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LeoMaxx Sautereau
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Le 14 février 2009 à 15 h 29 min   

Qu’il est opportun et facile de parler d’amour le jour de la Saint-Valentin! Mais qu’est ce que c’est tentant aussi ! Et comme disait Oscar Wilde « Le meilleur moyen de combattre la tentation, c’est d’y céder », je vais donc me laisser à parler de sentiments en ce jour « sacré » pour des millions de cœurs humains.

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Un facteur complexe d’intégration sociale

La quête de l’amour fait partie, pour le commun des mortels, des objectifs les plus essentiels que l’on se donne au cour de sa vie. Trouver l’âme sœur est un passage incontournable pour tous ceux qui n’ont pas fait le choix de porter une soutane. L’affection n’est pas qu’un plaisir ponctuel qui soulage la solitude comme on prendrait un cachet d’aspirine pour soigner un mal de crâne. L’être humain a par nécessité un besoin d’aimer et de se sentir aimer. Cette énergie du cœur est bien sûr souvent associée à des désirs sexuels, bien que les courants libertins persistent à défendre l’idée que le sexe se distingue totalement des sentiments. Une théorie tout à fait plausible mais dont la pratique dépend exclusivement des convictions amoureuses de chacun. Mais bien au delà du besoin sentimental, indispensable à notre bien-être, la recherche de sa « moitié » est souvent motivée par sa dimension sociale. Notre société contemporaine est régi par la loi du bien paraître. De cette façon, le « couple » se dessine comme une marque d’intégration et de reconnaissance sociale. Le célibat est aujourd’hui tellement mal vécu que beaucoup se précipitent vers les mauvaises personnes, paniqués à l’idée de subir la solitude et le jugement d’autrui. « Mieux vaut être seul que mal accompagné » un dicton populaire de moins en moins vrai. De nos jours, être seul est un signe d’échec social, en d’autres termes, vous êtes un « looser« .

Virtuel mais tant que ça, l’univers de Second Life ne pouvait pas passer à côté des relations amoureuses.  Les rapports sentimentaux qu’entretiennent les utilisateurs entre eux sont particulièrement complexes. Rien d’étonnant, nous sommes tous humains sauf pour les 10 % de bots que nous côtoyons de temps à autre. J’éviterais donc de rentrer dans les détails sachant que ce sujet a déjà été mille et une fois traité et que je ne vois pas quoi je pourrais apporter de plus si ce n’est les similitudes d’intégration sociale qu’entretient le metavers avec la réalité. En effet, même si cet aspect est plus mesuré dans SL, l’importance de se mettre en couple est souvent un passage obligé pour tous joueurs assidus.

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Les sincères et les baratineurs…

Nous distinguons deux types de sentiments sur Second Life : le sentiment romantique où les deux partenaires aspirent à un amour sincère et sérieux, puis il y a ceux dont la motivation est de tester leur pouvoir de séduction virtuelle en collectionnant les conquêtes. Comme dans la vraie vie, il y a les salauds/salopes et les victimes… Eh oui tout n’est pas si rose, même au paradis des kiss balls !

Pourquoi le couple a-t-il une telle puissance dans Second Life ? Tout simplement parce que le monde virtuel cherche à imiter la vraie vie et surfe également sur un effet de mode. A un moment donné, nous éprouvons un relatif besoin de nous « caser » pour nous mouler dans des mœurs formatées. Généralement une relation sérieuse mènera au mariage, un évènement totalement officieux dans notre monde virtuel mais qui semble avoir énormément d’importance pour beaucoup de joueurs (les filles mais aussi beaucoup de mecs !). De vraies cérémonies sont organisées et des joueurs en ont même fait leur activité principale tant le succès est au rendez vous. Il existe même une fonction de « partnership » qui permet pour la modeste somme de 10 L$ de voir apparaitre le nom de votre partenaire dans votre profil.

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Les relations réelles sont compliquées, les relations virtuelles le sont encore plus

Nous naissons noobs, nous cherchons des amis, un peu d’argent, un boulot puis nous remarquons que des couples « virtuels » existent. « Un couple virtuel, c’est stupide!« … et pourquoi pas ? Vivre l’aventure à deux sur Second Life a quelqu’un d’exaltant et d’amusant. Malheureusement, cette aventure en duo a aussi des effets pervers, notamment après l’usage de mots doux tels que « chéri(e) » ou « je t’aime » dont l’impact affectif appartient au sacré et le réduire à des expressions fictives a quelque chose de blasphématoire. C’est de là d’où vient toute la complexité des liens amoureux dans Second Life. En effet au delà de l’avatar, il y a l’individu et son cœur, installé dans une pièce, quelque fois désespérément seul. L’amour « virtuel » est d’une manière générale tout à fait éphémère car il n’existe tout simplement pas d’amour virtuel. L’amour reste l’amour, qu’il soit lié par la chaleur humaine ou un fil en cuivre.

Faire semblant d’aimer est une défaillance de l’esprit humain, ça lui est impossible autrement qu’à court terme (au cinéma par exemple… et encore ! Regardez combien de couples se sont formés dans ce milieu). La réalité du cœur rejoint souvent très vite la raison. En effet, nous avons tous tendance à nous dissimuler derrière nos avatars et nous déresponsabiliser d’un sentiment naissant. Pourtant les faits sont là : beaucoup de gens éprouvent des sentiments sur Second Life. A force de jouer les amoureux, nous finissons par le devenir vraiment. Je dirais même que souvent, c’est parce que nous éprouvons un sentiment amoureux que nous jouons les amoureux. L’amour n’est pas un crime, même s’il se fait par internet, surtout s’il se base sur la personnalité de l’individu (sur Second Life, nous n’avons que notre « beauté intérieure » pour séduire). L’issue de ces relations est malheureusement souvent triste. Comme le dit si bien Catherine Ringer « les histoires d’amours finissent mal en général » et c’est encore plus vrai dans notre monde virtuel. L’usage pervers du clavier n’arrange absolument rien aux règlements des conflits du couple. Beaucoup de joueurs préfèrent renoncer aux relations virtuelles car elles bouleversent l’équilibre de leur vraie vie, disons le clairement. Des vrais couples se sont séparés parce que l’un des conjoints s’est un peu trop attaché à son partenaire virtuel. Les faits sont là. Mais le célibat sur SL est tout aussi temporaire que la durée de vie des couples. Même le plus borné et le plus convaincu des utilisateurs ressentira le besoin, un jour, de se remettre en couple (quitte à faire la même erreur qu’auparavant).

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De belles histoires aussi…

Je reconnais que l’article aborde la relation « virtuelle » sur un ton assez pessimiste. Des cœurs brisés, on en retrouve en pagaille sur Second Life. Mais tout n’est pas si noir et encore moins fataliste. De vrais couples se sont formés dans la vraie vie, certains se sont même mariés.

Snoop Shan et Val Pascale se sont rencontrés sur Second Life. Comme beaucoup de couples virtuels, ils commencent par partager  un peu de leur vie réelle, puis un peu plus et se trouvent des points communs, des atomes crochus. Autant d’éléments qui nourrissent une véritable attirance qui sera progressivement exprimée l’un à l’autre. L’échange de photographies, des mots doux qui n’ont rien de ceux d’un scénario de film et un désir grandissant qui les conduira bientôt à une rencontre dans la réalité. Et là c’est le véritable coup de foudre. Aujourd’hui Snoop et Val vivent ensemble… Oui rien n’est impossible sur Second Life. Il n’y a pas de règles établies, juste des circonstances qui feront que vous pouvez y trouver le vrai amour. C’est juste une question de foi et de patience qui n’a rien à voir avec la chance.

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Yonathan Slade et Lenor Wylie habitent à plus de 10 000 km de distance. Lui est français, elle est américaine. Ils sont chacun mariés de leur côté. Tous les obstacles se dressent alors devant eux. Mais obstacle ne rime pas avec impasse. Aussi, quand ils se rendent compte que leur amour leur donnera suffisamment d’ailes pour surmonter cette barrière, ils décident de faire le pari fou de se retrouver et de vivre ensemble ! Aujourd’hui Yonathan et Lenor vivent ensemble en France. Et même si leur rencontre n’a pas été exactement comme ils le prévoyaient, c’est bien la preuve que rien n’est impossible dans ce monde tant que nous trouvons la force de se convaincre qu’on peut arriver à tout.

LeoMaxx Sautereau

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Le 8 janvier 2009 à 22 h 39 min   

« Second Life en français ». Une expression devenue aussi improbable qu’un altermondialiste de droite. Attendue depuis plusieurs années, la traduction du site web de Second Life pointe timidement le bout de son nez. Et ce n’est pas faute d’avoir attendu…

La pénétration d’une entreprise dans un marché passe souvent par une localisation linguistique de ce qu’elle propose sur son étalage. L’introduction d’un produit est toujours facilitée par une traduction de son contenu afin que ses potentiels clients soient plus aisés pour l’acheter ou l’utiliser. Cette logique commerciale, nous la retrouvons dans tous les manuels d’économie de 1ère au lycée. Pourtant les commerciaux de Linden Lab, société propriétaire de Second Life, semblent avoir séchés le cours cette année là vu que leur monde virtuel a mis une année lumière à se mettre aux couleurs d’autres langues que la leur. Une erreur stratégique incompréhensible vu que la firme n’a jamais caché vouloir s’étendre au monde entier, et pas aux seuls Etats-Unis, berceau culturel du projet.

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« Ahhhhhhhh ces français ! »

La France est l’une des victimes de cette monarchie linguistique. Autrefois deuxième communauté du monde virtuel, les français sont désormais rétrogradés à la 5ème place derrière les japonais. Les raisons de cette chute d’escalier s’expliquent en partie par l’absence de localisation -décente- du client (corrigée depuis la version 1.21.6) et surtout du site internet désespérément en anglais. Peu accessible et mal organisé, Linden Lab perd chaque jour des centaines d’inscriptions de francophones exaspérés par la complexité du portail. Exemple le plus probant : le bouton pour se connecter n’est pas des plus évidents, et la section «  Downloads  » est transparente alors qu’un joueur lambda préfère souvent installer le logiciel avant de se créer un compte.

La réaction de Linden Lab s’est faite très tardivement puisqu’il a fallut attendre cet été pour que le service marketing prenne conscience de la nécessite de traduire Second Life (client + site web) dans plusieurs langues dont le français. En général, les travaux de traduction ne sont guère onéreux pour les éditeurs puisque cette corvée est souvent confiée à des étudiants en langues étrangères appliquées, mal payés donc, mais flattés de bosser pour une marque connue. La France fait certainement parti du public le plus mécontent de ce retard. Nous connaissons tous notre traditionnelle fermeture aux autres langues et une localisation en français est souvent un gage de succès dans nos contrées adulées du monde entier.

La version 1.21.6 du client Second Life, sortie en Novembre dernier, importait avec elle une traduction française complète et officielle.
«  Enfin!  » diront certains, deux ans après s’être contentés d’une traduction provisoire et incomplète. Pour d’autres c’est presque l’agacement, les buildeurs et les scripteurs notamment qui ont pris l’habitude d’employer les termes anglais pour leurs montages. Cette nouvelle localisation traduisait tout et surtout n’importe quoi, tout le monde s’y perd! « Oui nous ne sommes jamais contents, nous les français!« . La traduction du viewer reste secondaire cela dit,  déjà pour la langue anglaise, simple et accessible. Beaucoup ont gardé l’habitude d’avoir les menus en anglais.

Une traduction française… partielle

Le plus scandaleux est surtout le portail secondlife.com, déjà très mal conçu à la base (manque d’ergonomie notamment), qui n’est toujours pas en français. Linden Lab avait pourtant promis une localisation du site web pour Novembre 2008… promesse non tenue. Alors oui, une partie des menus a bel et bien été traduit à la mi-Décembre mais curieusement, elle n’est pas active par défaut. Il faut se rendre tout en bas de la page web et cliquer sur « Français ». Pas très pratique pour ceux qui ne sont pas au courant.

Ce problème, nous le supposons à la nouvelle interface du portail actuellement en préparation chez Linden Lab. La page d’accueil a même été changée pour ceux ne sont pas « loggués » d’office. Elle donne aux internautes une organisation plus synthétique, le bouton pour s’inscrire est davantage mis en évidence. L’équipe a également eu la bonne idée de faire défiler en gros des captures du monde virtuel, des photos assez belles en général qui séduisent un peu plus que les vieilles snapshots de l’ère d’avant « Windlight » et qui donnaient un aspect bien ringard.

