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inSL Toolbar et Virtuelnews Toolbar : deux barres d’outils en test pour votre navigateur

Excellentes initiatives de la part de Gregleens Merlin (Juracom) et Saddam Triskaidekaphobia (Liberta) de proposer au grand public deux outils très pratiques : une toolbar pour votre navigateur réunissant plusieurs services liés à l’utilisation de Second Life. Je me suis permis de tester ces deux barres d’outils et d’en évaluer leur potentiel.

InSL Toolbar

sltoolbar

La barre d’outils de Gregleens Merlin est assez complète, tout en restant discrète visuellement. Compatible Internet Explorer 7 + et Firefox, elle s’installe comme un simple plugin et ne polluera donc pas votre registre. Aucun spyware ni cheval de troie n’ont été détectés.

En plus de proposer un module de recherche incluant les moteurs de Google et de Second Life, elle vous permettra en un clic d’accéder à un convertisseur L$ <> €, de connaître en temps réel l’heure de Second Life, de vous rendre sur XStreet SL ainsi que sur l’ensemble des services proposés par Linden Lab. Pour les amoureux de l’information, plusieurs Flux RSS sont mis à votre disposition et classés par thématiques (Forums, Journaux/Webzines et Blogs). Merci pour la présence de InVWorlds.fr mais qui perd au passage son V… (ça donne envie de faire une vendetta… oui je sais c’est nul). Pour terminer sur les flux, soulignons la présence de la section Second Life de Jeux Online, communauté francophone active et excellente ressource d’informations.

Mais le plus intéressant, c’est surtout la sélection de Slurl. L’idée est malheureusement gâchée car les destinations proposées sont très incomplètes et ne concerne que Second Jura ainsi que ses partenaires/amis. Le plus regrettable est qu’il n’est pas possible d’ajouter ses propres landmarks… Même constat pour le « SL Agenda » qui ne recense que les évènements de France 3D et ceux de la sim de Gregleens Merlin. La barre d’outils propose enfin un lecteur radio où il est cette fois possible d’ajouter ses propres stations.

Les plus : Des outils diversifiés et globalement complets, l’exhaustivité des flux RSS, le mode d’installation, visuellement discrète et bien intégrée au navigateur.

Les moins : La pauvreté de la sélection des landmarks et des évènements, impossible d’ajouter des destinations ou des manifestations à ne pas rater.

Note : 7/10

Télécharger InSL Toolbar : http://www.insl-toolbar.com/telechargement/

Virtuel News Toolbar

sltoolbar2

La barre d’outils de « Liberta » fait pâle figure comparée à celle de Gregleens Merlin. Son installation est beaucoup moins pratique, puisqu’elle s’installe comme un logiciel traditionnel. Heureusement elle propose un onglet direct permettant de la désintaller au cas où vous n’en seriez pas satisfait. Compatible avec Internet Explorer 6 + et Firefox.

Le principal reproche que l’on puisse faire à la barre d’outils de Saddam Triskedekaphobia est le même que l’on pourrait exprimer à propos de son portail d’informations VirtuelNews : de ne mettre en avant que les activités du domaine Liberta proprement dit. Ainsi les Flux RSS ne concernent que les articles du portail et ceux de ses partenaires. Dommage. Même chose pour les « services » qui vous renverront sur une page liés aux activités Liberta. Plus amusant encore, même le moteur de recherche se cantonne aux pages du domaine… Vous l’aurez compris, cette toolbar n’intéressera que les résidents chauvins du fief de Saddam, et encore, seulement les plus casaniers.

Les plus : Assez utile pour l’utilisateur assidu des pages VirtuelNews et Liberta, la radio.

Les moins : Des outils très incomplets, la pauvreté de la revue de flux d’informations, visuel brouillon et manque de clarté des icones.

Note : 3/10

Télécharger Virtuel News Toolbar : http://www.virtuelnews.com/toolbar/

LeoMaxx Sautereau

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Intel paré à lancer ScienceSim, un monde virtuel basé sur OpenSim

Toutes les entreprises ne s’intéressent pas uniquement aux mondes virtuels pour leur fonction publicitaire. Intel, bien connu pour être concepteur et fondeur de microprocesseurs, lancera prochainement ScienceSim, un monde virtuel basé sur le projet OpenSimulator. Le programme se distinguera pour être un outil de recherche scientifique, mais aussi comme une solution pédagogique vis à vis de ses clients et de ses partenaires.

Le 20 Novembre dernier, Justin Rattner* publiait sur le blog officiel d’Intel une note sur laquelle il faisait partager son vif intérêt pour les mondes virtuels et l’introduction d’un programme intitulé ScienceSim. A l’origine de ce projet, Wilfred Pinfold, responsable de la Direction « technologie » du laboratoire des systèmes technologiques de Intel Corporation, conscient de l’opportunité offerte des métavers pour l’entreprise qui l’emploie.

Une annonce qui ravira les défenseurs du projet OpenSim, ce programme open-source basé sur Second Life qui vous permet d’installer gratuitement et librement votre propre monde virtuel. Intel devrait donner les moyens aux développeurs de OpenSimulator de se valoriser d’une image crédible vis à vis des entreprises de nouvelles technologies. Il encouragera aussi ses acteurs à accélérer le développement et sera susceptible de faire « appel d’air » à d’autres partenaires si le succès est au rendez-vous.

Selon Intel Corporate, OpenSim fait partie de ce qu’ils appellent les ICE (Immersive Computer Experiences). Les ICE ne sont ni plus ni moins qu’une dénomination différente des mondes virtuels, mais dans lequel la firme semble vouloir intégrer les jeux massivement multi-joueurs ainsi que ce qu’ils nomment les « Augmented Reality », ces logiciels qui associent les images réelles à des données digitales/géolocalisées (ex : Google Earth).

Dans les prochains mois, la société Intel devrait donc inaugurer ScienceSim. Comme son nom l’indique, il s’agira d’un monde virtuel sur lequel le groupe américain fera des démonstrations scientifiques accessibles à ses collaborateurs, et dans une moindre mesure, au grand public. Par ce projet, la firme veut faciliter « l’éducation, la collaboration et la compréhension ». Celui ci permettra ainsi de synthétiser et visualiser simplement des modèles scientifiques complexes tels que des applications médicales ou des simulations astronomiques. Intel souhaite également exploiter davantage les possibilités offertes par les ICE en permettant à l’utilisateur d’interagir directement sur ces modèles. Ainsi ce dispositif permettrait, en théorie, à plusieurs chercheurs de travailler sur un même modèle et optimiser un travail de groupe en facilitant les échanges d’informations.

Samsung, The Electric Sheep Company, Digital Space et NGI group sont déjà en partenariat avec Intel pour le développement des mondes virtuels et la promotion de ses possibilités.

Une solution infaisable à court et moyen terme

Certes l’intérêt de Intel pour OpenSim précède un fort engouement des utilisateurs et des entreprises pour la plateforme. Mais derrière ces déclarations un peu hâtives et enjolivées, nous sommes en droit de nous poser quelques questions quant à la réelle pertinence du projet, et plus encore, à sa faisabilité.

Le détail de ScienceSim démontre une forte ambition de la part de l’entreprise qui souhaite utiliser ce logiciel opensource comme une formidable opportunité de développement. Une « nouvelle façon de travailler » qui renchérit un peu plus la définition de ce que nous supposons être le « Web 3.0″. Mais concrètement ça donne quoi ? OpenSimulator est actuellement à un stade de développement très peu avancé et qui suppose une forte instabilité technique. Il est donc peu probable qu’une société comme Intel puisse utiliser un un plan de travail aussi fragile. Nous ne parlons même pas de la protection des données, inexistante pour ainsi dire, que même des mondes virtuels « protégés » comme Second Life n’arrivent pas à garantir totalement.

Nous pouvons donc saluer l’implication de Intel dans les mondes virtuels, ce qui va aider à redéfinir une image galvaudée que nous avons coutume de lire et entendre dans les médias. Mais nous nous inquiétons aussi de sa surprenante naïveté vis à vis de ses risques. D’après Justin Rattner, le projet ScienceSim est paré à un lancement assez proche. Espérons que ce programme ne soit lancé qu’à titre expérimental et que cette expérience puisse réellement profiter au déploiement et la maturité technique de OpenSim, encore en version alpha à l’heure où j’écris ces lignes.

* Justin Rattner : Directeur du groupe Intel Corporate Technology

Merci à Gally Young et Ice pour avoir partager cette information

LeoMaxx Sautereau

HyperGrid : l’interconnexion OpenSim-OpenSim et OpenSim-Second Life bientôt une réalité ?

L’interopérabilité entre les OpenSims entre elles et avec Second Life poursuit son avancée. Le projet HyperGrid accélère le mouvement. En plus de permettre l’interconnexion à partir d’une seule session, il travaille à la mutualisation des inventaires, grande problématique actuelle.

Le projet OpenSimulator est certainement le chantier le plus prometteur de toute la scène du Web 3D. Les mondes virtuels ont depuis leur création été la chasse gardée d’éditeurs ambitieux ayant accès à des infrastructures onéreuses. Les OpenSims (ou OpenGrids) sont des grilles alternatives et libres qui permettent à n’importe quel possesseur de serveur(s) domestique(s) de réaliser son propre monde virtuel en se basant sur la racine software de Second Life, pionnier et leader du genre. Un succès par ailleurs incontestable, à tel point que Linden Lab envisage une éventuelle collaboration en vue d’ouvrir (contrôler ?) ses portes aux 33 grids principales recensées actuellement.

Le gros handicap de ces OpenSims est l’absence d’interopérabilité entre elles et avec Second Life. Il est en effet impossible de déplacer son avatar et son inventaire d’une grille à une autre car les informations sont situées sur des serveurs indépendants propres à chacun de ces mondes virtuels. L’accès à ces bases de données est techniquement laborieux et soumis à de dangereuses instabilités (exemple :  vol de données, piratage, vérole…). Sans parler des contraintes juridiques imposées par les grilles qui ont un statut lucratif ou associatif.

La connexion d’une OpenGrid à une autre, voir d’une OpenGrid à Second Life est techniquement possible mais elle sanctionne l’utilisateur d’une perte totale de ses objets et « habillement » de son avatar. Seuls les identifiants sont conservés, ce qui ne sert pas à grand chose.

En parallèle au développement du software, des ingénieurs œuvrent actuellement sur une passerelle logicielle qui permettrait à l’utilisateur de voyager d’une grille à une autre en s’affranchissant des obstacles techniques. C’est notamment le travail de Cristina Videira Lopes de l’Université de Californie à Irvine, qui planche sur un projet intitulé HyperGrid.

Hypergrid ou l’introduction du peer-to-peer dans OpenSimulator

HyperGrid n’est pas une grid mais un programme tiers qui fonctionnerait en parallèle de votre monde virtuel, via la « map« * que possède chaque grille. Sans rentrer dans les détails, il se chargerait de récupérer les données relatives aux caractéristiques de votre avatar afin que votre inventaire soit intact quelque soit la grid sur laquelle vous êtes. Par exemple, si vous avez l’habitude d’arpenter Second Life et que vous décidez tout à coup d’aller visiter une sim d’OpenLife Grid, rien ne devrait changer dans votre apparence et dans vos objets.

Le principe d’HyperGrid fonctionnerait de manière assez simple puisque comme un site web. Cela reviendrait à cliquer sur le lien d’un site internet. Les données sont situées sur un autre serveur, utilisant une autre base de données et pourtant vos informations de connexion ne change pas. Pour réaliser ce que nous pourrions appeler les prémices d’une interopérabilité complète inter-grids, Cristina Lopes emploie une technologie peer-to-peer (c’est à dire d’ordinateur à ordinateur), autrement entièrement indépendante, gratuite à fort potentiel de déploiement.

Toutefois, pas de quoi se secouer la grappe, HyperGrid est aujourd’hui à un stade expérimental et donc loin d’être diffusé en masse. De plus, il ne tient pas compte de la deuxième partie du problème d’une supposée interopérabilité entre les OpenSims et Second Life : les autorisations. En effet, Linden Lab détient en théorie les données des avatars de Second Life et veille aux respects de leurs droits de propriété. S’il est déjà possible de transférer des objets « full perm » de SL sur une OpenGrid via Second Inventory, on se demande comment seront gérés les autres objets, a priori concerné par les résidents de Second Life et seulement Second Life.

Après SLOP, Second Inventory, les différents tests d’IBM et maintenant HyperGrid, nous savons que l’interconnexion entre OpenSims et Second Life est possible et proche d’être déployé. Cela dit, la technique n’est qu’une marche dans l’escalade de l’interopérabilité. Si Linden Lab accordait un réel soutien au projet OpenSimulator, il est certain que les voyages intergrid seraient déjà possibles. Interopérabilité, rêve ou espoir ?

En savoir plus…

* Map (ou carte) : Second Life et les OpenSims disposent tous d’une cartographie localisant les différentes sims via des coordonnées (x,y).

LeoMaxx Sautereau

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Chasseurs de vidéos sur Second Life, rengainez le caméscope (à moins que…)

Il y a quelques jours, je recevais un message offline d’un inconnu me demandant comment réaliser ses vidéos sur Second Life. Il est en effet possible -du moins ça l’était- de capturer des séquences vidéo live via le client officiel. Grossomodo, je lui réexplique le tutoriel que j’avais réalisé il y a quelques temps de celà. Seulement voilà, mon « élève » est incapable de trouver la commande « Démarrer/Arrête la capture vidéo ». Dans un premier temps, je ne comprends absolument pas le problème car j’utilise Kirstens Viewer (alternative du client Second Life) et certaines options y sont déplacées. Il ne trouvera jamais la solution du problème jusqu’à ce que je tombe sur la revue de presse de Mascottus Phlox dans laquelle il poste une remarque sur l’impossibilité de démarrer un enregistrement vidéo sur SL.

« As of Second Life 1.20, File menu > Start/Stop Movie to Disk has been removed because it was unreliable and there are better 3rd-party tools, including free ones.»


Grâce aux liens indiqués, je trouve enfin la réponse à la question : l’option de capture vidéo a tout simplement été amputé dans les versions 1.20 (et supérieures). La cause ? Un bug non résolu, qui a touché la nonchalance de l’éditeur, jugeant que ce dysfonctionnement n’avait pas besoin d’être corrigé. Du coup, Linden Lab oriente ses utilisateurs vers des logiciels tiers, auxquels aucune documentation n’est jointe. En clair, téléchargez un de ces logiciels et démerdez-vous!

Heureusement je suis là pour vous aider. Je vous ai sélectionné trois logiciels gratuits de capture vidéo et je les ai accompagnés d’une petite explication pour les exécuter.

Pour Windows XP/Vista….

FRAPS 1.9d

FRAPS (pour « Frames per Second ») est le logiciel de capture vidéo le plus populaire du moment, mais son « succès » lui a valu d’être aujourd’hui payant. Heureusement son éditeur propose toujours une version gratuite, mais il vous faudra alors vous affranchir des nouveautés accumulées depuis cinq ans, puisque celle-ci est la vieille « release » 1.9d (datant d’Août 2003).

Cette version est-elle dépassée pour autant ? Oui et non. Oui car le programme ne brille pas par sa liste exhaustive d’options. Par exemple, il vous sera impossible de choisir le codec de compression sortant de votre capture (DivX, DV, MPEG2…) mais vous sera imposé le vieu Intel IYUV (performant mais occupant une place phénoménale sur le disque dur). Non car elle vous permet de réaliser des captures propres et efficaces (mais sans le son).

Comment fonctionne FRAPS ?

Très simplement. Le programme fonctionne en tâche de fond, c’est à dire qu’il utilisera une part très faible de vos ressources processeur. Pour le configurer, il vous suffira de faire clic droit sur l’icône dans la barre des tâches. Le paramétrage est très succinct, vous pourrez cependant modifier le nombre d’images par secondes que vous désirez (indépendant que la fréquence de votre application que vous désirez capturer). Si vous souhaitez monter votre film a posteriori, optez pour 25 fps, mais 15 devrait suffire pour Second Life. Pour commencer la capture, pressez F9 (touche par défaut). L’apparition de chiffres jaunes dans un coin de l’image indique que la capture fonctionne. Pour récupérer votre rush, rendez vous dans le répertoire d’installation de FRAPS.

TELECHARGER FRAPS 1.9d

CamStudio 2.0

FRAPS devenu payant, c’est CamStudio qui a pris la succession de référence des outils de capture vidéo gratuits. Volontairement j’ai placé ce logiciel en deuxième position car j’ai connu plusieurs problèmes en l’essayant. Cela dit, il m’a paru bien plus complet que la version gratuite de FRAPS. En effet, vous pouvez sélectionner précisément la zone que vous souhaitez enregistrer, tout en gardant la résolution d’origine (attention ! Il est déconseillé d’enregistrer une application en HD si votre processeur n’est pas très puissant). En théorie il permet également de capturer le son, mais ça n’a pas fonctionné chez moi non plus (soit le son était totalement désynchronisé avec l’image, soit il n’y avait pas de son du tout). Le programme vous permet de choisir votre format de compression en sortie mais je ne suis parvenu à n’utiliser que le très veilliot Microsoft Vidéo 1 (datant de 1992…). Impossible d’enregistrer en DivX ou encore en DV.

Comment fonctionne CamStudio ?

Aucune difficulté. Il vous suffira de lancer CamStudio. Dans les Options, n’oubliez pas de cocher l’enregistrement du son si vous le souhaitez. Pour la configuration du format de compression, il faudra vous rendre dans Options/Options Vidéo. Pour ce qui est de la capture c’est extrêmement simple. Le menu Région vous permet de sélectionner le type de sélection de la capture, soit librement « Région », une fenêtre spécifique « Région Fixe » ou votre bureau en entier « Plein Ecran ». Cliquez ensuite sur le gros rond rouge pour commencer la capture! Appuyez sur le carré bleu pour stopper l’enregistrement. Le logiciel vous proposera alors le choix du répertoire pour y copier votre rush.

TELECHARGER CAMSTUDIO 2.0

Speedy Video Capture 1.4

Développé par un français, Speedy Video Capture n’est franchement pas le plus connu des outils de capture. Cependant, après l’avoir essayé, j’estime qu’il a largement sa place dans cette sélection, ne serait-ce pour son extrême simplicité et sa fiabilité.

Comment fonctionne Speedy Video Capture ?

De la façon la plus simple possible. Le logiciel ne s’installe pas, il vous suffira d’extraire l’exécutable à l’intérieur du fichier zip. Une fois lancé, une petite fenêtre apparait avec un unique bouton pour sélectionner la zone à capturer. Ensuite c’est parti… Le fichier est enregistré dans un format AVI générique, la bande sonore isolée en wave, très pratique pour le montage! Et.. ça fonctionne!

TELECHARGER SPEEDY VIDEO CAPTURE 1.4

Pour Linux…..

Xvidcap 1.1.7 (que je n’ai pas pu testé)

Pour MAC….

Copernicus 1.5.2 (non plus…)

Amusez vous bien!

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SLOP : Premier vrai outil pour le transfert intergrid ?

L’interopérabilité entre les OpenSims et Second Life fait parti des problématiques majeures auxquelles le programme SLOP tente de répondre. Ce logiciel développé par Mathew Cazalet vous permet de transférer des constructions conçues sur Second Life sur votre propre grille.

Les OpenGrids s’appuient sur un support logiciel quasi-identique à Second Life. Pourtant les principaux outils de créations intra-world des OpenSims sont pour l’instant incompatibles avec ceux du célèbre métavers. Il est donc impossible d’y transférer directement un bâtiment, un objet ou encore une shape (silhouette) à partir de SL. La raison est simple : le contenu appartient à la grille dans laquelle il a été conçu ou importé. Une barrière logicielle empêche cette interaction, à moins que… des fins concepteurs informatiques ne travaillent à corriger ce problème, le programme SLOP en fait parti.

Mathew Cazalet, un ex-SLien convertit à la cause OpenGrid

Mathew Cazalet n’est pas connu du grand public, mais s’est pourtant imposé comme l’un des architectes majeurs du monde de Second Life. L’homme est notamment un professeur de la « prestigieuse » Ecole SL de Nyctalopian Kawaguichi, qui propose à tous les résidents de SL une pédagogie plutôt intéressante sur l’usage des scripts et du langage LSL (Linden Script Language, les lignes de codes qui vous permettent de faire la toupie ou de conduire votre Audi RC8 achetée 2000 L$).

Buildeur, scripteur mais surtout concepteur de talent, Mathew prend son pied à développer de nouveaux projets à l’ambition presque insolente. Toujours à l’affut de nouveaux sommets à gravir, il s’est laissé séduire par le projet OpenSim que lui a présenté son amie Rafale Kamachi, grande défenseuse des grilles libres. De leur collaboration va naître un certain nombre d’outils qui permettent un usage plus facile des opportunités proposées par OpenSimulator, le logiciel à l’origine des OpenGrids. SLOP pour (Second Life / OPenSim) est le plus grand d’entre eux car il matérialise le vide quantique entre SL et son rejeton adopté par OpenSimulator.

SLOP, un programme audacieux de transferts intergrids

Nous ne rentrerons pas dans les détails pour expliquer le fonctionnement de SLOP. Toutefois, sachez que ce programme se partage en deux outils : un logiciel et un script. Le logiciel s’installe sous Windows et s’exécute comme un software conventionnel. Il fonctionne de la manière suivante : de primabord, il vous faudra pour connecter sur SL et insérer le script dans chacune des primitives de votre build pour pouvoir l’encapsuler sur une primitive unique. Le logiciel lancé, il va se charger de convertir les données de votre construction SL en un fichier XML qui pourra ensuite être traité via OpenSimulator. Pratique, rapide et ça marche! (du moins à priori et selon les bons vouloirs de votre version de Second Life). