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LeoMaxx Sautereau
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Le 21 février 2009 à 19 h 17 min   

En avril 2008, Philip Rosedale, celui qui a fait de Second Life une plateforme de communication novatrice et performante, celui que j’appelle le « surfeur d’argent » à cause de son bronzage australien et de sa « business attitude », décide de céder sa planche de surf de CEO* à un Monsieur bien moins rigolo, Mark Kingdon, qui aime que l’on l’appelle « Monsieur M » (et oui ça pète sec!). Une révolution silencieuse a eu lieu! Vive le Roi!

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Mark Kingdon : une main de fer dans un gant de velour

Contrairement à son prédécesseur, Mark Kingdon n’aime pas trop les photos et les apparitions publiques. Il faut dire qu’il ne peut pas se vanter d’avoir le même capital sympathie que « Sonic Slater ». Le cul tellement serré sur les clichés qu’il pourrait casser des cacahuètes avec, le regard d’un poulpe… c’est visiblement un homme qui n’aime pas perdre son temps à la déconne (et paf Philip!). Nous sommes là plus proche du look « Prof de maths » que du midinet accroc aux vagues. Après dix mois d’exercice illusoirement discret, l’homme mène sa barque comme un brise-glace dans l’Océan Arctique. Fini aussi la grande philosophie pseudo-anarchiste-foutaisiste de la génération Bill Gates, il faut se rendre à l’évidence que l’informatique est un monde impitoyable où le divertissement n’a sa place que dans les foyers.

Milieu 2008, Second Life est devenu une marque qui a la prétention d’exiger du public d’apposer un ® à chaque expression du « produit ». Philip Rosedale, co-fondateur de Linden Lab en 1999, et créateur du projet Second Life a déjà fait son bonhomme de chemin depuis plus de six ans après le lancement du développement du projet. Si l’homme fut génial lors de la construction du logiciel, il fut vite dépassé quand il s’agissait de diriger une entreprise galopante comme Linden Lab. « Driver » une usine à gaz, ce n’est pas vraiment son cœur de métier, et décide donc de céder sa place à quelqu’un qui sera plus expérimenté à cet exercice.

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L’élu est Mark Kingdon. « Monsieur M » est tout nouveau tout beau, mais n’est pas complètement étranger à Second Life. En effet, son CV montre qu’il utilise déjà la plateforme depuis Janvier 2007 sous le pseudonyme Marcus Voom. Curieusement, d’après l’Agence Reuters, Mark Kingdon se définit lui-même comme un « joueur occasionnel » de SL. Autrement dit, ses seules occupations consistaient à draguer les noobettes sur les Community Gateways. Drôle de choix que quelqu’un qui n’a qu’une connaissance superficielle de la plateforme qu’il va diriger. Heureusement le CV de « M » ne s’arrête pas à ses compétences de dragueur virtuel du dimanche. L’homme a en effet été CEO pendant plusieurs années de l’agence Organic, une société spécialisée dans les mondes numériques. Il est notamment reconnu pour sa rigueur et ses compétences de gestionnaire, deux qualités qui manquaient précisément à Philip Rosedale.

En choisissant Kingdon à sa tête, Linden Lab a fait le choix d’une nouvelle politique. Les méthodes de travail du nouveau CEO sont plus pragmatiques, plus réalistes et donc peut-être moins enjouées que celles de son prédécesseur. La face de Second Life est en train de changer… dans le bon sens ?

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Le risque de remettre en cause l’essence même du monde virtuel pour le rendre plus rentable et contrôlable

Quand Philip Rosedale et son équipe ont buildé les fondations de leur monde virtuel, leur priorité aura été de donner à leur produit une signature qui lui permette de se distinguer le mieux possible des traditionnels MMO qui font déjà fureur à l’époque (Everquest, La 4ème prophétie…). Pour cela, Linden Lab veut faire de Second Life un véritable outil de communication, plus seulement dédié au divertissement, mais qui s’ouvrirait au monde dans le but de communiquer, partager et surtout commercer. L’éditeur s’occupe donc du développement logiciel et de la gestion administrative. En revanche 95 % du contenu serait développé par les résidents eux-mêmes.  « Your world, your imagination ». Ambitieux!

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Cinq ans après, les douze travaux d’Hercules sont accomplis avec un certain succès. Malgré les nombreux cafouillages techniques et erreurs de gestion, Linden Lab a fait de SL un monde virtuel très riche et peuplé, même si le nombre d’utilisateurs actifs tend à se stabiliser ces derniers mois.

Seulement voilà, depuis un an environ, Second Life est arrivé à un stade d’une certaine maturité. Le contenu est exhaustif, original et chacun y met du sien pour y apporter son produit fait maison. La concurrence est telle aujourd’hui qu’il est impossible de tenter une percée dans un marché totalement saturé, où les prix sont totalement invraisemblables, dans un sens comme dans l’autre. Second Life est devenu une usine à gaz avec l’impression qu’aucun directeur ne soit là pour gouverner son entreprise.

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Depuis un an, le bilan est préoccupant. Second Life stagne car nous atteignons les limites d’un système anarcho-capitaliste sans aucun dispositif de régulation du contenu. C’est là que Mark Kingdon, entre en fonction…  Fin gestionnaire, et vision du monde réaliste, l’homme va prendre conscience que le phénomène libertaire d’antan n’a plus vraiment d’avenir et que SL se doit d’être en quelque sorte « clôturé » pour empêcher les brebis de venir pâturer sur d’autres versants.

Les actions coup de poing de Mark Kingdon

Second Life c’est un shoot vertigineux mais dont la descente est casse-gueule voir mortelle. La politique de « M » est simple : cadrer au mieux le contenu de la plateforme afin de l’optimiser au mieux pour un public qui alimentera réellement les caisses de Linden Lab : les entreprises. Ce sont elles qui participent au buzz, et à la pertinence du monde virtuel. Plus d’entreprises, plus de partenaires, plus de profit… Pas étonnant que le monsieur s’est déplacé partout dans le monde pour rencontrer certains LandBarrons qui accueillent des entreprises sur leur fief. Fini la récré, il est temps d’amener de l’eau au moulin, pour le grand malheur d’une bonne moitié de résidents.

Le rodage terminé et une période d’essai sulfureuse (le dossier « OpenSpace » à gérer…), Kingdon s’est amené à prendre les premières mesures de sa politique. La première c’est de revoir son équipe dont le cœur venait encore de la génération Rosedale. Nous avons donc pu constater les départs de Sidewinder Linden ou encore Robin Linden. A quand le prochain ? M semble vouloir s’entourer de sa propre équipe, sans doute en vue d’un nouveau virage dans lequel tous les passagers de la voiture seront d’accord sur la direction à prendre.

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Cette direction c’est la réduction lente mais effective de la liberté de contenu des résidents. Aux yeux du public, Second Life prend des airs de souk virtuel dans lequel le « trop de produit » tue le « produit ». La récente acquisition des deux sociétés de e-commerce XStreet SL et OnRez sont la preuve que Mark Kingdon souhaite centraliser la production de ses résidents, soit pour mieux la faire circuler, soit pour mieux la contrôler. Cette opération aura déjà pour effet de réduire quantitativement l’océan de « shops poubelles » implantés partout, et de réduire l’essor des freebies, véritable épine dans le pied de la plate forme. Linden Lab proposera-t-il du contenu ? Assurément non. Ces pratiques déjà proposées par Lively ou Home n’ont guère eu de succès. La création de contenu par les résidents sera perpétuée pendant beaucoup d’années encore, mais la marge de manœuvre sera quelque peu étroite.

Reste la question du titre de la propriété des créations, qui n’est toujours complètement résolu. Une problématique auquelle la nouvelle équipe exécutive de Linden Lab s’attèlera bientôt. Voilà qui promet! En effet, l’intégration progressive des mondes virtuels comme plateforme et non plus comme divertissement, pose un sérieux problème législatif concernant la propriété légale. Vos objets vous appartiennent par principe, mais vu que ceux-ci sont hébergés sur des serveurs relevant de l’autorité de Linden Lab, nous pouvons nous attendre à un vrai bras de fer entre les résidents et l’éditeur. Pour comparaison, c’est exactement la même chose qui s’est passé (et qui se passe encore) pour YouTube et consorts où chaque parti s’est renvoyé la balle concernant la responsabilité pénal du contenu (souvent piratage d’œuvres protégés ou contrefaçons).

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Autre mesure lourde de conséquence, le retour du Mainland! Par cette appellation, nous désignons l’ensemble des sims dont Linden Lab est propriétaire. Autrefois, beaucoup de locataires de terrains sur ces régions se sont plaints d’une gestion calamiteuse. Le contact avec les responsables était en effet particulièrement périlleux. Ces problèmes d’organisation ont fait que le Mainland a progressivement été boudé par les résidents au profit de sims « privés » (les gestionnaires sont les résidents eux-mêmes). Plus de proximité et des problèmes réglés plus vite. Depuis plusieurs mois, Mark Kingdon a souhaité revaloriser le Mainland par deux mesures phares :

  • Extension massive du domaine avec l’introduction des sims « Nautilus », graphiquement plus attractives.
  • Hausse significative du prix d’achat/frais mensuels des sims privées Openspaces (devenues « Homesteads« )
  • Interdiction des « ad-farms », terrains constitués essentiellement de panneaux publicitaires (merci Koxinell cf.commentaires)
  • Interdiction des terrains de petite taille (512 m²), trop peu rentables car souvent invendables ((merci Koxinell cf.commentaires)

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Pour le moment impossible de savoir si le Mainland a de nouveau récupéré des locataires, Linden Lab ayant soigneusement supprimé ses statistiques sur les terrains de manière à ce que la baisse très probable de lands (non compensés par le développement du Mainland) ne soit pas mathématiquement démontré.

Le règne de Philip Rosedale est terminé. Même si en tant que membre du conseil d’administration ce dernier garde un certain pouvoir sur Linden Lab, il n’est plus maître des décisions prises pour le développement de Second Life. Une progressive mutation est actuellement en train de s’opérer. La volonté de proposer aux résidents le contrôle de leur contenu s’efface au profit d’un renforcement de la gouvernance de l’éditeur. L’équipe « M » souhaite reprendre les rennes de son produit et en finir avec le joyeux bordel orchestré par l’équipe précédente sans que celle-ci n’ait complètement foiré. Second Life en est là où il est : le plus convaincant des mondes virtuels actuel. Reste à prouver que la méthode Kingdon sera meilleure que la précédente.

LeoMaxx Sautereau

* CEO : Chief Officer Executor -expression reprise de Rambo 3 parait-il-

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LeoMaxx Sautereau
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Le 12 septembre 2008 à 19 h 37 min   

La mode sur Second Life recèle de véritables trésors que l’on peut déterrer sans avoir de carte dénichée dans une improbable bouteille. Parfois, au détour d’une rue, nous posons le pied dans une caverne où repose un génie en éveil. Voilà le sentiment qui m’a traversé l’esprit quand j’ai foulé le sol de Elemiah Design. Une enseigne tenue de main de maître par un petit bout de bonne femme, Elemiah Choche, une jolie blonde à l’apparence fragile et réservée. Mais détrompez-vous, derrière ce visage tendre se cache une insatiable soif de réussite et de soucis du détail. Un talent qui ne demande qu’à être connu, mais qui éprouve encore des difficultés à être partagé d’un large public.

En Mai dernier, j’étais justement contacté par cette jeune femme pour publier un communiqué sur la première année d’existence de son magasin. Un évènement assez particulier d’ailleurs car il fêtait une longévité exceptionnelle qui ne m’était pas passé inaperçu et je n’avais pas été déçu de ma visite . Je découvrais l’une des plus belles collections de vêtements féminins qu’il m’a été donné de voir. Un choix aussi réussi que sobre d’ailleurs. Car l’inspiration de Elemiah est directement puisée dans l’élégance et dans la simplicité. Un style racé et distingué, bien loin de la vulgarité impersonnelle que l’on côtoie tant.

La sensualité à fleur de peau

Ne vous fiers pas à la douceur de sa voix et à la petite taille de son avatar (seulement 1m80!), Elemiah Choche est une vraie guerrière, un bourreau de travail dont la volonté n’a pas d’équivalent. Depuis un an d’existence sur Second Life, la créatrice n’a pas moins dessiné qu’une centaine de robes et vêtements! Un record probablement, sans compter la qualité constante de ces œuvres.
Mais atteindre un tel niveau de pratique ne se fait pas que par la bonne grâce divine. Pour arriver à ce stade, Elemiah travaille beaucoup, énormément même. C’est seulement en y dépensant toute son énergie qu’elle effleure enfin un sentiment de satisfaction.

« J’aime la perfection dans tous les domaines et je ne fais jamais les choses à moitié[...] Je suis très dure avec moi, c’est mon tempérament »

Dans la mythologie hébraïque, Elemiah est un ange qui symbolise la richesse intérieure et le développement de notre énergie dans un sens de construction. Il porte en son sein le courage, la joie, l’équilibre et l’enthousiasme. Ces quatre qualificatifs illustrent parfaitement le ressenti exprimé à la rencontre de cette jeune femme pleine de surprise. Discrète, mais pas moins omniprésente, Elemiah Choche rayonne par son talent mais laisse de côté l’arrogance et la suffisance. Nous pourrions toutefois lui reprocher sa trop grande modestie et un certain manque de confiance en elle, deux freins qui l’empêchent d’avoir une véritable crédibilité et une renommée indiscutable dans le paysage de la mode SL.

Elemiah Choche, une vraie créatrice parmi les « créatrices »

La création de vêtements sur SL surfe sur un effet de mode des plus contrastés. D’un côté nous retrouvons des créateurs qui s’inspirent ouvertement d’œuvres de stylistes déjà existants, donnant un aspect « contrefait » moyennement sérieux. Et puis de l’autre, nous avons ces vrais créateurs, qui trouvent leur inspiration dans leur livre intérieur et dessine leurs vêtements avec les fruits de leur imagination. Elemiah Choche fait certainement parti de ceux là. Elle n’a pas eu la chance de devenir styliste dans sa RL mais sa passion pour la mode est inaltérable. Il est aujourd’hui impossible de pouvoir percer dans l’univers de la haute couture, alors Second Life lui est apparu comme une véritable alternative pour y laisser fleurir son florilège d’idées.

Comme beaucoup, Elemiah n’est pas parti de grand chose. Une petite échoppe de quelques mètres carrés pour y exposer ses premières œuvres et le « génie Choche » tâtait du bout du pied les terres de son public SLien. Les quelques robes se sont progressivement transformées en collection puis en véritable enseigne dont la réputation commence lentement à se forger dans les esprits, notamment à l’étranger. En effet, le principal public de Elemiah Design est surtout asiatique et américain. Du côté francophone, le nom « Elemiah » ne bouscule pas encore les habitudes, parce que sa communication est encore perfectible, en dépit de quelques initiatives mais qui n’ont pas su atteindre leur but initial (comme la « semaine anniversaire » en mai dernier).

Ses vêtements  sont essentiellement féminins et inspirés par un courant franco-parisien, au sens noble du terme. Voilà pourquoi, nos amis nippons et américains constituent le cœur des fans de Elemiah Design qui fête avec la plus grande finesse le savoir faire à la française, que nous français, ne soupçonnons pas toujours l’existence. Les étrangers semblent effectivement plus sensibles à cette mode, sans doute parce qu’elle illustre le romantisme et l’élégance typique de chez nous. D’ailleurs les nombreuses créations de Elemiah sont fortement marquées par la sensualité mais ne dépasse jamais les barrières du vulgaire. C’est certainement de cette façon que son talent est des plus appréciable : une finesse palpable et une imagination aussi débordante que réaliste.

Je vous invite dès à présent à visiter le magasin Elemiah Design et peut-être d’avoir la chance de rencontrer sa remarquable propriétaire.

http://slurl.com/secondlife/george%205/89/243/21/

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Utopia2007 Planer
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Le 1 mai 2008 à 9 h 42 min   

Si le rire est le propre de l’homme, l’imagination et l’imaginaire, que nos cellules grises développent, tiennent une part non négligeable dans les caractéristiques du monde des bipèdes…Quel terrain pouvait offrir à l’homme du 21ème siècle l’occasion idéale de laisser libre court à ses rêves les plus délirants, si ce n’est la 3D en ligne ? Et plus encore : le rôle play, véritable univers à part, au sein même du métavers Second life. C’est pour en savoir plus et faire découvrir à nos lecteurs de SL Agora que j’ai posé quelques questions à une Rôle Playeuse rencontrée fortuitement au cours d’un de mes voyages au pays du RP…

Utopia2007 Planer : Bonjour Naiss, Je suis en quête de comprendre ce qu’est le rôle play. Pourriez-vous vous présenter et nous dire ce que cela représente sur sl ?

Naiss Rhode: Bonjour, alors vous êtes bien tombée ! Sur SL, nous avons plusieurs types de rôle play. Tout dépendra du lieu où vous vous trouvez. Il s’agit, pour faire court, de créer l’histoire de votre personnage et de la faire vivre aux autres, de leur faire découvrir votre vie. Je pense que l’on peut dire : « une troisième vie dans votre seconde vie ».

UP : Comment pourrait-on établir un bilan chiffré du RP sur Second Life ?

Naiss Rhode: Hum… Il est impossible, je pense, de faire un bilan chiffré là dessus. Il y a de nombreuses sims faisant du RP  au  niveau de fréquentation très élevé, où la plupart des role players sont anglophones.
Les sims françaises sont un peu plus laxistes sur le règlement (sourire).

UP: Intéressant ! Comment expliquez-vous cette différence ?

Naiss Rhode: la culture sans doute. Les cultures anglophones sont plus strictes. Si je prends comme exemple la sim de Toxian City, une sim futuriste où les armes sont autorisées, vous ne pouvez pas exprimer plus de 3 phrases HRP (Hors Rôle Play). Dans le canal général, il est même interdit de crier. Sur VampsNnest ou ici-même, beaucoup de joueurs abusent du  » shout », ce qui est parfois agaçant.

UP: D’accord et là où sommes-nous ? Pouvez-vous nous décrire l’endroit ?

Naiss Rhode: Ici, nous sommes dans la ville de Nosgoth, une ville de rôle play médiévale fantastique. Nous sommes au 16ème siècle. Les armes à feu sont proscrites ainsi que l’utilisation de la magie. Vous me voyez aujourd’hui dans une tenue peu médiévale… je vous l’accorde (rire)

UP: Faisons connaissance avec votre personnage…triple : qui êtes-vous en rl, en sl et en rp ?

Naiss Rhode: Alors… en RL , je me prénomme également Naiss, je suis une ancienne étudiante de 22 ans… Sur sl, je suis Naiss une infatigable folle, et en rp, je suis Naiss Rode, fille du roi Pierre Cloetens, Roi des Vamps Lords. Je suis une vampire de 220 ans avec un passé très tumultueux et un lourd secret.

UP: Quels sont ce passé tumultueux et ce secret, serait-ce indiscret ?

Naiss Rhode: Si je devais vous conter mon histoire, votre journal serait très long… je vous remets une note si vous voulez, tout y est expliqué en détail, vous pourrez sélectionner des parties.

UP: En un mot, si l’on devait le résumer?

Naiss Rhode: En un mot ? Possédée

UP: Etes-vous représentative du personnage rp ? Y-a t il un personnage type que l’on rencontre souvent ?

Naiss Rhode: Non. Chaque personne créée son histoire. De ce fait, peu de personnes se ressemblent. Bien sûr, il y a plusieurs niveau de rp, les passionnés et les débutants. C’est comme partout.

UP : Vous êtes une passionnée, c’est très palpable… Y-a t il des époques plus prisées que d’autres ?

Naiss Rhode : (sourire) Oui, je suis très peu sur des sims conventionnelles. Dans ma vie rl, je joue à des jeux de rôle play. Sur sl, je trouve que c’est encore mieux car on a une plus grande interactivité et beaucoup de sims futuristes ou actuelles, il y a quelques sims médiévales, d’autres romaines.. Il y en a vraiment pour tous les goûts…

UP : Il me semble pourtant que le Moyen-âge et les vampires dominent…

Naiss Rhode: Pour les sims françaises, en effet. Mais si vous parlez anglais, rendez-vous sur Toxian, ou bien City of Lost Angel. Il y a beaucoup de monde et énormément de lag aussi, ce qui n’est pas facile pour les combats. Ce sont des sims futuristes, vous y trouvez des cyborgs et autres. Il existe aussi des sims stars wars !

UP: Existe-t-il des règles communes à l’ensemble des sims rôle play? Comment cela se passe avec les autres résidents de sl ?

Naiss Rhode: Il y a quelques règles communes oui, comme le fait de devoir créer des joutes verbales avant d’attaquer, de respecter ce que dit un GM (Game Master). Après, les règles changent en fonction des époques. Les résidents sl sont acceptés à partir du moment où ils se sentent capables de respecter des règles et de s’intégrer dans la vie d’un clan. Il y a tes tags d’observateurs disponibles à l’entrée des sims de rôles play pour qu’ils puissent venir observer avant de décider de prendre part ou non. Vous êtes libre d’arrêter le rôle play quand vous le désirez. La seule contrainte du rp est de respecter les règles. Aucune cotisation demandée : si ce n’est de donner un peu de votre temps.

UP: Y-a-t il un profil type du joueur RL pratiquant le rôle play ?

Naiss Rhode: Hum.. Hormis la passion et l’imagination … je ne pense pas. Il faut en être capable et réagir vite à des situations, c’est tout ce qui est réellement demandé, répondre comme si vous étiez réellement en face de la personne dans la vraie vie, une personne n’attendra pas 10 minutes entre deux réponses.

UP: Peut-on louer ou être propriétaire dans une sim rp ?

Naiss Rhode: oui, vous pouvez louer des terrains, plus ou moins grands, pour des magasins, des résidences ou pour des clans. Les clans sont des familles de joueurs, ils portent un tag, il y a selon les clans une hiérarchie plus ou moins complexe : pour ma part, je fais partie de la famille des Vamps Lords depuis bientôt 10 mois. Il y a aussi des alliances entre des clans. C’est comme un plateau de jeu, chaque mouvement à une répercussion.

UP: Je crois qu’il existe des règles pour s’exprimer …

Naiss Rhode: Tout à fait, le langage sms est proscrit, de même que les  » lol » et autres… Il faut au maximum décrire les mouvements de votre personnage soit en utilisant la fonction /me dans le chat avant votre phrase, soit en les plaçant entre étoiles par exemple. Pour parler hors contexte, il faut utiliser des doubles parenthèses (( voici donc un exemple de hors RP )). Si le problème ou la discussion s’éternise, mieux vaut utiliser les IM cela permet de ne pas déranger les autres joueurs.

UP: Avant de conclure cette interview, pourriez- vous nous faire part de votre pire et votre meilleure expérience de RP, puisque vous avez 220 ans vous devez avoir une sacrée expérience…

Naiss Rhode : (rire) Ma pire expérience de rp ? … hum… peut être de devoir sans cesse ré-expliquer des règles à des personnes qui ne font aucun effort … qui ne laissent paraître du rp que le combat, sans prendre la peine de créer une histoire .. .Ma plus belle expérience.. je la vie au quotidien, au sein de ma famille…

UP: Quelles sont les sims/sites et conseils que vous pourriez donner en guise de conclusion pour les lecteurs ?

Naiss Rhode: Il y a plusieurs sites à visiter : www.vampsnest.fr ou bien encore http://nosgoth.frenchboard.com/, et pour les sims, Vamps Nest et Nosgoth pour du rp francophone, ou Toxian pour de l’anglophone se sont majoritairement les lieux où vous me trouverez.

UP: Parfait, je vous remercie beaucoup de m’avoir accordé un moment de votre temps si précieux même si à en croire votre histoire vous avez la vie éternelle.

Naiss Rhode: Oui, je suis éternelle ici, alors accordez un peu de mon temps n’est rien… Peut- être que vous ou vos lecteurs désireront faire partie de ce monde, ma porte et mes crocs sauront vous accueillir avec plaisir (rire).

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Didier Dewoitine
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Le 19 avril 2008 à 18 h 16 min   

Parfois, au détour du chemin, il nous arrive de croiser la chance …
Cette nuit là, dans le plus inattendu des lieux, je rencontrais Symphonia Benelli qui allait me donner la chance de découvrir un artiste rare, sincère et sensuel. Hasard de goûts communs, nous entamons la conversation et, rapidement, elle en vient à me parler de celui qui partage sa vie réelle, Rover Robbiani. Une réelle admiration perle ses mots et elle m’invite à venir visiter le show-room de son tendre. La dame est agréable, voir séductrice, je me laisse guider.

Premier contact avec Rover Robbiani, ses tableaux … Sensuels, teintés d’une touche bondage pour certains, les encadrements sont fins et adaptés, le goût est là. Symphonia me précise que les ensembles ne font qu’un unique prim.
Je clique et je découvre le prix, un sourire affleure.
Pour sûr, l’objectif de cet artiste n’est pas de faire fortune. La délicatesse des encadrements, la finesse des œuvres, la fièvre acheteuse me prend.

Mais Symphonia est avide de me faire partager sa ferveur et m’entraîne déjà …
Le premier ensemble d’ameublement est épuré, résurgence de cubisme, choix de la simplicité, texture fine et délicate, je ne résiste pas à l’envie de m’asseoir. Evidemment, comme je le constaterai pour toutes les assises du lieu, une animation cachée me dépose délicatement. En trois prims, Rover crée la légèreté. Usage délicat des transparences, soin des assemblages, assurément, l’artiste prend plaisir et aime à le transmettre.
Le bronze, sous verre, d’un couple enlacé, me fait de l’œil, il aspire la lumière et mon attention, je ne résiste pas, je le laisse entrer dans mon inventaire. Des chaises se révèlent rêveries, torses d’hommes, corsets lacés sur la taille de femmes, je m’arrache à la contemplation pour progresser et je sens le charme m’emporter pas à pas. Plus loin, quelques nus artistiques d’homme viennent parler aux femmes. Là encore, la sensualité explose, les ombres révèlent, la chaleur s’impose. Force m’est de reconnaître que Rover joue de la sensualité, aime la partager et l’insuffle dans mes pensées …

Un soir, enfin, Symphonia me contacte. Rover est sorti de son atelier et m’accorde une interview. J’abandonne, dans l’instant, mes interlocuteurs du moment, je ne veux pas perdre un seul instant …
Une téléportation plus tard me voici face à l’artiste. Il est vêtu tel un prince d’orient, turban coloré entourant sa tête, Symphonia l’accompagne ainsi que leur fille. Face à cette famille réunie, je me lance. Le temps de le remercier de m’octroyer ce moment, Rover, déjà, m’invite à le tutoyer. Enfant, ses parents brimèrent son goût pour l’expression artistique, l’art était tabou et les artistes sans intérêt, alors, il intégra la S.N.C.F. et y travaille depuis vingt-huit ans où il occupe le poste de Responsable Commercial. Mais sa passion pour Leonard De Vinci, et son admiration pour ses œuvres, le poussèrent à faire son chemin seul. Tout d’abord, il apprend la guitare, bricole et peint. Ensuite, sur photoshop, il joue avec les images et, un jour, parce que Symphonia l’y pousse, il entre dans S.L..

Seul, parce que l’homme est solitaire, voir « ours » comme il le dit lui-même, il manipule, modifie, joue … Ses premiers essais dans la création de vêtements le frustrent, il achète une petite maison japonaise et en fait son terrain de jeu, son laboratoire d’expérimentation. Il retouche, adapte, arrange et, surtout, apprend.
Sa passion, grandit alors il se lance dans la création et construit une demeure d’inspiration chinoise qui, lors d’un de ces célèbres miracles de S.L., s’est trouvée changée en « no copy » juste avant que Rover ne la donne à un inconnu, perte qui, encore aujourd’hui, lui laisse un goût amer … Ensuite, comme il le dit lui-même, il chemine au gré du désir et du plaisir avec comme point d’orgue l’harmonie pour peu de prims. Jouant des textures, il les désire comme un chercheur sa pépite et crée celles qu’il ne peut trouver. Sur son écran, les fenêtres s’ouvrent de plus en plus nombreuses, Rover s’enivre et avance. Un cap est passé lorsqu’il se décide à louer un petit terrain et à s’atteler à la création d’un petit palais oriental qui, aujourd’hui, met un souffle de nostalgie dans ses mots. Ensuite, de création en création, il prend de l’assurance, se lance des défis et, obstiné, va à leurs termes.
Maintenant, Rover est revenu vers son premier bébé. Depuis son premier petit palais, l’envie est là et, au regard de tous, c’est un palais gigantesque qu’il fait émerger de son esprit …

L’œuvre de Rover n’est pas que tableaux et meubles, c’est un petit monde oriental aux fontaines glougloutantes, peuplé d’oiseaux joueurs … Un palais avec une discothèque que vous pourrez utiliser pour vos soirées …Des maisons toutes équipées que vous pourrez louer à la semaine à partir de 400L$ … Une plage romantique, des places rayonnantes de tranquillité, etc. Rover y tient, sentez-vous chez vous, d’ailleurs, si l’envie vous prend d’ouvrir une box, faîtes le, en pensant à nettoyer le lieu avant de partir, bien sûr… Avec juste un peu de chance et de patience vous pourrez voir Rover travailler puisque son chantier est ouvert au public …

Contactez Symphonia Benelli pour plus d’information …

Cool (18,159,121)

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Phylire Coppola
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Le 19 avril 2008 à 18 h 11 min   

L’art abstrait connaît peu d’admirateurs, tant il est difficile de comprendre ce que la raison ne peut nommer.

Une nuée de couleurs semblant avoir été projetée sur la toile laisse l’observateur pantois et déconcerté devant une vision qu’il ne parvient pas à interpréter. L’explication est donnée. L’art abstrait se veut déraisonnable, immatériel et insaisissable. Il n’est pas la représentation d’une scène observée, mais plutôt une fenêtre ouverte sur une âme qui se sera dévoilée un instant, le temps de laisser échapper quelques émotions. Chaque symbole, chaque détail est une partie du puzzle à assembler.
Pour être en mesure d’apprécier cette expression artistique, il suffit d’écouter cette petite voix qui dit  » Les mots ne sont qu’un jeu de dupe. Fermes les yeux, oublies toute réflexion et laisses moi te guider vers l’image. Seules tes émotions sauront voir le message et alors tu comprendras.  »
Quel meilleur exemple pour commencer à imager ce propos, que les oeuvres de Leonardo Nuvolari (alias Kirk Hughey en RL), peintre américain, dont la réputation n’est plus à faire.
Devant ses papillons, il serait aisé de s’accorder à penser que nous sommes en présence d’un tableau réaliste, une simple nature morte.
Pourtant la réflexion de l’artiste dépasse ce que les yeux distinguent au premier abord.

Plus qu’un modeste insecte fixé sur la toile, l’artiste révèle sa lutte intérieure, partagé entre la nécessité de suivre une norme pour assouvir un besoin affectif et une soif d’indépendance. Une farouche volonté d’exister par delà les différences, avant que l’hiver ne recouvre tout de son manteau blanc et froid.

Sans doute moins accessible, mais non moins intéressante, cette collection où le rythme donné à l’oeuvre exprime la puissance émotionnelle de l’artiste au moment de la réalisation. Peut-être un état proche de la folie, dans son aspect le plus noble, celui de la création, seule maîtresse capricieuse et directive capable d’imposer à la main d’obéir au risque de ressentir une frustration, voire même une absence, si l’homme n’y cède pas.

Les couleurs sont les seuls éléments rattachant l’oeuvre à la réalité, puisqu’elles représentent les quatre éléments, bases nourricières de toute forme de vie.

La suite est soumise à l’influence de chacun, selon son humeur et sa sensibilité. Le peintre invite, le visiteur voyage.

Si l’opportunité vous est offerte de le rencontrer, n’hésitez pas à interrompre sa rêverie pour échanger avec lui. Leonardo Nuvolari est un homme discret et humble face ce talent dont il sait user avec maestria, face à son art qui le dévoile sans pudeur à tous ceux qui prennent le temps d’entrer dans la toile, afin de s’imprégner des ondes encore vives de l’âme de l’artiste.

Aussi passionnant que passionné !

Quelques expositions RL :

Sheldon Memorial Art Gallery, NAA Collection, Lincoln, NE
Christlieb Collection of Western Art, Lincoln, NE
New Mexico Supreme Court, Santa Fe, NM
University of New Mexico, Albuquerque, NM
University of Texas Law School, Austin, TX
Museum of Fine Arts, Santa Fe, NM
Museum of New Mexico, Santa Fe, NM

Expositions in game :

http://slurl.com/secondlife/Alvargi%20Isle/60/161/651

http://slurl.com/secondlife/Alvargi%20Isle/65/171/479

http://slurl.com/secondlife/Alvargi%20Isle/65/169/400

http://slurl.com/secondlife/Alvargi%20Isle/63/167/322

Site web de l’artiste :

http://www.kirkhughey.com/index.html

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Phylire Coppola
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Le 19 avril 2008 à 17 h 55 min   

Ce portrait ne saurait être complet, sans une interview du Master.

Après une course-poursuite à travers Second Life pour poser une date, un essai d’entretien transformé en balade initiatique dans ses pas, je suis parvenue à plaquer Yadni Monde sur un fauteuil, quelques minutes, le temps d’une pause casse-croûte sur son dernier chantier sur le sim Bourbon 3 (http://slurl.com/secondlife/Bourbon%203/128/128/0).
Phylire Coppola: Ca te pèse parfois d’être si connu ? La vision que beaucoup de SLiens ont de toi, en tant que Master, référence ?
YadNi Monde: Je serais bien malhonnête de dire que c est déplaisant, bien sur ça fait toujours un peu bizarre ces appels de gens inconnus qui font « YADNIIIIIIII I LOVE YOUR WORK!!!!!!!!!! », mais on s y fait, pour le reste, étant toujours à droite à gauche en train de bâtir un sim, de préférence désert, ça va, j arrive encore a être suffisamment tranquille, pour avancer en tout cas =) Indéniablement ça fait bizarre, d’autant qu’à part ici, dans la vraie vie, je ne suis pas grand monde.