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Second Life en français c’est peut-être pour demain, mais pas encore aujourd’hui. Le site serait traduit morceaux par morceaux comme ça l’est déjà pour le « Prix Linden » qui récompense la meilleure création artistique du moment. Mais pour le moment, l’essentiel n’y est pas : la page d’accueil est toujours en anglais.

LeoMaxx Sautereau

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Le 6 décembre 2008 à 16 h 49 min   

Le camping sur Second Life a fait parti des méthodes les plus populaires pour se faire un peu d’argent. Mais cette pratique aussi peu rentable qu’injuste est-elle pour autant en voie de disparition ?

N’espérez pas que je vous recommande quelques bonnes adresses de campings pour vos vacances cet été. Non, je ne me suis pas reconverti en journaliste pour le Guide du Routard… Quand je vous parle du camping dans InVWorlds, je fais bien référence à ces avatars malpolis qui ne vous disent jamais « bonjour », ces Stakhanov du lessivage du parquet, ces drogués aux anxiolytiques qui scotchent niaisement une grosse boule verte… tout ça pour quelques L$ amplement pas mérités. Le camping sur Second Life n’a aucun lien avec le lieu de vacances de Dédé, Bébert, Bibi et leur orchestre, si ce n’est la possibilité de se prélasser en écoutant le chant des oiseaux après la sieste.

Le concept du « camp » sur Second Life est assez simple. Il consiste à prendre position sur un emplacement prévu à cet effet, attendre que le temps passe et voir tomber 1 ou 2 L$ toutes les quinze ou vingt minutes. Une simple interaction avec un objet (une chaise, une boule, un matelas pneumatique… un balai) suffit pour « camper » pour peu qu’il mentionne l’étiquette adéquat (ex : « 2 L$ every 15 minutes »). Encore faut-il que vous connaissiez les endroits qui proposent ce genre d’ »activité » (rire jaune), qui d’ailleurs se font de plus en plus rares.

En effet, les adresses de « camp » sont aujourd’hui très parcimonieuses, bien qu’elles connaissent encore de nombreux adeptes. Il y a moins d’un an, le camping était encore une fonction très populaire. Rares sont les sims qui ne proposaient pas un banc ou un plot de danse pour donner aux newbies l’occasion de gagner quelques sous. Mais d’où vient cet argent me demanderiez vous ? Pas du ciel non, encore moins de Linden Lab. Les sims owners prévoient un budget « camping » qui sera redistribué aux avatars usant de ce système. Malheureusement ces responsables ont vite été victimes du succès du « camp », dans lequel les noobs en quête d’une improbable fortune se jettent en masse… Les sommes engrangées ont donc été réduites (autrefois 4/5 L$ par quart d’heure, plus que 1/2 L$ aujourd’hui) pour ne pas trop dépouiller les heureux donateurs. Ce coup de serpe dans le budget a eu également pour conséquence une désertion des points de camping et leur suppression partielle, ajouté à cela une remise en question de ce système que beaucoup considèrent comme injuste.

Le camping, un système de plus en plus controversé

Que l’on ne s’y trompe pas, l’introduction du camping dans Second Life n’avait rien d’une action caritative, en tout cas pas pour une large majorité de sims owners. Le camping propose en effet des avantages certains pour les responsables de sims, à commencer par une amélioration du traffic. En plaçant des points de « camp » un peu partout sur leur(s) land(s), les sims owners gonflent artificiellement l’audience et jouent malicieusement sur le système d’index de « classement’ du moteur de recherche de Second Life. Ainsi, quand un internaute fait une recherche pour trouver le club le plus populaire de la communauté francophone, il tombera prioritairement sur celui qui aura eu la malhonnêteté de placer des points de camp un peu partout. Bien sûr, il faudra que le propriétaire ait les moyens d’arroser les campeurs pour maintenir son audience au top. Le succès c’est de l’argent, dit-on ?

Les réunions de campeurs n’ont pourtant rien de conviviales et d’attractives. Elles donnent l’illusion de vitaliser la sim alors qu’au contraire, elles contribuent à la dépérir. La présence d’un point de camping est frustrante pour l’utilisateur qui souhaite échanger quelques banalités avec un badaud, car il a devant lui une colonie de zombies aussi prolixes que Bernardo et aussi chaleureux qu’un fan-club de Léon Tolstoï. Pas très sympa donc…

L’agglutinement de points verts sur la carte est donc souvent trompeur, mais profite de l’effet de masse qui va inéluctablement attirer le voyageur en recherche de curiosité. C’est aussi un bel argument marketing pour certains businessmen peu scrupuleux qui utilisent des valeurs de traffic factices pour vanter un succès totalement artificiel. Bel exemple que cette photo ci dessous prise à une dizaine de mètres sous le magasin d’une célèbre créatrice française de bijoux sur SL…

La méthode de calcul de traffic de Second Life remise en cause

Aujourd’hui beaucoup de sims owners ont pris conscience que l’agglomérat d’une population de morts-vivants autour d’une ball de camp était plus pénalisant qu’autre chose, du moins pour ceux qui souhaitent valoriser le contenu de leur sim. Ainsi Koxinell Lane, propriétaire du domaine France 3D, nous indique sur son site qu’elle a pris la décision de supprimer l’ensemble des modules de camping sur ses lands pour la bonne et simple raison que ces zombies n’apportent qualitativement rien d’intéressant aux activités de la région (qui a pourtant été l’une des premières à proposer des solutions de camping dans le paysage francophone).

« [...]nous avons constaté que le groupe des campeurs réguliers, bien que sollicités régulièrement sur nos activités, n’a malheureusement montré aucun intérêt pour profiter de cette opportunité de se divertir ou d’apprendre, préférant se cantonner sur ses 10 mètres carrés d’espace et ne pas perdre quelques dizaines de L$ pendant nos évènements. » Koxinell Lane

Cette décision n’est d’ailleurs pas acceptée avec beaucoup de compréhension. Les campeurs de France 3D ont menacé sa responsable d’une manifestation massive pour qu’elle rétablisse le camping, sur France 3D Courchevel notamment. Ils ont l’air mous comme ça ces zombies, mais ne vous y méprenez pas, ils mordent!

Actuellement les principaux domaines francophones ont banni les campeurs, trop coûteux d’une part et improductifs d’autre part. Seule la région Liberta de Saddam Triskaidekaphobia croit encore au « camp ». Les chiffres lui donnent d’ailleurs raison puisque la sim principale est classée deuxième en terme d’affluence francophone derrière Nosgoth. Cela dit en termes de qualité, c’est une autre question, l’activité est au point mort, au sens propre comme au sens figuré. Mais en terme marketing c’est une bonne affaire, puisque les entreprises (principales cibles du LandBarron) s’intéressent surtout aux chiffres, même s’ils sont trompeurs.

Les chiffres… pour combien de temps encore ? Les failles de la méthode pour le calcul du trafic ont déjà été rapportées aux oreilles de Linden Lab qui a promis d’agir pour mettre en place un nouveau dispositif plus juste. Il se baserait désormais sur l’aspect qualitatif et non plus quantitatif comme ça l’est encore actuellement. Ainsi les messages t’chat, les déplacements, les clics etc… seraient pris en compte pour mesurer efficacement le dynamisme d’une parcelle et, à plus grande échelle, d’une sim. Cela dit, nous attendons toujours ce nouveau système qui ne semble pas vouloir se déployer.

Pour ma part, si les intentions de l’éditeur sont réelles, je me permets d’être sceptique sur ce changement quand Linden Lab lui-même profite -comme il faut- de la vieille méthode. Difficile de passer à autre chose quand on sait que les « bots » (comptes fantômes sans utilisateurs), lourdement employés par la firme américaine sont toujours aussi utiles pour homogénéiser les chiffres de traffic sur le MainLand et ailleurs. Ce n’est donc pas demain la veille que nous aurons l’honneur de constater une audience représentative de l’attractivité d’une sim.

Les campeurs ont donc encore de beaux jours devant eux, même s’il faut leur faire preuve d’un peu plus de recherche qu’autrefois. Cela dit les contestations ont au moins permis une chose : que le camping écope d’une mauvaise réputation et sanctionne la sim qui l’utilise d’une réputation peu flatteuse. C’est le cas de Liberta dont les activités ne font pas l’unanimité dans le paysage francophone.

LeoMaxx Sautereau

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Le 11 novembre 2008 à 14 h 16 min   

L’Ecole SL est un concept/projet qui propose à un large public des enseignements sur le fonctionnement des scripts, de la construction, de l’art numérique ou encore du marketing. L’ampleur et la réussite du projet a attiré la plume de InVWorlds.fr qui tente de comprendre comment on peut réussir avec si peu de moyens au départ.

Second Life c’est un peu comme un mixeur japonais : ses possibilités sont immenses, mais hardi celui qui sait l’apprivoiser juste après l’avoir déballé. Créativité, expression, art, partage (n’ayons pas peur des mots)… voilà ce que le monde virtuel vous propose à porter de votre mulot, mais encore faut-il avoir les outils et les compétences pour celà. En effet, à l’image de notre robot cuisinier aux yeux bridés, difficile d’aller au plus simple dans l’usine à gaz de Linden Lab, et ne comptez pas sur la notice en grec ancien pour vous y aider. C’est là que l’Ecole SL intervient. Ce projet indépendant a pour objectif une mission pédagogique en faisant partager au plus grand nombre les acquis et les connaissances des anciens pour exploiter au mieux les richesses du logiciel si controversé.

Le projet de l’Ecole SL a vu le jour en Avril 2007 et a été fondé par Valentin Mathy, DD Ra et Nyctolopian Kawaguichi. A l’époque, et aujourd’hui encore, ce programme fait dans la simplicité et se concentre sur l’essentiel. Les locaux se résument à un confort spartiate et prennent place dans un premier temps dans la sandbox de Terra Bordeaux. Quoi de mieux qu’un bac à sable pour concilier l’utile à l’agréable. Depuis peu, l’école est totalement indépendante et possède sa propre sim (nommé simplement « Ecole SL ») où des cours sont organisés quotidiennement et en toute quiétude. Elle est maintenant dirigée par le très passionné Lancelot Joubert. Avec 1043 élèves au compteur, le succès de l’Ecole n’est plus à prouver et sa marge de popularité est encore énorme. Au vu de la qualité de l’animation, de l’organisation et de la qualité des cours, rien d’étonnant à celà!

Des cours diversifiés et complets, basés sur le principe du partage de savoirs

Tiens les cours, parlons-en! L’image de marque de l’Ecole SL, ce sont évidemment ses cours de scripts. Mais le projet est loin de se résumer à celà. En effet, les professeurs de l’école vous proposeront également des cours de construction (build), des cours de photographies des cours de découverte des bases du monde virtuel ainsi que des cours de marketing afin de maîtriser au mieux les clés de réussite d’un business sur SL. D’autres enseignements plus fantaisistes prennent également place comme les cours de « bidule » où l’on apprend à faire des choses complexes avec le moins de primitives possibles. Cela donne lieu souvent à des bons moments de détente.

Toutefois, qu’à cela se tiennent, les newbies ne sont pas le seul public et de nombreux cours se destinent également à des utilisateurs expérimentés en quête de partage de connaissances. C’est certainement l’un des points les plus séduisants de l’Ecole SL : son ouverture. Tout le monde y est le bienvenu, qu’importe son niveau, le tout dans une ambiance bon enfant. Ludique et éducatif!

L’Ecole SL compte actuellement une vingtaine de professeurs bénévoles spécialisés dans des domaines aussi variés que le build, la photographie ou encore la mercatique. Autrefois, les cours se faisaient par texte mais les contraintes de lisibilité ont vite été un problème à résoudre. Depuis l’arrivée de Lancelot Joubert, les enseignements se font désormais obligatoirement par voice et par groupes de 30 élèves maximum. Rassurez-vous, tout le monde est le bienvenu, puisqu’il y a possibilité de diffuser plusieurs flux audio sur la même sim et donc de proposer deux cours différents en même temps. Pour le moment, chaque session compte rarement plus de 30 têtes, mais cela pourrait changer si le succès continue de progresser.

Les cours auxquels j’ai eu la chance d’assister sont marqués par la bonne humeur. Une ambiance vraiment sympathique pour un contenu qui n’en reste pas moins pertinent et riche. Pas besoin d’assister à quinze cours pour se rendre compte du sérieux de ce projet et de sa pérennité assurée.

Accessibilité, sociabilité et « francosingularité » !

Lancelot Joubert aime à le répéter, le slogan qui convient le mieux à l’Ecole SL est « gratuit et francophone« . Le projet est en effet totalement libre d’accès, moyennant aucune finance si ce n’est la possibilité de faire des dons pour le paiement du sim. Les professeurs travaillent qu’à titre bénévole et ne gagnent que de la reconnaissance. Éventuellement, ils peuvent y trouver quelques projets de chantiers initiés par quelques recruteurs venus trouver la bonne personne.

