mais seule l’expérience vécue apportera les enseignements nécessaires à l’accomplissement.

Au premier abord, il serait aisé de s’imaginer que tout individu disposant d’une once de charisme ou d’une bonne connaissance du management, serait à même de s’adonner au BDSM et de se déclarer Maître ou Maîtresse.
Suivant le même cours d’idée, comme il doit être  » doux  » de ne plus avoir à affronter ses propres démons, d’oublier pour un moment le  » qu’en dira-t-on  » et le regard des autres, de se poser en  » victime innocente – en omettant bien sur d’avouer son consentement- et de donner libre cours à ses fantasmes les plus  » fous « .
Il n’en est rien, puisque c’est ici que se dessine la vraie base.
Sous son aspect  » ludique « , l’objectif est une quête de l’éveil des sens partagée.
Si cela se transforme en  » jeu de dupes « , le charme se rompt indubitablement.
Avant même d’agir sur le physique, les sensations recherchées naissent du mental et l’enrichissement de la relation n’est que plus complet et fructueux, que si la relation est solide et viable, si la convention est mûrement réfléchie, sincère.

Le lien entre le(la) dominant(e) et le(la) dominé(e) engagera tant l’un(e) que l’autre, sans doute même plus encore celui ou celle qui sera le Maître (la Maîtresse), puisque son devoir sera dès l’acceptation des voeux de l’autre de prendre la responsabilité d’une nouvelle vie.
De fait, la première pierre de l’édifice sera la confiance – même affamé, un âne n’a jamais avancé sur un pont de singe branlant pour aller quérir une poignée de son.
Seul(e) un Maître (une Maîtresse), digne de porter ce titre saura définir en aval les appréhensions de cette âme qui s’est abandonnée à lui et qu’il a choisit de guider.

Le chemin adopté par les deux parties sera parfois jalonné d’épreuves, qui seront franchies en binôme, l’un(e) puisant sa force dans l’autre, l’autre se ressourçant dans la fierté offerte par le premier dans son nouveau dépassement de soi, nouveau symbole du don de sa personne.
Aucune frontière n’est officiellement établie. Le respect des limites infranchissables du(de la) dominé(e) par le dominant baliseront la safezone.

Au théâtre, ce soir… ? !

Sur SL, les premiers éléments sur lesquels le regard s’arrête dans les lieux bdsm sont les accessoires.
Si certains les nomment  » engins de torture « , tandis que d’autres en usent et en abusent à grand renfort de clicks pour tenter d’expérimenter une nouvelle approche de leur sexualité, les puristes adeptes du bdsm ne s’appuieront que sur la puissance visuelle d’une ambiance recréée nourrissant le corps d’un scénario.
Néanmoins, inutile de déclamer en assemblée publique, le déroulement d’une scène de jeux intimes, seul importe le partage d’émotions et de sensations vécues, malgré un décor, des personnages, nous sommes très loin de la représentation théâtrale.

Le Marquis de Sade d’ailleurs, souvent cité à tort comme un exemple de débauche, n’a du sa survie durant ses longues années d’emprisonnement qu’à son imagination aussi débridée que débordante.
Piètre amant selon la Marquise, il a su néanmoins tiré profit de ses fantasmes et de ses talents littéraires pour résister à l’isolement en s’inventant des mondes où il lui était donné l’occasion de punir les membres d’une société qui n’avait su le comprendre, tout en y mélant les plaisirs de la chair nécessaires à tout équilibre humain sain d’esprit.

Là encore on constate l’importance de l’intervention du mental et l’on prend encore plus conscience des dégâts psychologiques générés chez certaines personnes ayant  » séjourné  » sur les sims goréennes.
A l’origine, un écrivain, John Frederick Lange Jr alias John Norman, décrit un monde de science fiction, où l’Homme occupe la 1ère place et dirige sans partage la vie de créatures féminines.
Un univers où le machisme est le maître-mot, composé de règles établies par et pour eux d’abord.
Toutefois, une notion du respect de l’Etre Humain quelque soit sa nature se distingue au coeur de l’ouvrage.
Malheureusement, aujourd’hui sur SL, ce dernier élément, valeur initiale inculquée dans toute éducation et indispensable à toute vie communautaire à complètement disparu des esprits.
C’est une chasse à la  » femme  » qui s’organise, afin d’achalander les places sur les marchés aux esclaves ou de renouveler les stocks des geôles goréennes pour compenser les pertes.

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Le SLAgora est mort, vive InVWorlds.fr !

Depuis Mars 2008, le SLAgora a parcouru l’actualité de Second Life en long, en large mais pas en travers. En effet, au fur et à mesure de son évolution, le journal s’est peu à peu émancipé de son espace SLien pour parler des OpenSims (ces célèbres grilles libres qui utilisent les ressources de SL) puis plus généralement des mondes virtuels comme ce papier sur Lively, la plate-forme sociale de Google ou encore Plus Belle la Life, le projet inspiré de la série Plus Belle la Vie.

Pour être plus crédible vis à vis de son contenu, le SLAgora sort de sa chrysalide et se mue en papillon que nous appellerons désormais InVWorlds pour In Virtual Worlds. Pour nos lecteurs qui suivaient avec assiduité l’actualité de Second Life, je vous rassure, le monde virtuel ne sera pas mis de côté ni même négligé. En revanche, d’autres plateformes viendront s’y ajouter, sachant que SL restera le coeur de l’information, leader oblige.

Ce changement de nom paraîtra pour certains bien opportun. Effectivement ce nouveau baptême intervient juste après le changement de nom du SLObserver en Univers Virtuels ou encore du SLMag en VirtuelNews.com. Il faut savoir que je potasse cette nouvelle identité depuis un petit moment maintenant et que cette modification intervient à 90 % dans un soucis de crédibilité et 10 % à un effet de mode.

Le site s’offre également une nouvelle robe, plus fraîche et plus dynamique. J’espère que les habitués ne seront pas trop perturbés par ce changement. En tout cas, je vous souhaite encore et toujours, d’agréables moments de lecture. Car une chose restera aussi intouchable que les fesses de Jessica Simpson : notre volonté de bien faire et de nous soumette à aucun compromis.

LeoMaxx Sautereau

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OpenSim Launcher : un lanceur universel pour toutes les OpenSims

La jeunesse technologique des OpenGrids (ou OpenSims) font que leur lancement n’est pas toujours chose aisée. La plupart de ces grilles utilisent encore le laborieux système de raccourcis qui consiste à placer ces petits fichiers sur votre bureau puis de rechercher la source du client Second Life, si vous désirez vous connecter à L’OpenSim avec ce dernier. Pas évident pour les débutants.

Pour remédier à cela, Olish Yalin, responsable de New World Grid a développé une petite application qui ne paie pas de mine mais qui s’avère particulièrement utile et bien pensée. OpenSim Launcher est ce qu’on appelle dans le jargon informatique, une GUI (Graphic User Interface). Il s’agit d’un programme qui simplifie l’utilisation d’un logiciel qui emploie à la base des lignes de commandes complexes.

Avec OpenSim Launcher, pas besoin de l’installation d’improbables raccourcis ou diverses bidouilles techniques comme c’est encore trop courant. L’interface très claire, mais en anglais, vous permet de choisir votre OpenSim (New World Grid, FrancoGrid, OpenLife…) et de vous y connecter directement sans avoir à effectuer aucune configuration.

1 / Vous choisissez votre OpenSim dans le menu déroulant

2 / Vous rentrez votre login et votre mot de passe

3/ Vous sélectionnez votre viewer (client), autrement dit Second Life ou RealXtend.

Un programme discret mais ô combien fonctionnel qui devrait faire le bonheur du grand public et qui souhaite s’initier aux OpenSims sans prise de tête.

Plus d’infos sur OpenSim Launcher

Télécharger OpenSim Launcher

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Plus Belle la Vie… virtuelle!

