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LeoMaxx Sautereau
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Le 26 janvier 2009 à 20 h 42 min   

La société américaine Linden Lab, détentrice de Second Life, continue sa campagne de controverse en rachetant deux des plus gros services de e-commerce indépendant : XStreet SL (anciennement appelé SLExchange) et OnRez. Une annonce accueillie tièdement par les résidents mais qui n’aurait pas que des désavantages si on réfléchit à la pertinence d’une centralisation des achats.

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Fin 2004, Second Life n’est pas encore le monde virtuel que l’on connait aujourd’hui et sa popularité est encore à prouver. Pour se démarquer du typique « MMO », plusieurs utilisateurs cherchent à faire de ce métavers non plus un « jeu » mais une véritable plateforme sur laquelle des échanges commerciaux sont possibles (et ainsi attirer les créateurs et certaines entreprises). Jay Geeseman est l’un d’entre eux et décide de fonder le premier service de e-commerce dédié à une application : SLExchange. Ce portail commercial indépendant de Linden Lab offre aux résidents la possibilité de vendre leurs créations sur un site internet et plus seulement In-World, où la lisibilité de l’offre est plus que opaque, surtout à cette époque.

Les achats sont toujours effectués en Linden Dollars (L$). Comme SLExchange n’a aucun accord avec Linden Lab, le client de ce service doit déposer une certaine somme dans les bornes SLX In-World prévues à cet effet. Pour cela, il doit se créer un compte et le lier avec celui utilisé dans Second Life. L’achat d’un fauteuil, d’un vêtement, d’un script devient alors possible directement via son navigateur et l’objet arrive quelques minutes après dans l’inventaire de l’avatar. Pratique, efficace et surtout populaire. SLExchange fait un carton et contribue en grosse part aux échanges commerciaux effectués dans Second Life. En 2008, SLExchange devient XStreet SL suite aux modifications des propriétés légales de la marque Second Life..

Pour compléter l’offre de SLExchange, The Electric Sheep Compagny, une société spécialiste des mondes virtuels à qui l’on doit le monde virtuel Web Flock 3D et sa participation dans des projets télévisuels (notamment l’épisode des Experts : Manhattan consacré à Second Life et diffusé ce mois-ci en France) fonde OnRez Shop en 2007. OnRez se distingue de XStreet SL par une meilleure ergonomie de son site web et un look plus sexy. En contrepartie, l’offre y est moins étoffée même si les améliorations sont constantes.

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Création d’un « Linden Store » unifié et franchisé

Les acquisitions de XStreet SL et OnRez ne se font pas sans mal, puisque Linden Lab a décidé logiquement de fusionner l’offre des deux services au dépend de celui de The Electric Sheep Compagny. Ces rachats par Linden Lab ont été motivés par la volonté de l’éditeur de développer au mieux l’offre commerciale de la plate-forme en la rendant plus visible d’un grand public. En effet, les principaux utilisateurs de XStreet SL/OnRez sont surtout des joueurs confirmés. Les nouveaux résidents ont bien souvent la méconnaissance de ces services, à la fois par le nom mais aussi par leur utilisation, un peu particulière il faut dire.

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La présence d’un service de e-commerce centralisé sur le site de Linden Lab va tout d’abord permettre d’aimanter un plus large public et donc de gonfler encore un peu plus les échanges commerciaux, déjà bons en 2008. Cela permettra également de valoriser les nouveaux créateurs qui prennent le risque de se lancer dans un marché ultra-concurrentiel, et auquel la navigation in-world ne leur est pas toujours favorable (prix des terrains, publicité…). Depuis plus de cinq ans, l’offre est déjà saturée et seuls les grands noms tirent leur épingle du jeu car bénéficiant des positions les plus avantageuses. Les jeunes « entrepreneurs » sont alors contraints de brader des créations qu’ils ont mis des heures à réaliser. Le marché est alors déséquilibré et les prix sont globalement tirés par le bas, décourageant ainsi les débutants quand des « chefs-d’œuvre » de vétérans sont vendus quelques dizaines de L$ seulement. Bref, tout le monde y perd.

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L’autre avantage de la centralisation de services de e-commerce va être la diversification des moyens de paiement. Si le système n’est pas encore mis en place, nous supposons que Linden Lab instaurera très prochainement le « paiement direct » via son portail. Plus besoin de déposer de l’argent dans les bornes XStreet SL/OnRez pour pouvoir acheter sur le site, vous pourrez directement dépenser vos L$ en vous connectant sur le portail de Second Life. Très pratique, surtout pour les newbies.

« Your world, your imagination », une fois de plus bafoué

L’inconvénient de cette fusion/acquisition, c’est le risque de développer massivement des « magasins en ligne » et de faire disparaître un certain nombre d’échoppes in-world. Certains diront que c’est une bonne chose. En effet, nous ne pouvons pas dire que les « foires commerçantes » du style Freebies Land soient franchement esthétiques. Les principaux magasins resteront (souvent les plus beaux, mais pas toujours…) et les petits commerçants useront des boutiques en ligne.

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Si le rachat de XStreet SL/OnRez peut paraître intéressant sur certains aspects, il l’est beaucoup moins sur la philosophie de Second Life, qui perd de sa superbe. La force de ce monde virtuel était de confier à ses résidents le développement du contenu ainsi que les dispositifs permettant d’améliorer son utilisation. Les sites de e-commerce indépendant étaient une belle preuve de la réussite de ces principes. Ici Linden Lab « propriétarise » un service jusque là tiers.

Et pour le prix ?

A priori rien ne changera concernant les tarifs puisque ce sont les vendeurs qui les fixent. Toutefois, XStreet SL et Onrez étant à l’origine non lucratifs (c’est à dire non prestataires, ils ne faisaient que gérer leur plateforme), il se pourrait que Linden Lab s’octroie une petite commission sur chaque produit vendu, du moins ça ne serait pas surprenant.

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Mark Kingdom et son équipe semblent vouloir changer leur fusil d’épaule et d’en venir à un système de centralisation de services, comme c’est le cas dans la plupart des mondes virtuels existants (Twinity, Home…). Une politique compréhensible mais qui trahit les ambitions natives de Second Life : en faire un monde virtuel décentralisé, dont le gros du développement est confié à ses résidents. Nous constatons en 2009 que nous nous éloignons de cette voie. Depuis l’arrivée de « M » à la tête de Linden Lab, les choses bougent mais d’une curieuse façon. Il est difficile de dire si c’est positif ou non. Nous verrons si ces choix sont judicieux ou pas. En attendant, nous lui accorderons le bénéfice du doute.

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LeoMaxx Sautereau

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Le 5 janvier 2009 à 22 h 21 min   

Aujourd’hui 5 Janvier 2009 marque la mise en place officielle d’un nouveau type de land : les Homesteads, « évolution » des anciennes Openspaces, reléguées elles à des lands appauvris en prims et réservés aux amateurs de steppes virtuelles.

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Souvenez-vous, le 28 Octobre dernier, Linden Lab provoquait un tollé général chez ses résidents en choisissant d’augmenter de manière conséquente le prix de ses Openspaces. Ces régions sont en fait des versions allégées en primitives des sims traditionnelles dite « Full ». Elles sont beaucoup moins chères et donc plus accessibles à un large public. Le succès a été retentissant. Les résidents peu fortunés avaient accès à l’achat de leur propre sim moyennant un sacrifice modéré en prims (3750 prims au lieu de 15 000 prims théoriques, mais cela restant amplement suffisant), à tel point que les « Full sims » ont perdu en pertinence. L’éditeur a été dépassé par ce succès et n’a pas su anticiper cette croissance exponentielle de sims. Beaucoup d’openspaces ne respectaient pas nous plus leur fonction de base : être des espaces résidentielles et/ou touristiques. Linden Lab a semble-t-il été effrayé du fait que les sims conventionnelles allaient peu à peu disparaître alors que ces dernières sont assurément les plus lucratives.

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La hausse de prix des Openspaces a eu pour conséquence un séisme social dont les effets se sont fait ressentir jusque dans la presse professionnelle. Face à ses revendications, la firme propriétaire de Second Life a revu sa copie mais cette réécriture n’a que peu satisfait ses clients, puisque les nouvelles conditions sont tout simplement plus sévères que les anciennes. Les openspaces, à vocation « touristique », ont ainsi été rétrogradées à 750 prims pour une limite de 10 avatars simultanés tout en maintenant le tarif d’antan. Les sims à 3750 prims sont désormais appelées « Homesteads » (en français : propriété) mais deviennent beaucoup plus onéreuses : le prix d’achat augmente de 40 % et les frais de maintenance mensuels de 60 %). Une nouvelle limite a même été ajoutée : le nombre d’avatar est désormais fixé à 20 contre 40 auparavant.

Il est clair que par ces choix controversés, Linden Lab souhaite revaloriser les « Full prims » et corriger le fait que la création des Openspaces a été une erreur, du moins avec les options qu’ils proposaient. Mais ce faux pas a eu une lourde conséquence : en ôtant le pain de la bouche de ses résidents, la firme s’est vêtue d’une réputation encore plus ténébreuse. Une action en justice serait même en cours, même si ses chances d’aboutir sont minces étant donné que les prédispositions judiciaires de la firme américaine ont été rédigées avec doigté.

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Les procédures techniques selon Jack Linden

Le très décrié Jack Linden, responsable du département « foncier » de Second Life, a publié le 3 Janvier une note récapitulative sur les processus qui seront mis en place pour la transition de ces nouveaux systèmes de sims. Ainsi les Openspaces restent des Openspaces nominativement parlant. Cela signifie que les actuels propriétaires de ce type de sim n’auront désormais droit qu’à 750 prims. Pour celles qui en auraient déjà utilisé beaucoup plus, les régions seront redémarrées et remises à zéro.

Pour ceux qui souhaitent conserver leurs 3750 prims, il fallait enregistrer le changement avant le 1er Décembre dernier et accepter une forte augmentation (progressive jusqu’à Juillet 2009) tout en faisant une concession sur le nombre d’avatars maximum simultanés. Un choix pas toujours facilement à accepter. Nul doute que ces « Homesteads » n’ont pas vocation à être très populaires, mais plutôt à justifier un passage direct en « Full Sim » plus cher évidemment, mais dont le rapport qualité/prix est plus intéressant. Beaucoup de propriétaires qui possédaient plusieurs anciennes openspaces ont même choisis de les fusionner pour ne faire qu’une seule Full Prim. En effet, au delà de la réduction d’espace disponible, il y a aussi ces limites techniques qui empêchent l’organisation d’évènements que seules les « Full » peuvent désormais accueillir.

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Autre contrainte technique non négligeable sur les Openspaces/Homesteads : la réduction des scripts. En effet, Jack Linden prétexte la consommation importante des scripts en ressources processeurs qui accompagnent les serveurs sur lesquels sont hébergés plusieurs de ses sims (1 serveur pour 4 Homesteads, 1 serveur pour 8 Openspaces). L’introduction de « Mono » n’y changeant apparemment rien (et dont les avantages sont encore à prouver). Les propriétaires de ces « Low prims » seront donc tenus d’utiliser un minimum de script sous peine d’un blocage. Pour les y aider, Linden Lab proposera un outil de mesure pour faciliter la gestion de ses scripts. il sera testé dans une prochaine version de Second Life. En attendant, contentez-vous de scripts simplistes…

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Une migration vers les OpenSims ?

Les conséquences de ces nouvelles mesures ne se sont pas faîtes attendre. Le nombre de lands est désormais en train de diminuer mais dans des proportions malheureusement impossibles à déterminer étant donné qu’un bug s’est glissé dans les statistiques proposées par Linden Lab. Cela dit, il semble que cette baisse soit bien la volonté de l’éditeur qui préfère avoir moins de lands mais à plus forte valeur ajoutée tout en ayant moins d’amortissements sur les serveurs. En revanche, il ne faudra pas que cette baisse soit trop importante sous peine d’une baisse de rentabilité, mais la firme américaine a un talent certain pour la pratique du yoyo tarifaire. Pas de panique pour San Francisco, risque de séisme oui, mais seulement géologique!

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Les anciens propriétaires d’Openspaces, dégoûtés par cette nouvelle grille tarifaire mais désireux de gérer et construire leur propre sim, s’orientent de plus en plus vers la solution OpenSim. Évidemment, la plateforme ne manque pas de défauts, elle est loin de proposer toutes les possibilités de Second Life et encore moins tout son contenu, mais son fonctionnement tourné autour des principes de l’opensource (partage des améliorations, fragmentation des décisions, liberté…) a de quoi séduire. Si pour l’instant, nous ne pouvons pas affirmer une nette tendance Second Life > OpenSim, il est certain que la curiosité est de mise. Je ne pourrais pas vous communiquer de chiffres précis, sachant qu’aucune base de données n’existe pour mesurer l’audience de ces OpenSims. En revanche, les indices constatés dans le viewer Hippo OpenSim Viewer (client optimisé pour OpenSim) montre une amélioration conséquente du nombre des inscriptions : ainsi OSGrid est passé de 8500 à 9660 inscrits depuis deux mois et demi, soit une croissance de 13,6 %; dans la même période FrancoGrid est passé de 700 à 875 inscrits soit 25 %; mieux encore New Word Grid a enregistré 1400 comptes en Décembre 2009 contre 650 en Octobre 2008, soit 115 % ! L’ensemble des OpenSims est concernée. Reste à confirmer si ces nouveaux résidents sauront apprécier le potentiel d’OpenSimulator avec ses bugs, ses déserts et ses avatars de noobs.

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LeoMaxx Sautereau

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Le 6 décembre 2008 à 16 h 49 min   

Le camping sur Second Life a fait parti des méthodes les plus populaires pour se faire un peu d’argent. Mais cette pratique aussi peu rentable qu’injuste est-elle pour autant en voie de disparition ?