Les cours de l’Ecole SL n’ont rien de didactiques. Ils sont basés sur le partage et l’échange. La notion de sociabilité est d’ailleurs largement pris en compte puisqu’en plus de dispenser des enseignements, le projet propose à tous les nouveaux un système de parrainage. Un « vétéran » SLien s’engage alors à prendre sous son aile un jeune apprenti pour lui apprendre les clés nécessaires à l’appréciation durable du monde virtuel.

« L’Ecole SL c’est un concept, pas un lieu ». Lancelot Joubert, responsable de l’Ecole.

L’Ecole SL n’est pas seulement un projet implanté sur une sim, c’est tout un concept. De plus en plus, les responsables du projet ne veulent pas parler de concurrence (par exemple, France 3D et le Crédit Agricole dispensent des cours du même type). D’ailleurs, il se pose comme un portail vers le maximum de cours possible pour enrichir les possibilités d’enseignements. Le paradoxe étant que l’Ecole est exclusivement francophone et tient à le rester. Il n’existe aucun cours en anglais et c’est fort dommage car les talents de l’étranger ont également beaucoup à nous apprendre. C’est peut-être le talon d’achille du projet. Sa fermeture aux autres cultures. Et ce principe est assez peu compréhensible, d’autant que la langue anglaise est désormais maitrisée d’un grand nombre et que les cours en français seront de toute façon toujours en place.

L’Ecole SL est un superbe projet, instructif, ludique et accessible, comme on devrait en voir plus dans la sphère francophone. Le succès du projet démontre qu’il est possible de faire bien avec de faibles moyens. Cette communauté bénéficie d’un capital « sympathie » qui joue énormément en sa faveur.

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LeoMaxx Sautereau

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Le 20 octobre 2008 à 15 h 17 min   

Rares sont les chiffres qui appuient les affirmations subjectives qui pleuvent à propos de Second Life. Déclin ? Pas déclin ? Difficile de s’y retrouver dans ce vivier d’avis autant optimistes que pessimistes, dans lequel il est difficile de relever une forme de réalité. J’ai donc décidé d’écrire un article en deux parties dans lesquelles j’ai essayé de trouver quelques éléments de réponses à propos de la réelle santé du célèbre monde virtuel. Cette partie que je vous présente aujourd’hui étudie l’aspect démographique. La prochaine s’attachera plus spécialement à l’économie.

Cette année, Second Life fêtait timidement le cinquième anniversaire de son ouverture au grand public. Beaucoup s’étonnent encore que cet évènement n’ait pas été davantage claironné par Linden Lab, à tel point que l’on de demande si la ferveur de l’éditeur est toujours là… Et pourtant… Cette longévité dessine un succès réel et incontestable dans une arène où les lions du virtuel ont un appétit féroce. Alors il est vrai, pour se faire une place, Linden Lab a été peu exigeant sur la façon dont serait perçu son produit. Aujourd’hui encore, ce monde virtuel est qualifié -à tort- comme un « jeu » au même titre que World of Warcraft, Age of Conan ou encore le nouveau venu Warhammer. Évidemment les acteurs majeurs du métavers s’insurgent contre cet a priori, mais comment vendre un outil nouvel génération sans faire quelques concessions marketing ?

Aujourd’hui l’aspect « plateforme » commence à peine à percer les mentalités. Une image commerciale qui souffre beaucoup d’une poussée médiatique à double tranchant. En effet, le succès que l’on lui connait est dû en partie à la curiosité de la presse et de la télévision. Mais ce souffle est perçu de deux manières : à ma gauche, Second Life suscite la curiosité, à ma droite il fait office d’ersatz des Sims sur lequel il aurait surfé sur son extraordinaire popularité. Une chose est sûre, jamais l’aspect « outil », le mot « créativité » ou « plateforme de communication » ne sont mentionnés. Difficile d’attirer de vrais artisans du virtuel dans ces conditions. Heureusement le bouche-à-oreilles fait son travail…

Monde virtuel populaire en péril aujourd’hui ? Ces derniers temps, la presse -qui avait grandement aidée Second Life à se développer- semble aujourd’hui avoir passé la marche arrière. On entend ici et là que le métavers est sur la pente descendante, que son ascension est terminée etc. Mais rares sont les chiffres qui étayent ces affirmations. Eh bien, c’est que j’ai essayé de faire dans cet article. A l’aide des statistiques économiques fournies par Linden Lab, je me suis tenté à étudier la conjoncture démographique de notre monde virtuel et d’en mesurer les tendances (vous pouvez cliquer sur les graphiques pour les agrandir).

Un logiciel qui suscite toujours autant la curiosité

Généralement le nombre de comptes enregistrés est utilisé comme un outil d’audit pour les jeux en ligne. Seulement voilà, ces applications sont souvent payantes (achat + abonnement mensuel) et une inscription est normalement suivie d’une utilisation assidue. Pour Second Life c’est tout à fait différent, car le téléchargement est gratuit et il n’y a pas d’abonnement imposé. De ce fait, les enregistrements sont plus faciles mais ne signifie pas une utilisation pour autant.

Pendant très longtemps, Linden Lab a utilisé le nombre d’inscrits pour démontrer la fertilité de sa poule aux œufs d’or. En effet, il y a un an tout juste, Second Life dépassait les dix millions de compte, sautant du même coup le leader du online, World of Warcraft. Bien évidemment ces chiffres ne signifient pas grand chose car une large majorité de ces comptes sont morts ou n’ont servi que le temps d’une éphémère découverte. Certains n’auraient même pas été utilisés.

Cela dit la quantité d’inscriptions, à défaut de mesurer la popularité, permet d’établir une tendance de curiosité. En effet, les comptes créés pourraient correspondre à un degré d’affluence sur le portail du monde virtuel. Avec 15 millions d’utilisateurs enregistrés en Octobre 2008 et une poussée de 46,3 % (!) d’inscriptions depuis un an, nous pouvons penser que la ferveur Second Life est toujours d’actualité. Alors c’est vrai, Linden Lab s’emploie à insérer des « bots » (comptes fantômes qui n’ont pour but que de gonfler artificiellement le trafic) mais ceux ci restent marginaux. Ils servent surtout à arrondir les chiffres plutôt qu’à les truquer.

Comme nous le montre le graphique ci-dessus, l’attractivité du métavers est toujours en croissance, quoiqu’en dise les langues fourchues. Certes cette courbe décélère très légèrement. Mais après cinq ans et dans un marché de plus en plus concurrentiel, est-ce un mauvais point ?  Second Life attire toujours autant les badauds, même si beaucoup d’entre eux ne resteront pas.

Une sensible diminution des utilisateurs connectés…

Le nombre de connectés uniques mensuels est un indicateur assez pertinent pour mesurer efficacement les tendances de popularité d’un monde virtuel. Linden Lab a d’ailleurs redéfini cet indice : il comprend désormais les utilisateurs uniques qui se connectent au moins une fois par mois, mais sans tenir compte du temps de connexion (trop lourd à mettre en place).

J’ai choisi d’étudier cette évolution depuis Février 2007. Les résultats proposés par cette courbe nous montrent une situation tout à fait différente de celle des comptes enregistrés. Globalement les observations des majors de Second Life se confirment en chiffres : le nombre d’utilisateurs assidus diminue légèrement, ou dans une optique plus optimiste, stagne. Cela dit, rien d’inquiétant. En effet, depuis plus d’un an et demi, ce nombre reste compris entre 800 000 et 1 000 000 de vrais utilisateurs, ce qui n’est franchement pas mal du tout. Mieux encore, depuis quelques mois, nous observons un léger rebond, même s’il faudra attendre encore quelques mois pour confirmer cette reprise.

Je tiens également à préciser que la période Décembre 2007 – Mars 2008 correspond à une période ponctuée de fréquentes maintenances et instabilités de réseau. Voilà qui explique cette chute impressionnante.

…mais un temps de connexion en forte augmentation

Après avoir analysé quantitativement la réelle fréquentation de Second Life, attachons nous maintenant à l’aspect qualitatif et plus particulièrement au temps de connexion moyen. La popularité d’un monde virtuel se démontre aussi par le temps passé dessus et pas seulement à sa seule utilisation. De ce point de vue, le monde virtuel est carrément tranché entre des temps d’utilisation ridicules (quelques minutes) et très importants (plus de 5 heures quotidiennes). En effet, les connexions brèves se rapportent essentiellement aux nouveaux résidents qui ne sont pas séduits par le métavers. Ils préfèrent quitter après avoir constaté le lag monstrueux des community gateways et les graphismes peu attrayants du logiciel. De l’autre, ceux qui parviennent à apprécier Second Life pour ses profondes qualités y restent généralement longtemps.

De ce fait, nous constatons que l’intérêt des utilisateurs réguliers pour la plateforme s’est incroyablement développé depuis la fin de l’année 2007. Comme nous le montre le graphique précédent, le temps de connexion moyen a considérablement augmenté pour se stabiliser à 40 heures environ. Une valeur pour le moins impressionnante puisqu’elle correspond à une utilisation moyenne de 10 heures par semaine. L’attention portée à Second Life est donc pour le moins contrastée mais tout à fait réelle.

La communauté française progresse… moins vite que les autres

Les utilisateurs français furent, à une époque déjà lointaine, la deuxième communauté de Second Life (jusqu’à 13 % d’utilisateurs en 2006) derrière les Etats-Unis. Aujourd’hui l’atmosphère est plutôt à la morosité puisque la proportion d’avatars français a nettement dégonflée en chutant à moins de 5 %. Doit-on parler d’une disparition lente et certaine de la communauté francophone comme le prétendent certains ? Pas tout à fait. L’utilisation du logiciel a même augmenté dans nos contrées puisque le temps de connexion est passé de 1 292 705 heures à 1 715 615, soit une augmentation de 33 % en un an! Pas mal. Cela dit, de nouvelles communautés très actives se sont greffées à la population SLienne. Les Japonais sont ceux qui ont connu la plus spectaculaire croissance avec 123 % de temps d’utilisation en plus.

En revanche, il faut reconnaître que la France n’évolue pas aussi vite que les autres pays, en témoigne ce tableau (ci-dessous) qui se base sur le mois de Juillet à un an d’intervalle (les chiffres ne varient quasiment pas d’un mois à l’autre). Globalement les pays européens latins ne semblent plus aussi sensibles au phénomène Second Life qu’autrefois. Peut-on alors craindre à long terme une désertion du monde virtuel de nous, mangeurs de cuisse de grenouilles au vin blanc ? Il n’est pas évident de répondre à cette question. Pour le moment les indicateurs restent au vert, mais au delà des chiffres, une certaine odeur de lassitude titille nos sinus depuis quelques temps.

L’entrain n’est plus vraiment là, notamment à cause d’évènementiels qui ont fait l’objet de graves controverses (ex : le Charity Day). Aucune manifestation n’a eu lieu pour fêter les cinq ans du monde virtuel, un comble. La visite Philip Rosedale en Avril dernier a bien montré le manque de confiance des français vis à vis de la politique de l’éditeur qui laisse complètement de côté notre culture. Dans le même temps, elle s’attache à privilégier des pays sous-représentés comme la Corée du Sud qui n’est pourtant que le 28ème en termes d’affluence! La localisation du client et du site web en français est-elle la preuve d’un revirement de situation ?

Un monde virtuel toujours dans le coup, mais…

Les analyses précédentes nous démontrent bien que Second Life n’est pas sur le déclin comme l’aime à le dire aujourd’hui la presse, qui cultive désormais ses choux gras dans d’autres potagers. La croissance est bien là, mais essentiellement sur le plan qualitatif. Les utilisateurs déjà présents restent fidèles à leur monde virtuel et lui consacrent une énergie de plus en plus importante. Toutefois sur le plan quantitatif, la stagnation du nombre de connectés réguliers pourrait être un point inquiétant si le rebond observé depuis quelques mois ne se confirme pas. Nous aurons toute l’occasion de le vérifier.

La semaine prochaine, je vous présenterai la deuxième partie de mon étude, consacrée cette fois ci à la dynamique économique de Second Life. Nous verrons si les commerces et l’activité sont toujours en place après cinq ans.

En attendant, j’attends vivement vos réactions sur cet article.