 » Plus Belle la Vie  » c’est un peu comme  » Hélène et les garçons « , tout le monde regarde et pourtant tout le monde vous dit le contraire! Mais ne vous cachez pas derrière votre petit verre de Ricard à 20h20 tous les jours sur France 3, avouez que vous savez mettre une tête derrière Rudy, Tante Mirta ou encore Roland le patron du Mistral. Les scénarii vaseux et les décors de studio à deux roupies – où l’on peut presque voir le smear des projecteurs – ne semblent pas trop vous effrayer d’ailleurs. Nous sommes effectivement tous les jours plus de 5 millions de français, belges et suisses à être accros au feuilleton marseillais, où les acteurs ont tous cet accent parisien qui nous fait craquer…

Un succès appelle toujours un autre succès! Et quand France 3 se prend pour Lucasfilms en se lançant dans le merchanding, ça ne rigole pas! Alors voilà c’est officiel,  » Plus Belle la Vie  » c’est désormais un monde virtuel. Et ça s’appelle Plus Belle la Life. Et non je n’ai pas pris l’accent marseillais de banlieue, c’est bien le nom bien marketting et inspiré du soft.

Ne rigolez pas trop, je suis persuadé que les trois quarts d’entre vous iront essayer le « jeu » dans l’espoir d’y draguer Ninon ou d’emprunter le cigare postiche de Frémont pour fumer quelques taffes. Mais comme je suis curieux et fan totalement subi de la série, je ne peux pas résister et je me connecte !

Mise en route : Simple et simpliste

Tout d’abord, on peut être assez déconcerté par l’amateurisme du site internet qui semble avoir été développé sous Frontpage 95. Néanmoins, les informations sont claires et concises. Pas besoin de pointer le cochonnet pour faire mouche, le lancement du metavers est un jeu de « couillons » et c’est remarquablement accessible.

Quelques secondes plus tard, j’ai déjà créé mon compte où je m’amuse de l’usage de certains termes comme « t’es un garçon ou t’es une fille? » [...tout à coup un souvenir de l'Ecole des Fans me traverse l'esprit...]. Une fois enregistré, on me propose de créer mon avatar. Le choix est plutôt spartiate, n’espérez pas vous faire un look à la Geneviève de Fontenay, ici c’est le minimum syndical… et en parlant de syndicat, mon avatar ressemble à un opérateur de machine à panure, syndicaliste CGT chez Père Dodu. Allez trève de plaisanteries, j’entre au Mistral…

On me propose ainsi de rejoindre un certain nombre de lieux, à commencer par la populaire Place du Mistral ou le quartier des résidents. Il est possible de squatter chez les personnages de la série et pourquoi pas de choper le journal intime de Johannah (qui a dit petite culotte ?). Le système de quartiers reprend le concept des Sims. Pas très original, mais le jeu ne cherche à l’être non plus.

Me voilà donc transporté dans le jeu à proprement parlé. La connexion est quasi-immédiate, le contenu se charge rapidement et proprement. Pas de bugs, pas de plantages, la mécanique est huilée. Les déplacements se font à la Diablo, c’est-à-dire qu’il faut cliquer sur l’endroit pour s’y déplacer. Bien vu.

Un habbo-like thématique et convivial

Question graphisme, les concepteurs de cette joyeuserie populaire ne se sont pas foulés le bocal : c’est tout simplement un copié-colleé du jeu Habbo-Hôtel. Ainsi nous retrouvons une représentation isométrique à la Little Big Adventure (pour les nostalgiques qui connaissent…). C’est gentillet et simple, mais pas laid pour autant. De plus, ça se charge instantanément et ça c’est vraiment cool.

L’interface est un modèle du genre, pratique et intuitive, évidemment en marseillais mais une traduction française est également disponible. Finalement quelques minutes suffisent à rentrer complètement dans le jeu. Mais attention quand même, Plus Belle la Life n’est pas vraiment un monde virtuel, plutôt ce que nous allons appeller une plate-forme sociale en live.

Un concept limité, mais dont les prétentions sont essentiellement commerciales

Le contenu est donc assez limité, voir gadget. Ce divertissement vous propose toutefois quelques outils de créations sympatoches comme concevoir son appartement. Toutefois ne vous attendez pas au nirvana. L’aspect créatif rime plus avec l’aménagement d’une maison de poupées qu’avec la reconstitution virtuelle du Château d’Azay-le-Rideau.

L’objectif est surtout de t’chatter avec les touristes du Mistral voire ses résidents. Il est possible en effet de tailler le bout de gras avec les personnages de la série si vous avez la chance de les croiser. Ainsi en me rendant dans l’appartement de la famille Marci, j’ai croisé la « bourgeoise-pas-si-coincée-qu’elle-en-a-l’air », Ninon. Ce qui est très amusant, c’est que le personnage m’a gentiment aidé à apprivoiser le logiciel. Ce n’est pas un bot mais bien un joueur humain, qui fait office de Mentor et Administrateur à la fois. Je trouve l’idée plutôt sympa, surtout pour les fans du feuilleton.

Ne vous attendez donc pas à un concept révolutionnaire. Plus Belle la Life est conçu pour faire de l’argent et amuser les adolescents qui semblent coloniser en masse les salons au vue des nombreux versets écrits en sms « t vi1 bzé salaup? »…. Une monnaie virtuelle a même été introduite, les « TAT’s » mais que vous devrez échanger contre vos vrais sous via PayPal ou SMS pour s’adapter à son jeune public.

Au final, Plus Belle la Life n’est plus ni moins qu’un Habbo franchisé et marketing. C’est plutôt très bien adapté au public qu’il cible : simple, convivial et plutôt bien fréquenté pour l’instant. C’est donc une assez bonne réussite dans son genre, même s’il n’y a vraiment pas de quoi s’extasier.

Le site de Plus Belle la Life

The New World Grid : Une façon de concevoir les mondes virtuels (2ème partie)

Dans un billet précédent, je vous avais présenté la grid libre et indépendante, The New World Grid. Pour compléter les informations concernant ce projet , je vous propose aujourd’hui une interview de son créateur, Olish Yalin et de sa compagne Lycie Yalin.

Je tiens à souligner que cette interview a été réalisée à la fin du mois de Mai 2008 (eh oui…) et qu’un certain nombre de détails ont évolué depuis. Mais dans l’absolu les propos tenus dans cet entretien témoignent bien de la situation actuelle de cette grille et de sa progression. Un projet encore immature mais prometteur, dont les valeurs de liberté et de solidarité la distinguent d’autres grids plus proches du concept SLien.

LeoMaxx Sautereau : Pour les lecteurs du SLAgora, pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?
Olish Yalin: Je m’appelle Olish Yalin dans SL et Olish Newman dans New World Grid. Je suis animateur multimédia dans les Cyberbus du Conseil Général à Tarbes. C’est un lieu d’accès à internet gratuit et ouvert à tous. J’ai 26 ans et je suis passionné d’informatique, et administrateur réseau de formation. J’ai connu Second Life en mars 2007 quand ils ont en parlé à la télévision. Je me suis tout de suite inscrit et entrainé Lycie avec moi :)
Lycie Yalin: Lycie Yalin dans SL et Lycie Newman dans NWG, 24 ans et modéliste de formation. J’ai donc suivie aussi Olish dans l’aventure Second Life. Suite à des petits problèmes dans Second Life, j’ai rejoins New World Grid.