PC : Crains-tu parfois de devenir  » vaniteux  » ou tu te préserves ?
YadNi Monde: j espère pas, les dieux m en préservent. Je sais ce que je peux faire, donc en même temps je n’ai pas forcement besoin de faire le gentil modeste, mon taf est bon quoi, mais je reste le même mec sur son clavier, ça ne demande pas vraiment d’ effort =). J’ai une vie réelle extrêmement hors du moule depuis le début,

PC : j’ai essayé d’entrer en contact avec tes maîtres, pour savoir qui était le Petit Yadni – en espérant trouver quelques histoires du style le Petit Spirou – mais je n’ai eu que le retour de réponse d’une femme, qui part ailleurs était occupée, donc je dois la re-contacter plus tard. Crois tu que tes maîtres puissent être jaloux de ta notoriété ?
YadNi Monde: Ils sont bien plus connus que moi, mais ils sont souvent offline ou extrêmement occupés, j imagine, simplement ce sont des références, Ils étaient là avant moi et ce sont ceux dont les boulots m’ont fait réaliser à quel point on pouvait s’ amuser avec SL. (Marcos se connecte très peu, Lumière Noir un peu plus mais guère, quant à Starax il a carrément changé d’avatar et de nom.

PC : As-tu déjà réfléchi à ce que tu ferais si un jour SL disparaissait ?
YadNi Monde: si SL disparaît, ça sera à priori au profit d’un endroit encore mieux, sinon ça ne marchera pas. Pour le moment, pas trop d’inquiétudes, car malgré les bugs, il va être extrêmement difficile de sortir un univers graphiquement mieux (ça c est la partie facile de nos jours), mais offrant en sus autant de liberté et de possibilités créatives.

PC : Puisque nous parlons de liberté, que penses tu des Opens Sims ?
YadNi Monde: anecdotique pour l’instant, dans la mesure où ça ne se connecte pas à la main grid. Ce sont à mon avis, des projets encore plus difficiles pour obtenir un public, dans la mesure où c’est un petit univers parallèle, donc moins facile à visiter. De plus, il faut tout recréer, même ton avatar. Ce sont de petites poches de réalités, des alternatives qui vont connaître un certain succès pendant un temps et qui péricliteront petit à petit, parce qu’ ingérables, au regard du main grid.
J’ ai bientôt 4 ans dans SL et j ai bâti plus de 30 sims durant cette période. Nous sommes sur le main grid et il n y a que 5 de mes travaux qui survivent.
Comment crois-tu qu un sim parallèle va tenir sans personne qui vienne voir, à la longue.
Je sais pas, ça me semble …. chaud.

PC : Tu dis que sur tes 30 sims créés, il n’en reste plus que 5. Les artistes abandonnent leur oeuvre dès qu’elle est terminée. En est-il de même quand tu as fini de réaliser une sim ? Je sais que l’un de tes maîtres t’a appris à ne rien regretter, toutefois considères-tu que la création ne t’appartient plus dès lors que le projet a vu le jour ?
YadNi Monde : Absolument. Je continue à en assurer la maintenance tant qu’elle existe, tout en sachant que ça peut disparaître du jour au lendemain. A la base, même si je garde la propriété des prims pour pouvoir boucher les trous ou autres, facilement, ce que je construis appartient à la personne qui m’en a confié la réalisation.

PC : Y-a-il encore des choses qu’il te reste à apprendre en matière de build ? Et si oui, cela te fait-il défaut ou comment tu compenses cette  » lacune  » ?
YadNi Monde: je dois encore faire des progrès en sculpted surtout, mais je peux faire sans dans la majorité des cas puisque je fais surtout des bâtiments, là on reste quand même pas mal dans le domaine de la vraie prim normale, mais j y travaille en parallèle =)

PC : Concernant les  » vraies prims  » pour reprendre ton expression, j’écoutais tout à l’heure ta conversation avec les owners de Wildstyle. Tu expliques sans pour autant révéler tes secrets. Est-ce pour cette raison que tu n’as jamais rejoint les SL Mentors pour faire des classes ni même ouvert une école ? Tu as opté pour le Junkyard en alternative ?
YadNi Monde : J’explique généralement très clairement, ensuite, à chacun de faire son expérience. Déjà à moi, on n’a rien expliqué. Un minimum de curiosité que diable !!!! C’ est grâce aux freebies que j’ai appris le plus, tu veux une méthode pour apprendre, la mienne c’ est le Junkyard. C’est free, éclate toi !

PC : As-tu des préférences concernant le build ? Les mondes imaginaires où tu peux tout créer ou les mondes déjà existants, en te basant sur des photos ?
YadNi Monde: j aime tout chaque truc impose son challenge tant que c est du build, je kiffe =)
J’aime autant reproduire un truc existant qu en creer un a zero le résultat est différent dans un cas faut que la chose soit immédiatement reconnaissable dans l autre c est plus free, faut juste faire plaisir aux yeux de qui le voit.

PC : As-tu d’autres activités que le build sur SL, mis à part répondre aux questions de fouineuses comme moi ?
YadNi Monde : Garder le junkyard à jour en permanence, builder des sims entiers, répondre à des IM et des questions, on a fait le tour.
Je visite d’autres endroits quand je peux. Je ne participe à rien, le build me prend tout mon temps. j ai vraiment pas trop le temps – je fais du build, de la terraformation, du texturage, un poil de scripts, quelques sculpteds, parfois un son ou une anim. Il faut garder un peu de temps, ne serait ce que pour remonter mes chaussettes quoi =)

PC : Parlons un peu de ta RL. Tu as vraiment cessé toute activité artistique en RL ? Aucun regret quand tu lis des articles comme celui qui est paru sur Le Monde http://www.lemonde.fr/web/panorama/0,11-0@2-781732,32-803501@1-4728,0.html. Si tu es doué sur SL, tu peux aussi faire exploser tes talents en RL.
YadNi Monde : Sans doute, mais j’ai jamais vraiment réussi à le faire. Ici je peux faire TOUT ce que j ai appris en RL, tout me sert, et ca a marché ici pour moi, contrairement à la RL où je n’étais finalement qu réceptionniste de nuit dans un hôtel minable.

Alors ? Pas aussi grinçant que certaines rumeurs le prétendent ! Dorénavant, si vous avez un différend avec quelques prims retors, vous saurez auprès de qui solliciter un conseil.

Loin d’être un chant de louanges pour le personnage, ce portrait n’est autre que la présentation d’un Artiste trop longtemps resté dans l’ombre. Ce serait une ineptie d’utiliser un autre terme lorsqu’il s’agit des réalisations du bonhomme. Pour avoir eu l’occasion de le voir dans ses œuvres quand il juge un concours, visite une expo ou participe à l’ébauche d’un projet, sa qualité d’observation très pointue ajoutée à son sens de la perfection font toute la différence. Il connaît son sujet « Le truc c’est que je connais vraiment l anatomie artistique, la perspective, le sens des proportions et de la composition, j ai des tonnes de livres sur tous les sujets, je suis un visuel pointu et donc quand je donne un avis en général c est toujours plutôt constructif, afin d’améliorer encore plus, que juste critiquer, sans savoir soi même rien foutre de ses dix doigts. C est moi, tel quel. Je n’y peux même rien =) »

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Phylire Coppola
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Le 19 avril 2008 à 17 h 48 min   

Certains le voient comme une entité inabordable, d’autres en parlent sans le connaître rapportant des sauts d’humeurs orageuses.