LeoMaxx Sautereau

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LeoMaxx Sautereau
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Le 4 octobre 2008 à 11 h 04 min   

Nous avons beau dire que le métier de journaliste rapporte un max de pesos, le messager de l’information reste un voyageur nomade en quête de tuyaux dorés à l’or fin qu’il transforme en morceau de papier parfois mouillé de quelques glaviots. Pas toujours facile d’être reporter dans Second Life. Alors quand on est lassé de couper les blancs de dinde en huit, nous nous décidons de nous poser un moment et de saisir l’opportunité d’un second job. Pour ma part, j’ai choisi les voies du seigneur, pourtant impénétrables…

Cela fait maintenant 11 mois, jour pour jour que j’ai célébré mon premier mariage sur Second Life. Une expérience qui se devait être exceptionnelle au départ et qui s’est peu à peu transformée en vocation, au point que je songe désormais à me faire ordonner dans le monde réel (je plaisante rassurez vous). A l’époque, mon amie Calice Janus et son ex-mari Terry Ballinger se décident à se lancer dans le marché naissant des mariages sur SL avec l’aide d’une autre amie, Lycie Yalin, qui a officié dans l’organisation de mariage RL. Cette activité restait jusqu’à lors assez marginale dans la sphère francophone. Il ne devait y avoir que une ou deux sociétés de mariage à tout casser (notamment celle de Veronique Snook qui a abandonné depuis si je ne fais pas d’erreur -l’intéressée me corrigera si besoin-). Seul problème : Calice n’avait pas de prêtre à disposition. En bon samaritain, je me décide d’accepter l’offre, un peu fébrilement quand même. Il faut dire que je n’ai jamais eu l’occasion de passer devant monsieur le maire ou le curé et d’avoir une trace blanche autour de l’annulaire à la fin de l’été.

Les mariages, un business qui marche

Les sentiments c’est de l’argent ! Et ça, les frimeurs qui roulent en roadster pour harponner la minette l’ont bien compris ! Se passer la corde au cou ne vous sera pas vraiment gratuit, et outre les 25 L$ de frais d’avocats (pour votre futur divorce) qu’il vous faudra mettre de côté, vous devrez dégainer le chéquier pour avoir votre ticket pour le chemin de l’enfer, parfois jonché de quelques petites fleurs je vous rassure.

Ce qui est bien dans les mariages de Second Life, c’est qu’il en y a pour toutes les bourses. Que vous soyez un compulsif de la carte bleue (vous ai-je regardé mesdames ?) ou un accro du camping carbonisé au ricard, vous aurez tout loisir de faire de votre union le plus beau jour de votre vie ou, comme disent les plus romantiques, « Le début de la fin »…

Ainsi les cérémonies de mariage sont à la carte. Vous pouvez vous la jouer mariage « discount » à 1 000 L$ (même si c’est une somme quand même !) ou mariage princier à un tarif composé d’un nombre plein de zéros auquel je n’ai toujours pas appris à compter. Outre la cérémonie et le vin d’honneur, les sociétés de mariage proposent une série d’options gadgets dont on ne peut se passer pour euphoriser son bonheur. Vous pouvez notamment réserver un club, péter un feu d’artifice (que seules les nanas voient.., les mecs sont trop occupés à mater la mariée, « j’aurai du desserrer le caleçon plus tôt ! ») mais aussi prendre une assurance anti-lag, inviter un sosie de Frédéric François ou encore s’offrir les services de Dudu Larsouille pour compléter le casting des invités si vous n’avez pas le légendaire « beau-frère alcoolique ».

Si vous préférez vous la jouer mariage express à Vegas ou union-squatteur-sur-un-autel-qui-n’est-pas-le-vôtre, c’est possible aussi… Des autels de mariage en libre usage existent (comme ceux de Junon  Weddings) et les fleurs ne fanent jamais (les enfoirés, ils ont mis des fleurs en plastique !). Ne reste plus qu’à choper le prê..euh célébrant de cérémonie et de confirmer votre acte de mariage devant grand seigneur Linden Lab ! Pour la nuit de noce, vous pouvez squatter chez le voisin, avec un peu de chance le stream du lieu est Slow Radio, parfait pour la fête du « sleep » !

Les mariages, comme si vous y étiez.. ou presque!

D’une manière générale, les femmes sont plus impliquées que les hommes dans l’organisation de la cérémonie, mais ce n’est pas exclusif non plus. Les hommes deviennent de plus en plus romantiques, il n’y a qu’à écouter leurs poèmes d’amour pendant les cérémonies pour s’en convaincre. Les unions virtuels donnent le sentiment, à la fois émouvant et dérangeant, de transcender le cadre de la fiction… Voilà pourquoi le mariage est quelque fois le déclencheur d’une future séparation car il éveille au grand jour la réalité des sentiments d’un des deux partenaires, sauf si les deux ressentent la même chose. Du coup c’est plutôt un Happy End qui brille à la fin de la pellicule.

Se marier virtuellement est souvent bien plus qu’un simple petit jeu pour cœurs sensibles. A l’image de notre société RL, l’union maritale de deux jeunes fiancés porte une empreinte sociétale forte : c’est la reconnaissance aux yeux de tous d’un couple officiel, concrétisé par l’apparition du nom du partenaire dans le profil, aussi appelé « partnership ». C’est donc, en quelque sorte, un acte d’appartenance sentimental qui s’impose (même si ça ne décourage pas les vieux lourdauds dragueurs).

La validation du partnership n’a toutefois rien à voir avec la cérémonie de mariage en elle-même. Les organisateurs et le prêtre n’ont en fait qu’une fonction d’animation, c’est tout. Pour vous unir officiellement « devant Linden Lab », il vous faudra accéder au site secondlife.com et aller dans le menu Partner (rien à avoir avec l’utilitaire Peugeot) pour proposer à votre futur-conjoint(e) les menottes de la promiscuité (il vous en coûtera 10 L$ au passage…).

Une activité blasphématoire aux yeux de l’Eglise! (si, si!)

Dans Second Life, la fonction du célébrant de cérémonie se rapproche de celle d’un DJ. Son intervention prendra la forme d’un « show », mais solennel et romantique, qu’il exprimera sous forme textuel (le plus souvent) voir oralement (moins souvent). Selon le degré de leur foi, les mariés choisiront un mariage de type civil ou religieux, mais c’est souvent ce dernier qui l’emporte, sans doute pour sa valeur traditionnelle.

Il y a quelques mois, j’ai été surpris d’être pris à parti par un véritable prêtre RL qui me reprocha de m’auto-attribuer le terme « prêtre » pour mes activités de mariage sur Second Life. En effet, selon l’Eglise, ce titre ne peut appartenir seulement à une personne qui a reçu le sacrement adéquat. Nous nous demandons alors ce qui l’en est pour le cinéma où les rôles de « prêtres » par des acteurs non ordonnés sont monnaie courante. Quoiqu’il en soit, il est officieusement interdit de se nommer « prêtre » dans notre monde virtuel sans l’être vraiment dans la réalité. D’ailleurs, le port de l’aube est à peine toléré. Cette interdiction reste toutefois marginale car les véritables mariages religieux sont assez exceptionnels. Pour ma part, je ne mentionne jamais le nom de Dieu dans mes discours ni même la moindre allusion à la Bible ou autre document religieux. De ce fait, cette motion de censure est quelque peu sans intérêt a priori.

Allez ne soyons pas sérieux, le mariage dans Second Life reste avant tout un divertissement, même pour les les gens qui s’aiment vraiment (et il y en a!). Sur ce, je vous souhaite à tous de trouver le bonheur, sur Second Life ou ailleurs. Car même dans un « jeu », nous sommes avant tout humains.

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LeoMaxx Sautereau
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Le 17 septembre 2008 à 21 h 11 min   

Si l’habit ne fait pas le moine, c’est le paquet qui va jouer pour beaucoup à vous faire acheter le produit. Essayez de mettre du foie gras dans un emballage de pâté de foie, rien à faire les gens y verront du pâté de foie… Les apôtres de la mercatique ont bien compris tout cela: notre société judéo-chrétienne se repose souvent sur un dictat de l’apparence tant matériel qu’immatériel d’ailleurs. Ce que nous « portons » est directement lié à ce que nous « représentons ». Et la représentation est l’une des armes de l’attraction sexuelle, car objet du fantasme…

L’habillement : quand le vêtement et le corps ne font qu’un

La mode vestimentaire est finalement assez proche du concept de la « représentation ». L’habit transfigure non seulement des codes esthétiques mais aussi des règles du paraître identitaire qui, en théorie, doit donner un aperçu de la personnalité de son hôte (qu’il veut bien montrer ou non). Plus qu’un morceau de tissu, le vêtement traduit un aspect de notre personnalité, une illustration de ce que nous sommes ou tout simplement de ce que nous désirons. Se vêtir c’est tout simplement communiquer, plaire, nous intégrer. Certains diront que c’est parfois mentir mais c’est aussi au travers du mensonge que nous distinguons la vérité la plus pure et qu’à contrario, la vérité est toujours tâchée de quelques mensonges, non ?

Si l’apparence physique est quelque chose de difficilement modifiable, l’habillement est au contraire totalement personnalisable. Dans une certaine mesure, il permet de nous « améliorer », de mettre en valeur nos atouts ou de dissimuler quelques défauts disgracieux. Le vêtement est souvent en harmonie avec l’enveloppe charnelle, c’est en tout cas son objectif le plus noble.

Second Life c’est beaucoup plus qu’une chambre géante de petite fille. Les poupées sont nos avatars que nous prenons plaisir à vêtir et tout ça dans un contexte qui va bien au delà de la fiction. Et qu’à cela se tienne, les femmes autant que les hommes sont aussi concernés par ce phénomène. Finalement ce monde virtuel pourrait être un laboratoire d’études des comportements.

Plusieurs styles, plusieurs personnalités…

Les hommes et les femmes n’abordent pas tout à fait la même conception de l’habillement. Les femmes y sont plus sensibles, plus impliquées mais nos croqueuses de pommes sont aussi plus touchées par le regard des gens, propre à notre société contemporaine. Une jeune femme négligée sera très mal vu alors qu’un homme mal fringué pourrait être considéré comme adoptant un style original et assumé (alors qu’en réalité, il pourrait tout simplement avoir un goût ringard!). Les femmes vont donc faire davantage d’efforts pour enrichir leur garde-robe, car la concurrence est rude. Les plus observateurs ne seront pas seulement les hommes mais aussi les femmes entre elles, et de ce point de vue c’est plutôt l’estocade au rouleau à pâtisserie!

D’une manière générale, nous retrouvons une mode plus courtisée que les autres et directement lié à la séduction d’ordre charnelle. Ce que nous pouvons remarquer sur Second Lie c’est deux styles particuliers propres à chaque sexe et portés sur le cul, disons le franchement. Les femmes vont généralement préférer un style frivole, volontiers déluré, à l’infime limite du politiquement incorrect. Ainsi les jupettes à raz le bonbon, les décolletés taille ado vont être appréciées autant chez les noobs que les avatars plus expérimentées, chez les joueuses les plus jeunes comme les joueuses plus âgées. Les hommes quant à eux, vont être très influencés par la mode « gangsta », celle du gros méchant bad boy macho qui se la pète pour flatter son égo surgonflé : gros biscottos saillants, marcel blanc moulant, bronzage à l’huile de vidange et grosse chaînes de pacotilles achetées dans un fan-shop de Mister T. Ces deux profils vestimentaires traduisent bien la forte connotation sexuelle que dégage Second Life. Mais en réfléchissant bien, ce serait bien de mauvaise augure de rapporter ce phénomène qu’à notre monde virtuel. En effet, la RL est également très porté par l’objet du désir et du syndrome « regarde mais pas touche »… Il faut savoir plaire pour s’intégrer à un groupe, même si les membres qui le composent ne sont que des électrons libres gravitant autour d’un noyau instable appelé « mode ».

A côté de cela, nous retrouvons une mode plus élégante mais plus occasionnelle aussi. Celle ci est illustrée par des vêtements apparentées à de la haute couture mais conservant généralement une certaine simplicité, bien loin de l’inspiration extravagante des grands couturiers contemporains. Ces robes, ces vêtements « classes » relèvent aussi d’un certain « standing » SLien.

Etre sexy c’est être bien habillé ?

Certainement. Le vêtement ne cache pas, il dissimule. Une nuance littérale sur laquelle je me permets d’insister. L’habit nous parle avec une voix suave et douce à la fois, pour nous faire frissonner et nous attirer tel le chant des sirènes. L’habit a quelque chose de mystérieux, une aura parfois plus érotique que ne l’est la nudité elle-même. Car le principe de l’excitation n’est pas de montrer mais de promettre de montrer, et en cela nos vêtements jouent une importance fondamentale. Si le soutien-gorge a tant cette popularité, c’est que sa sensualité l’emporte sur son utilité. Beaucoup d’hommes trouveront une femme en soutien gorge plus sexy qu’une femme qui ne met rien. Le « soutif » met d’une part la poitrine en valeur, et fantasme l’observateur d’une certaine perfection, et de l’autre, le « frustre » et l’incite à voir ce qui se dissimule derrière. C’est un peu pareil pour les petites culottes et les strings. Une femme sans sous-vêtements paraitra vulgaire et facile, alors que beaucoup d’hommes sont en quête d’une certaine difficulté pour pouvoir flatter leur égo de conquérant.