LMS: Pourriez-vous me parler de votre parcours SL, j’ai senti une certaine déception, pourquoi ?
Lycie Yalin: Personnellement, avec l’une de mes amies Calice Janus (qui nous a rejoint depuis sur NWG), nous avions développé une activité de mariages, Eternity Wedding. Mais suite à une revente de sim et à son ancien propriétaire, nous avons tout perdu, tant financièrement que par l’envie. Nous avons donc décidé d’en rester là.
Olish Yalin: Pour ma part c’est la même chose, je m’étais lancé dans la vente d’un produit permettant de mettre plus de primitifs sur son terrain (LMS : MyPrimSaver). Puis, j’ai réalisé à quel point le côté marketing / financier de Second Life était important. Ces derniers temps, nous avons eu le sentiment que Second Life devenait plus un moyen de générer de l’argent qu’autre chose. Il n’y avait plus le côté chaleureux qu’on lui connaissait un an avant.

LMS: Pourriez-vous maintenant me parler un peu plus de The New World Grid ? Comment ce projet est-il né ?
Olish Yalin : En janvier 2008, j’ai appris qu’il existait une plateforme OpenSource permettant de créer un monde virtuel à la Second Life, alors j’ai tout de suite testé. J’ai complètement fondu pour OpenSim. Créer une grid, ça signifiait être libre, créer sa vision d’un monde virtuel, choisir une autre direction. Je voulais créer un monde virtuel centré sur autre chose que l’argent, mais plutôt sur l’être humain, le divertissement… C’est quelque chose que Second Life ne donne pas. J’ai été effaré de voir les prix des sims sur Second Life, étant informaticien, je connaissais le prix de revient d’un serveur et j’ai trouvé que les prix étaient assez abusifs et dissuasifs. Alors j’ai décidé de créer New World Grid, offrir un coin de paradis où tous ont leur place et à moindre prix était pour moi essentiel.

LMS: En quoi The New World Grid se distingue-t-il de Second Life ? (autrement que techniquement)
Olish Yalin: L’une des questions que se posent de nombreuses personnes lorsqu’elles viennent, c’est « Y-a-t’il de l’argent ? », une monnaie virtuelle. C’est l’une des principales différences. Nous ne proposons pas de monnaie, et ne projetons pas d’en créer une.
Lycie Yalin: Nous avons voulu donner à New World Grid des valeurs comme l’entraide, la liberté d’expression à travers, les constructions que chacun peut réaliser et ce pour un coût minimal.
Olish Yalin: D’abord, il faut comprendre qu’OpenSim est une plateforme au stade alpha de développement, ce qui signifie qu’elle n’est pas prête pour être utilisée en « production » et ne doit pas être considérée aussi fiable que Second Life, malgré les étonnants progrès réalisés.

LMS: Quelque chose m’interpelle, vous dites faire totalement abstraction de l’argent, pourtant il semble que tout ne soit pas gratuit sur NWG ?
Olish Yalin: En effet. Nous voulons nous centrer sur autre chose que l’argent. Second Life a sa place pour tout ce qui est commerce. La seule chose qui ne soit pas gratuit sur NWG, c’est posséder sa région. Ce qu’il faut comprendre, c’est que faire tourner un monde virtuel implique la location de serveurs, qui ne sont pas gratuits. C’est pourquoi nous proposons des régions à 30 €. Il est également possible d’héberger gratuitement sa sim à la maison grâce à OpenSim Easy Made, mais elles ne sont accessibles uniquement que le propriétaire a son ordinateur allumé.

LMS: Quelles sont les caractéristiques d’une sim sur NWG, nombre de prims, surface, etc…
Olish Yalin: Une sim sur NWG c’est comme une sim sur SL, même surface, 65536 m², par contre actuellement nous avons 45 000 primitifs par sim au lieu de 15 000 sur SL. C’est un nombre arbitraire pour le moment. Mais je pense que dans l’avenir cela fera partie de la configuration. Il est également possible de faire la terraformation (modification du relief) comme sur SL.

LMS: Combien êtes-vous à faire fonctionner NWG et qui fait quoi ?
Olish Yalin: Alors, nous sommes officiellement 4 Newmans à administrer la grid. Lycie, Calice, Crackou et moi-même (Imphazar a rejoint la team récemment). Lycie et Calice gèrent tout ce qui est aide aux utilisateurs, création de freebies ; Crackou et moi au niveau technique, maintenance…

LMS: Pour le moment, jugez -vous que l’OpenSim est un succès ?
Olish Yalin : Oui c’est évident. Malgré les bugs, oui OpenSim est un succès. C’est un projet qui n’existe que depuis janvier 2007. Jugez des progrès accomplis en un an ! Et bientôt la voice sera disponible en OpenSource !

LMS: Pour en revenir à ce que tu disais, Lycie, pour toi NWG c’est un monde virtuel basé sur l’entraide, mais concrètement existe-t-il pour l’instant des mesures prises pour favoriser le lien social entre résidents ?
Lycie Yalin : Eh bien actuellement, nous sommes en train de terminer la construction d’un open club où de la musique libre et gratuite est jouée. Cela permettra de découvrir comment la culture open source peut s’appliquer à la musique. Nous avons aussi créer un centre de conférences qui permet de favoriser les contacts et les rencontres, et l’organisation d’évènements et ceci est proposé gratuitement et à volonté. Notre prochain projet, est la construction d’un centre de l’humanité afin de soutenir de nombreux projets humanitaires et de souligner particulièrement la pauvreté dans le monde et les droits de l’homme.

LMS: Avez-vous une vocation politique ou vous êtes plutôt ouverts à tous les points de vue ?
Lycie Yalin: nous restons totalement neutres politiquement mais ce sera un lieu de rencontres où chacun pourra donner son opinion librement.

LMS: Quelles sont vos principales difficultés pour le moment ?
Lycie Yalin: Pour ma part, je pense au manque de volontaires.
Olish Yalin: Oui. L’une des difficultés principales est dans la création du monde. Nous avons lancé un programme de volontariat pour ceux qui souhaitent apporter leur pierre à l’édifice. Je pense que l’important est la création de contenus comme des freebies par exemple, que chacun pourra utiliser lorsqu’il arrivera. Nous avons commencé à créer des freebies d’ailleurs. D’autre part, je suis en train de développer un système complètement gratuit et OpenSource pour transférer ses objets entre SL et NWG (à l’image de SLOP, mais gratuit cette fois) et même d’autres grids. L’autre difficulté est de se faire connaître.

LMS: Quelque chose me surprend, pourquoi distinguer des « freebies » (objets gratuits et libres dans Second Life) dans un projet basé sur la création libre ?
Olish Yalin : En fait, nous n’avons pas tous des compétences en build, ou en script, ou en création d’animations, etc… C’est pourquoi nous allons proposer des tonnes de freebies pour ceux qui ne savent pas créer.
Lycie Yalin: Voilà, chacun est libre de mettre ses créations à disposition s’il le souhaite, NWG étant un monde de solidarité et d’entraide.
Olish Yalin : Oui. Comme le dit Lycie, chacun peut mettre à disposition gratuitement ses créations s’il le souhaite ou bien les vendre de façon externe, sur son site web et via PayPal par exemple. Il peut aussi bien créer sur Second Life et exposer sur NWG car cela signifie avoir plus de place moins cher et vendre sur SLExchange (service d’achats d’objets SL en ligne). Une possibilité de créer une interaction entre des vendors inworld sur NWG et sur des sites de vente externes est à l’étude.

LMS: Oui mais n’est-ce pas un risque de proposer des produits « commerciaux » sur NWG, même s’ils sont réglés de manière externe ?
Olish Yalin: Exact. New World Grid ne supporte pas officiellement le commerce, car OpenSim, il faut le rappeler, est une plateforme au stade alpha de développement donc pas fiable pour des transactions monétaires. Cependant, on ne peut pas interdire à qui que ce soit de vouloir vendre ses propres créations sur NWG, cela reviendrait à ne pas respecter la liberté de chacun.

LMS: Comment faire maintenant pour convaincre les résidents de rejoindre un tel projet ?
Olish Yalin: La grid est ouverte à tous, à tous les projets, à toutes les envies de liberté, à toutes les envies de créer un Nouveau Monde avec des valeurs, à tous ceux qui souhaitent s’offrir leur première région dans un monde virtuel, à tous ceux qui veulent participer au développement de ce monde. Nous avons déjà deux RP qui se profilent : Gaia menée par Sirgibson Oh et et Hyperius menée par Imphazar Gears. Il y a également un chat live pour obtenir de l’aide en cas de soucis.
Lycie Yalin: Après nous sommes ouverts à tout projet que les gens peuvent nous proposer, il existe d’ailleurs une rubrique sur notre forum où les gens peuvent y laisser leurs souhaits

LMS: Lycie, peux-tu nous parler de ton travail avec Calice, comment se passent vos relations avec les utilisateurs ?
Lycie Yalin: Pour faciliter les premiers pas de nos utilisateurs, nous les accueillons sur Welcome (point d’arrivée sur NWG). Nous sommes là pour répondre à toute question que ce soit pour leur avatar ou pour tout autre chose. Nous avons aussi le chat qui permet de nous joindre en cas d’absence sur Welcome et où chacun peut poser ses questions, pour les aider aussi dans la découverte de NWG nous avons créé un parcours initiatique avec les points essentiels. Nous avons aussi une FAQ sur le site de NWG ou l’on retrouve les questions que les utilisateurs peuvent ou ont pu nous poser. Pour facilité le dialogue, ces articles sont écrits en français et en anglais , et le site web peut être adapter dans de nombreuses langues.

LMS: Quelles sont vos réactions quand Philip Rosedale, ancien patron de Linden Lab, parle de travailler à connecter Second Life aux OpenGrids ?
Olish Yalin: Et bien je dirais que c’est une excellente idée, même s’il reste énormément de travail et de développement pour y arriver. C’est une ouverture qui va se produire pour OpenSim en tout cas. L’un des objectifs d’OpenSim est de créer une interopérabilité des grids, la téléportation et le transfert d’inventaire possible de l’une à l’autre. C’est ça l’ouverture. Après, Second Life s’ouvrira-t-il aussi facilement ? C’est une autre question…

LMS: Quelles sont vos espérances à propos de la grid d’ici un an environ ?
Olish Yalin: Nous espérons que nous aurons réussi à créer un univers chaleureux et accueillant, un lieu où on se sentira comme chez soi et où on pourra participer à de nombreuses activités librement, un lieu de rencontre et d’éducation, de culture, de divertissement. Et où chacun participe en apportant son petit coin de paradis.

LMS : C’est la fin de cette interview, vous avez quelque chose à rajouter si non ?
Olish Yalin : Oui. Je voudrais remercier Adam Frisby ainsi que tous les développeurs et contributeurs qui ont rendu ce rêve possible et qui nous donnent le meilleur d’OpenSim.
Lycie Yalin : Je tiens à remercier tous les résidents qui nous ont fait confiance malgré le peu de fonctionnalités qu’il y avait au départ, de leur compréhension, et de l’investissement de chacun sur NewWorldGrid
Olish Yalin: Ainsi que tous ceux qui nous aident sur la grid et participent à son développement, plus particulièrement, Susie Stahelli, Artfox Daviau, Hat White, Virgminie Rochelle, Sirgibson Oh et son équipe, Imphazar Gears et son équipe, et bien sûr Lycie, Calice et Crackou :)

LE SITE DE NEW WORLD GRID

Un jour dans la vie de… Amy Walkenberg

Je suis fabuleuse, tout le monde le sait et j’en suis convaincue (quoi de mieux que l’auto-congratulation). Vous savez tous qui je suis, mais enfin si cela vous avait échappé (ex : ceux qui vivent leur « Second Life » dans une cabane), je suis Minako Bracken, Chroniqueuse de divers chroniques (plus que) corrosives, journaliste sulfureuse, jet setteuse scandaleuse et fashion victime expérimentée. Ça y est vous me détestez ? Parfait. On peut passer aux choses sérieuses.

Aujourd’hui, Ne parlons pas de mon existence fabuleuse (assez de mes chroniques on en parle déjà.), car peut-être vous ne vous en doutez pas mais il existe d’autres personnes, toutes aussi belles et fabuleuses, qui pullulent sur notre petit metavers, et grâce à mes petits articles, je vais vous faire découvrir la vie de ces quelques chanceux qui évoluent dans mes sphères pleines de diamants et de champagne, loin des bling bling aveuglants et vulgaires du petit peuple SL. Bande de petits Vênards ! Vous m’adorez… Ne dites pas le contraire.

Un jour dans la vie de… Amy Walkenberg

Dans ma seconde vie, il m’a été donné de pouvoir rencontrer des tas de personnes géniales, branchées et cools mais rares sont celles qui m’ont autant marqué que Amy, tellement Amy et moi avons des points en commun. Amy, est mannequin, Amy est célèbre, Amy est jolie, Amy fait la couverture des magazines, Amy est capricieuse, Amy est une peste, Amy est une diva, Amy est…. Je pense que vous avez saisi le concept.

La première fois que j’ai rencontré cette jeune femme, C’était sur une séance photo pour un magazine, dont elle et moi devions faire la couverture. Pas folle la guêpe, je fais tout ce qui est en pouvoir pour évincer ma rivale à grand renfort de Face Light (lumière artificielle pour gommer les imperfections) et fringues plus que démentes. Mais quelle fut ma surprise ? Quelques minutes plus tard, quand la dite Amy m’envoie un IM ou elle assassine littéralement le troisième mannequin qui pose à nos côtés. Vous avez dit garces ? Moi ça y est, j’adore cette fille ! Ni une, ni deux je décide qu’elle sera mon sujet. Après lui en avoir parlé, le sujet l’enchante (comme elle se plait à le dire qui de mieux que moi pour ça) et nous voilà copine comme cochon, ou bonne fille que je suis je l’accompagne à une autre séance photo, pour une marque de vêtement. Je juge le personnage : cheveux roux cendrés, visage angélique, une minceur qui me donnerait presque envie de réduire mes formes (déjà bien peu généreuses), quand un hurlement du tonnerre de dieu me fait sursauter : « IL EST HORS DE QUESTION QUE JE PORTE CETTE HORREUR CA M’ENLAIDIT ! ». C’est la délicieuse amy en plein scandale vestimentaire, qui refuse de porter la robe présentée par le couturier, tant elle juge que le « chiffon » est dénué de tout bon goût, appelant au freebie plutôt qu’à la haute couture SL. Etrange enfin quelqu’un qui pense comme moi. Et je suis surprise de la voir sommer mon avis devant la troupe de stylistes et photographes : « Minako, tu es une des reines de la mode du jeu. Que penses-tu de cette robe ? » Je me contente je porter la main à mon visage (merci L’ao ^^) Et de simplement dire entre deux souffles : « Hideuse ». Et voilà qu’en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, Amy quitte le plateau sur un bien vilain « tchao les nazes », et le regard que je devine bien mauvais que les créateurs se tournent vers moi, quand enfin Amy me téléporte à ses cotés, dans une boite de nuit, pour prendre un verre et parler entre filles… Le moment est idéal pour lui poser quelques questions…

Minako Bracken : Ce n’est pas un peu culotté de faire ce genre de chose alors que tu as un contrat ?
Amy Walkenberg : Ne me prends pas pour une idiote s’il te plait, je sais qui tu es et tu ne t’es pas gênée pour le faire avant moi, Miss Queen of Scandale.

Ca commence fort, donc l’impudente me connaît, et bien en plus voilà qui complique les choses.

Amy Walkenberg : Tu sais Minako, toi comme moi on fait partie de la caste de SL, tout nous est permit, alors il faut en profiter, car ici rien ne dure, peut-être que demain nous ne serons plus rien, alors soyons les héritières d’une beauté décadente et faisons ce que les gens attendent de nous temps que ça dure : à savoir être des filles belles et détestées. Ils aiment nous critiquer, ils aiment avoir quelque chose à ronger. Tu le sais aussi bien que moi non ?

Je réponds un oui de la tête, et me tais. Je trouve le personnage prétentieux et pathétique, mais douce et agressive à la fois, pleine d’esprit et de bon sens, attendrissante et dérangeante. Un dernier sourire et je lui propose une virée shopping. Elle accepte bien entendu. Quelques minutes plus tard elle ne fait que confirmer mes craintes : c’est une serial acheteuse de Sl, achats compulsifs et hurlements sur la vendeuse en plus.
Quelques achats plus tard, nous voilà dans une autre boutique très connue du jeu (que je ne cite pas besoin de leur faire de la pub à ces gros ****), ou l’on se fait agresser par une bande d’anti « Hungry Bitch » pour ne pas citer leurs mots sucrés, avant de nous faire tout simplement bannir de la sim, pour  » Insultes sur la clientèle » c’est de notre faute si les dindes étaient grosses et agressives ? Je ne crois pas non….

Ce n’est que plus tard qu’elle me déclare avant de partir :  » Tu sais, le coup du face Light, maintenant que tu me l’as fait, on me la refera plus celle-là, on voit que toi sur la photo ! ». J’explose de rire en me disant que ces articles de Un jour dans la vie de…. promettent beaucoup de tranches de marrades, Vous ne croyez pas ?

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Lively : Google sort le grand « jeu » ?

Les mondes virtuels divisent l’univers médiatique et informatique. Si le web 2.0 fait aujourd’hui la quasi-unanimité, la version 3D se cherche encore et vit une adolescence plutôt contrasté, partagé entre euphorie et coup de boule dans un tronc d’arbre. Second Life, précurseur et maître incontesté des métavers, surclasse largement la concurrence constituée des anecdotiques There, HiPiShi ou encore IMVU… Dans ce combat où le vainqueur semble avoir tout pillé sur son passage, le « grand » Google veut sa part du gâteau et lance à ton tour son propre monde virtuel : Lively. Avec ce logiciel, le géant américain compte bien s’imposer et clouer le bec à l’insolence du rejeton de Linden Lab.

Lively : la suprématie Google qui va peut-être faire mal!

Google c’est quand même l’usine à gaz de la bulle internet, avec une politique de diversification qui a explosé ces dernières années. Le géant ricain veut combattre sur tous les fronts, à se demander si les responsables du développement de la firme n’ont pas potassé les tactiques militaires de Jules César. Après avoir conquis le webmail avec Gmail, après avoir inflitré le streaming vidéo avec Google Video (et racheter) YouTube par la même occasion, après avoir infiltré la messagerie en ligne avec GTalk ou encore en osant proposer une suite bureautique en ligne : Google Documents, le requin du web ne pouvait rester insensible à l’odeur de la chair sanguinolente des mondes virtuels.

Attention Google ce ne sont pas des amateurs. Et le lancement très opportun de Lively en est la preuve. En effet, le logiciel était annoncé en messe basse depuis belle lurette déjà, histoire d’excitailler Linden Lab (« attention le raz de marée approche… dépêche toi de construire tes digues »). C’est une fois que Second Life a montré ses premiers signes de faiblesse que le monde virtuel de Google sort. Malin! A l’inverse de There, Habbo Hôtel et consorts, Lively a suscité une énorme curiosité. Il n’y a qu’à se rendre dans l’univers pour se rendre compte à quel point il est grouillant de petite puces excitées à l’idée de faire un salto sur des petits cubes qu’ils voient pour la première fois. Le phénomène Lively est en marche pour prendre le siège de San Francisco ?

Un monde virtuel visuellement acidulé et structurellement conçu pour les novices

Si Second Life mise sur des graphismes « adultes », Lively emploie un style à mi-chemin entre le manga et les Razmokets. D’ailleurs ça ressemble un peu honteusement à IMVU, les développeurs n’ont pas torturés leurs neurones pour faire quelque chose d’original. Néanmoins c’est quand même plutôt joli, pétillant et vivant. Son avatar est personnalisable, mais c’est très limité pour le moment. A titre de comparaison, ça donne l’illusion de se créer un Meego, les avatars animés de Windows Live Messenger… Plus de liberté ne sera donc pas de trop.

Au contraire de SL qui est un véritable monde de sims continues, Lively utilise un système de « rooms » qui s’apparentent à des sites internet en 3D que l’on peut créer gratuitement et librement. Pour le moment ce service est gratuit mais si ce metavers en vient à être populaire, nul doute que des conditions payantes viendront se superposer à celles-existantes.

Une enveloppe sobre mais très fonctionnelle, à l’image des autres services Google

Les images de Lively laissent transparaître un soft modeste, fantaisiste et enfantin, mais ce serait se mettre le doigt dans l’oeil. Le marketing Google s’est emparé du projet et a décalqué la même politique qui fait le succès de ses autres services : simplicité et fonctionnalité.

Premier point gagné par Lively sur SL : l’accessibilité. Il suffit de se rendre sur la page du metavers pour télécharger le client, et quelques minutes suffisent à se connecter. Ce service utilise les comptes Google/Gmail, réputés pour leur réactivité et sa bonne fonctionnalité en termes d’interface multiservices. Bref, alors que se connecter à SL prend parfois plus d’une demi-heure pour les novices, 2 à 10 minutes suffiront pour Lively.

Second point gagné par Lively : l’interface. Google a pris conscience de l’intérêt des mondes virtuels. Ce ne sont pas des jeux mais des outils utilisés en grande partie pour le partage internet. Lively se lance via un navigateur (Internet Explorer et Mozilla Firefox pour le moment) et l’accès est quasi-instantané. Google n’a pas oublié les joueurs novices et impatients, et ça pourrait lui accorder des faveurs non négligeables.
Une fois connecté, l’interface est très claire, bien qu’en anglais pour l’instant. Des menus limpides et pertinents, des termes précis et simples, des commandes de jeu logiques… Pas besoin de se prendre la tête à lire l’aide du métavers : dans Lively tout est intuitif et rapide. C’est pensé pour les joueurs débutants, et franchement Linden Lab devrait s’en inspirer.

Troisième point perdu cette fois : la faiblesse du contenu (pour l’instant). Malheureusement pour Lively, son inexpérience fait que l’on s’ennuie bien vite. A vrai dire, il n’y a pas grand chose à faire mais le plus inquiétant est surtout le fait que ce service ne semble pas conçu véritablement pour la création complexe, l’expression ou le partage. Lively se place plutôt comme un hub qui dispatche les visiteurs vers d’autres services de la firme (nous y reviendrons). Finalement, les premières impressions nous donnent l’image d’un t’chat 3D où l’on peut faire joujou à aménager sa room. On se croit revenu en enfance… mais ça finit par lasser.

Lively, au coeur de la synergie Google

On sent que Google a plutôt réussi son départ, et pourtant le géant n’a toujours pas sorti sa botte secrète! Depuis quelques années, la firme a employé une politique de rachats de services web pour compléter sa flamboyante activité de moteur de recherche. Compte tenu des spécificités de Lively et de son support « on-browser », on suppose que le monde virtuel se connectera bientôt prochainement à tous ces services détenus par le groupe. Ainsi il sera certainement possible d’accéder à ses mails In-World, d’échanger des documents via Google Documents, d’utiliser la géolocalisation de Google Maps, de construire des objets avec Google SketchUp (logiciel de conception 3D)… Il est d’ailleurs déjà possible de regarder des vidéos YouTube et bientôt de placer sa room sur le globe de Google Earth.

J’ai lu sur de nombreux blogs que Lively et Second Life n’étaient absolument pas comparables. C’est quelque part assez vrai, mais dans le fond, ces deux univers sont totalement concurrentiels selon moi. Je ne parle pas de contenu mais bien de la façon dont ils appréhendent le monde virtuel. Second Life s’oriente davantage comme une plateforme indépendante, peut-être un peu trop. Lively éclaire par sa simplicité, sa fonctionnalité, s’ajoute à cela un lien très fort avec le reste du web. Mais le système de rooms peut-être aussi vu comme un cloisonnement culturel, alors que SL se veut beaucoup ouvert de ce point de vue (en théorie). Lively est véritablement au centre d’une écloserie média-ludique, mais certainement pas professionnelle. SL c’est tout le contraire, avec une économie qui peut donner vie à de véritables projets. Qui vivra, vaincra…

Lively en bref…

Les bons points :
- La simplicité d’utilisation
- Accessible pour les utilisateurs de tout niveau
- L’intégration dans les navigateurs
- Réactif
- Ouvert aux nombreux services Google

Les mauvais points :
- Un système qui semble laisser peu de place à la création de contenu personnel
- Un design cartoonesque trop restrictif au niveau des goûts des utilisateurs
- Un site web peu attrayant
- Une sensation d’espace très limité

Ca se discute :
- Une relative instabilité (sous Firefox notamment)
- Une fenêtre d’application trop petite

Le Charity Day : Luttons contre le cancer les 13 et 14 Juillet sur Second Life

Le Charity Day s’ouvre demain, Dimanche 13 Juillet et se terminera le 14 Juillet dans la nuit. Ce grand gala de charité est un évènement exceptionnel de sensibilisation à la lutte contre le cancer. Deux jours de vie et de fête dans lesquels des dons seront récoltés pour participer au combat contre ce fléau grandissant.

Comme nous vous l’annoncions il y a quelques semaines dans ce communiqué, le grand projet de Riona Rimbaud prend enfin forme et démarrera dès demain avec une série de spectacles musicaux, de shows, de jeux et de ventes dont l’intégralité des profits iront à trois associations luttant contre le cancer : l’ARC (Association pour la recherche contre le cancer), l’UICC et la TWAK..

Je vous invite dès demain à rejoindre La Ruche, dans lequel se tiendra cette manifestation internationale. De grands noms de la scène SL répondront présent comme Angelina Ozsvar, Mimi Carpenter ou encore Kiku Seitan. Amusez vous bien, et unissons nous pour écraser cette maladie susceptible de tous nous toucher.

Se rendre à Charity Day

LE PROGRAMME

Dimanche 13 jUILLET

14h00 (heure française) : Ouverture avec visite du point infos
15h00 (heure française) : Ouverture des différents jeux disponibles sur le sim
21:30-23:30 (heure française) : Défilé organisé par Salvatore Fellini (12:30 AM SLR to 2:30 PM SLT)
23h45 : (heure française) : Une surprise vous attend 2:45 PM SLT)
00:00 : Showgirls (3:00 PM SLT)

Lundi 14 Juillet

13:00 : Vente aux enchères 4:00 AM SLT
17:00 : Mimi Carpenter 8:00 AM SLT
19:00 : Angelina Ozsvar 10:00 AM SLT
20:00 : Cedric Renoir 11:00 AM SLT
22:00 : Cartier Sinatra 1:00 PM SLT
23:00 : Cyberpiper 2:00 PM SLT
00:00 : Kiku Seitan 3:00 PM SLT
01:00 : Nephie Eerie 4:00 PM SLT

Pour tout renseignement complémentaire, vous pouvez contacter IG Christy Mansbridge ou Bee Vollmar

Cupidon n’est plus ce qu’il était ! (J’ai testé Second Love Agency)

Pour commencer je vais me présenter, vu que c’est ma première apparition ici, je m’appelle Faith Latynina, photographe de mon état, et dorénavant, « journaliste » ici-même. 18 mois de vie dans ce monde, avec tout plein d’expériences vécues, dont une en particulier …

Il y a quelques temps, je discutais avec une amie de l’ »amour » dans Second Life et que le marché des sentiments comme « Meetic » n’était pas l’exclusivité de la RL. Mon amie m’a fait remarqué que cela existait déjà sur SL, et qu’elle y avait eu recours. Intriguée, je pris la route de Second Love Agency afin de me faire ma propre expérience de la chose afin de pas rester sur des « on dit ».

« Bonjour, je cherche l’amour ! »

Beaucoup de personnes viennent ici (sur Second Life) pour compenser un manque, le plus souvent affectif, et il est logique en ce sens de voir fleurir des agences de rencontres (l’idée d’en monter une m’a un jour effleurée l’esprit d’ailleurs). Un jour que je ne savais que faire, je me suis dit « tiens tu vas tester pour voir comme cela marche ! », donc je prie sur moi la décision de me faire un autre avatar afin de tester façon « noob ».

Je me créais donc un homme afin de voir comme cela fonctionnait, un homme avec un minimum de look, pas un noob pur tout de même. Le choix d’un homme était stratégique, parce qu’une femme qui arrive et qui cherche est sûre de trouver, même si ce n’est qu’une histoire de sexe. Donc me voila prêt(e) pour me lancer dans une aventure que je ne connais pas du tout, un Meetic mais façon SL. Après une recherche classique et rapide dans le monde francophone, me voila décidé(e) à aller chez « Second Love », agence qui semble la plus importante, et la plus « connue » dans ce milieu. Je me décide donc à me téléporter sur leur terrain, et là première surprise … le décor !

Je dois dire que je m’attendais à un truc des plus basiques, genre un sale immeuble sordide avec un bureau perdu dans un coin sombre, mais là je dois avouer que les gérants ont plutôt bien joué. Un espace grand et vert, très accueillant, avec un navire en fond qui doit bien servir à quelque chose ! Je fais quelques pas en avant, et j’aperçois au loin deux personnes assises autour d’une table, j’avance encore un peu et là je m’aperçois qu’il s’agit d’un « client », et d’une personne travaillant pour l’agence. Je prends place et de suite, la dame de l’agence me fait part qu’elle s’occupe de moi juste après la personne présente, là aussi bonne surprise … un accueil agréable et efficace.

Après quelques instants de patience, la dame vient s’occuper de moi et c’est là que les choses se corsent un peu, ca pouvait pas durer non plus ! Pour commencer, ayant une sainte horreur des écritures sms ou autres langages abrégés, la discussion n’est pas simple à tenir, mais bon, un peu de courage et ca passe. Elle m’explique donc le cheminement à suivre pour faire partie des « clients » de l’agence. D’abord il faut payer, je m’en doutais fortement, mais ca fait toujours drôle quand même … 300 L$ par semaine, pour être dans la base de données de l’agence, participer aux events, et avoir un coach personnalisé. Pour l’inscription, la dame présente me dit qu’elle passera mon nom à une personne concernée, et m’invite à régler la somme due ce que je fais mais pour deux semaines, histoire de voir un peu plus en profondeur.

« Désolé, mais on ne fait pas de ça ici ! »

600 L$ et 30 min plus tard, je quitte donc la sim, content(e) d’avoir trouvé ça et impatient(e). Et là on déchante très vite … Une semaine sans rien, aucune nouvelle … juste une ou deux notecards pour rappeller les mauvais payeurs à l’ordre. Huit jours après, alors que je me dis qu’en fait ca renifle plus l’arnaque qu’autre chose, un contact … Une personne (une femme) prend rendez vous avec moi pour finaliser tout ca et lancer la machine si je puis dire. Je la retrouve le lendemain donc, et ensemble on rempli mon profil entièrement avec les questions d’usage. Une fois cela fait, elle me communique mes identifiants pour le site internet où je me rends sur le champ pour m’apercevoir qu’en fait, malgré les nombres intéressants d’inscrits, peu sont concernés, la moitié étant des coachs de l’agence. Nouvelle déception donc, voyant le nombre réduit de personnes « disponibles », mais je me dis qu’il faut pas céder et continuer pour réussir. Je finis de remplir mon profil donc et la dame m’indique qu’un coach va prendre contact avec moi pour me parler des soirées, me donner des astuces de « drague » tout ça, tout ça … Je me dis « ok », là on est vraiment lancé, et ça va le faire, ben en fait non pas du tout, jamais eu de nouvelles du coach « personnalisé » dans les quelques jours qu’il me restait sur mon paiement, et qui plus est, mon nom a été soigneusement effacé de leur liste à peine 48h après le délai et cela sans aucune relance.