Regards sur l’ étonnant bonhomme bleu que le monde Slien s’arrache…

Misty Rhodes, buildeuse, une des premières muses de Yadni Monde :
Du jour où YadNi Monde a posé le pied dans ce monde, il a toujours été celui qu’il est aujourd’hui.
Extrêmement créatif, fou passionné, toujours là pour créer et aider les autres.
Imperturbable dans la poursuite de son projet de donations au Junkyard, méticuleux dans le classement de chaque item pour faciliter la recherche. Mais avant tout, Yadni a été le plus merveilleux ami. Il a un coeur aussi grand que tout Second Life, toujours un mot aimable pour les autres. Voilà ce que Yadni représente à mes yeux.

David DuCasse, builder addict du nano build :
La première fois que j’ai approché le créateur, c’était au YadNi’s Junkyard.
Là-bas il y a une immense photo de lui j’étais fasciné par le personnage qu’il s’était créé en espérant d’une certaine façon, pouvoir me façonner aussi justement que je le voulais, comme lui l’avait fait (Je ne crois pas avoir raté mon coup). Par la suite j’ai lu, un certain nombre d’articles sur le web tous très impersonnels, pourtant le reportage présenté sur Le Monde.fr a retenu mon attention, c’est je pense le plus honnête. Dès lors, j’ai eu envie de rencontrer le personnage en personne. L’occasion s’est présentée, en juin dernier, durant le 4ème anniversaire de Second Life. Yadni Monde, quant à lui, avait reconstitué le Junkyard des débuts et organisé une fête pour son 3ème rezz day, sur un des sims de l’événement Linden. J’y est rencontré une personne très décontractée, à l’écoute de ceux qui l’abordaient. Je me souviens aussi qu’il est doté d’un grand sens de l’ironie, maniant l’humour noir avec talent. Aussi Un tantinet trop sur de lui, mais ça, je le comprends très bien, ce n’est pas un défaut et puis, quand on a son talent, on peut se le permettre, je ne sais pas comment le décrire. Le fait que je sois devenu builder tient pour une part non négligeable à l’admiration que j’ai eu pour lui, j’ai toujours reconnu son génie dans ces créations

Cherry Manga, buildeuse à ses heures et addict du RP:
Yadni est un individu que j’ai peu rencontré, mais à chaque fois un échange intense, sur la créativité, la passion de créer en général. Il m’a parlé de son inspiration réelle, de ses expériences, de sa sensibilité et moi je me prosterne devant ses œuvres, ses calligraphies réelles, et aussi, surtout devant ses builds comme Shivar Mont Saint Michel, Paris 1900… J’adore son esprit de partage avec le Junkyard, dédié à l’entraide pour les newbies. C’est un mégalo adorable, un vrai artiste.

Bau Ur : Créateur de la statue « God of freebies »
Cette statue présentée dans le cadre du show Angel Gate, est un des éléments de la « plateforme des dieux de SL ». Elle ressemble au schéma de DaVinci, mais elle me rappelle aussi les statues indiennes de SHiva. Ce qui est assez drôle aussi. Il s’agit de la représentation du Dieu des freebies, l’aide aux résidents novices, et la passion du build. e bâtiment aiment fou. Un bras volant dans chaque direction.

Samuel713705 Edelman : Résident SL
Le contact s’est établi par message instantané, je ne l’ai encore jamais rencontré. Yadni est une personne sympathique. Il a été à mon écoute sur les questions que je lui ai posé, malheureusement les sculpties ne sont pas sont domaine. Néanmoins, il a continué de m’expliquer quelques détails sur le build, quand il a su qui m’avait adressé à lui.

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Phylire Coppola
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Le 19 avril 2008 à 17 h 44 min   

Méconnu de ses pairs RL, il aurait pu laisser s’éteindre ses talents et se conformer aux normes d’une société où seul ce qui est palpable et logique mérite que l’on s’y intéresse.
Malgré ses choix de vie, des périodes maussades et grises comme bon nombre d’artistes en traversent, il s’acharne et s’accroche, sans doute déjà convaincu qu’un jour, son nom s’afficherait sur toutes les lèvres comme un smile =). Qui aurait pu prédire qu’un jour, le petit breton monté à Paris, son carton de dessin et une boîte de légos sous le bras, trônerait en « Dieu des Freebies » sur le sim Angelgate http://slurl.com/secondlife/AngelGate/234/45/443) de Baur Ur, sculpteur.
Pourtant tous les éléments étaient présents depuis la naissance du petit Yadni (les fées penchées sur son berceau ont eu la main leste lorsqu’elles lui ont accordé ses dons artistiques).
Passionné, curieux autant qu’observateur, il s’attache aux détails, décortique et recompose. Il s’essaie à toutes les formes d’art pour parfaire son talent jusqu’au jour où…

Tout commence un jour de 2003, lorsqu’il s’engage sur l’autoroute de la communication (Internet).
l tâte du Rôle Play, imagine son personnage, lui crée même un environnement mais l’espace devient vite trop réduit pour sa créativité débordante.
Il est temps que Second Life lui ouvre ses portes. Yadni étouffe dans son costume trop bien taillé, il a besoin d’occuper l’espace, de dépasser les limites imposées d’une vie cadrée entre ses jobs de prof dessin et de réceptionniste dans un hôtel.

Sa première immersion sera néanmoins dans There. Dès le début, il est séduit par l’opportunité de création qui lui est offerte, bien que les options soient moindres que celles connues aujourd’hui.
Il parcoure le monde virtuel, s’imprègne de l’ambiance étrange et un peu laggy qui règne et décide de poser son sac à dos sur l’Ile de Nada, où au gré du décor environnant et créera la Colline des Gnomes.
Pourtant, rapidement, Yadni ressent à nouveau ce besoin dévorant de liberté.

Yadni Monde est sur le point d’entrer en scène dans cette seconde vie qui va révolutionner l’existence du petit employé. L’Art va reprendre ses droits.

A l’époque, où il fait son apparition sur Second Life, chacun peut posséder son lopin de terre. C’est ainsi qu’il s’installe sur Leda et commence à collecter les premières infos. Il n’est alors qu’un newbie qui décortique les freebies, s’enquiert d’informations auprès des références du moment, Marcos Fonzarelli, Starax Statosky, Lumière Noir.
Ces rencontres riches d’enseignements vont permettre à l’homme de montrer enfin qui il est.

Fort de son expérience, il va créer le Junkyard sur son petit bout de terrain dans l’espoir d’y établir un lieu d’échanges et d’apprentissage pour tous les curieux.
Plus tard, l’opportunité s’offrira à lui d’agrandir la zone et de la séparer « sa maison » ouverte à tous les vents.
Les créations vont ensuite s’enchaîner à un rythme d’enfer.
Un dragon – le 1er de Second Life – trop lourd en prims pour être supporté par ses modestes 512 sqm, puis une tour chinoise sur commande de Anshe (là encore, Yadni explose le nombre de prims tant il a soigné chaque détail.)
Viendront ensuite les sims : L’Ile d’Halloween, Atlantys… 30 à ce jour, en 4 ans d’existence.

PRESENTATION DE BOUBOU PYE

C’est en 1996 que j’ai découvert les mondes virtuels j’ai 23 ans et j’effectue mon devoir « militaire » en Service Ville (pion dans un collège en zone ZEP). A cette glorieuse époque avoir un accès à Internet haut débit était réservé à une catégorie d’étudiant qui avait la chance d’être en « Numeris » sur leur campus. Les autres comme moi étaient cantonnés à la bonne veille ligne « RTC ». Les connexions se payaient à la minute non divisible et on ne pouvait pas recevoir d’appel téléphonique en même temps. Mon budget sur l’ouverture au monde était donc important.
Après avoir créé mon premier site Internet je me suis intéressé aux dinosaures de la communication en temps réel : IRC et autre embryon de système d’échange. C’est un monde virtuel en 2 dimensions qui occupait mes longues nuits d’hivers. J’avais des contacts dans de nombreux pays et l’état d’esprit était très sain.
Mon entrée dans le monde professionnel RL m’a seulement permis de suivre de loin les évolutions de cet outil si attrayant. De Lyon à Toulouse et de la France à l’Angleterre où j’ai passé 2 ans dans les Middle Land. C’est en 2005 que je reviens sur la scène.
Mon ami de toujours Eric Fernandez scientifique et photographe réalise des expositions de ses photos magnifiques sur la nature. Ses nombreux voyages au travers le monde l’on plus que sensibilisé la protection de notre environnement. Il m’a convaincu et j’ai décidé à trouver un moyen de faire partager ces principes.
Il y a un peu moins d’un an, je crée Boubou Pye sur SL. En découvrant ce monde, je propose à Eric de faire une exposition virtuelle de ses photos. Je rencontre une personne qui m’offre un espace et c’est parti. Quelques semaines plus tard, je lance l’idée d’un lieu sur SL qui permettrait de promouvoir le développement durable. Le PCDD est né.

Ryu Giha : Comment est né le projet du Palais des Congrès du Développement Durable (PCDD) et qui en sont les investigateurs ?
Boubou Pye : Ce projet inspiré, des pensées d’Eric Fernandez, me permet d’allier le besoin essentiel de remise en cause de notre mode de fonctionnement dans cette société et mon goût pour les nouveautés technologiques comme Second Life. Ce jeu devient un vecteur de communication percutant et de plus en plus représentatif. La qualité du contenu de cet outil évolue rapidement et c’est à nous avatars de faire ce qu’il faut pour ça. Les contributeurs ou investigateurs ou les « Humains Durablement !!! » sont et seront ceux qui voudront contribuer à ce vaste projet vaste. Alors chers lecteurs ne tardez pas à venir nous rejoindre.

R.G : Quels sont les objectifs du PCDD ?
B. P: Le PCDD et son Blog sont là pour promouvoir une nouvelle façon de voir les choses sur notre avenir. Nous sommes responsables de notre future Tous. Nous les adultes sommes les décideurs à notre niveau du devenir de notre planète que nous préparons à nos enfants. Les seniors ont leur rôle à jouer pour prévenir des expériences négatives qu’ils ont misent en place par méconnaissance. Enfin nos enfants doivent être force de proposition et doivent nous donner des leçons de vie avec leur regard neuf sans arrières pensée financière. Ces outils sont donc là pour en débattre.

R.G : Les causes liées à l’environnement sont, la plupart du temps, assimilées à des partis politiques tels les verts ou encore les altermondialistes. Le PCDD est il un organisme autonome et indépendant ou bien est il associé à un partis ?
B.P : Non seulement il n’y a aucun politique dans ce projet, mais en plus je fais en sorte de ne pas intervenir personnellement dans le choix éditorial des journalistes du PCDD. Les personnes qui voudront contribuer à ce projet seront libres et responsables envers les uns et les autres. Quand il sera le moment, je l’espère bientôt suivant le nombre de membre, je créerai une association officielle qui aura un conseil d’administration gérer par ces membres comme il se doit.

R.G : Le PCDD sur Second Life est un lieu d’échange, à partir de là des groupes ont été créés tels « humains durablement », que pouvez vous nous en dire ?
B. P : Merci à Utopia d’avoir eu l’idée d’utiliser les moyens SL pour promouvoir ce projet. En effet, la création de ce groupe est essentielle pour le recrutement des « Humains Durablement !!! » qui seront les véritables vecteurs de communication du PCDD. C’est ni plus ni moins que la version virtuelle des associations RL. Le recrutement de membre est donc ma priorité après avoir recruter des Journalistes de Qualité.

R.G : Croyez vous que le concept innovant du PCDD puisse avoir un impact à travers les avatars et ainsi avoir une répercution sur la RL (vie réelle) ?
B.P : C’est ce que j’espère bien sur. Mais seul ce serait difficile. Je compte donc sur les quelques membres actuels et surtout sur les futures bonnes volontés qui voudront faire avancer ce projet.

R.G : Ne pensez vous pas qu’à notre époque, tout est déjà joué en ce qui concerne la protection de la planète et qui si même une chance subsistait ce serai un peu le combat du pot de fer contre le pot de terre avec les pays qui sont en faveur du développement durable (France, Pays Bas…) et ceux qui ne désirent pas sacrifier leur croissance (la Chine entre autres) ?
B.P : Déjà j’ai une grande confiance en l’être humain. Même si certains voire beaucoup ne pensent qu’a leur petit intérêt personnel comme moi d’ailleurs la plupart du temps, je suis convaincu qu’il y a une issue. Simples certainement pas. Venant des pays comme les nôtres dits évolués encore moins. Quand je voyage dans des pays dit en développement je vois des pauvres gens qui sans le vouloir vraiment font plus pour l’environnement que nous simple français. En effet, au Viêt-Nam, au Cambodge, en Egypte, et d’autre pays encore, de véritables filières de retraitement de déchets sont en marche, depuis des dizaines d’années peut être. Alors que chez nous en France certaines communes trouvent ça encore inutile et trop chère. Là bas des gens vivent ou plutôt survivent grâce à ça. Même si leur pays est un possible gros pollueur, la base de sa population s’est déjà adaptée au futur de notre civilisation humaine. Encore une fois chers lecteurs, il est vraiment temps de nous rejoindre.

R.G : Quels sont vos projets futurs aussi bien sur Second Life que sur internet ?
B.P : Créer une association officielle avec de vrais membres qui influent sur SL et en RL. Créer de vrais événements sur SL en français et dans toutes les langues qui seront intéressées. Quand tout ça sera fait, on se reverra j’en suis certain.

Pour ma part, je ne suis pas optimiste quant à notre avenir, je le vois plutôt dans le chaos comme dans certains films américains et dirigé par la loi du plus fort. Je pense que notre futur sera beaucoup plus dur que celui de nos ascendants, mais il me plait à croire que si chacun y met du sien, on peut arriver à changer les mentalités et pour terminer je citerai une phrase qui me semble essentielle dans cette pensée.
Neil Armstrong :
« Un petit pas pour l’homme, un grand pas pour l’humanité » 1969

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