Les photos présentes dans cet article ont été shootées et post-traitées par la talentueuse Gabrielle Sinatra (sauf pour la dernière)

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LeoMaxx Sautereau
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Le 22 août 2008 à 11 h 44 min   

Certains me reprocheront de plomber à grand coup de mauvaise foi le succès accordé à Linden Lab pour son jeu Second Life : celui du nombre record de comptes crée! Avec plus de 14 Millions d’enregistrements depuis 2003, notre monde virtuel est le « jeu online » le plus populaire du moment. Mais les gens un peu perplexe, comme moi, et ceux qui me lisaient dans le S-en-ciel savent que ce chiffre est particulièrement mal interprété. En langage « vrai-cul », c’est de la bêtise pure et simple. Pour rappel : sur ce nombre « marseillais » de naissances, seuls 200 000 à 300 000 comptes sont réellement d’actifs. Et sur ce nombre d’actifs, on recense une fréquentation journalière d’environ 50 000 joueurs, à l’échelle mondiale évidemment. Un chiffre bien moins glorieux… Histoire d’en remettre une couche sur cette chape de plomb, permettez moi aujourd’hui de lever un tabou qui décrédibilise encore un peu plus le succès de Second Life : celui des joueurs schizophrènes!

Il semblerait en effet qu’un certain nombre de joueurs de Second Life souffrent de schizophrénie et plus particulièrement d’un dédoublement de personnalité. Cette pathologie s’exprime, dans Second Life, par la création d’un deuxième compte, soit un deuxième avatar, pour une raison qui varie d’un joueur à l’autre. Plusieurs de mes conversations intimes dans le jeu m’ont permis de découvrir que ce syndrome était loin de ne toucher que moi (eh oui je suis malade aussi, j’ai également un deuxième avatar…). Je ne m’arrêterai évidemment pas à une observation bête et naïve. En curieux que je suis, je me suis intéressé aux raisons qui poussent un joueur de sl à donner naissance à un second avatar.

Tout d’abord il est important de constater que ce sont surtout les joueurs avec une solide expérience qui sont concernés par ce phénomène. Au bout d’un certain temps, votre seconde vie a besoin d’être vécu avec un peu de discrétion et c’est à partir de là que la création d’un deuxième compte s’impose. J’ai distingué plusieurs profils de dédoublement d’avatars sur Second Life:

Tout d’abord nous trouvons les avatars-banque… Ce type de personnages ont une vocation essentiellement pratique et sont aussi vides d’intérêts que la dimension culturelle d’une émission populaire de TF1. Ainsi certains s’en servent comme « coffre-fort » en leur déléguant des objets qui alourdiraient l’inventaire de l’avatar principal, ou dans un second cas, de faire office de banque humaine. Eh oui ça peut être un bon remède contre les achats compulsifs et surtout, c’est plus honnête qu’un banquier (je m’excuse solennellement devant tous les banquiers qui me liront…).

La seconde catégorie est ce que j’appellerais les avatars-faire valoir. Eh oui Second Life et son univers impitoyable.. Un océan d’égoïsme et de compétition… On a très vite fait d’être relégué au stade de looser ou fils spirituel de Jean-Claude Dusse (Michel Blanc dans les Bronzés). Certains ont donc eu l’ingénieuse idée de se créer un avatar qui serait totalement béat d’admiration devant son propre soi, à lui bisouiller les orteils en toute circonstance. Très pratique pour sauver son avatar principal d’un grand moment de solitude après une blague totalement pourrie : « mdrrrr », « waaaaa trop géniaaale celle là », « pliééé en quatre », « Jean Roucas il en avait de bonnes quand même… ». Attention à ne pas trop en faire quand même, parce qu’avouer aimer Jean Roucas, ça peut descendre une réputation.

Troisième catégorie, qui relève ici d’une pathologie beaucoup plus inquiétante, version intense des avatars-faire valoir : les avatars-marie couche toi là (ou avatars-janot fait monter le thermo, version masculine). Bah quoi vous êtes gênés ? Second Life a des effets qui vont parfois bien au delà du virtuel. Certains s’excitent comme des castors devant des mangas pornos, d’autres devant des avatars féminins taillées comme des violoncelles. Second Life c’est aussi un bon moyen de dénicher les individus qui ont une propension à dépenser leurs sous dans une poupée gonflable (les industrielles de jeunes filles en latex ont ici un marché juteux à exploiter). Oui en effet, les avatars-marie couche toi là répondent à la moindre exigence de leur propre soi. Se faire l’amour à soi-même à quelque chose de dérangeant. Excès d’amour propre sans doute! Sérieusement, ce phénomène n’est pas quelque d’anodin dans Second Life. La solitude peut parfois créer des réactions.. troublantes!

Enfin dernière catégorie, les avatars-espions, ou « sous-marins » comme on dit dans les jargons policier et journalistique. Ce type de personnage convient particulièrement aux situations de commérage actif ou pour la satisfaction d’une curiosité maladive. Plus professionnellement, il sert aussi à passer inaperçu dans une enquête. Voilà pourquoi les journalistes de Second Life usent régulièrement de ce type d’espionnage. Mais il convient aussi de donner à cet avatar un aspect crédible. Pas question de lui donner de l’expérience si son look a été forgé dans une boutique de freebies. Bref un avatar espion, ça peut coûter cher si on veut faire les choses biens.

Plus sérieusement, dans Second Life, la création d’un deuxième, voir d’un deuxième avatar relève plus généralement d’un ennui ou tout simplement une façon de faire profil bas. Mais je crois sincèrement que certains pourraient se lancer dans une carrière de psychiatrie virtuelle. Il est toujours plus facile de se confesser lorsque l’on est devant un écran. Avis aux intéressés.

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Phylire Coppola
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Le 27 juillet 2008 à 16 h 25 min   

BDSM, 4 lettres somme toute modestes qui font couler autant de salive que d’encre, et malheureusement trop souvent les propos tenus issus d’individus éloignés de ces pratiques tendent à dresser un bilan empreint de stupre.
Quelques commentaires déposés en à la suite de l’article  » Aude à l’amour  » en sont le triste exemple.

Philip Rosedale, le déclarait lui-même lors d’une interview, le sexe est aussi un moyen de communication et d’intégration, aussi trouve-t-il logiquement sa place au sein du monde virtuel qu’est SL.
Pourquoi alors s’offusquer face aux groupes bdsm en présence et considérer que leurs adeptes ne peuvent être que des individus assoiffés de perversion voire cruellement frustrés ou en mal de libido ?

On ne naît pas Maître ou soumis(e), on choisit de le devenir…

Plus encore qu’une pratique, il s’agit d’une philosophie presque d’un art de vivre, se déclinant telle une toile d’araignée en de nombreux modes d’expression. La recherche de nouvelles sensations ou plaisirs sexuels n’est pas le seul facteur motivant l’adoption de telles pratiques, parfois la vie et ses aléas nous poussent à nous surpasser ou à subir, dès le plus jeune âge, pour survivre.
Certains feront le choix de stopper net, d’autres se laisseront glisser au gré du vent poussés et trainés par la volonté de ceux plus forts, qui auront quant à eux décider de résister pour affirmer leurs différences. Souvent, ces derniers poursuivront sur leur lancée, se consacrant à soutenir les plus faibles pour les conduire vers les objectifs qu’ils espèrent sans oser y croire.
Il serait trop long et surtout trop difficile de développer en détails les méandres des pratiques.
Sans avoir la prétention de jouer les donneurs de leçons, ni même d’enfiler la robe et l’épitoge, il semble pourtant nécessaire d’apporter quelques précisions pour tempérer les ardeurs verbales de certains détracteurs.

Si beaucoup de personnes sous couvert de leur avatars arborent fièrement une marque d’appartenance à l’un des groupes, tel un titre honorifique ou le dernier sac à main tendance, peu d’entre eux peuvent affirmer avoir saisi le sens exact des mots masqués derrière les lettres, et encore moins capables de respecter les règles établies.
Pas d’école dispensant à coups de badine les préceptes, ni livre ni tableau noir, ni pupitre.
Il existe, sur SL, quelques lieux où une approche des conséquences d’un engagement sera abordée, mais seule l’expérience vécue apportera les enseignements nécessaires à l’accomplissement.

Au premier abord, il serait aisé de s’imaginer que tout individu disposant d’une once de charisme ou d’une bonne connaissance du management, serait à même de s’adonner au BDSM et de se déclarer Maître ou Maîtresse.
Suivant le même cours d’idée, comme il doit être  » doux  » de ne plus avoir à affronter ses propres démons, d’oublier pour un moment le  » qu’en dira-t-on  » et le regard des autres, de se poser en  » victime innocente – en omettant bien sur d’avouer son consentement- et de donner libre cours à ses fantasmes les plus  » fous « .
Il n’en est rien, puisque c’est ici que se dessine la vraie base.
Sous son aspect  » ludique « , l’objectif est une quête de l’éveil des sens partagée.
Si cela se transforme en  » jeu de dupes « , le charme se rompt indubitablement.
Avant même d’agir sur le physique, les sensations recherchées naissent du mental et l’enrichissement de la relation n’est que plus complet et fructueux, que si la relation est solide et viable, si la convention est mûrement réfléchie, sincère.

Le lien entre le(la) dominant(e) et le(la) dominé(e) engagera tant l’un(e) que l’autre, sans doute même plus encore celui ou celle qui sera le Maître (la Maîtresse), puisque son devoir sera dès l’acceptation des voeux de l’autre de prendre la responsabilité d’une nouvelle vie.
De fait, la première pierre de l’édifice sera la confiance – même affamé, un âne n’a jamais avancé sur un pont de singe branlant pour aller quérir une poignée de son.
Seul(e) un Maître (une Maîtresse), digne de porter ce titre saura définir en aval les appréhensions de cette âme qui s’est abandonnée à lui et qu’il a choisit de guider.

Le chemin adopté par les deux parties sera parfois jalonné d’épreuves, qui seront franchies en binôme, l’un(e) puisant sa force dans l’autre, l’autre se ressourçant dans la fierté offerte par le premier dans son nouveau dépassement de soi, nouveau symbole du don de sa personne.
Aucune frontière n’est officiellement établie. Le respect des limites infranchissables du(de la) dominé(e) par le dominant baliseront la safezone.

Au théâtre, ce soir… ? !

Sur SL, les premiers éléments sur lesquels le regard s’arrête dans les lieux bdsm sont les accessoires.
Si certains les nomment  » engins de torture « , tandis que d’autres en usent et en abusent à grand renfort de clicks pour tenter d’expérimenter une nouvelle approche de leur sexualité, les puristes adeptes du bdsm ne s’appuieront que sur la puissance visuelle d’une ambiance recréée nourrissant le corps d’un scénario.
Néanmoins, inutile de déclamer en assemblée publique, le déroulement d’une scène de jeux intimes, seul importe le partage d’émotions et de sensations vécues, malgré un décor, des personnages, nous sommes très loin de la représentation théâtrale.

Le Marquis de Sade d’ailleurs, souvent cité à tort comme un exemple de débauche, n’a du sa survie durant ses longues années d’emprisonnement qu’à son imagination aussi débridée que débordante.
Piètre amant selon la Marquise, il a su néanmoins tiré profit de ses fantasmes et de ses talents littéraires pour résister à l’isolement en s’inventant des mondes où il lui était donné l’occasion de punir les membres d’une société qui n’avait su le comprendre, tout en y mélant les plaisirs de la chair nécessaires à tout équilibre humain sain d’esprit.

Là encore on constate l’importance de l’intervention du mental et l’on prend encore plus conscience des dégâts psychologiques générés chez certaines personnes ayant  » séjourné  » sur les sims goréennes.
A l’origine, un écrivain, John Frederick Lange Jr alias John Norman, décrit un monde de science fiction, où l’Homme occupe la 1ère place et dirige sans partage la vie de créatures féminines.
Un univers où le machisme est le maître-mot, composé de règles établies par et pour eux d’abord.
Toutefois, une notion du respect de l’Etre Humain quelque soit sa nature se distingue au coeur de l’ouvrage.
Malheureusement, aujourd’hui sur SL, ce dernier élément, valeur initiale inculquée dans toute éducation et indispensable à toute vie communautaire à complètement disparu des esprits.
C’est une chasse à la  » femme  » qui s’organise, afin d’achalander les places sur les marchés aux esclaves ou de renouveler les stocks des geôles goréennes pour compenser les pertes.