Je n’aurais pas donc eu la choix de rencontrer l’amour grâce à cette agence, qui malgré un apparence de départ fort impressionnante, vous laisse quand même un peu sur votre faim. Peut-être que je n’ai pas eu de chance, peut-être que je n’y passé pas assez de temps mais dans le fond j’aurais donc perdu 600 L$ et de là à dire que je ne conseillerai pas ce genre de méthodes, il n’y a qu’un pas. L’amour ca ne n’invente pas, ça se ressent au fond de soi.

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Exposition d’aquarelles de Josephe Galli

La région France 3D Saint Tropez accueillait avant hier soir le vernissage d’une artiste discrète mais pleine de talent, Josephe Galli. Cette peintre RL présentait, par l’intermédiaire de Second Life, une exposition d’une quarantaine d’aquarelles variées et visiblement réussies.

Pour ma part, qui suit un curieux moyen, j’ai trouvé que ce travail méritait le coup d’oeil par sa sobriété et son accessiblité. Les toiles de Josephe Galli sont inspirées par des choses simples de tous les jours, les coups de pinceaux sont rationnels et réguliers, le réticent à l’art devrait certainement apprécier.

Certains reprocheront à ces peintures une certaine naïveté. En ce qui me concerne, j’ai apprécié ces toiles fraiches aux couleurs pastels qui donnent un certain sentiment de bien-être. L’Alsace, région d’origine de l’artiste et source d’inspiration de nombreuses de ces aquarelles, y est dépend avec un regard d’enfant : lumineuses et colorées, teintées d’un vent d’optimisme. Bienfaisant.

Il vous reste encore quelques jours pour aller regarder quelques unes des oeuvres de cette artiste discrète et modeste, mais dont le talent sait s’exprimer au grand jour. A voir…

SE TELEPORTER A L’EXPOSITION

LE SITE WEB DE JOSEPHE GALLI

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Second Life prochainement sur Playstation 3, Xbox 360 et téléphones iPhone ?

Après les rumeurs d’un client Second Life sur Nintendo Wii (qui devrait être assez rigolo à jouer avec la Wiimote!), voilà que des échos lointains annoncent l’arrivée prochaine du célèbre métavers sur les consoles concurrentes, les Xbox 360 et les PS3, ainsi que sur le très médiatique téléphone portable iPhone d’Apple.

C’est l’agence Reuters qui relaie cette info issue du blog de Dusan Writer qui aurait trouvé par hasard, sur le site de Second Life, le communiqué suivant :

“Placeholer page for XBOX, PS3, and iPhone versions of client when they launch next real soon now”

Pour faire simple, Linden Labs aurait l’intention de développer (ou est en train…) un client pour les consoles Next-Gen ainsi que sur le téléphone « qui fait tout ». Seulement voilà, cette annonce n’a pas fait long feu et le lien qui rapporte cette nouvelle est devenu tout simplement mort. Toutefois, il n’y a pas de fumée sans feu et on se doute bien que le Laboratoire de Tilleul a correctement étudié la question d’une expansion de Second Life sur d’autres plateformes, de manière native.

Si l’information a été étouffée (pour le moment) c’est probablement lié aux procédures juridiques qui ne sont pas encore finalisées. En effet, la console de Sony et celle de Microsoft contrôlent rigoureusement leurs contenus et le développement de logiciels indépendants sur cette plateforme n’est pas chose aisée (sauf pour ce qui est de la PSP et ses célèbres « Homebrews », mais qui nécessitent un piratage logiciel de la console, faisant sauter la garantie).

De plus, Sony développe son propre monde virtuel, Home, et n’a pas caché qu’il cherchait à en faire un monopole du genre sur sa machine. En revanche, l’idée d’un Second Life sur Xbox 360 et Wii n’a rien d’anecdotique. Nintendo a déjà une présence du Second Life (lire ici) et Microsoft,ne devrait pas être enclin à cette présence.

Après pas de quoi pavoiser non plus, Second Life est conçu avant tout pour les ordinateurs. Comme c’est le cas pour les téléphones portables, l’idée d’un client sur console me parait bien obsolète pour une utilisation courante, voir occasionnelle. Mais SL a besoin d’une présence médiatique pour exister et se faire un nom sur ces consoles pourrait bien l’aider.

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The New World Grid : Une façon de concevoir les mondes virtuels (1ère partie)

Second Life ne fait pas que des heureux. Entre les peines de cœurs, les larcins, le lag et l’ennui récurrent, il y a aussi cette catégorie de personnes qui a préféré fuir par désillusion. Ce metavers n’est pour eux, pas tout tout à fait ce qu’ils s’imaginaient : une plate forme qui s’est progressivement déguisée en brochure de réclames, où le despotisme monétaire a depuis longtemps uriné aux quatre coins de ton territoire pour marquer son empreinte.

Cette déception n’a pourtant rien à voir avec la politique puisque Second Life attire aussi bien les crapoteurs de barreaux de chaise que les enfants spirituels de mère-nature.

Le projet OpenSim s’est dressé comme une forme de messie, une plateforme reposant sur des bases à nouveau saines, un socle gratuit et peu coûteux, choyant la sensibilité libertaire de ses futurs adhérents. Tel le petit Jésus (le crusifié, pas la tête de noeud), l’OpenGrid doit prêcher la bonne parole sur l’étendu du web 3D.

La naissance d’une grid

Olish Yalin, créateur de New World Grid, a fait son temps sur Second Life. Développeur et scripteur discret, mais pas moins productif, on lui doit notamment le « MyPrimSaver« , un objet-script qui vous permet de tromper mathématiquement le nombre de prims des objets de petite et moyenne taille (compris dans un rayon de 10 mètres).

Une expérience Second Life qu’il qualifie de « finalement décevante », bien qu’elle ait plutôt bien commencée. Pour lui, ce monde virtuel s’est progressivement transformé en une société individualiste, conflictuelle et où l’argent est devenu non seulement une contrainte mais une vraie philosophie. La politique de Linden Lab lui semble de plus en plus innapropriée car elle se moque bien de ses résidents, et pas seulement pour l’aspect technique historiquement cafouilleux.

Début 2008, Olish s’intéresse de près au programme OpenSim qui permet d’héberger sa propre grille en utilisant les ressources open-sources de Second Life. Un nouveau défi pour lui et les premières pierres de The New World Grid étaient posées. Mais avant de lancer la machine, il fallait concevoir toute une logistique pour préparer la venue de son projet. Il investit dans des serveurs domestiques notamment pour accueillir les données de la grille et offrir un accès 24h/24. L’équipe de New World est pour le moment composée de Olish Yalin, instigateur du projet, Crackou Hienrichs, son associé, Lycie Yalin, compagne RL de Olish et responsable, Calice Janus et plus récemment de Imphazar Gears. Malheureusement l’équipe manque d’une dynamique, même si pour le moment, l’avancée de la grille est constante. A court et moyen terme, l’équipe souhaite se densifier et trouver de nouveaux bras pour compenser ce problème.

The New World Grid a ouvert ses portes officiellement le 25 Février 2008 . A l’heure où j’écris cet article, elle compte environ une quinzaine de sims actives pour une trentaine au total. Le nombre d’inscrits atteint aujourd’hui environ 300 inscrits pour une trentaine de résidents assidus.

New World Grid cherche à se différencier de Second Life dans son contenu

Déçu de la façon dont Linden Lab oriente Second Life, Olish Yalin prend le pari d’employer OpenSim pour proposer une alternative de fond au célèbre monde virtuel. L’objectif ? Prouver que le modèle de Second Life n’est pas le seul qui puisse être applicable dans le web 3D.

« Mon but n’est pas la notoriété mais des qualités et des valeurs à défendre »

La grille New World Grid veut recouvrer un système d’échanges au sens noble du terme en favorisant le partage et la cohésion de ses résidents, de permettre à tous de se développer avec un minimum de contraintes. Un message socialo-libéral dont la façade politique ne devra pas être trop marquée si la grille veut accueillir des sensibilités diversifiées.

La conception de O.Yalin c’est de naviguer vers le cap de l’Open-Source de plus en plus adopté par l’univers multimédia. Mais le concept de liberté et de gratuité ne s’applique ici pas qu’au support logiciel. L’idée de New World Grid c’est aussi le libre partage de la culture. La radio que l’on peut écouter sur la grille est d’ailleurs composée à 100 % de musiques libres de droit. Toutefois, la propriété intellectuelle reste un point sur lequel Olish ne veut pas négliger pour autant, et l’artiste a tout loisirs de protéger ses créations mais seulement dans la mesure leur consultation est libre et qu’elle ne met pas certaines personnes sur le carreau pour raisons financières. Alors bien sûr, l’art ou la culture peut aussi servir à nous nourrir, ce concept est donc un peu utopique, mais il a au moins le mérite de marcher sur les pieds de la marchandisation de la « culture » qui fait tant souffrir nos oreilles à écouter Cindy Sander sur les ondes…

Une grille internationale, plus que « francophone »

Comme son nom l’indique, The New World Grid cherche à s’ouvrir vers l’extérieur. Même si ses responsables sont français, la langue « officielle » est l’anglais. Le site web, très bien foutu au passage, est nativement écrit dans la langue de Shakespeare et dispose d’un module de conversion instantané en 7 langues (même si la traduction est très approximative, Google Traductor oblige…).

L’ouverture de la grille au reste du monde ne semble d’ailleurs plus un mirage, car en me rendant sur NWG, je suis régulièrement contraint de me torturer à employer mon anglais de bon franchouillard chauvin. Les français sont d’ailleurs tout naturellement « tentés » d’aller sur FrancoGrid, plus « médiatique » et surtout qui « sonne littéralement mieux » pour les résidents français qui ont envie de découvrir les OpenSims sans se prendre la tête à parler un franglais subi. Mais l’avenir du monde virtuel est-il dans le cloisonnement culturel ? Pas sûr.

Un environnement convivial tourné autour de l’esprit d’équipe

Le souhait le plus cher de Olish Yalin et de son équipe est de faire de The New World Grid un espace homogène et communautaire dans lequel chaque résident peut entrer en relation directement avec l’autre. Pour cela, ils organisent de temps à autre des évènements fédérateurs comme le concours « Labyrinthe » qui s’est tenu en mai dernier ainsi que les soirées du club Hexagon. Pour le moment, les projets sont encore assez timides en nombre mais devrait s’étoffer avec l’expansion de la grille et de la démocratisation du projet OpenSim.

D’autres lieux communautaires ont été construits comme la grande salle de conférence qui pourra accueillir des colloques virtuels et des présentations…

Pour ce qui de l’accueil, The New World Grid fait en sorte de prendre en charge chaque nouveaux arrivants pour les aider à mieux se repérer sur la grille. Pour cela, Calice Janus et Lycie Yalin ont la tâche d’aider les nouveaux dès qu’elles en ont l’occasion. De plus, les nouveaux résidents sont automatiquement téléportés sur une sorte d’ »Orientation Island » où les attendent des tutoriels en anglais et en français ainsi que des packs de vêtements fonctionnels qui compensent l’horrible look de « noob ».

…mais une communication perfectible

Malgré ses prises d’opinions quant à l’ouverture de la sim vers l’extérieur ou encore d’entretenir un esprit de communauté, NWG souffre d’un défaut contrariant : la communication. C’est incontestablement le talon d’achille du projet et pourrait payer cher cette discrétion si nous n’entendons pas plus parler de The New World Grid dans les prochains mois.

Le choix d’indépendance s’est également fait au détriment de toute une communauté de Second Life, susceptible d’être intéressée par le projet. Il n’existe aucune veille active au sein du métavers si ce n’est un groupe qui relaye quelques informations dans un groupe où les spammeurs jubilent. Il existe peu d’interventions des responsables de la grille également, mise à part des passages furtifs de Lycie Yalin et Calice Janus. Finalement, peu de personnes ont entendu parler de NWG sur Second Life si ce n’est quelques lecteurs curieux du SLAgora dans lequel je leur accorde quelques lignes étant donné ma participation personnel au projet.

A l’inverse, la grille FrancoGrid a su s’impreigner de l’intérêt de la communication en multipliant les communiqués, en mettant à jour régulièrement l’actualité de la grid sur leur site. Le site web de New World Grid, bien que esthétique et fonctionnel, manque de vitalité en ce qui concerne l’arrosage des informations, qui pourtant ne manquent pas. La faute à une équipe encore insuffisamment organisée et incomplète.

Cependant Olish et son équipe ont pris conscience de ce problème et un gros effort sur la communication va être fait. Une permanence va être mise en place sur SL avec un groupe qui sera désormais administré par un SLien qui pourra intervenir plus souvent. Le site web va désormais être mis à jour quotidiennement avec en plus un système de newsletters. Enfin, une conférence de présentation devrait être organisée sur Second Life pour le mois de Septembre pour présenter, à tous les avatars SLiens, cette grille alternative.

Une technique innovante mais victime de la jeunesse d’OpenSimulator

Je passerais volontairement sur les nombreux bugs qui sont plus spécifiquement liés au logiciel OpenSimulator. Cependant, Olish Yalin, étant un fin développeur, a mis au point de nouveaux outils exclusifs à son OpenGrid et qui pourrait bien faire parler d’eux.

Tout d’abord c’est tout simplement l’introduction d’un lanceur officiel qui met enfin un terme à ce système de téléchargement de raccourcis pas très évident à comprendre et pas vraiment sérieux non plus. Désormais un simple fichier .exe est à downloader et qui vous donne accès directement à une connexion à New World Grid en ayant, au préalable, choisi votre client : celui de Second Life ou RealXTend (attention ce dernier est encore assez buggé sur OpenSim mais les bugs sont corrigés très vite).

Côté maintenance, Olish fait plutôt bien son boulot et entretient quotidiennement sa grille, tout en étant à l’écoute de ses responsables de sims en cas de problèmes. De ce fait, les pannes ne durent jamais bien longtemps, quelques heures tout au plus. A voir à l’avenir, quand la grille aura doublé, si ce service après-vente est toujours aussi efficace.

Enfin dernier point important. Un service intéressant va prochainement naître sur New World Grid. Pour les non-fortunés qui n’aurait pas les moyens d’investir 30 euro par mois dans l’achat d’une sim, Olish Yalin vient de proposer un nouveau service qui consiste à héberger gratuitement sa propre sim en locale via son système ADSL ou Fibre optique tout étant en étant connecté aux autres sims de la grille. Ce dispositif sera accompagné d’un programme, OpenSim Easy Made, qui facilitera cette installation, même pour les individus qui ont une connaissance très étroite en informatique ou en gestion de réseaux.

Synthèse :

Les bons points :
- Un contenu qui cherche à se différencier de Second Life
- Une grille « internationale » avec l’anglais comme langue officielle
- Une ambiance conviviale et décontractée
- De nombreux outils innovants (OpenSim Easy Made, NWG Launcher…)

Les points à améliorer:
- La dynamique d’équipe
- La communication
- Attirer plus de résidents et de développeurs

Retrouver très prochainement la seconde partie de ce dossier qui comprendre une interview de Olish et Lycie Yalin.

Le site internet de New World Grid : http://www.newworldgrid.com/