N’espérez pas que je vous recommande quelques bonnes adresses de campings pour vos vacances cet été. Non, je ne me suis pas reconverti en journaliste pour le Guide du Routard… Quand je vous parle du camping dans InVWorlds, je fais bien référence à ces avatars malpolis qui ne vous disent jamais « bonjour », ces Stakhanov du lessivage du parquet, ces drogués aux anxiolytiques qui scotchent niaisement une grosse boule verte… tout ça pour quelques L$ amplement pas mérités. Le camping sur Second Life n’a aucun lien avec le lieu de vacances de Dédé, Bébert, Bibi et leur orchestre, si ce n’est la possibilité de se prélasser en écoutant le chant des oiseaux après la sieste.

Le concept du « camp » sur Second Life est assez simple. Il consiste à prendre position sur un emplacement prévu à cet effet, attendre que le temps passe et voir tomber 1 ou 2 L$ toutes les quinze ou vingt minutes. Une simple interaction avec un objet (une chaise, une boule, un matelas pneumatique… un balai) suffit pour « camper » pour peu qu’il mentionne l’étiquette adéquat (ex : « 2 L$ every 15 minutes »). Encore faut-il que vous connaissiez les endroits qui proposent ce genre d’ »activité » (rire jaune), qui d’ailleurs se font de plus en plus rares.

En effet, les adresses de « camp » sont aujourd’hui très parcimonieuses, bien qu’elles connaissent encore de nombreux adeptes. Il y a moins d’un an, le camping était encore une fonction très populaire. Rares sont les sims qui ne proposaient pas un banc ou un plot de danse pour donner aux newbies l’occasion de gagner quelques sous. Mais d’où vient cet argent me demanderiez vous ? Pas du ciel non, encore moins de Linden Lab. Les sims owners prévoient un budget « camping » qui sera redistribué aux avatars usant de ce système. Malheureusement ces responsables ont vite été victimes du succès du « camp », dans lequel les noobs en quête d’une improbable fortune se jettent en masse… Les sommes engrangées ont donc été réduites (autrefois 4/5 L$ par quart d’heure, plus que 1/2 L$ aujourd’hui) pour ne pas trop dépouiller les heureux donateurs. Ce coup de serpe dans le budget a eu également pour conséquence une désertion des points de camping et leur suppression partielle, ajouté à cela une remise en question de ce système que beaucoup considèrent comme injuste.

Le camping, un système de plus en plus controversé

Que l’on ne s’y trompe pas, l’introduction du camping dans Second Life n’avait rien d’une action caritative, en tout cas pas pour une large majorité de sims owners. Le camping propose en effet des avantages certains pour les responsables de sims, à commencer par une amélioration du traffic. En plaçant des points de « camp » un peu partout sur leur(s) land(s), les sims owners gonflent artificiellement l’audience et jouent malicieusement sur le système d’index de « classement’ du moteur de recherche de Second Life. Ainsi, quand un internaute fait une recherche pour trouver le club le plus populaire de la communauté francophone, il tombera prioritairement sur celui qui aura eu la malhonnêteté de placer des points de camp un peu partout. Bien sûr, il faudra que le propriétaire ait les moyens d’arroser les campeurs pour maintenir son audience au top. Le succès c’est de l’argent, dit-on ?

Les réunions de campeurs n’ont pourtant rien de conviviales et d’attractives. Elles donnent l’illusion de vitaliser la sim alors qu’au contraire, elles contribuent à la dépérir. La présence d’un point de camping est frustrante pour l’utilisateur qui souhaite échanger quelques banalités avec un badaud, car il a devant lui une colonie de zombies aussi prolixes que Bernardo et aussi chaleureux qu’un fan-club de Léon Tolstoï. Pas très sympa donc…

L’agglutinement de points verts sur la carte est donc souvent trompeur, mais profite de l’effet de masse qui va inéluctablement attirer le voyageur en recherche de curiosité. C’est aussi un bel argument marketing pour certains businessmen peu scrupuleux qui utilisent des valeurs de traffic factices pour vanter un succès totalement artificiel. Bel exemple que cette photo ci dessous prise à une dizaine de mètres sous le magasin d’une célèbre créatrice française de bijoux sur SL…

La méthode de calcul de traffic de Second Life remise en cause

Aujourd’hui beaucoup de sims owners ont pris conscience que l’agglomérat d’une population de morts-vivants autour d’une ball de camp était plus pénalisant qu’autre chose, du moins pour ceux qui souhaitent valoriser le contenu de leur sim. Ainsi Koxinell Lane, propriétaire du domaine France 3D, nous indique sur son site qu’elle a pris la décision de supprimer l’ensemble des modules de camping sur ses lands pour la bonne et simple raison que ces zombies n’apportent qualitativement rien d’intéressant aux activités de la région (qui a pourtant été l’une des premières à proposer des solutions de camping dans le paysage francophone).

« [...]nous avons constaté que le groupe des campeurs réguliers, bien que sollicités régulièrement sur nos activités, n’a malheureusement montré aucun intérêt pour profiter de cette opportunité de se divertir ou d’apprendre, préférant se cantonner sur ses 10 mètres carrés d’espace et ne pas perdre quelques dizaines de L$ pendant nos évènements. » Koxinell Lane

Cette décision n’est d’ailleurs pas acceptée avec beaucoup de compréhension. Les campeurs de France 3D ont menacé sa responsable d’une manifestation massive pour qu’elle rétablisse le camping, sur France 3D Courchevel notamment. Ils ont l’air mous comme ça ces zombies, mais ne vous y méprenez pas, ils mordent!

Actuellement les principaux domaines francophones ont banni les campeurs, trop coûteux d’une part et improductifs d’autre part. Seule la région Liberta de Saddam Triskaidekaphobia croit encore au « camp ». Les chiffres lui donnent d’ailleurs raison puisque la sim principale est classée deuxième en terme d’affluence francophone derrière Nosgoth. Cela dit en termes de qualité, c’est une autre question, l’activité est au point mort, au sens propre comme au sens figuré. Mais en terme marketing c’est une bonne affaire, puisque les entreprises (principales cibles du LandBarron) s’intéressent surtout aux chiffres, même s’ils sont trompeurs.

Les chiffres… pour combien de temps encore ? Les failles de la méthode pour le calcul du trafic ont déjà été rapportées aux oreilles de Linden Lab qui a promis d’agir pour mettre en place un nouveau dispositif plus juste. Il se baserait désormais sur l’aspect qualitatif et non plus quantitatif comme ça l’est encore actuellement. Ainsi les messages t’chat, les déplacements, les clics etc… seraient pris en compte pour mesurer efficacement le dynamisme d’une parcelle et, à plus grande échelle, d’une sim. Cela dit, nous attendons toujours ce nouveau système qui ne semble pas vouloir se déployer.

Pour ma part, si les intentions de l’éditeur sont réelles, je me permets d’être sceptique sur ce changement quand Linden Lab lui-même profite -comme il faut- de la vieille méthode. Difficile de passer à autre chose quand on sait que les « bots » (comptes fantômes sans utilisateurs), lourdement employés par la firme américaine sont toujours aussi utiles pour homogénéiser les chiffres de traffic sur le MainLand et ailleurs. Ce n’est donc pas demain la veille que nous aurons l’honneur de constater une audience représentative de l’attractivité d’une sim.

Les campeurs ont donc encore de beaux jours devant eux, même s’il faut leur faire preuve d’un peu plus de recherche qu’autrefois. Cela dit les contestations ont au moins permis une chose : que le camping écope d’une mauvaise réputation et sanctionne la sim qui l’utilise d’une réputation peu flatteuse. C’est le cas de Liberta dont les activités ne font pas l’unanimité dans le paysage francophone.

LeoMaxx Sautereau

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Le 25 novembre 2008 à 15 h 34 min   

Toutes les entreprises ne s’intéressent pas uniquement aux mondes virtuels pour leur fonction publicitaire. Intel, bien connu pour être concepteur et fondeur de microprocesseurs, lancera prochainement ScienceSim, un monde virtuel basé sur le projet OpenSimulator. Le programme se distinguera pour être un outil de recherche scientifique, mais aussi comme une solution pédagogique vis à vis de ses clients et de ses partenaires.

Le 20 Novembre dernier, Justin Rattner* publiait sur le blog officiel d’Intel une note sur laquelle il faisait partager son vif intérêt pour les mondes virtuels et l’introduction d’un programme intitulé ScienceSim. A l’origine de ce projet, Wilfred Pinfold, responsable de la Direction « technologie » du laboratoire des systèmes technologiques de Intel Corporation, conscient de l’opportunité offerte des métavers pour l’entreprise qui l’emploie.

Une annonce qui ravira les défenseurs du projet OpenSim, ce programme open-source basé sur Second Life qui vous permet d’installer gratuitement et librement votre propre monde virtuel. Intel devrait donner les moyens aux développeurs de OpenSimulator de se valoriser d’une image crédible vis à vis des entreprises de nouvelles technologies. Il encouragera aussi ses acteurs à accélérer le développement et sera susceptible de faire « appel d’air » à d’autres partenaires si le succès est au rendez-vous.

Selon Intel Corporate, OpenSim fait partie de ce qu’ils appellent les ICE (Immersive Computer Experiences). Les ICE ne sont ni plus ni moins qu’une dénomination différente des mondes virtuels, mais dans lequel la firme semble vouloir intégrer les jeux massivement multi-joueurs ainsi que ce qu’ils nomment les « Augmented Reality », ces logiciels qui associent les images réelles à des données digitales/géolocalisées (ex : Google Earth).

Dans les prochains mois, la société Intel devrait donc inaugurer ScienceSim. Comme son nom l’indique, il s’agira d’un monde virtuel sur lequel le groupe américain fera des démonstrations scientifiques accessibles à ses collaborateurs, et dans une moindre mesure, au grand public. Par ce projet, la firme veut faciliter « l’éducation, la collaboration et la compréhension ». Celui ci permettra ainsi de synthétiser et visualiser simplement des modèles scientifiques complexes tels que des applications médicales ou des simulations astronomiques. Intel souhaite également exploiter davantage les possibilités offertes par les ICE en permettant à l’utilisateur d’interagir directement sur ces modèles. Ainsi ce dispositif permettrait, en théorie, à plusieurs chercheurs de travailler sur un même modèle et optimiser un travail de groupe en facilitant les échanges d’informations.

Samsung, The Electric Sheep Company, Digital Space et NGI group sont déjà en partenariat avec Intel pour le développement des mondes virtuels et la promotion de ses possibilités.

Une solution infaisable à court et moyen terme

Certes l’intérêt de Intel pour OpenSim précède un fort engouement des utilisateurs et des entreprises pour la plateforme. Mais derrière ces déclarations un peu hâtives et enjolivées, nous sommes en droit de nous poser quelques questions quant à la réelle pertinence du projet, et plus encore, à sa faisabilité.

Le détail de ScienceSim démontre une forte ambition de la part de l’entreprise qui souhaite utiliser ce logiciel opensource comme une formidable opportunité de développement. Une « nouvelle façon de travailler » qui renchérit un peu plus la définition de ce que nous supposons être le « Web 3.0″. Mais concrètement ça donne quoi ? OpenSimulator est actuellement à un stade de développement très peu avancé et qui suppose une forte instabilité technique. Il est donc peu probable qu’une société comme Intel puisse utiliser un un plan de travail aussi fragile. Nous ne parlons même pas de la protection des données, inexistante pour ainsi dire, que même des mondes virtuels « protégés » comme Second Life n’arrivent pas à garantir totalement.

Nous pouvons donc saluer l’implication de Intel dans les mondes virtuels, ce qui va aider à redéfinir une image galvaudée que nous avons coutume de lire et entendre dans les médias. Mais nous nous inquiétons aussi de sa surprenante naïveté vis à vis de ses risques. D’après Justin Rattner, le projet ScienceSim est paré à un lancement assez proche. Espérons que ce programme ne soit lancé qu’à titre expérimental et que cette expérience puisse réellement profiter au déploiement et la maturité technique de OpenSim, encore en version alpha à l’heure où j’écris ces lignes.

* Justin Rattner : Directeur du groupe Intel Corporate Technology

Merci à Gally Young et Ice pour avoir partager cette information

LeoMaxx Sautereau

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Le 17 novembre 2008 à 18 h 27 min   

AIRE est une association à but non lucratif RL œuvrant dans la création contemporaine que ce soit l’art, la musique, l’architecture, autour des notions art et écologie. L’écologie est divisé en trois parties : naturelle, sociale et psychique. Sa présence sur Second Life est marquante dans la mesure où elle associe nouvelles technologies et développement durable. Un projet politique mais concret, dirigé par Marc Moana.

L’association existe depuis 1996 et 2004 dans sa forme actuelle. En 2006, elle s’installe sur la plateforme Second Life sur la sim Ecologia Island*. Elle est tenue par Marc Moana (pseudonyme SL). Cette implantation est conçue pour faciliter la vie des gens, ils ciblent ainsi la population « virtuelle » et facilite l’accès a leurs « services ». Par exemple, des débats RL/SL où ils retransmettent en temps réel de RL vers SL et vis versa.

AIRE a pour but d’accompagner chaque personne, à son rythme, dans la découverte de son « territoire existentiel ». Ce territoire est un grand réservoir, à la fois lieu d’ancrage et de ressource pour un langage personnel qui s’invente en s’exprimant. Savoir ce que l’on capte, ce que l’on émet, ce que l’on veut dire et projeter, savoir changer son point de vue, avoir une vision, une perception du monde … Il n’y a pas une méthode mais autant d’itinéraires que chacun pourra réinventer selon son contexte social, géographique, économique, culturel, sa sensibilité, autant de moyens d’épanouir ce qui peut donner des repères authentiques, personnels et collectifs.

«  Il faut profiter au maximum des savoir-faire, des visions et des expériences de tous, donner une pensée transversale (qui touche à plusieurs thématiques), aiguiser la conscience de la particularité de chacun en gardant une vision panoramique ouverte sur d’autres temps, sur d’autres lieux, d’autres manières d’utiliser, de penser, de créer. Nous souhaitons décentrer, décloisonner, faire échanger sans modéliser, additionner les attitudes, les solutions plutôt que les opposer, parvenir à des visions moins dualistes, développer l’idée de la relativité, de la mobilité, de la mise en relation ». Marc Moana, président de AIRE

Chaque personne apporte un « plus » à l’évolution de chacun, on apprend tous les jours et c’est avec le partage d’idées que cela avance le plus vite. C’est en s’ouvrant aux autres qu’on découvre de nouvelles choses. On peut s’exprimer de différentes manières, la parole, l’écriture, le dessin, etc. En résumé, par la parole, certes, mais aussi par la créativité.
C’est en ça que SL est un atout majeur, il ouvre des possibilités que jusqu’alors, nous n’avions pas, il permet la création complète d’objet, la créativité de chacun s’en reflète donc.

Quelques actions de AIRE

Tous ces projets sont un mélange de RL et de SL. Mais ce sont des sociétés bien réelles qui les initient. SL permet de proposer ces idées, de montrer au public de quoi il s’agit exactement.

Un projet de maison écologique, réalisé suite a un concours (voir ci après) l’année dernière, une maison ne consommant presque rien, grâce a un isolement en bois et des panneaux solaires.

En mars 2007, AIRE a lancé un concours international d’architecture écologique contemporaine. Ce concours était doté d’un prix de 100 000 Linden Dollars (environ 250 euros). Le prix a été décerné en septembre dernier à Piper Pitney et Joshua Culdesac avec le projet Dwelling House.

Ils se sont associés avec Kokopelli, une association de conservation de graines. L’association Kokopelli est un conservatoire de graines œuvrant pour la «libération les semences et l’humus». Elle défend la liberté d’accès et de reproduction des semences, pour préserver la biodiversité et l’autonomie alimentaire des populations, dénonçant ainsi la privatisation du vivant par de puissantes multinationales de la semence. (Rencontre organisée entre ces deux sociétés le 5 novembre 2008, pour parler biodiversité et privatisation du vivant)

Ils se sont associés avec le mouvement « études ET chantiers » également. Le mouvement « études ET chantiers » développé par l’intermédiaire de ses associations régionales des projets de volontariat, en France et à l’étranger, ainsi que des projets de lutte contre les exclusions. Réunies au sein de l’Union Nationale des Associations Régionales études ET chantiers (UNAREC), ces associations organisent des chantiers fondés sur des valeurs de partage, de solidarité et de respect des différences. Encadrés par des animateurs pédagogiques professionnels, jeunes et adultes interviennent en zones rurale et urbaine en faveur de l’aménagement, de l’équipement et de la sauvegarde des espaces naturels et bâtis.

Ils ont ouvrés contre le nucléaire, une action mobilisant plus de 40 personnes qui avait pour but d’envahir un terrain où étaient disposés des barils radioactifs pour les faire exploser.

L’espace artistique

AIRE a dédié un espace complet pour l’artiste Joseph Beuys (RL). Celui-ci est très engagé dans l’écologie. Il proposait de planter 7000 arbres comme création.
AIRE présente une création de Eva et Franco Mattes intitulée : « Joseph Beuys’s 7000 Oaks« .

JOSEPH BEUYS ( 1921 – 1986 ) artiste allemand qui a produit nombre de dessins, sculptures, de performances, de vidéos, d’installations et de théories, dans un ensemble artistique très engagé politiquement.

Le travail de Joseph Beuys est un questionnement permanent sur les questions de l’humanisme, l’écologie, la sociologie — et en particulier de l’anthroposophie. Cela le conduisit à définir notamment le concept de « sculpture sociale » en tant qu’œuvre d’art totale, énoncée dans les années 1970 avec « Chaque personne un artiste », par l’exigence d’une concertation créative entre la société et le politique. A la fois controversé et admiré, Joseph Beuys est considéré comme le pendant allemand des artistes Fluxus, et compte au niveau international comme l’un des artistes majeurs de l’art contemporain. Dans 7000 chênes, pour la Documenta 7, à Kassel en 1982, Beuys commence la plantation de 7000 chênes, action qui se poursuit sur plusieurs années, sur toute la planète, même après la mort de l’artiste en 1986.

Chaque chêne est associé à une colonne de basalte. Les 7000 colonnes de basalte sont disposées en tas au début de l’action dans un parc de Kassel.  Les acheteurs paient 500 Deutsch Mark pour planter un arbre au pied duquel est disposée la colonne de basalte, et reçoivent un reçu.  Ainsi les gens peuvent suivre le déroulement de l’action, en fonction du tas de colonnes de basalte.
Il y a aussi une interaction entre le minéral à dimension fixe du basalte, et l’arbre qui se développe : au début l’arbre est plus petit, ensuite celui-ci devient plus grand que la pierre.
L’intention de Beuys dans cette action est de  » donner l’alarme contre toutes les forces qui détruisent la nature et la vie » .

« Mon intention, c’est que la plantation des chênes n’est pas seulement une action de la nécessité de la biosphère, c’est-à-dire dans un contexte purement matériel et écologique, mais que ces plantations nous conduisent à un concept écologique beaucoup plus vaste – et cela sera de plus en plus vrai au cours des années, parce que nous ne voulons jamais arrêter l’action de plantation.
La plantation de 7000 chênes est seulement un début symbolique et pour ce début symbolique, j’ai aussi besoin de cette pierre témoin, d’où cette colonne de basalte. Cette action doit donc montrer la transformation de toute la vie, de toute la société, de tout l’espace écologique »
.

AIRE est également basé sur la notion d’art transactionnel, c’est à dire que les œuvres ne sont plus seulement donner à voir, mais que chacun devienne co-créateur, que chacun ne soit plus consommateur, mais acteur et producteur de sens.
L’art pour nous n’est pas une marchandise mais un moyen de créer du lien, de susciter des prises de conscience.

Ils ont une galerie/artothèque où ils prêtent gratuitement les œuvres exposées ici au résident d’Ecologia Island et bientôt à d’autres Sim partenaires.
les œuvres interrogent le rapport à ce monde virtuel, le rapport au corps, l’identité.
Dans cette galerie se situe un coin pour les œuvres personnelles de Pegasus Kohime, un artiste australien.

L’avenir

AIRE veut provoquer des réactions, pour petit a petit amener les gens a penser différemment.
Ils font des réunions RL/SL en live, les interventions RL sont retransmise dans SL et inversement.
Ils font une fusion des deux « mondes ». Voila une solution très pratique et très bien pensée.
Voici donc une société se battant pour l’écologie par le biais de la créativité.

AIRE, en association avec Biosynapse projette de créer un espace d’informations sur les toxiques et alternatives écologiques en matière de cosmétique. ils souhaitent proposer des espaces de bien être pour les avatars donc les humains qui sont derrière. Ils préparent une « surprise » dont nous ne parlerons pas encore.

Pour en savoir plus, voici le site de AIRE : http://aire-europe.org/
Et le blog : http://monmoulins.com/index.php?Aire-second-life

* Le nom de la Sim SL (Ecologia Island) provient d’une pensée du philosophe Félix Guattari.

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Impossible d’espérer un miracle, mais une compensation, peut-être oui. « Eh bien même pas! » s’exclamèrent la nuit dernière certains responsables d’openspaces. Linden Lab apporte une nouvelle fois la preuve de sa distance marquée avec ses clients en leur donnant la désagréable impression de se moquer d’eux. En guise de réponse, l’éditeur maintiendra l’augmentation tarifaire prévue et proposera un nouveau type de land, les « Homesteads« , aux caractéristiques « allégées en matière grasse », autrement dit inutilisables et trop chers…

Suite et pas encore « fin » pour l’affaire de l’augmentation du prix des Openspaces. Le mouvement de protestation ainsi que les discussions pacifiques qui ont succédées ont poussé Linden Lab, éditeur de Second Life, à engager des aménagements de sa mesure « choc » pour la rendre plus digeste vis à vis de ses clients. Après une semaine de débat avec certains responsables de sims, Mark Kingdon et son équipe apporte enfin une réponse… controversée et sournoise.

Les Homesteads, un nouveau type de land.. enfin pas tout à fait

Linden Lab a donc redéfinit « au mieux » son menu foncier en se basant, « parait-il » sur les revendications de ses clients. Nous aurons désormais droit à non plus deux, mais trois types de lands.

Les openspaces que nous connaissions (65536 km², 3750 prims et 40 avatars) sont rétrogradés dans une version complètement décharnée ne contenant plus que 750 prims et une limite de 10 avatars, ce qui réduit les usages à un hameau au milieu d’un canton…  Les prix n’ont en revanche pas rétrogradés, eux…

Pour tous ceux qui souhaitent conserver les mêmes possibilités que les anciennes openspaces, Linden Lab introduira les homesteads à compter du 1er Janvier. Leur prix seront les mêmes que ceux prévus pour la hausse annoncée la semaine dernière, à savoir 375 US$ à l’achat et 125 US$ de frais mensuels. Finalement aucun changement me diriez-vous ? Eh bien si justement, mais… en pire! En effet, là où les anciennes openspaces pouvaient contenir 40 avatars, les homesteads n’en contiendront plus que 20… Un véritable coup de poignard dans le dos et la mort probable de nombreux projets éducatifs comme l’Ecole SL qui a besoin de pouvoir accueillir une trentaine d’avatars pour ses cours.

L’effet de cette annonce provoque déjà un séisme de forte magnitude sur tout l’espace SLien. Non seulement les discussions n’ont aboutis à rien de ce qui étaient prévus, mais les anciennes openspaces désormais appelées homesteads seront encore plus bridées qu’autrefois tout en conservant l’augmentation des tarifs. Alors il est vrai, il faut reconnaître que cette hausse sera échelonnée sur six mois, mais à moyen terme, elle sera belle et bien effective!

Dos au mur, Linden Lab fait bloc. Entre logique et grossière erreur

Après passion et déception, il est nécessaire de remettre les éléments dans leur contexte. Comme je l’avais dit dans un précédent article, Linden Lab s’est imposé une régulation du nombre de lands dans Second Life. C’est un fait, qui ne pouvait pas être outrepassée. C’est une entreprise, pas un état… elle applique donc une stratégie de développement que certains trouveront discutable mais qui fait partie d’un programme auquel les utilisateurs sont souvent impuissants. « Le client est roi » n’est pas une logique américaine, et nous devons leur accorder le bénéfice du doute sur le fait qu’ils aient raison… sur le long terme (c’est à dire d’ici un an ou deux ans minimum).

La sim Brokeback, inspirée du film Le Secret de Brokeback Mountain devrait fermer à compter du 1er Janvier 2009

Cela dit, les conséquences à moyen terme sont désormais réelles si Linden Lab ne prend pas soin de faire quelques exceptions. Les projets éducatifs qui accueillaient ponctuellement plus de 20 avatars pourront mettre la clé sous la porte à moins d’accepter de brider leurs ambitions. Dans le fond, c’est une mauvaise opération pour Second Life qui risque de voir amincir les projets qui participaient à le valoriser.

Encore une fois, je ne pense pas que Linden Lab ait voulu mal faire, mais sa politique souffre d’une communication désastreuse et maladroite. Une telle annonce apparait comme meurtrière. Maintenant c’est clair, l’éditeur démontre clairement un amateurisme. Il serait temps que la firme délègue ses activités de gestion à des sociétés dont c’est le coeur de métier, et se concentrer sur le développement software.

LeoMaxx Sautereau

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LeoMaxx Sautereau
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Le 3 novembre 2008 à 16 h 24 min   

Alors que notre planète bleue est soumise à de graves turbulences financières, je me suis intéressé dans cette seconde partie de notre dossier « Second Life est-il… ? » à la dynamique économique du célèbre monde virtuel. Depuis plusieurs mois, nous lisons dans la presse et dans certains blogs que la situation commerciale et monétaire du monde virtuel n’est plus aussi radieuse qu’à ses débuts. Pipeau ou soupçon de vérité ? Comme je l’avais fait avec la démographie, je vais tenter de confirmer ou contredire ces affirmations par le biais de faits chiffrés. A défaut de nous dévoiler une photographie indiscutable du terrain, une argumentation mathématique nous permet d’afficher des tendances globales suffisantes pour mesurer le pouls de notre objet d’étude.

Comme vous le savez déjà, Second Life n’est pas qu’un simple divertissement. Sa véritable fonction s’articule autour des notions de plateforme et d’outils d’échanges immatériels (pour l’instant). L’intégration du Linden Dollar (L$) dans le contenu du métavers a fait que la notion de « fictif » s’est fondu en intérêts tout à fait réel. En effet, la monnaie virtuelle créée par Linden Lab n’en est pas une. Il s’agit tout bonnement de véritables dollars américains que vous pouvez utiliser dans la vie réelle. Toutefois le mythe de la fortune sur Second Life reste quelque chose d’anecdotique pour ne pas dire chimérique. Le cas Anshe Chung est totalement isolé. Tous les investisseurs sur SL vous le diront, « on y perd plus que l’on y gagne ». Voilà pourquoi l’avenir du monde virtuel se dessine essentiellement comme un intermédiaire financier plutôt qu’un marché. La notion de Web (3.0 ?) prend donc tout son sens.