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Faith Latynina
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Le 11 juillet 2008 à 22 h 01 min   

Pour commencer je vais me présenter, vu que c’est ma première apparition ici, je m’appelle Faith Latynina, photographe de mon état, et dorénavant, « journaliste » ici-même. 18 mois de vie dans ce monde, avec tout plein d’expériences vécues, dont une en particulier …

Il y a quelques temps, je discutais avec une amie de l’ »amour » dans Second Life et que le marché des sentiments comme « Meetic » n’était pas l’exclusivité de la RL. Mon amie m’a fait remarqué que cela existait déjà sur SL, et qu’elle y avait eu recours. Intriguée, je pris la route de Second Love Agency afin de me faire ma propre expérience de la chose afin de pas rester sur des « on dit ».

« Bonjour, je cherche l’amour ! »

Beaucoup de personnes viennent ici (sur Second Life) pour compenser un manque, le plus souvent affectif, et il est logique en ce sens de voir fleurir des agences de rencontres (l’idée d’en monter une m’a un jour effleurée l’esprit d’ailleurs). Un jour que je ne savais que faire, je me suis dit « tiens tu vas tester pour voir comme cela marche ! », donc je prie sur moi la décision de me faire un autre avatar afin de tester façon « noob ».

Je me créais donc un homme afin de voir comme cela fonctionnait, un homme avec un minimum de look, pas un noob pur tout de même. Le choix d’un homme était stratégique, parce qu’une femme qui arrive et qui cherche est sûre de trouver, même si ce n’est qu’une histoire de sexe. Donc me voila prêt(e) pour me lancer dans une aventure que je ne connais pas du tout, un Meetic mais façon SL. Après une recherche classique et rapide dans le monde francophone, me voila décidé(e) à aller chez « Second Love », agence qui semble la plus importante, et la plus « connue » dans ce milieu. Je me décide donc à me téléporter sur leur terrain, et là première surprise … le décor !

Je dois dire que je m’attendais à un truc des plus basiques, genre un sale immeuble sordide avec un bureau perdu dans un coin sombre, mais là je dois avouer que les gérants ont plutôt bien joué. Un espace grand et vert, très accueillant, avec un navire en fond qui doit bien servir à quelque chose ! Je fais quelques pas en avant, et j’aperçois au loin deux personnes assises autour d’une table, j’avance encore un peu et là je m’aperçois qu’il s’agit d’un « client », et d’une personne travaillant pour l’agence. Je prends place et de suite, la dame de l’agence me fait part qu’elle s’occupe de moi juste après la personne présente, là aussi bonne surprise … un accueil agréable et efficace.

Après quelques instants de patience, la dame vient s’occuper de moi et c’est là que les choses se corsent un peu, ca pouvait pas durer non plus ! Pour commencer, ayant une sainte horreur des écritures sms ou autres langages abrégés, la discussion n’est pas simple à tenir, mais bon, un peu de courage et ca passe. Elle m’explique donc le cheminement à suivre pour faire partie des « clients » de l’agence. D’abord il faut payer, je m’en doutais fortement, mais ca fait toujours drôle quand même … 300 L$ par semaine, pour être dans la base de données de l’agence, participer aux events, et avoir un coach personnalisé. Pour l’inscription, la dame présente me dit qu’elle passera mon nom à une personne concernée, et m’invite à régler la somme due ce que je fais mais pour deux semaines, histoire de voir un peu plus en profondeur.

« Désolé, mais on ne fait pas de ça ici ! »

600 L$ et 30 min plus tard, je quitte donc la sim, content(e) d’avoir trouvé ça et impatient(e). Et là on déchante très vite … Une semaine sans rien, aucune nouvelle … juste une ou deux notecards pour rappeller les mauvais payeurs à l’ordre. Huit jours après, alors que je me dis qu’en fait ca renifle plus l’arnaque qu’autre chose, un contact … Une personne (une femme) prend rendez vous avec moi pour finaliser tout ca et lancer la machine si je puis dire. Je la retrouve le lendemain donc, et ensemble on rempli mon profil entièrement avec les questions d’usage. Une fois cela fait, elle me communique mes identifiants pour le site internet où je me rends sur le champ pour m’apercevoir qu’en fait, malgré les nombres intéressants d’inscrits, peu sont concernés, la moitié étant des coachs de l’agence. Nouvelle déception donc, voyant le nombre réduit de personnes « disponibles », mais je me dis qu’il faut pas céder et continuer pour réussir. Je finis de remplir mon profil donc et la dame m’indique qu’un coach va prendre contact avec moi pour me parler des soirées, me donner des astuces de « drague » tout ça, tout ça … Je me dis « ok », là on est vraiment lancé, et ça va le faire, ben en fait non pas du tout, jamais eu de nouvelles du coach « personnalisé » dans les quelques jours qu’il me restait sur mon paiement, et qui plus est, mon nom a été soigneusement effacé de leur liste à peine 48h après le délai et cela sans aucune relance.

Je n’aurais pas donc eu la choix de rencontrer l’amour grâce à cette agence, qui malgré un apparence de départ fort impressionnante, vous laisse quand même un peu sur votre faim. Peut-être que je n’ai pas eu de chance, peut-être que je n’y passé pas assez de temps mais dans le fond j’aurais donc perdu 600 L$ et de là à dire que je ne conseillerai pas ce genre de méthodes, il n’y a qu’un pas. L’amour ca ne n’invente pas, ça se ressent au fond de soi.

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LeoMaxx Sautereau
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Le 20 juin 2008 à 13 h 36 min   

Un grand évènement pour la lutte contre le cancer est actuellement à l’étude sur Second Life et aura lieu sur la sim La Ruche le 14 Juillet 2008. Riona Rimbaud a pris l’engagement d’organiser une grande manifestation citoyenne dans l’objectif de récolter des fonds pour lutter contre la maladie et de fêter la vie.

Aujourd’hui, les scientifiques estiment que la moitié des habitants de notre planète sera atteinte d’un cancer au moins une fois dans sa vie. La réduction de la qualité de l’environnement et des modes de consommation laissent penser que ce fléau pourrait prendre de l’ampleur à moyen terme.

En dépit des progrès de la science qui guérissent de plus en plus de ces maladies, les victimes du cancer restent considérablement nombreuses soit 150 000 morts en France et par an. En plus de guérir la maladie, l’accompagnement des proches est un facteur indispensable pour le bien-être du malade. Des dispositifs comme accueillir les familles dans les hôpitaux, soins des personnes à domicile etc ne sont pas superflus et sont au moins à égal importance que la recherche elle-même. Les besoins financiers sont donc croissants.

Bien que le cancer nous concerne tous et qu’il ne prévient jamais, nous ne sommes pas toujours conscients de ce danger, et par conséquent nous nous en déresponsabilisons.

Pour participer à cette campagne de sensibilisation (qui n’est pas propriété des instituts et des associations), Riona Rimbaud a décidé de s’engager dans un projet d’ampleur dans l’univers de Second Life. L’objectif : renseigner les avatars sur les dangers qu’ils courent et surtout récolter des fonds qui seront totalement redistribués aux associations l’ARC (Association pour la recherche contre le cancer), l’UICC et la TWAK.

Le projet est actuellement en construction mais Riona Rimbaud attend déjà vos propositions et vos talents pour participer à ce grand évènement qui prendra la forme d’un grand gala festif sur une sim aménagée spécialement pour l’occasion.

Un groupe a été spécialement crée pour l’évènement. Dans le moteur de recherche de Second Life, tapez le mot « Charity Day » et cliquez sur le groupe. Vous pourrez vous y inscrire gratuitement et recevoir toutes les informations nécessaires en temps réel.

Que vous ayez envie de participer à l’organisation de cette manifestation ou tout simplement de participer comme artiste ou commerçant (dont au moins 80 % des recettes seront redistribuées), vous êtes les bienvenus.

Pour plus d’informations, contacter par IM Riona Rimbaud ou par mail à models.redaction@gmail.com

Ce gala de charité aura lieu le 14 Juillet 2008.

On le sait tous, la consommation de drogues dans notre bas monde semble connaître son apogée. Et, aussi curieux que cela puisse paraître, la drogue virtuelle semble également suivre ce chemin, de leurs producteurs aux free-party (fêtes où chacun se sent libre de faire partager les effets à leurs amis d’une nuit ou plus). Et plus étonnant encore, que l’effet de mode que ça constitue, la création de magasins spécialisés dans les drogues, narcotiques, plantes illicites, ou même simplement de ceintures, bracelets, constitués de multitudes de seringues…Il suffit de se montrer légèrement curieux au niveau des recherches pour s’offrir un panel de possibilités afin de devenir un junkie virtuel accompli. Même si la diffusion de joints et médicaments gratuits pourrait sembler amplement suffisante.

Des comportements différents face à la drogue

Au niveau de cet essor, quatre comportements types, car bien sûr tout le monde n’est pas aux anges de voir la drogue faire son petit bonhomme de chemin sur SL, et les avis divergent quant à son utilité. Le premier, celui de la personne qui s’oppose fermement à tout ça, qui refusera tous les objets comportant les mots « bong », « ecstasy », « crack » et ne rira pas lorsque votre avatar se verra peint de plusieurs couleurs avant de s’écraser à terre. La deuxième personne, elle, acceptera peut être gentiment tous vos objets pourtant illicites dans le réel mais bien autorisés sur Second Life et les essaiera tout en trouvant les animations amusantes, mais sans plus. La troisième catégorie, celle qui s’extasiera devant ces mêmes objets que la première personne aura refusé tout de go, qui fait généralement partie de tout un tas de groupes prisant la drogue et ses effets si « géniaux », et traîne dans les bars quasiment consacrés à leur consommation. Et pour finir, les personnes impliquant une symbolique à ce qui est plus qu’un effet de mode à leurs yeux. Pour eux, cet affichage de drogue constitue bien plus qu’un style et un look particulier, il est le signe d’une société sans liberté, guidée par les préjugés et des critiques qui seraient les premiers à condamner ce qu’ils font eux même à l’abri des regards. Et symbolique d’une addiction à un bonheur virtuel. Si vous ne faite partie d’aucune catégorie, vous êtes libres de vous inquiéter sur vos origines…

Une interprétation nuancée

Le fait est que les cas extrêmes ne sont pas les plus répandus à travers notre plateforme virtuelle. Nous trouverons beaucoup plus d’individus qui diront accepter ces objets uniquement pour leurs animations, pendant les fêtes. Après avoir discuté un peu avec l’une de ces personnes, il apparaît très clairement que l’amalgame drogue virtuelle/ drogue réelle, ne se fait pas dans leur esprit. La drogue SL serait avant tout et pour tout quelque chose de non dangereux, qui contiendrait pour seul attrait des animations intéressantes. Quant à la question de l’engrenage vers la consommation réelle de produits illicites, il est clair et net qu’elle ne se pose même pas. « Sur SL, la drogue ce n’est pas dangereux, pas comme en RL » nous dira Kandisse Delpiaz qui a gentiment accepté de répondre à quelques une de mes questions.

Mais intéressons nous plus particulièrement à l’image de la drogue comme symbolique du fonctionnement de notre société. Kiara Kyong est la créatrice du magasin DPM Kitty, dans lequel on pourra trouver des bracelets contenant des seringues entre autre. Pour cette femme, intégrer l’image de la drogue dans SL contribue à un but relativement précis : dénoncer la société actuelle, comme nous le montre cette interview…

Elsy Teskat: Qu’est-ce qui vous a poussé à créer des objets impliquant des seringues et donc explicitement une certaine drogue ?
Kiara Kyong: La provocation et la symbolique de l’addiction virtuelle.

Elsy Teskat: Oh, et de la provocation à l’égard de qui ? Un groupe de personnes en particulier…?
Kiara Kyong: Un pied de nez à une société qui se veut trop propre et qui oublie ceux qui sont laissés pour compte au bord de la voie. Un pied de nez à ceux qui condamnent la drogue alors qu’ils s’en mettent plein les narines.

Elsy Teskat: Donc pour vous ce phénomène est bien plus qu’une mode ?
Kiara Kyong: Oui il s’inscrit dans une symbolique et un message, il est aussi témoin de la liberté de chacun d’exprimer ses penchants même les plus subversifs. La drogue n’est qu’illusion.

Elsy Teskat: Mais ne pensez vous pas que sur certains points, ces objets, cette façon de dire au monde que la drogue est omniprésente, ne pourrait pas inciter les plus jeunes et les plus faibles également à vouloir essayer cette consommation illicite de façon réelle…?
Kiara Kyong: Peut être. Mais comme je le dis souvent, la liberté est impossible à l’ignorant.

La drogue donc comme symbolique de l’addiction au monde virtuel. D’une société à la justice aussi illusoire que le bonheur apporté par ces deux choses. Et quand bien même la tentation pourrait se manifester chez certaines personnes de goûter à ce bonheur fugace, la cause défendue semble en valoir la peine.

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Jacques Barak
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Le 7 mai 2008 à 14 h 51 min   

Pour ma première participation à SL Agora, c’est dans l’univers RPG qu’il m’a fallu plonger. Coté inattendu, on peut dire que j’ai été bien servi… Mais qu’est-ce au juste que le RPG ? Petite explication pour les non avertis : Le RPG (Role Playing Game), ou en français JDR (Jeu de Rôle), consiste à se mettre dans la peau d’un personnage fictif évoluant dans un univers lui aussi fictif. Le joueur dit « rôliste » doit, le temps du jeu, adopter les attitudes, réactions, langage … de son PJ (Personnage Joueur), mais aussi se confronter à l’univers dans lequel évolue cet avatar (Fantasy, Sci-Fi, Historique, etc). Il existe plusieurs façons de pratiquer le RPG dont voici quelques unes : Le RPG sur table se pratique comme son nom l’indique autour d’une table. Le PJ y évolue dans un univers décrit dans un livre souvent très volumineux, animé et parfaitement maîtrisé par celui que l’on appel MJ (Maître du Jeu). Le RPG Grandeur Nature dit GN où chacun doit vivre quelques jours en immersion totale dans l’univers du jeu. Le RPG On-line, que l’on nomme du terme pompeux de MMORPG (Massively Multiplayer Online Role-Playing Game). Afin de commencer mon enquête, j’ai lancé une simple recherche de lieu avec en critère les trois lettres RPG. Parmi tous ces lieux, j’ai décidé de ne pas visiter les plus populaires, afin de donner en priorité la parole aux lieux moins connus et pourtant de qualité…

  • Coté Francophone :

Iky and Eliwen House. (Ocean Estate 4 : 80, 163, 55)

Une fois téléporté, me voici dans une taverne de style médiéval où sont disposés des poufs autour d’une table sur laquelle on peut danser. Je visite rapidement l’intérieur de cet établissement douillet, puis m’en vais me promener à l’extérieur. Le cadre est plutôt agréable. Rendez-vous est pris avec les propriétaires des lieux : Iky et Eliwen. Le lendemain, c’est dans leur vaste château médiéval qu’elles m’accueillent sur l’un de leurs confortables poufs. Je découvre Eliwen, une ravissante jeune femme blonde platine, de noir très ajouré vêtue et armée jusqu’aux dents. Peu après nous rejoint Iky, charmante brunette emmitouflée de noir… IRL, Eliwen et Iky sont étudiantes, âgées respectivement de 19 et 18 ans. En dehors de SL, ces charmantes jeunes filles sont également rôlistes. Toutes deux ont parcouru l’univers d’AD&D (Advanced Dungeon & Dragon), et ont pratiqué du MMORPG comme le célèbre Guild Wars. L’univers dans lequel nous plonge leur sim est celui du Goréen (Gorean in english ^^). Le Goréen est un RPG qui s’inspire de l’œuvre de John Norman. Cet univers se prête particulièrement à SL, puisqu’il est constitué de multiples îles dont les habitants sont en guère quasi permanente. Le PJ Goréen de SL risque donc constamment une attaque d’autres Goréens venus d’une autre île dans le but de le capturer et de le réduire en esclavage (dans le meilleur des cas). Pour plus d’informations sur GOR et John Norman, je vous conseille de visiter par exemple le site http://panieralix.free.fr/siteweb2002/norman1.html.

Coté background (en français : arrière plan = la trame de l’histoire), Eliwen a hérité de ce château il y a environ 4 ou 5 ans de ses parents, tués sous ses yeux… Concrètement, si vous venez vous aussi visiter la sim de mes charmantes hôtesses, vous pourrez venir discuter dans la taverne en toute sécurité, tout en sirotant votre boisson médiévale favorite, ou danser sur une table comme John Travolta dans Saturday Night Fever… Vous pourrez même, si votre cœur fait boum, monter à l’étage en agréable compagnie et vous allonger sur de douces peaux de bêtes… mais en jouant votre rôle évidemment. Si vous vous sentez d’humeur plus belliqueuse, rien ne vous empêche de sortir pour vous livrer au rapt, au viol et à l’esclavagisme dans le plus pur style Goréen. Et si vous êtes comme moi, un peu paumé dans cet univers Goréen, Eliwen est souvent disponible pour vous conseiller. Cette sim est en pleine évolution grâce au travail des propriétaires. Seul un gros huitième est à ce jour consacré au RPG mais des projets d’agrandissement sont envisagés. Ses points forts sont sans nul doute l’ambiance chaleureuse de la taverne qui est réalisé avec assez de crédibilité (hormis le pas de danse cité plus haut, mais il faut bien une pointe d’humour), et le cadre verdoyant plutôt agréable. Si vous voulez savoir ce qui excite Eliwen, eh bien c’est de n’être que deux Goréennes résidentes permanentes de cette sim et de risquer chaque jour une attaque massive de Goréens avides de crime…

Camp Imazighen Pirate (Île du diamant 113, 109, 250)

Téléportation… je me trouve sur une sim pas tout à fait achevée, les deux pieds dans un sable blond et fin, au coté d’une ancre. Je fais un tour rapide de la zone sans danger et de l’Arène… sympatoche ! Je prends rendez-vous avec les proprios au moment où j’aperçois une silhouette féminine courtement vêtue. C’est une rôliste répondant au nom de Argentina Republic… Argentina se consacre aujourd’hui entièrement au RPG sur SL. Avant, elle a pratiqué le jeu de table Warhammer, et WOW (le MMORPG, World Of Warcraft). Argentina est le 4ème avatar de son Auteur en une année et demie environ sur SL. Elle pratique le GOR (Goréen) et le Nosgoth (http://fr.wikipedia.org/wiki/Nosgoth pour plus d’information sur cet univers tiré du jeu Legacy of Kain). Ses sims favoris sont Siba (GOR Anglophone), Caithris (GOR Francophone) et bien entendu l’Île du diamant.

  • Coté anglophone

Lands of Seven Sins (128, 128, 0)

Me voici téléporté au milieu d’une sombre place, dans un univers à l’ambiance inquiétante, très bien réalisée par son propriétaire-créateur Chrisa. J’aperçois non loin une silhouette de petite taille mais que j’ai le plus grand mal à distinguer dans cette pénombre. J’engage la conversation in english… mon interlocuteur scan mon profil avant de répondre « Tu peux parler français ». Je suis dans le coin shopping, la zone sans risque de cette sim, en compagnie d’un enfant démon qui s’appelle Gh0st Masters. Ensemble, nous allons visiter une partie de la sim. IRL, Gh0st Masters à 26 ans et est actuellement sans emploie. ISL, il est né en février 2007, à débuté au Moulin Rouge, s’est ensuite tourné vers le RPG, puis à, ouvert un club avec une amie, club qui a fermé ses portes 8 mois plus tard. Depuis, il se consacre au RPG. Gh0st Master se dit lui même en riant « Transformiste » : il possède un grand nombre d’Avatars. Gh0st Masters ne pratique le RPG que sur SL, et encore, uniquement le RPG de combat avec une nette préférence pour le système CCS (C.o.l.a. Combat Système) mis en place par Sasanna Soyinka. Ses autres sims favorites sont City Of Lost Angels (d’où est issu le terme C.o.l.a.), Wrath, Leyla, … Land of 7 sins vous plonge dans un univers que je qualifierais de post-apocalyptique avec des décors inspirés de Seven. Beaucoup d’entraînement et de patience seront nécessaires au néophyte, mais selon Gh0st Masters, on se laisse vite prendre au jeu. Land of 7 sins organise en outre des combats dont le vainqueur repart avec un prix, dans une zone appelée le Fight Club.

New Salem (163, 119, 601)

« Welcome to Hell » Voici les premiers mots que j’entends à la fin de ma téléportation… IRL, Scout Detritus a 26 et est photographe. New Salem vous plonge dans un sombre univers fin 19ème siècle, inspiré de l’histoire sorcières de Salem. Inutile ici de régler vos Environnement Settings, car cette sim est plongée dans une nuit permanente. Scout Detritus n’a jamais pratiqué le RPG in or out SL. Cette sim dont il est l’auteur est donc sa première expérience RP in SL. Le RP y est focalisé sur l’occulte, la sorcellerie et ce qui s’est déroulé au 17ème siècle dans une petite ville des USA nommée Salem (http://fr.wikipedia.org/wiki/Sorci%C3%A8res_de_Salem). Le système utilisé y est le DCS² (Digital Combat System). Sur New Salem, vous rencontrerez ou pourrez incarner des sorcières, des pirates, des aristocrates, des criminels, des artistes, des courtisans, et nombre d’autres, lors de fréquents events (évènements) interactifs. La sim est le RP sont pleinement fonctionnels et ceux qui souhaitent simplement visiter sont toujours les bienvenus.

Tour d’horizon en conclusion : Chacun pourra selon sa préférence se plonger dans des univers Dark (Toxian city, Lost angels,…), Médiévaux (Legenda, Kingdom of Arcadia, …), Sci-Fi (Starbase 3D, Elysum Colony,…) Fantasy (City of Osgiliath, …), Marvelien (Vitue City), etc. La langue de rigueur est le plus souvent l’anglais, parfois l’italien (la communauté est active et propose des sims médiévales de toute beauté), plus rarement d’autres comme le français. Ces quelques sims et lands ne sont que des exemples parmi tant d’autres dont il est impossible de dresser un inventaire exhaustif. Quelques conseils constants à tout RP : Bien lire et respecter les règles, prendre le temps de l’apprentissage, jouer son rôle en accord avec le background, et surtout s’amuser !

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Yonathan Slade
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Le 4 mai 2008 à 13 h 58 min   

Style dont l’originalité tend à céder sa place à la popularité, le Neko nous vient de l’étranger pour se répandre jusqu’à nos écrans comme une tache d’huile sur Second Life. De plus en plus contextualisé et lié au combat roleplaying (on dit combat RP), il séduit car « personnalise » son porteur, et fait de nos dames et demoiselles résidentes les félines qu’elles ont toujours souhaité être, et que nous avons toujours voulu caresser. Mais pour autant, les interactions sociales au sein de ce groupe, qui se veut marginal, se codifient, se complexifient et se pimentent. Il fallait, pour toucher ce monde et jauger la corrélation entre marginalité, attrait ludique vers le RP, et prise d’une identité extra-humaine, en rencontrer l’un de ses spécimens…

Rendez-vous avec la créature dans un lieu de son choix. Elle est retard, et dans cette rue inhospitalière résonne le crépitement d’un feu de poubelle et l’écho des hurlements de chats sauvages. En attendant l’arrivée de celle qui répond à mes IM dans un style lapidaire, j’arpente l’asphalte à la fois amusé par ce décor carrément pouilleux, ses boutiques d’accessoires et vêtements pour félins, et inquiet car la sim est orientée RP, et l’on y combat à l’arme blanche.

Les commerces en vendent à la pelle : griffes démesurées, gestures spectaculaires à faire passer un ninja pour un nourrisson en couche culotte, sabres empruntés aux samouraïs de l’empire du soleil levant (dont le terme Neko et la tradition qui s’y lie sont originaires). Le Neko est un petit chat de la fortune, une petite mascotte porte bonheur présent dans les demeures, les commerces, les bureaux, et toujours souriant. Au XXème siècle le Neko a grandi et a donné ses oreilles aux têtes d’enfants des mangas, les a transformées en sushis dans les bent6 que les mamans nippones donnent à leur bout de chou le matin avant son départ pour l’école ou le collège. Et comme le minou (c’est bien connu) est coquin, il est parti à la conquête d’un XXIème siècle libéré, et a recruté ses apôtres parmi les jeunes adultes un peu bobo, séduits par son histoire, son mystère, ses oreilles, sa queue et ses moustaches de chat.

C’est au moment où je contemple les articles d’un autre magasin distribuant contre quelques L$ des minijupes fendues, queues tigrées, grattoirs à la valériane virtuelle ainsi que des meubles brisés et déchirés à grand coups de griffes, que débarque le fauve que j’attendais. Il ne rate pas l’occasion de son apparition dans mon dos pour tenter de m’effrayer ! Je me retourne et découvre un authentique spécimen de Neko femelle dans toute sa splendeur : T-shirt de maille déchirée évoquant une odeur intime de textile rarement lavé, une jupe plissée et sombre, vêtements laissant s’exposer la peau halée et tatouée de ses reins et de ses hanches découvertes. Elle provoque par son look, ses cheveux toilettés à coups de pattes, ses poses suggestives… et les armes qui bardent ses cuisses et son dos. Elle s’excuse rapidement, prise qu’elle était sur une autre sim RP où elle faisait quelques “spars”, combats d’entraînement pour tester ses skills (compétences et tours de force) et ses armes. Elle me propose une démonstration, et dans un grincement de métal sort une paire d’armes blanches futuristes, et exécute une sorte de kata, enchaînant les animations à une vitesse impressionnante qui me frappe presque comme un insulte : “Je pourrais te faire passer quelques secondes désagréables et ridiculiser ton avatar !”

Quelques questions me permettent de savoir ce qui motive ses combats : Le fun ! Les amis du clan. Les Nekos sont souvent en bande, chats de gouttière joueurs et querelleurs, tantôt bruyants et dévastateurs, tantôt tapis dans l’ombre à l’affût d’une proie. La jeune Neko me propose de la suivre vers un night club un peu plus peuplé que la rue. En passant près d’une benne à ordures, un message m’informe que je suis irrésistiblement attiré par une bonne partie de fouille-poubelles. Par curiosité, j’admets, j’accepte l’invitation et me retrouve plongé à mi corps dans la benne à brasser les déchets comme si ma vie en dépendait.

De cette rencontre provoquée (avec une Neko, pas avec la poubelle) suivra la rencontre avec le clan, ses sympathisants, et me permettra de me rendre compte du parallélisme de deux mondes qui ne se touchent pour ainsi dire pas : humains d’un côté, Nekos de l’autre. Ils sont si nombreux à s’être concentrés sur les sims de combat, et tellement moins courants dans les sims habituelles, qu’on en vient à leur prêter une différence et leur demander où elle réside. Ils ont gardé d’humain leur corps, leur langage, leur goût pour la fête, une solidarité. Ils ont pris des félins l’indépendance et la force de caractère qui collent à leur personnalité, et cette devise de ne jamais se laisser prendre la tête. Et ça convient si bien au RP où les quêtes, les captures, les combats se déroulent dans une association excessive de violence, de rigolade et d’amitié… un même goût pour un monde un peu punk de chats dépravés qui vivent des déchets de la société sans jamais lui peser sur les épaules, toujours dans l’ombre. Dans ce monde de combattants en meutes, se retrouvent d’autres minorités telles les vampires, les démons, les lycans (sorte de loup-garous) qui ont ça en commun : ils sont marginaux, ils ne sont pas vraiment humains, ils assument leur imperfection, leurs défauts et en font même une fierté.

Ewokian Pessoa, un représentant britannique de la race Neko dans toute sa splendeur définit quant à lui la culture Neko vécue de l’intérieur, déplore la méconnaissance de cette identité qu’il revendique : “Nous avons longtemps été les ‘animaux de compagnie’ d’autres races, nourris de rats par les vampires, ou pourchassés et dévorés par les lycans (loups garous), et tout celà est lié à l’histoire et aux bases du rolepaying. Il n’en est rien, le félin ne manque ni de panache, ni de noblesse. En quelques mots, définir le Neko, c’est évoquer l’anarchie, la sensualité, le fun, mais aussi l’espièglerie, la malveillance, la paresse, et l’émotivité dans la mesure où beaucoup de Neko sont des femelles – tellement sexy ! Tout ce qu’il y a de noble là-dedans n’est pas forcément reconnu, et aujourd’hui, je ne sais pas si je choisirais d’être Neko si je devais débuter dans le RP. Si je profite de tout le panache que je peux espérer, c’est que j’ai fait mes armes, je joue à un niveau assez élevé, et j’ai fondé mon clan.”

Selon toute vraisemblance, le Neko de Second Life s’est trouvé une place à mi-chemin entre ses deux ancêtres japonais que sont le chat de la chance et le guerrier ninja, avec ce côté soft-junkie anglo-saxon qui lui fait un peu oublier la rigidité des règles de l’empire du soleil levant. Etre Neko c’est être libre, et quand on voit un Second Life des débuts qui s’est bâti sur un modèle proche du monde réel avec son lot d’oppressions, on se dit qu’après tout et peut-être, « on Neko début de l’histoire ».


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Utopia2007 Planer
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Le 1 mai 2008 à 9 h 42 min   

Si le rire est le propre de l’homme, l’imagination et l’imaginaire, que nos cellules grises développent, tiennent une part non négligeable dans les caractéristiques du monde des bipèdes…Quel terrain pouvait offrir à l’homme du 21ème siècle l’occasion idéale de laisser libre court à ses rêves les plus délirants, si ce n’est la 3D en ligne ? Et plus encore : le rôle play, véritable univers à part, au sein même du métavers Second life. C’est pour en savoir plus et faire découvrir à nos lecteurs de SL Agora que j’ai posé quelques questions à une Rôle Playeuse rencontrée fortuitement au cours d’un de mes voyages au pays du RP…

Utopia2007 Planer : Bonjour Naiss, Je suis en quête de comprendre ce qu’est le rôle play. Pourriez-vous vous présenter et nous dire ce que cela représente sur sl ?

Naiss Rhode: Bonjour, alors vous êtes bien tombée ! Sur SL, nous avons plusieurs types de rôle play. Tout dépendra du lieu où vous vous trouvez. Il s’agit, pour faire court, de créer l’histoire de votre personnage et de la faire vivre aux autres, de leur faire découvrir votre vie. Je pense que l’on peut dire : « une troisième vie dans votre seconde vie ».

UP : Comment pourrait-on établir un bilan chiffré du RP sur Second Life ?

Naiss Rhode: Hum… Il est impossible, je pense, de faire un bilan chiffré là dessus. Il y a de nombreuses sims faisant du RP  au  niveau de fréquentation très élevé, où la plupart des role players sont anglophones.
Les sims françaises sont un peu plus laxistes sur le règlement (sourire).

UP: Intéressant ! Comment expliquez-vous cette différence ?

Naiss Rhode: la culture sans doute. Les cultures anglophones sont plus strictes. Si je prends comme exemple la sim de Toxian City, une sim futuriste où les armes sont autorisées, vous ne pouvez pas exprimer plus de 3 phrases HRP (Hors Rôle Play). Dans le canal général, il est même interdit de crier. Sur VampsNnest ou ici-même, beaucoup de joueurs abusent du  » shout », ce qui est parfois agaçant.

UP: D’accord et là où sommes-nous ? Pouvez-vous nous décrire l’endroit ?

Naiss Rhode: Ici, nous sommes dans la ville de Nosgoth, une ville de rôle play médiévale fantastique. Nous sommes au 16ème siècle. Les armes à feu sont proscrites ainsi que l’utilisation de la magie. Vous me voyez aujourd’hui dans une tenue peu médiévale… je vous l’accorde (rire)

UP: Faisons connaissance avec votre personnage…triple : qui êtes-vous en rl, en sl et en rp ?

Naiss Rhode: Alors… en RL , je me prénomme également Naiss, je suis une ancienne étudiante de 22 ans… Sur sl, je suis Naiss une infatigable folle, et en rp, je suis Naiss Rode, fille du roi Pierre Cloetens, Roi des Vamps Lords. Je suis une vampire de 220 ans avec un passé très tumultueux et un lourd secret.

UP: Quels sont ce passé tumultueux et ce secret, serait-ce indiscret ?

Naiss Rhode: Si je devais vous conter mon histoire, votre journal serait très long… je vous remets une note si vous voulez, tout y est expliqué en détail, vous pourrez sélectionner des parties.

UP: En un mot, si l’on devait le résumer?

Naiss Rhode: En un mot ? Possédée

UP: Etes-vous représentative du personnage rp ? Y-a t il un personnage type que l’on rencontre souvent ?

Naiss Rhode: Non. Chaque personne créée son histoire. De ce fait, peu de personnes se ressemblent. Bien sûr, il y a plusieurs niveau de rp, les passionnés et les débutants. C’est comme partout.

UP : Vous êtes une passionnée, c’est très palpable… Y-a t il des époques plus prisées que d’autres ?

Naiss Rhode : (sourire) Oui, je suis très peu sur des sims conventionnelles. Dans ma vie rl, je joue à des jeux de rôle play. Sur sl, je trouve que c’est encore mieux car on a une plus grande interactivité et beaucoup de sims futuristes ou actuelles, il y a quelques sims médiévales, d’autres romaines.. Il y en a vraiment pour tous les goûts…

UP : Il me semble pourtant que le Moyen-âge et les vampires dominent…

Naiss Rhode: Pour les sims françaises, en effet. Mais si vous parlez anglais, rendez-vous sur Toxian, ou bien City of Lost Angel. Il y a beaucoup de monde et énormément de lag aussi, ce qui n’est pas facile pour les combats. Ce sont des sims futuristes, vous y trouvez des cyborgs et autres. Il existe aussi des sims stars wars !

UP: Existe-t-il des règles communes à l’ensemble des sims rôle play? Comment cela se passe avec les autres résidents de sl ?

Naiss Rhode: Il y a quelques règles communes oui, comme le fait de devoir créer des joutes verbales avant d’attaquer, de respecter ce que dit un GM (Game Master). Après, les règles changent en fonction des époques. Les résidents sl sont acceptés à partir du moment où ils se sentent capables de respecter des règles et de s’intégrer dans la vie d’un clan. Il y a tes tags d’observateurs disponibles à l’entrée des sims de rôles play pour qu’ils puissent venir observer avant de décider de prendre part ou non. Vous êtes libre d’arrêter le rôle play quand vous le désirez. La seule contrainte du rp est de respecter les règles. Aucune cotisation demandée : si ce n’est de donner un peu de votre temps.

UP: Y-a-t il un profil type du joueur RL pratiquant le rôle play ?

Naiss Rhode: Hum.. Hormis la passion et l’imagination … je ne pense pas. Il faut en être capable et réagir vite à des situations, c’est tout ce qui est réellement demandé, répondre comme si vous étiez réellement en face de la personne dans la vraie vie, une personne n’attendra pas 10 minutes entre deux réponses.

UP: Peut-on louer ou être propriétaire dans une sim rp ?

Naiss Rhode: oui, vous pouvez louer des terrains, plus ou moins grands, pour des magasins, des résidences ou pour des clans. Les clans sont des familles de joueurs, ils portent un tag, il y a selon les clans une hiérarchie plus ou moins complexe : pour ma part, je fais partie de la famille des Vamps Lords depuis bientôt 10 mois. Il y a aussi des alliances entre des clans. C’est comme un plateau de jeu, chaque mouvement à une répercussion.

UP: Je crois qu’il existe des règles pour s’exprimer …

Naiss Rhode: Tout à fait, le langage sms est proscrit, de même que les  » lol » et autres… Il faut au maximum décrire les mouvements de votre personnage soit en utilisant la fonction /me dans le chat avant votre phrase, soit en les plaçant entre étoiles par exemple. Pour parler hors contexte, il faut utiliser des doubles parenthèses (( voici donc un exemple de hors RP )). Si le problème ou la discussion s’éternise, mieux vaut utiliser les IM cela permet de ne pas déranger les autres joueurs.

UP: Avant de conclure cette interview, pourriez- vous nous faire part de votre pire et votre meilleure expérience de RP, puisque vous avez 220 ans vous devez avoir une sacrée expérience…

Naiss Rhode : (rire) Ma pire expérience de rp ? … hum… peut être de devoir sans cesse ré-expliquer des règles à des personnes qui ne font aucun effort … qui ne laissent paraître du rp que le combat, sans prendre la peine de créer une histoire .. .Ma plus belle expérience.. je la vie au quotidien, au sein de ma famille…

UP: Quelles sont les sims/sites et conseils que vous pourriez donner en guise de conclusion pour les lecteurs ?

Naiss Rhode: Il y a plusieurs sites à visiter : www.vampsnest.fr ou bien encore http://nosgoth.frenchboard.com/, et pour les sims, Vamps Nest et Nosgoth pour du rp francophone, ou Toxian pour de l’anglophone se sont majoritairement les lieux où vous me trouverez.

UP: Parfait, je vous remercie beaucoup de m’avoir accordé un moment de votre temps si précieux même si à en croire votre histoire vous avez la vie éternelle.

Naiss Rhode: Oui, je suis éternelle ici, alors accordez un peu de mon temps n’est rien… Peut- être que vous ou vos lecteurs désireront faire partie de ce monde, ma porte et mes crocs sauront vous accueillir avec plaisir (rire).

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