La densité des flux commerciaux dans Second Life sont néanmoins indispensables car une partie de leur recette est capturée par Linden Lab, initiateur et gestionnaire du projet. Une bonne santé de l’éditeur signifie (en théorie) plus de fonctionnalités et d’opportunités pour ses clients/utilisateurs. Cliquer pour agrandir les graphiques

Un cours du Linden Lab stable, trop stable…

Le Linden Dollar est considéré à tort comme une véritable monnaie*. L’éditeur a en effet crée un véritable système boursier virtuel pour que son système financier soit crédible. En quoi l’utilisateur intervient dans ce mécanisme ? L’indice boursier de Second Life, le LindeX (Linden Dollar Exchange) établit une valeur fluctuante de L$ correspondant à un 1 $. Cela signifie que vous pourrez gagner plus ou moins de US$ lors de la création de vos devises. Mais le cours en yoyo du L$ à ses débuts a fait que cette « monnaie » était finalement plus handicapante qu’autre chose et a donné lieu à plus de billets perdus que de gagnés.

Depuis Décembre 2006, nous observons une surprenante stabilité du L$ compris entre 265 et 270 L$ pour 1 $. Evidemment, rien de cela n’est vraiment sérieux. Pas besoin d’être un expert financier pour se rendre compte qu’un tel équilibre relève de la plus improbable coïncidence. Prenons un exemple probant. La fermeture des casinos en Mai 2007, qui fut à l’époque la plus lucrative des activités de Second Life, aurait dû influer de manière certaine ce cours. Il n’en fut rien.

« Au cours des dernières semaines et des derniers mois, le cours du Linden dollar est resté stable, à environ 268 Linden dollars pour 1 dollar US » John Zdanowski, directeur financier de la société californienne Linden Lab

Rien d’étonnant à cela, et prouve encore une fois comment Linden Lab peut parfois nous prendre pour des imbéciles. Si le LindeX n’a pas été (et ne sera pas) secoué par le séisme de la crise financière c’est que sa crédibilité est quasi-nulle. De ce fait, la stabilité de ce cours n’établit en rien la santé économique du monde virtuel. Linden Lab a en effet le pouvoir de bricoler ce cours et l’arranger au mieux, mais ces pratiques démontrent bien la « guignolerie » du système. Il se murmure d’ailleurs que Linden Lab serait en train de remettre en question sa monnaie et de les remplacer par de vrais US$. Cela dit, les nombreuses contraintes techniques et juridiques font que cette mesure a des chances minces de s’imposer**.

Des échanges marchands et financiers en croissance significative

Comme nous l’avons vu dans l’introduction, les échanges commerciaux et financiers sont cruciaux pour la survie de Linden Lab. Une bonne dynamique commerciale signifie d’une part une pérennisation du métavers, ainsi que la vitalité de son tissu social et entrepreneurial. Plus les projets sont rentabilisés plus ils ont de chances d’être nombreux. L’effet domino au sens vertueux donc.

L’étude qui suit montre le volume marchand de Second Life ainsi que l’approvisionnement de L$ qui sont directement injectés dans la mécanique financière du monde virtuel. Par soucis de lisibilité, l’évolution des résidents assidus n’a pas été intégrée mais je vous reporte à la première partie du dossier pour vous imprégner du contexte démographique.

Lors de la première lecture du graphique, nous observons une tendance plutôt positive. La première courbe nous montre l’évolution des flux de L$ de résident à résident, c’est à dire la dynamique commerciale globale (comprenant l’immobilier). Incontestablement, Second Life ne connait pas la crise, du moins pas pour l’instant. Le volume de Linden Dollar échangé est constant depuis Août 2007, voir un peu plus encore quand on sait que la population « active » est plutôt stagnante. Cela signifie que les dépenses moyennes mensuelles par résident sont en croissance exponentielle! Contrairement à la valeur de la monnaie, nous pourrons saluer la véracité et la signification de ces chiffres, puisque l’ »effet » de la fermeture des casinos est bel et bien visible ici. L’interdiction des jeux d’argent avait provoqué un coup de grisou à l’époque car ces activités étaient considérées comme le poumon économique du monde virtuel. Preuve en est que la « reconversion » a été un succès. Non seulement l’économie est lavé de tout commerce polémique mais elle confirme une progression indiscutable.

« En dépit du chaos qui affecte les économies mondiales, les principaux indicateurs de l’économie de Second Life demeurent solides » John Zdanowski

En ce qui concerne l’approvisionnement de L$, il est lui aussi en croissance et ce, depuis l’introduction de ce service. Le camp*** fait visiblement de moins en moins recette et les gens semblent avoir compris qu’il était plus rentable de saisir sa carte bleue que de rester planter comme un vieux grabataire à regarder Derrick en attendant qu’un modeste linden dollar tombe toutes les dix minutes. Cependant, cette courbe pose une question auquelle je vous invite chers lecteurs à éclairer ma lanterne. Comment se fait-il que les échanges commerciaux et l’approvisionnement de Linden Dollar ne sont pas proportionnels compte tenu que la valeur de la monnaie est désespéramment aussi calme que le temps avant une tempête ?

Une explosion du foncier…

Second Life n’est pas seulement un logiciel en 3D, c’est un « Global Network ». Ce terme signifie que les informations et les données que nous partageons sont situées sur des serveurs distants. Voilà pourquoi les techniciens parlent d’un web 3.0 car, à l’image d’une navigation internet traditionnelle, les ressources sont stockées sur un réseau et non sur votre ordinateur. C’est ce qui explique pourquoi le lag est si présent dans SL. Le volume d’informations est énorme et les serveurs actuels sont encore trop peu évolués pour garantir la fluidité d’un programme comme en Local Network.

Les lands (ou sims) correspondent à un espace d’hébergement internet mais en trois dimensions. Quand vous achetez votre terrain, vous louez un espace sur un serveur au même titre qu’un blog ou un site internet.

Second Life propose deux types de lands, ceux du Mainland et ceux appartenant à des particuliers. Les premiers sont gérés et détenus par la firme Linden Lab, ce sont donc les propriétaires de votre terrain. Les seconds sont sous la responsabilité d’utilisateurs tiers mais contrairement à ce qui est souvent dit, il ne s’agit pas de « propriétaires » mais de « gestionnaires » car les serveurs sur lesquels sont stockés les sims ne leur appartiennent pas. En revanche, ils ont toute liberté pour ce qui est de l’organisation et de la gestion du contenu de ces terres.

La tradition de la « propriété » et la baisse des prix réguliers des lands semi-privés ont fait que leur nombre a littéralement explosé depuis la fin de l’année 2006. A titre d’exemple, il y avait 840 sims en Août 2007 contre 1834 un an après, soit une augmentation de 218 % ! Comme nous le voyons sur ce graphique ci-dessus, la croissance de la superficie totale de Second Life est proprement démesurée. L’ambition de ce que nous appelons les responsables de « regions estates » (c’est à dire responsables d’une grappe de sims) n’a aujourd’hui plus de limites et certains « landbarrons » détiennent parfois plus d’une trentaine de sims (comme Saddam Triskaidekaphobia de la région Liberta) au risque de diluer le contenu et de le rendre transparent.

L’autre raison qui a démultipliée ces régions, c’est la consommation excessive d’openspaces. Les openspaces sont en fait des versions « allégées » des sims traditionnelles. Elles proposent la même superficie mais ne comptent que 3750 primitives en lieu de 15 000. La bande passante est également moins importante (quatre openspaces sont hébergées sur un seul serveur, contre une pour une « full sim »), ce qui signifie que le lag est plus présent encore et le nombre d’avatar présents, limités. En contrepartie, le prix est également divisé par quatre. Intéressant, trop intéressant peut-être.

Le problème des openspaces c’est l’utilisation que certains en font. A l’origine, Linden Lab avait introduit ces lands dans le but de favoriser des sims de « découverte » et de culture. Beaucoup en ont fait des lands commerciaux avec un traffic important qui répercute le lag sur l’ensemble des openspaces hébergés sur le serveur.

…qui cause une désertification des sims

Cette croissance totalement incontrôlée du foncier a donc des effets pervers. Le premier c’est bien entendu la désertification des sims. Trop de sims tuent les sims, nombreuses aujourd’hui sont aussi vides que la canette de bière d’un maçon! La densité moyenne de population par land est en chute libre. En un an, cette concentration a été divisé par deux passant de 74 utilisateurs par land en Août 2007 à 30 en Août 2008!

Nous assistons aujourd’hui à un phénomène de tournante. Les lands, trop peu rentabilisés, sont revendus peu de temps après achat (essentiellement des openspaces) à des prix atomisés jusqu’à ce que le dernier acquéreur n’ait plus assez d’argument pour la revente et se retrouve piégé. Les reventes à perte sont donc quasiment incontournables pour n’importe quel acheteur. Il est fortement déconseillé d’investir tant que la politique foncière de Linden Lab (qui établit les prix de base) ne sera pas stabilisée. D’ailleurs, l’éditeur a annoncé le 27 Octobre dernier que le prix d’achat et de maintenance des Openspaces allait augmenté à compter du 1 Janvier 2009 (alors que celle-ci était précédée d’une forte baisse il y a six mois). Cette évolution tarifaire qui fait des vagues montre l’improvisation totale de l’éditeur dans sa gestion du foncier. Il faudrait donc qu’il revoit au plus vite sa politique, de manière à ce que les investisseurs particuliers ne perdent pas (trop) patience dans ce gâchis financier.

Remise en question des comptes « Premiums » (payants)

Linden Lab vous propose deux types de comptes : les comptes « Basic » gratuits et les comptes « Premiums » payants. Ces derniers vous offrent quelques avantages en plus : vous percevrez chaque semaine la petite somme de 300 L$ ainsi qu’un (petit) terrain de 512m² sur le Mainland (le loyer est pour votre trogne). Seulement voilà, comme vous le voyez, ces « bonus » ressemblent plutôt à des « malus » à moyen terme. En effet, avec un simple compte « Basic » vous pouvez quand même avoir votre terrain (mais sur des terrains privés), voir même louer une sim suivant les modalités. Du coup, payer un abonnement n’a plus aucun intérêt aujourd’hui. Il est même plus rentable d’acheter soi-même ses Linden Dollars, surtout pour les chanceux qui habitent la zone euro (même taxées, les transactions restent plus avantageuses que le « salaire » proposé par un compte payant).

De ce fait, nous constatons que les comptes « Premiums » sont en train de diminuer inéluctablement depuis le début de l’année 2008. « Comment Linden Lab fait-il son beurre alors ? » me demanderiez-vous. Eh bien l’éditeur gagne de toute façon très peu sur ce type de comptes. L’essentiel de ses revenus sont tirés des échanges monétaires (L$ <> $) sur lesquels il ponctionne un pourcentage. La progressive de ce type de compte est donc quelque chose de tout à fait logique et en rien inquiétant, bien au contraire.

Second Life est toujours aussi dynamique économiquement, mais…

Au dire des médias, Second Life ne serait plus aussi attractif depuis sa supposée apogée il y a un peu plus d’un an. Pourtant ce ouï-dire est hautement discutable en témoigne nos analyses du jour. Certes ces études ne tiennent pas comptes de l’aspect pratique. Cela dit, les indicateurs sont suffisamment imposants et pertinents pour confirmer une croissance économique significative.

Attention, car dans ce balai de grands élans gloriolants, le monde virtuel est loin de se vanter d’être solide. Les lacunes de gestion de l’éditeur pourraient peser lourd dans un éventuel échec dont l’odeur reste toujours planante. La crise des openspaces qui secoue actuellement la plateforme est la preuve que le train économique et social roule vite mais sur des œufs…

* Le Linden Dollar est comparable au système de « points » utilisés dans les boutiques des consoles next-gen (Playstation 3, Xbox 360 et Wii).
** Merci à Ice pour sa réflexion
*** Le camp (ou camping-chair) vous propose de gagner quelques lindens dollars en ne faisant rien, ou presque. Il vous faudra vous poser les fesses sur une chaise ou un banc, prévus à cet effet, et de prendre mon « maille » en patience.

LeoMaxx Sautereau

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LeoMaxx Sautereau
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Le 28 octobre 2008 à 20 h 58 min   

La politique tarifaire foncière de Linden Lab est toujours aussi énigmatique. Hier matin, nous apprenions sur le blog officiel de l’éditeur que le prix des openspaces allait augmenter (+ 40 %) ainsi que les frais de maintenance (+ 67 %). Une annonce qui ajoute encore un peu plus de passion chez les utilisateurs de plus en plus hostiles à l’attitude controversée de la firme américaine. Cela dit cette décision reste tout à fait logique et nécessaire.

C’est encore une fois une vraie douche froide pour les propriétaires d’openspaces qui vont devoir s’affranchir d’une augmentation conséquente du prix de leur terre. Le « loyer », correspondant aux frais de fonctionnement, va passer de 75 US$ à 125 US$ par mois. Quant au prix d’achat, il vous en coûtera 375 US$ au lieu de 250 US$ auparavant. Cette mesure sera effective à compter du 1er Janvier 2009. Pour (maigre) compensation, Linden Lab s’engagera à transférer l’intégralité des openspaces existantes en classe 5 (c’est à dire avec moins de lag). Seul problème, la plupart de ces lands ont déjà été upgradés à ce niveau.

Autre changement d’importance, il semblerait qu’il ne soit plus possible que les propriétaires de « full sim » puissent revendre à des tiers des openspaces qu’ils auraient achetés. L’achat d’une openspace implique que l’acheteur doit déjà être propriétaire d’un full sim. Ainsi les sims owners passaient commande pour d’autres qui n’avaient pas ce genre de land.

Une décision maladroite mais nécessaire

Cette décision n’a absolument rien à voir avec le prix des serveurs, qui par ailleurs, est en constante diminution. Cette augmentation tarifaire assez conséquente a pour objectif de stopper l’expansion massive des openspaces, et des lands de manière générale. Demain, je publierai la suite de notre dossier « Second Life est-il… » consacré à la dynamique économique du monde virtuel. J’y consacre une partie importance à ce phénomène foncier préoccupant. En effet, depuis un an, le nombre de sims a tout simplement triplé, ce qui pose le problème de la viabilité de ces régions, qui risquent de devenir invendables.

Deux solutions s’offraient donc à Linden Lab. Soit l’éditeur se résignait à stopper temporairement la livraison de lands, soit il décidait d’augmenter sa feuille tarifaire afin de réguler le volume foncier. C’est donc cette deuxième solution qui a été choisie (à mon avis la meilleure), ce qui aura pour conséquence la fermeture de nombreuses régions. Nibb Tardis, de la région Terra Virtualis, et Netpat Igaly, de la région Admicile, ont déjà annoncé qu’ils fermeraient leurs openspaces avant Janvier 2009. Une hécatombe ? Pas sûr. Tout simplement une remise à plat du système qui obligera les responsables de sims à optimiser leurs espaces. Face à l’invasion des lands « morts », nous pouvons d’ors et déjà penser que cette mesure est pour le moins indispensable.

Linden Lab, dépassé par son produit ?

Toutefois, si pour ma part j’estime cette mesure est juste et logique pour l’intérêt collectif, je ne félicite pas l’éditeur pour sa rigueur. Le programme foncier de la firme de San Francisco est pour le moins chaotique, voir inquiétant. En effet, cette augmentation des openspaces survient cinq mois après un rabais dans lequel elle s’était engagée à stabiliser ses prix. Nous pouvons déplorer le manque d’anticipation, qui traduit bien des lacunes de gestion.

« So Openspaces have been incredibly popular as a perk for estate owners, but sadly there is a twist. Unfortunately most of the Openspaces are being used for much more than light use.  Based on analysis performed in August and September, Openspaces are being used about twice as much as we expected, in other words being loaded with double the content/avatar load than we’d expect for a region that is supposed to be light use. » Jack Linden

Selon Jack Linden, Linden Lab aurait sous-estimé le succès des openspaces, à tel point qu’ils doivent faire aujourd’hui machine arrière. Il est bien difficile de croire une telle affirmation quand on constate l’explosion des lands depuis deux ans maintenant. Bref, soit l’éditeur est incompétent, soit il se moque de ses utilisateurs. Dans les deux cas, c’est assez inquiétant…

LeoMaxx Sautereau

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Le 25 octobre 2008 à 19 h 24 min   

Crédit Agricole, actif sur Second Life, met en oeuvre des outils pour ses clients. Elle se fait ainsi une bonne publicité mais surtout, met en place des services accessibles et simples pour tous résidents. Les renseignements de cet article proviennent de monsieur Foix Villota (SL), directeur général du crédit agricole Pyrénées Gascogne.

L’implantation de l’entreprise sur Second Life

L’entreprise Crédit Agricole, qui se situe sur Pyrénées Gascogne, a commencé sur SL avec un institut Mutualiste pour porter les valeurs coopératives du groupe.

Elle a ensuite travaillé avec Stonfield InWorld (entreprise qui guide les entreprises pour leur installation sur Second Life) pour développer l’e-business et l’e-learning. Cette collaboration a permis la création d’un institut mutualiste sur SL. Ensuite, ils ont travaille sur Territoire Digital, une communauté de membres salariés et élus du Crédit Agricole. A l’heure actuelle, ils travaillent à préparer le web de demain qui consiste en trois domaines : la banque, les ventes en ligne et la formation dans l’entreprise.

Crédit Agricole, la banque mutualiste comptant environ 1700 salariés, est aujourd’hui implanté sur SL dans le but d’offrir aux clients un nouveau moyen de communication.

Ses missions et ses projets

Cet immense territoire offre beaucoup de services aux clients. Par exemple, en allant sur le marché de produits agro-alimentaires, nous pouvons, depuis SL, accéder à des sites internet permettant l’achat de produits en ligne.

« On pense ainsi mettre en valeur les produits français ». Foix Villota

L’entreprise possède également un graphe donnant la bourse RL en temps réel sur SL. Elle est directement vers ce qu’ils appellent les utilités et considère Second Life comme le web de demain. En s’y attardant plus longtemps, les sociétés venant sur SL contribue grandement à sa vie. Elle renforce le sentiment réel du jeu.

Nous pouvons, depuis SL toujours, ouvrir un vrai compte. Cette fonction permet de concilier pratique et ludique. Si une population plus importante venait sur SL, on pourrait ouvrir un compte bancaire, un vrai, depuis notre métavers, nous créons des choses bien réelles, n’est-ce pas quelque chose de grand ?

Ils pensent aussi à demander la présence d’un conseiller sur SL.

« Car le plus de SL par rapport au reste du Web, c’est la présence du vendeur ». Foix Villota

SL leurs a permis d’essayer certains projets avant de les lancer sur le RL. Par exemple, ils ont créé les économies d’énergie sur SL pour tester, ils le lanceront en RL seulement en janvier prochain. L’idée est que la formation dispensée à 50% sur le monde virtuel fait économiser de l’énergie du fait, par exemple, qu’il n’y a plus de frais de déplacement pour cette partie de formation.

La société pense faire, à long terme, un croisement plus approfondi de SL et de RL.

« SL marie le web, la vidéo, le chat, la voix, les slides (diaporama) ainsi que la présence électronique. ». Foix Villota

Ils préparent ainsi le web de demain.

Une entreprise innovante qui n’utilise pas SL seulement comme une vitrine publicitaire

Cette entreprise RL installée sur SL est vraiment bien pensée, elle nous permet un accès facile aux différents services proposés par la société. Pour les spéculateurs, notre graphe sur la bourse est accessible et facile de compréhension. De plus, celui-ci est un lien direct vers des pages internet de ventes en ligne, rudement efficace !

La possibilité d’ouverture de compte RL via SL est une idée déconcertante, car cette fusion RL et SL est vraiment poussée au maximum, mais très pratique. Certes il nous manque les conseillers, mais ils le disent déjà, si SL prend de l’ampleur, ils payeront des gens qui seront en ligne sur SL pour guider les clients potentiels.

SL n’est donc pour le moment rien d’autres que de la pub et des mises a disposition pratique pour les clients, mais il y a encore trop peu d’éléments pour pouvoir dire que l’avenir est sur Second Life.
Gardons en tête que les idées sont bonnes mais qu’il faudra attendre qu’elles soient mises en place. Si tel est le cas, SL aura trouvé une vraie banque en ligne.

Blog de Foix Villota : http://www.jphilippe.com/

Site Web de la Caisse Régionale Pyréennes-Gascogne du Crédit Agricole

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LeoMaxx Sautereau
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Le 20 octobre 2008 à 15 h 17 min   

Rares sont les chiffres qui appuient les affirmations subjectives qui pleuvent à propos de Second Life. Déclin ? Pas déclin ? Difficile de s’y retrouver dans ce vivier d’avis autant optimistes que pessimistes, dans lequel il est difficile de relever une forme de réalité. J’ai donc décidé d’écrire un article en deux parties dans lesquelles j’ai essayé de trouver quelques éléments de réponses à propos de la réelle santé du célèbre monde virtuel. Cette partie que je vous présente aujourd’hui étudie l’aspect démographique. La prochaine s’attachera plus spécialement à l’économie.

Cette année, Second Life fêtait timidement le cinquième anniversaire de son ouverture au grand public. Beaucoup s’étonnent encore que cet évènement n’ait pas été davantage claironné par Linden Lab, à tel point que l’on de demande si la ferveur de l’éditeur est toujours là… Et pourtant… Cette longévité dessine un succès réel et incontestable dans une arène où les lions du virtuel ont un appétit féroce. Alors il est vrai, pour se faire une place, Linden Lab a été peu exigeant sur la façon dont serait perçu son produit. Aujourd’hui encore, ce monde virtuel est qualifié -à tort- comme un « jeu » au même titre que World of Warcraft, Age of Conan ou encore le nouveau venu Warhammer. Évidemment les acteurs majeurs du métavers s’insurgent contre cet a priori, mais comment vendre un outil nouvel génération sans faire quelques concessions marketing ?

Aujourd’hui l’aspect « plateforme » commence à peine à percer les mentalités. Une image commerciale qui souffre beaucoup d’une poussée médiatique à double tranchant. En effet, le succès que l’on lui connait est dû en partie à la curiosité de la presse et de la télévision. Mais ce souffle est perçu de deux manières : à ma gauche, Second Life suscite la curiosité, à ma droite il fait office d’ersatz des Sims sur lequel il aurait surfé sur son extraordinaire popularité. Une chose est sûre, jamais l’aspect « outil », le mot « créativité » ou « plateforme de communication » ne sont mentionnés. Difficile d’attirer de vrais artisans du virtuel dans ces conditions. Heureusement le bouche-à-oreilles fait son travail…

Monde virtuel populaire en péril aujourd’hui ? Ces derniers temps, la presse -qui avait grandement aidée Second Life à se développer- semble aujourd’hui avoir passé la marche arrière. On entend ici et là que le métavers est sur la pente descendante, que son ascension est terminée etc. Mais rares sont les chiffres qui étayent ces affirmations. Eh bien, c’est que j’ai essayé de faire dans cet article. A l’aide des statistiques économiques fournies par Linden Lab, je me suis tenté à étudier la conjoncture démographique de notre monde virtuel et d’en mesurer les tendances (vous pouvez cliquer sur les graphiques pour les agrandir).

Un logiciel qui suscite toujours autant la curiosité

Généralement le nombre de comptes enregistrés est utilisé comme un outil d’audit pour les jeux en ligne. Seulement voilà, ces applications sont souvent payantes (achat + abonnement mensuel) et une inscription est normalement suivie d’une utilisation assidue. Pour Second Life c’est tout à fait différent, car le téléchargement est gratuit et il n’y a pas d’abonnement imposé. De ce fait, les enregistrements sont plus faciles mais ne signifie pas une utilisation pour autant.

Pendant très longtemps, Linden Lab a utilisé le nombre d’inscrits pour démontrer la fertilité de sa poule aux œufs d’or. En effet, il y a un an tout juste, Second Life dépassait les dix millions de compte, sautant du même coup le leader du online, World of Warcraft. Bien évidemment ces chiffres ne signifient pas grand chose car une large majorité de ces comptes sont morts ou n’ont servi que le temps d’une éphémère découverte. Certains n’auraient même pas été utilisés.

Cela dit la quantité d’inscriptions, à défaut de mesurer la popularité, permet d’établir une tendance de curiosité. En effet, les comptes créés pourraient correspondre à un degré d’affluence sur le portail du monde virtuel. Avec 15 millions d’utilisateurs enregistrés en Octobre 2008 et une poussée de 46,3 % (!) d’inscriptions depuis un an, nous pouvons penser que la ferveur Second Life est toujours d’actualité. Alors c’est vrai, Linden Lab s’emploie à insérer des « bots » (comptes fantômes qui n’ont pour but que de gonfler artificiellement le trafic) mais ceux ci restent marginaux. Ils servent surtout à arrondir les chiffres plutôt qu’à les truquer.

Comme nous le montre le graphique ci-dessus, l’attractivité du métavers est toujours en croissance, quoiqu’en dise les langues fourchues. Certes cette courbe décélère très légèrement. Mais après cinq ans et dans un marché de plus en plus concurrentiel, est-ce un mauvais point ?  Second Life attire toujours autant les badauds, même si beaucoup d’entre eux ne resteront pas.

Une sensible diminution des utilisateurs connectés…

Le nombre de connectés uniques mensuels est un indicateur assez pertinent pour mesurer efficacement les tendances de popularité d’un monde virtuel. Linden Lab a d’ailleurs redéfini cet indice : il comprend désormais les utilisateurs uniques qui se connectent au moins une fois par mois, mais sans tenir compte du temps de connexion (trop lourd à mettre en place).

J’ai choisi d’étudier cette évolution depuis Février 2007. Les résultats proposés par cette courbe nous montrent une situation tout à fait différente de celle des comptes enregistrés. Globalement les observations des majors de Second Life se confirment en chiffres : le nombre d’utilisateurs assidus diminue légèrement, ou dans une optique plus optimiste, stagne. Cela dit, rien d’inquiétant. En effet, depuis plus d’un an et demi, ce nombre reste compris entre 800 000 et 1 000 000 de vrais utilisateurs, ce qui n’est franchement pas mal du tout. Mieux encore, depuis quelques mois, nous observons un léger rebond, même s’il faudra attendre encore quelques mois pour confirmer cette reprise.

Je tiens également à préciser que la période Décembre 2007 – Mars 2008 correspond à une période ponctuée de fréquentes maintenances et instabilités de réseau. Voilà qui explique cette chute impressionnante.

…mais un temps de connexion en forte augmentation

Après avoir analysé quantitativement la réelle fréquentation de Second Life, attachons nous maintenant à l’aspect qualitatif et plus particulièrement au temps de connexion moyen. La popularité d’un monde virtuel se démontre aussi par le temps passé dessus et pas seulement à sa seule utilisation. De ce point de vue, le monde virtuel est carrément tranché entre des temps d’utilisation ridicules (quelques minutes) et très importants (plus de 5 heures quotidiennes). En effet, les connexions brèves se rapportent essentiellement aux nouveaux résidents qui ne sont pas séduits par le métavers. Ils préfèrent quitter après avoir constaté le lag monstrueux des community gateways et les graphismes peu attrayants du logiciel. De l’autre, ceux qui parviennent à apprécier Second Life pour ses profondes qualités y restent généralement longtemps.

De ce fait, nous constatons que l’intérêt des utilisateurs réguliers pour la plateforme s’est incroyablement développé depuis la fin de l’année 2007. Comme nous le montre le graphique précédent, le temps de connexion moyen a considérablement augmenté pour se stabiliser à 40 heures environ. Une valeur pour le moins impressionnante puisqu’elle correspond à une utilisation moyenne de 10 heures par semaine. L’attention portée à Second Life est donc pour le moins contrastée mais tout à fait réelle.

La communauté française progresse… moins vite que les autres

Les utilisateurs français furent, à une époque déjà lointaine, la deuxième communauté de Second Life (jusqu’à 13 % d’utilisateurs en 2006) derrière les Etats-Unis. Aujourd’hui l’atmosphère est plutôt à la morosité puisque la proportion d’avatars français a nettement dégonflée en chutant à moins de 5 %. Doit-on parler d’une disparition lente et certaine de la communauté francophone comme le prétendent certains ? Pas tout à fait. L’utilisation du logiciel a même augmenté dans nos contrées puisque le temps de connexion est passé de 1 292 705 heures à 1 715 615, soit une augmentation de 33 % en un an! Pas mal. Cela dit, de nouvelles communautés très actives se sont greffées à la population SLienne. Les Japonais sont ceux qui ont connu la plus spectaculaire croissance avec 123 % de temps d’utilisation en plus.

En revanche, il faut reconnaître que la France n’évolue pas aussi vite que les autres pays, en témoigne ce tableau (ci-dessous) qui se base sur le mois de Juillet à un an d’intervalle (les chiffres ne varient quasiment pas d’un mois à l’autre). Globalement les pays européens latins ne semblent plus aussi sensibles au phénomène Second Life qu’autrefois. Peut-on alors craindre à long terme une désertion du monde virtuel de nous, mangeurs de cuisse de grenouilles au vin blanc ? Il n’est pas évident de répondre à cette question. Pour le moment les indicateurs restent au vert, mais au delà des chiffres, une certaine odeur de lassitude titille nos sinus depuis quelques temps.

L’entrain n’est plus vraiment là, notamment à cause d’évènementiels qui ont fait l’objet de graves controverses (ex : le Charity Day). Aucune manifestation n’a eu lieu pour fêter les cinq ans du monde virtuel, un comble. La visite Philip Rosedale en Avril dernier a bien montré le manque de confiance des français vis à vis de la politique de l’éditeur qui laisse complètement de côté notre culture. Dans le même temps, elle s’attache à privilégier des pays sous-représentés comme la Corée du Sud qui n’est pourtant que le 28ème en termes d’affluence! La localisation du client et du site web en français est-elle la preuve d’un revirement de situation ?

Un monde virtuel toujours dans le coup, mais…

Les analyses précédentes nous démontrent bien que Second Life n’est pas sur le déclin comme l’aime à le dire aujourd’hui la presse, qui cultive désormais ses choux gras dans d’autres potagers. La croissance est bien là, mais essentiellement sur le plan qualitatif. Les utilisateurs déjà présents restent fidèles à leur monde virtuel et lui consacrent une énergie de plus en plus importante. Toutefois sur le plan quantitatif, la stagnation du nombre de connectés réguliers pourrait être un point inquiétant si le rebond observé depuis quelques mois ne se confirme pas. Nous aurons toute l’occasion de le vérifier.

La semaine prochaine, je vous présenterai la deuxième partie de mon étude, consacrée cette fois ci à la dynamique économique de Second Life. Nous verrons si les commerces et l’activité sont toujours en place après cinq ans.

En attendant, j’attends vivement vos réactions sur cet article.

LeoMaxx Sautereau

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LeoMaxx Sautereau
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Le 4 octobre 2008 à 11 h 04 min   

Nous avons beau dire que le métier de journaliste rapporte un max de pesos, le messager de l’information reste un voyageur nomade en quête de tuyaux dorés à l’or fin qu’il transforme en morceau de papier parfois mouillé de quelques glaviots. Pas toujours facile d’être reporter dans Second Life. Alors quand on est lassé de couper les blancs de dinde en huit, nous nous décidons de nous poser un moment et de saisir l’opportunité d’un second job. Pour ma part, j’ai choisi les voies du seigneur, pourtant impénétrables…

Cela fait maintenant 11 mois, jour pour jour que j’ai célébré mon premier mariage sur Second Life. Une expérience qui se devait être exceptionnelle au départ et qui s’est peu à peu transformée en vocation, au point que je songe désormais à me faire ordonner dans le monde réel (je plaisante rassurez vous). A l’époque, mon amie Calice Janus et son ex-mari Terry Ballinger se décident à se lancer dans le marché naissant des mariages sur SL avec l’aide d’une autre amie, Lycie Yalin, qui a officié dans l’organisation de mariage RL. Cette activité restait jusqu’à lors assez marginale dans la sphère francophone. Il ne devait y avoir que une ou deux sociétés de mariage à tout casser (notamment celle de Veronique Snook qui a abandonné depuis si je ne fais pas d’erreur -l’intéressée me corrigera si besoin-). Seul problème : Calice n’avait pas de prêtre à disposition. En bon samaritain, je me décide d’accepter l’offre, un peu fébrilement quand même. Il faut dire que je n’ai jamais eu l’occasion de passer devant monsieur le maire ou le curé et d’avoir une trace blanche autour de l’annulaire à la fin de l’été.

Les mariages, un business qui marche

Les sentiments c’est de l’argent ! Et ça, les frimeurs qui roulent en roadster pour harponner la minette l’ont bien compris ! Se passer la corde au cou ne vous sera pas vraiment gratuit, et outre les 25 L$ de frais d’avocats (pour votre futur divorce) qu’il vous faudra mettre de côté, vous devrez dégainer le chéquier pour avoir votre ticket pour le chemin de l’enfer, parfois jonché de quelques petites fleurs je vous rassure.

Ce qui est bien dans les mariages de Second Life, c’est qu’il en y a pour toutes les bourses. Que vous soyez un compulsif de la carte bleue (vous ai-je regardé mesdames ?) ou un accro du camping carbonisé au ricard, vous aurez tout loisir de faire de votre union le plus beau jour de votre vie ou, comme disent les plus romantiques, « Le début de la fin »…

Ainsi les cérémonies de mariage sont à la carte. Vous pouvez vous la jouer mariage « discount » à 1 000 L$ (même si c’est une somme quand même !) ou mariage princier à un tarif composé d’un nombre plein de zéros auquel je n’ai toujours pas appris à compter. Outre la cérémonie et le vin d’honneur, les sociétés de mariage proposent une série d’options gadgets dont on ne peut se passer pour euphoriser son bonheur. Vous pouvez notamment réserver un club, péter un feu d’artifice (que seules les nanas voient.., les mecs sont trop occupés à mater la mariée, « j’aurai du desserrer le caleçon plus tôt ! ») mais aussi prendre une assurance anti-lag, inviter un sosie de Frédéric François ou encore s’offrir les services de Dudu Larsouille pour compléter le casting des invités si vous n’avez pas le légendaire « beau-frère alcoolique ».

Si vous préférez vous la jouer mariage express à Vegas ou union-squatteur-sur-un-autel-qui-n’est-pas-le-vôtre, c’est possible aussi… Des autels de mariage en libre usage existent (comme ceux de Junon  Weddings) et les fleurs ne fanent jamais (les enfoirés, ils ont mis des fleurs en plastique !). Ne reste plus qu’à choper le prê..euh célébrant de cérémonie et de confirmer votre acte de mariage devant grand seigneur Linden Lab ! Pour la nuit de noce, vous pouvez squatter chez le voisin, avec un peu de chance le stream du lieu est Slow Radio, parfait pour la fête du « sleep » !

Les mariages, comme si vous y étiez.. ou presque!

D’une manière générale, les femmes sont plus impliquées que les hommes dans l’organisation de la cérémonie, mais ce n’est pas exclusif non plus. Les hommes deviennent de plus en plus romantiques, il n’y a qu’à écouter leurs poèmes d’amour pendant les cérémonies pour s’en convaincre. Les unions virtuels donnent le sentiment, à la fois émouvant et dérangeant, de transcender le cadre de la fiction… Voilà pourquoi le mariage est quelque fois le déclencheur d’une future séparation car il éveille au grand jour la réalité des sentiments d’un des deux partenaires, sauf si les deux ressentent la même chose. Du coup c’est plutôt un Happy End qui brille à la fin de la pellicule.

Se marier virtuellement est souvent bien plus qu’un simple petit jeu pour cœurs sensibles. A l’image de notre société RL, l’union maritale de deux jeunes fiancés porte une empreinte sociétale forte : c’est la reconnaissance aux yeux de tous d’un couple officiel, concrétisé par l’apparition du nom du partenaire dans le profil, aussi appelé « partnership ». C’est donc, en quelque sorte, un acte d’appartenance sentimental qui s’impose (même si ça ne décourage pas les vieux lourdauds dragueurs).

La validation du partnership n’a toutefois rien à voir avec la cérémonie de mariage en elle-même. Les organisateurs et le prêtre n’ont en fait qu’une fonction d’animation, c’est tout. Pour vous unir officiellement « devant Linden Lab », il vous faudra accéder au site secondlife.com et aller dans le menu Partner (rien à avoir avec l’utilitaire Peugeot) pour proposer à votre futur-conjoint(e) les menottes de la promiscuité (il vous en coûtera 10 L$ au passage…).

Une activité blasphématoire aux yeux de l’Eglise! (si, si!)

Dans Second Life, la fonction du célébrant de cérémonie se rapproche de celle d’un DJ. Son intervention prendra la forme d’un « show », mais solennel et romantique, qu’il exprimera sous forme textuel (le plus souvent) voir oralement (moins souvent). Selon le degré de leur foi, les mariés choisiront un mariage de type civil ou religieux, mais c’est souvent ce dernier qui l’emporte, sans doute pour sa valeur traditionnelle.

Il y a quelques mois, j’ai été surpris d’être pris à parti par un véritable prêtre RL qui me reprocha de m’auto-attribuer le terme « prêtre » pour mes activités de mariage sur Second Life. En effet, selon l’Eglise, ce titre ne peut appartenir seulement à une personne qui a reçu le sacrement adéquat. Nous nous demandons alors ce qui l’en est pour le cinéma où les rôles de « prêtres » par des acteurs non ordonnés sont monnaie courante. Quoiqu’il en soit, il est officieusement interdit de se nommer « prêtre » dans notre monde virtuel sans l’être vraiment dans la réalité. D’ailleurs, le port de l’aube est à peine toléré. Cette interdiction reste toutefois marginale car les véritables mariages religieux sont assez exceptionnels. Pour ma part, je ne mentionne jamais le nom de Dieu dans mes discours ni même la moindre allusion à la Bible ou autre document religieux. De ce fait, cette motion de censure est quelque peu sans intérêt a priori.

Allez ne soyons pas sérieux, le mariage dans Second Life reste avant tout un divertissement, même pour les les gens qui s’aiment vraiment (et il y en a!). Sur ce, je vous souhaite à tous de trouver le bonheur, sur Second Life ou ailleurs. Car même dans un « jeu », nous sommes avant tout humains.

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LeoMaxx Sautereau
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Le 8 septembre 2008 à 16 h 26 min   

Le 27 Août dernier, le site internet ZATAZ.com publiait un article sulfureux : depuis sa création, le site France-Pittoresque.net ne protégerait pas les informations confidentielles de ses adhérents. Un fait divers qui a provoqué un petit vent de panique dans la sphère SLienne. Heureusement la faille s’est avérée moins grave qu’elle ne l’a été annoncée (les données n’auraient trait qu’aux logins et adresses emails mais pas aux mots de passe à contrario de ce qui a été indiqué au départ). Cependant la publication de ce communiqué a surtout donné la clé de la boite de Pandore aux hackers encore ignorants de cette « fissure ». De plus, le « cas » France Pittoresque ne serait pas isolé…

France Pittoresque : un pied dans la RL, un pied dans SL

France Pittoresque fait partie des deux community gateway (« CG ») du paysage francophone de SL (avec Gaïa). Ces lieux sont en fait des sims qui accueillent les nouveaux résidents lors de leur première connexion. Ils font également office de passerelles d’inscription pour le compte de Linden Lab et pallier l’absence de localisation francophone du site secondlife.com. Cela permet à ces lands de se faire connaître d’un large public, d’accumuler du traffic et de faciliter l’intégration des nouveaux « joueurs » dans ce paysage virtuel pas toujours évident à prendre en main.

La région France Pittoresque sur Second Life fait partie du programme de communication de la société E-Prod. Cette entreprise, créée en 1997, est spécialisée dans la publication de revues culturelles et touristiques. En 1999, elle lance le site internet France-Pittoresque.com, un portail touristique et historique sur l’histoire de la France. Un site qui a d’ailleurs pleinement intégré la notion de Web 2.0 car ses contributeurs sont en grande partie ses propres visiteurs. C’est en Mars 2007 que « FP » prend le pari du Web 3.0 cette fois, en s’installant sur Second Life et y crée la célèbre sim que vous connaissez tous, ou presque.

Le succès est assez immédiat. Un paysage digne d’un Club Med au Nord de l’Afrique, des bibelots en pagaille à acheter quelques L$ durement gagnés en faisant du camp, des plages, des bikinis… On sent que la société E-Prod a embauché quelques responsables marketing dans son staff. Toutefois, nous cherchons désespérément le rapport avec le contenu réel de France-Pittoresque.com. A moins peut-être que le paysage culturel français se limite aux côtes niçoises…

Des risques de hacking finalement peu probables mais sujets au phishing

Le site ZATAZ.com démontre une négligence de la part des administrateurs de France Pittoresque qui n’auraient pas protégé convenablement les résidents qui se seraient enregistrés via le portail Second Life de leur site (France-Pittoresque.net). Il était en effet possible, à l’aide d’un simple navigateur internet, d’avoir accès à la liste des inscrits ainsi qu’à une partie des informations les concernant. Toutefois les mots de passe et les données confidentielles relatives aux comptes restent cryptés car prises en charge directement par Linden Lab. Dans l’immédiat, il n’y a donc aucun dégât et la faille a immédiatement été comblée.

Cependant, si les mots de passe étaient de toute façon inaccessibles, ce n’était malheureusement pas le cas des adresses email. De ce fait, des hackers mal intentionnés ont désormais tout loisirs d’utiliser ces courriels pour d’éventuelles tentatives de phishing. Le phishing (ou « hameçonnage ») est une nouvelle méthode d’escroquerie qui invite l’utilisateur à donner ses informations personnelles (carte bleue, mot de passe, etc) via un mail frauduleux et mensonger qui trompe l’utilisateur trop candide pour repérer l’entourloupe.

Tous ceux qui seraient passés sur le portail France-Pittoresque.net pour s’inscrire à Second Life, devront faire preuve de la plus grand prudence et ne jamais indiquer leurs identifiants à un tiers autrement que pour se connecter avec le client Second Life.

Une image ternie par un vrai-faux procès

Au lendemain de la parution de l’article de ZATAZ, ce n’est pas vraiment la fête chez les responsables de France Pittoresque, même si les cachets d’aspirine sont de rigueur. Le communiqué de presse était non seulement en partie inexact mais a sanctionné la community gateway d’un coup de pub dont ils se seraient bien passés. L’endroit était déjà soumis à plusieurs élans de critiques. A commencer par un lag aussi collant qu’un vendeur de panier et d’une section « aides aux nouveaux » totalement à revoir, tellement elle s’avère négligée (malgré quelques « SL Mentors » bienveillants…).

Les réactions ne se sont pas faites attendre et France Pittoresque a immédiatement riposté en reconnaissant cette fuite d’une part, puis en reportant cette malveillance à Linden Lab, et ce à juste titre. En effet, certaines community gateway utilisent des programmes PHP intitulés »RegAPI » pour l’enregistrement de leurs utilisateurs. Ces logiciels sont conseillés et homologués par la société responsable de Second Life. France Pittoresque a d’ailleurs été injustement accusée d’être un mouton noir car au moins une autre community gateway aurait également subi cette faille. Kerunix Flan, responsable de Gaïa reconnait que les informations d’enregistrement des utilisateurs de sa CG ont été visibles pendant 3 jours. Il est donc fort probable que d’autres community gateway utilisant cette application aient pu commettre l’erreur eux aussi.

Du coup c’est à se demander si l’objectif du papier n’avait pas pour but de couler la sim France-Pittoresque. On sait par exemple que l’info provient d’un site qui ne s’est jamais vraiment intéressé à Second Life et qu’un grand journal SL francophone l’a relayé presque immédiatement après parution. Ce journal appartenant à une grande région francophone, qui cherche activement à devenir une community gateway, c’est curieux… Rien ne prouve la mauvaise foi des responsables de cette région, mais la coïncidence est pour le moins étrange.

Cette « affaire » aura au moins eu le mérite de soulever trois éléments. Le premier est que les informations de nos comptes ne sont pas totalements sécurisées, le second c’est que Linden Lab joue une nouvelle fois profil bas en déléguant ses insuffisances logistiques à des personnes qui n’ont aucun titre officiel de spécialisation en gestion et administration de réseaux et enfin, dernier élément : nous pouvons parfois assister à de véritables batailles de coups bas entre « chefs de clans ».

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Faith Latynina
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Le 11 juillet 2008 à 22 h 01 min   

Pour commencer je vais me présenter, vu que c’est ma première apparition ici, je m’appelle Faith Latynina, photographe de mon état, et dorénavant, « journaliste » ici-même. 18 mois de vie dans ce monde, avec tout plein d’expériences vécues, dont une en particulier …

Il y a quelques temps, je discutais avec une amie de l’ »amour » dans Second Life et que le marché des sentiments comme « Meetic » n’était pas l’exclusivité de la RL. Mon amie m’a fait remarqué que cela existait déjà sur SL, et qu’elle y avait eu recours. Intriguée, je pris la route de Second Love Agency afin de me faire ma propre expérience de la chose afin de pas rester sur des « on dit ».

« Bonjour, je cherche l’amour ! »

Beaucoup de personnes viennent ici (sur Second Life) pour compenser un manque, le plus souvent affectif, et il est logique en ce sens de voir fleurir des agences de rencontres (l’idée d’en monter une m’a un jour effleurée l’esprit d’ailleurs). Un jour que je ne savais que faire, je me suis dit « tiens tu vas tester pour voir comme cela marche ! », donc je prie sur moi la décision de me faire un autre avatar afin de tester façon « noob ».

Je me créais donc un homme afin de voir comme cela fonctionnait, un homme avec un minimum de look, pas un noob pur tout de même. Le choix d’un homme était stratégique, parce qu’une femme qui arrive et qui cherche est sûre de trouver, même si ce n’est qu’une histoire de sexe. Donc me voila prêt(e) pour me lancer dans une aventure que je ne connais pas du tout, un Meetic mais façon SL. Après une recherche classique et rapide dans le monde francophone, me voila décidé(e) à aller chez « Second Love », agence qui semble la plus importante, et la plus « connue » dans ce milieu. Je me décide donc à me téléporter sur leur terrain, et là première surprise … le décor !

Je dois dire que je m’attendais à un truc des plus basiques, genre un sale immeuble sordide avec un bureau perdu dans un coin sombre, mais là je dois avouer que les gérants ont plutôt bien joué. Un espace grand et vert, très accueillant, avec un navire en fond qui doit bien servir à quelque chose ! Je fais quelques pas en avant, et j’aperçois au loin deux personnes assises autour d’une table, j’avance encore un peu et là je m’aperçois qu’il s’agit d’un « client », et d’une personne travaillant pour l’agence. Je prends place et de suite, la dame de l’agence me fait part qu’elle s’occupe de moi juste après la personne présente, là aussi bonne surprise … un accueil agréable et efficace.

Après quelques instants de patience, la dame vient s’occuper de moi et c’est là que les choses se corsent un peu, ca pouvait pas durer non plus ! Pour commencer, ayant une sainte horreur des écritures sms ou autres langages abrégés, la discussion n’est pas simple à tenir, mais bon, un peu de courage et ca passe. Elle m’explique donc le cheminement à suivre pour faire partie des « clients » de l’agence. D’abord il faut payer, je m’en doutais fortement, mais ca fait toujours drôle quand même … 300 L$ par semaine, pour être dans la base de données de l’agence, participer aux events, et avoir un coach personnalisé. Pour l’inscription, la dame présente me dit qu’elle passera mon nom à une personne concernée, et m’invite à régler la somme due ce que je fais mais pour deux semaines, histoire de voir un peu plus en profondeur.

« Désolé, mais on ne fait pas de ça ici ! »

600 L$ et 30 min plus tard, je quitte donc la sim, content(e) d’avoir trouvé ça et impatient(e). Et là on déchante très vite … Une semaine sans rien, aucune nouvelle … juste une ou deux notecards pour rappeller les mauvais payeurs à l’ordre. Huit jours après, alors que je me dis qu’en fait ca renifle plus l’arnaque qu’autre chose, un contact … Une personne (une femme) prend rendez vous avec moi pour finaliser tout ca et lancer la machine si je puis dire. Je la retrouve le lendemain donc, et ensemble on rempli mon profil entièrement avec les questions d’usage. Une fois cela fait, elle me communique mes identifiants pour le site internet où je me rends sur le champ pour m’apercevoir qu’en fait, malgré les nombres intéressants d’inscrits, peu sont concernés, la moitié étant des coachs de l’agence. Nouvelle déception donc, voyant le nombre réduit de personnes « disponibles », mais je me dis qu’il faut pas céder et continuer pour réussir. Je finis de remplir mon profil donc et la dame m’indique qu’un coach va prendre contact avec moi pour me parler des soirées, me donner des astuces de « drague » tout ça, tout ça … Je me dis « ok », là on est vraiment lancé, et ça va le faire, ben en fait non pas du tout, jamais eu de nouvelles du coach « personnalisé » dans les quelques jours qu’il me restait sur mon paiement, et qui plus est, mon nom a été soigneusement effacé de leur liste à peine 48h après le délai et cela sans aucune relance.

Je n’aurais pas donc eu la choix de rencontrer l’amour grâce à cette agence, qui malgré un apparence de départ fort impressionnante, vous laisse quand même un peu sur votre faim. Peut-être que je n’ai pas eu de chance, peut-être que je n’y passé pas assez de temps mais dans le fond j’aurais donc perdu 600 L$ et de là à dire que je ne conseillerai pas ce genre de méthodes, il n’y a qu’un pas. L’amour ca ne n’invente pas, ça se ressent au fond de soi.

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LeoMaxx Sautereau
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Le 9 juin 2008 à 19 h 11 min   

Décidemment les français n’ont pas de chance dans Second Life. En plus de parler une langue que personne ne comprend et de dégouter le monde entier à manger des grenouilles au vin blanc, voilà que Linden Lab cherche à nous marginaliser un peu plus en menaçant de fermer la sim française la plus connue de Second Life, j’ai nommé la fédératrice « Gaia ».

Le 30 Mai dernier, Kerunix Flan (un LandBaron très connu de la communauté francophone pour être propriétaire de Gaia et de la région Area51) est contacté par Linden Lab pour lui demander (expressément) d’upgrader sa célèbre sim en classe 5, ce qui se traduirait par un surcout de maintenance. Gaia n’est pas une sim conventionnelle, c’est une OpenSpace. Ce type de land est caractérisé par son volume de primitives quatre moins important qu’un land normal dit « de niveau 5″, c’est à dire 3750 prims au lieu de 15 000 mais sur la même superficie, 65665 m². Cette particularité s’étend aussi sur le fait qu’une sim de ce type est hébergée sur un serveur moins puissant et aux côtés d’autres sims. Autrement dit, si la bande passante accordée à une Openspace est dépassée, c’est toutes les sims hébergées sur le serveur qui en pâtissent! Gaia étant surfréquentée, la demande de Linden Lab est irrévocable : le land doit évoluer en sim « Full Primitives » au risque d’être tout simplement fermée!

Gaia, une community gateway « référence » dans la sphère francophone

Gaia fait partie de ces espaces que l’on appelle communément les Community Gateways. Ce sont des régions « homologuées » par les autorités de Linden Lab et choisit pour recevoir les jeunes inscrits sur la plate forme Second Life. Plus qu’un simple d’atterrissage, c’est surtout un espace d’entraides qui permet aux noobs d’apprendre les rudiments d’un monde pas facile à apprivoiser (et à apprécier). Jusqu’à il y a un peu plus d’un an, notre première connexion nous menait sur Orientation Island (ou « couveuse du jeune noob »), un lieu austère et exclusivement anglophone où le pakistanais demandait à l’indou comment enfiler un short, sans même savoir d’où ils venaient. Pour faciliter l’intégration des nouveaux résidents, LL a eu l’idée de proposer plusieurs Community Gateways, en particulier dans des régions où la langue est différente de celle des amateurs de cricket.

La France bénéficie actuellement de deux Community Gateways labellisées par les pontes de Second Life : France Pittoresque et Gaia. La première est connue pour être l’une des premières sims populaires françaises de Second Life. Une région très commerciale qui a compris comment attirer le jeune pigeon : du sable fin, des bikinis à perte de vue et des cocktails sans alcool en libre service. Reste que l’espace accordé aux nouveaux est franchement sommaire : un petit parcours sous forme de panneaux qui met trois plombes à se charger (à cause d’un lag monstrueux) et des SL Mentors* en petit nombre. Joli mais techniquement pas très séduisant quand même… Gaia, quant à elle, a justement été crée spécialement pour les nouveaux arrivants et les aider à apprécier le jeu. Des parcours assez clairs, un système d’îlots très bien faits qui correspondent chacun à un aspect du jeu. La région a été édifiée dans un esprit fonctionnel et spatialement c’est plutôt réussi. Les noobs atterrissent dans une sorte de petite place avec beaucoup de monde où un petit groupe de SL Mentors est au taquet… ou presque! Overbookés sans doute, la disponibilité et l’amabilité ne sont pas toujours de mise (du moins si je m’en réfère à mon expérience et à celle de nombreux contacts).

Gaia est tout simplement bien foutu mais souffre d’un très gros problème : le lag. Les ralentissements c’est comme les relans de fumier : ça n’attire que les mouches. En cause : la nature de la sim qui est OpenSpace et surcharge la bande passante du serveur. Même si sur SL, la présence importante d’avatars conduit de toute façon au lag, le profil « Openspace » de Gaia signifie que ce problème est répercuté sur l’ensemble des sims hébergées. Le nivellement en classe 5 est la seule solution pour contourner ces éclaboussures.

Sauvé des eaux… de justesse

Kerunix Flan consacre une bonne partie de son temps et de son argent au management de sa grappe de sims. Jusqu’à lors, il avait pu gérer son budget pour que chaque land puisse se pérenniser. Il est important de dire que l’homme n’est pas un business man chevronné et que son patrimoine n’est pas conçu pour récolter de l’oseille à la fin de l’été. Les exigences de Linden Lab ne sont donc pas envisageables compte tenu du peu de marge de manoeuvre financière.

Par « chance », ses activités ont pris la forme d’un statut associatif il y a quelques mois, ce qui signifie qu’il peut bénéficier d’une remise sur les fees. C’est sur cette voie que K.Flan a repoussé l’échéance de la mort subite de Gaia. Certes le prix d’achat d’une sim classe 5 ne bouge pas : 1000US$ (selon la dernière tarification / Juin 2008) mais les fees sont divisées par trois.

Gaia est sauvé mais ce ne sera pas sans quelques pétages de plombs. En effet, les négociations ont été particulièrement laborieuses du fait du grand écart qui sépare la législation française et américaine. Dans l’hexagone, la loi de 1901 qui légifère les associations est plus souple que le support législatif américain. Dans notre pays, les associations sont un peu fourre-tout vu que les outils pénaux sont totalement inefficaces. Les Etats-Unis exigent des associations des résultats et des conditions rigoureuses. Heureusement les conditions proposées par Kerunix ont tout de même satisfaites. Mais…

Juste le temps de dire au revoir.. et de repartir ?

Selon Kerunix Flan, Linden Lab a validé l’accord qui prévaut de passer la sim Gaïa en classe 5 tout en maintenant un coût financier équivalent à une sim OpenSpace (du moins sur le long terme). Mais il semble que ça n’ai pas suffit à remettre sur pieds le LandBarron. Samedi après midi, en voulant prendre quelques photos pour cet article, je me suis rendu compte que Gaia était en cours de déménagement… Il semble en effet que le Land soit en voie de fermeture…

Gaia mort pour autant ? Nous pouvons espérer le contraire, mais ça ne sera pas sans conséquences. Sur le forum JOL consacré à Second Life (http://forums.jeuxonline.info/forumdisplay.php?f=422), Kerunix Flan exprime sa lassitude quant aux efforts consommés pour régler cette affaire. Tant de sueur et de sang qui n’auront pas été à la hauteur de l’enjeu.

« J’ai pris la décision toute personnelle de me retirer du programme « community gateway » et du devant de la scène de la communauté francophone. Ce n’est pas tant Linden Lab que toute une série de comportements et d’évènements qui m’ont fait prendre cette décision. »

Même si Second Life apporte toujours son lot de découragements récurrents (le SLAgora est un bon exemple) et que l’envie finit par toujours surpasser la lassitude, Kerunix Flan semble avoir flirté un peu trop longtemps avec la zone rouge. Hors de question de laisser tomber Gaia (a priori, mais si le constat laisse malheureusement penser le contraire) et il passera le témoin à qui aura la patience et les compétences d’administrer un tel projet. Des candidats plus ou moins honnêtes font déjà la queue. Il faut dire que ce land voit passer une sacrée populace, ça pourrait être bon pour les affaires! Nous sommes donc en droit de nous demander si le changement de direction n’aura pas des conséquences négatives. Gaia c’est un peu le bébé de Kerunix Flan, et qui de mieux que ses parents pourraient s’en occuper ? Pour le moment, nous regarderons patiemment comme évolue la situation, et si la fermeture de Gaia est juste transitoire.

La communauté francophone menacée ?

La philosophie de Pangloss n’est pas du goût de tout le monde dans l’anti-chambre des cardinaux du monde virtuel. La fermeture de Gaia pourrait entraîner un coup particulièrement sévère dans l’organisation de la communauté francophone déjà bien lancinante après les affaires de TVA et l’improbable localisation du client en (vrai) français.

Gaia est quelque part considéré comme le carrefour de la communauté francophone, même s’il ne s’agit que d’un symbole (mais un symbole fort). En général, elle est la première sim retenue par les noobs et agit donc comme un point de repère, un centre de gravité qui oriente les nouveaux vers d’autres endroits. Les joueurs les plus expérimentés s’y retrouvent, briefent les plus jeunes. C’est un lieu d’échange au sens large plus qu’une plateforme d’aides.
En admettant que cette community gateway passe la clé sous la porte, c’est tout un système qui risque d’être perturbé si un remplaçant ne fasse pas la même chose aussi bien.

Les Community Gateways, même s’ils sont souvent décriées, sont quelques part de grands pôles fédérateurs, des lieux de rencontres incontournables et la fermeture de l’une d’entre elle pourrait porter un grave préjudice à la communauté atteinte, ici la France. Certains envisagent donc une reconstruction rapide de Gaia, mais personne ne sait dans quelles conditions et si le changement de main sera vraiment bénéfique ou au contraire, désastreux. L’avenir nous le dira…

* SL Mentor : Avatar mandaté par Linden Lab pour avoir l’attribution officiel « Helper »

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LeoMaxx Sautereau
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Le 24 mai 2008 à 15 h 07 min   

Les OpenSims sont des mondes virtuels indépendants et libres utilisant le client de Second Life. Elles ont été crées dans l’objectif de proposer une alternative au métavers que nous connaissons tous. Second Life se voulait être un monde libre, il en sera une nation ceinturée de contraintes gouvernées par le dictat du billet vert américain. L’Eldorado est mort, place maintenant à un univers logique et dynamique qui s’adapte aux difficultés d’une population massive et croissante, image d’une société RL mondialisée. Les OpenGrids ont été conçus comme une rébellion à ce phénomène. En utilisant les ressources opensources de SL, ces programmes audacieux font le pari de proposer aux joueurs la matérialisation des souvenirs qu’ils ont dessinés à l’époque de la construction de Second Life : un univers quasi-anarchique et de partages. Les OpenSims, utopie ou véritable compromis ?

Second Life, un contenant critiqué par son contenu

Malgré sa gratuité apparente, Second Life est lourdement contesté par son culte du mercantilisme et de l’ultralibéralisme. L’argent y est omniprésent, de même que certaines dictatures culturelles (pratiques du sexe, gouvernance du « wasp system », diffusion de musiques essentiellement commerciales…). SL c’est un téléchargement libre et gratis, mais qui implique quasi-systématiquement l’usage de la carte bleue, parfois de manière compulsive. Un concept qui n’est pas toujours du goût de tout le monde et pas seulement des barbus de partis trotskistes.

Alors, il est vrai, Second Life c’est une plate-forme, autrement dit un contenant sur lequel nous faisons ce que nous voulons. Par conséquent il n’est pas « directement » responsable de ce qu’il héberge (ça sera bientôt le communiqué officiel de Linden Lab). Le problème vient surtout d’un contenu globalement influencé par les contraintes de la mode, et donc d’un certain cadre commercial. Cet environnement du « tout-fric », régit par un cadre législatif pompeux (les trademarks) et dynamisé par un directoire culturel, tout ça étouffe un certain public nostalgique de la Terre Promise des premières heures de Second Life : un espace de libertés et de libre expression, pas cette arène étriquée où le citoyen se confond avec l’esclave.

Mais qu’est ce que c’est, concrètement, une OpenGrid ?

Les OpenGrids (car OpenSim renvoie plutôt à une sim) ressemblent à Second Life mais ce n’est pas Second Life, elles n’y sont d’ailleurs pas connectées (pour le moment). Elles s’en distinguent totalement, sauf pour ce qui est de son interface et de son environnement graphique qui sont réutilisés. Ces mondes virtuels se veulent être des alternatives à celui de Linden Lab. Son contenu varie d’ailleurs en fonction de la grille. Soit elles sont spécialisées et proposent une thématique particulière (ex : l’écologie, la musique), soit elles sont plus généralistes et leur particularité vient plus du fait de leur système interne (argent, principes, valeurs etc…).

Les OpenGrids sont apparues quelques mois après la décision de Linden Lab d’ouvrir les codes sources de son client phare : Second Life. Par conséquent, les programmeurs amateurs ont tous loisirs d’exploiter et remodeler les fichiers proposés par l’éditeur, dans le cadre des règlements de la licence tout de même (un logiciel open source ne peut pas être employé n’importe comment non plus). De cette mesure est né un programme particulier : OpenSimulator (http://opensimulator.org/). Ce dernier vous permet carrément d’installer une GRID indépendante des serveurs de Linden Lab sur un système domestique.

Pour les installer, deux moyens s’offrent à vous:

- Le premier est d’héberger votre grille en locale, sur votre PC. Ce système vous permet d’installer gratuitement un monde virtuel sur un réseau à faible étendu. Il est toutefois peu adapté aux connexions distantes en raison des faibles débits de l’ADSL (pas plus de 20 Mégas, alors que la bande passante exigée pour un jeu en ligne est extrêmement gourmande, souvent plus de 100 Mégas sont nécessaires). Donc à moins de bénéficier d’une connexion à fibre optique (100 Mégas asymétrique: bande passante entrante ET sortante), il est quasiment impossible d’administrer un Second Life bis à la maison. Toutefois ce procédé peut parfaitement s’adapter dans une entreprise par exemple. D’ailleurs, il semble que quelques établissements de la Silicon Valley se soient amusés à reproduire leurs bâtiments en 3D dans un monde (pas si) virtuel interne. Amusant!

- La seconde option est d’installer la grille sur des serveurs particuliers. C’est la solution la plus courante pour organiser une OpenGrid avec des connexions extérieures. Ce système permet de reproduire à l’identique le fonctionnement de Second Life (nos avatars et nos sims sont installés sur des serveurs appartenant à Linden Lab). Toutefois ceci à un coût… élevé, pour un particulier. La location d’un serveur coûte la bagatelle de 60 à 250 euro TTC par mois en fonction de ses caractéristiques techniques, sachant qu’il ne peut qu’héberger que deux ou trois sims s’il veut conserver des performances décentes. Le concept de gratuité est alors remis en cause, puisque les propriétaires de grilles qui louent ou achètent leurs serveurs sont souvent obligés d’amortir leurs frais sur les résidents. Sur la grille The New World Grid par exemple, l’inscription est gratuite mais la propriété d’une sim vous coûtera environ 30 euro TTC par mois. Des tarifs qui sont toutefois TRES largement inférieurs à ceux de Second Life (1200 euro à l’achat + 100 euro TTC par mois environ). Enfin quoique… car si nous prenons le cas de OpenLife Grid, le forfait mensuel atteint tout de même 75 à 90 US$ !

Les Opengrids s’adressent à un public large mais informé

Les OpenGrids sont pénalisées par deux handicaps. Le premier est l’amalgame fait entre toutes ces grilles alors qu’elles se veulent indépendantes, non seulement de Second Life, mais également entre elles. La plupart des fondateurs expriment cependant le souhait de pouvoir les connecter un jour ensemble. Ce principe provoquerait toutefois une série de problèmes comme les règles internes propres à chaque grid et qui exigeraient une validation de ce code de conduite et de principes. Difficile mais pas impossible. La pertinence d’une telle association est toutefois à développer.

La seconde limite c’est le manque d’informations à leurs sujets. Certes le projet est encore récent, mais il peine à se propager dans les esprits, y compris dans celui des résidents de Second Life. Une grosse campagne de promotion est donc à prévoir, et si possible, sous forme de coalition entre toutes les OpenGrids.

Des projets ambitieux et courageux mais la concurrence avec Second Life risque d’être difficile

Malgré les chatouilles de There, Second Life reste le maitre incontesté des mondes virtuels. Les OpenGrids ont donc du pain sur la planche pour s’imposer sur ce terrain, déjà bien connu de la firme de San Francisco. De plus, une seconde difficulté s’ajoute : celle de la pertinence des mondes virtuels tout simplement. Le web 3D cherche encore sa voie et les mauvaises langues lui prédisent déjà un terminus rapide dans une benne à ordure. Mais ce débat n’est pas seulement celui des postillonneurs d’acide, mais aussi des grands esprits créateurs de cette nouvelle façon de concevoir l’internet de demain. Reconnaissons quand même que la tâche s’avère, pour l’instant, bien plus laborieuse que celle du web 2.0, notamment à cause du manque d’ergonomie et d’intuitivité des outils du « web 3.0″.

Le destin des OpenGrids peut paraitre bien incertain aujourd’hui, sans compter que le logiciel OpenSimulator n’est toujours pas disponible dans une version stable (mais fonctionne correctement compte tenu de son statut de « alpha »). Ce handicap pourrait poser un problème à moyen voir à court terme. Cependant, Philip Rosedale a évoqué son intérêt pour ces dernières. A défaut de donner raison à la bonne foi de l’ancien patron de Linden Lab, cette association pourrait donner un bon coup de bambou aux « mondes libres », à condition pour cette collaboration se base sur la complémentarité. Ceci n’a toujours pas été défini, mais nous nous doutons bien que Linden Lab ne se laissera pas déglutir par ces projets open-sources dont il est lui-même à l’origine.

Un premier bilan encourageant mais contrasté

Techniquement, les OpenGrids sont tout simplement un petit exploit. Certes le support logiciel n’est pas au point, mais en l’état actuel des choses, son fonctionnement satisfait à peu près ceux qui l’utilisent, et sa marge de progression en termes de fonctionnalités est énorme. En seulement un peu plus d’une année, 19 grilles « libres » sont nées, avec des affluences actuelles allant de 15 résidents (Grid Splash) à 21 000! (OpenLife Grid). Un développement spectaculaire dans les coulisses des mondes virtuels, même si sur la grande scène, ces projets restent encore à distinguer.

Les volontés sont présentes, en dépit des obstacles techniques, notamment les bugs et les plantages en chaîne! Une limite, qui a déjà été évoquée un peu plus haut, concerne les performances des serveurs qui dépendent à la fois de leur puissance de calcul (il s’agit finalement d’un ordinateur) et le débit qu’ils peuvent échanger (100 Mégas ou 1 Giga). Evidemment, les serveurs de gros volume offriront des résultats excellents mais leurs tarifs onéreux feront qu’ils seront chasse gardée des gros porte-monnaie. Si les OpenGrids revendiquent le concept de gratuité, il est bien dommage que l’argent y soit, quoiqu’en dise, omniprésent.

Ces petits bémols ne découragent pas les ambitions de patrons d’OpenSim, bien au contraire! Un enthousiasme qui inquiéterait même certains owners de lands, qui y verraient une concurrence déloyale et agressive, notamment si ces grilles sont connectées au programme de recherche de Second Life. Quoiqu’il en soit, les OpenGrids vous permettent de créer votre sim de 65 556m² à moindre frais, en bénéficiant en plus de 45 000 primitives au lieu de 15 000 dans SL! Une offre bien sympathique, même s’il vous faudra vous passer des foules en délire applaudissant votre travail. En effet, le succès public des grilles ouvertes est encore bien somnolent. Le temps nous dira s’il se réveillera…

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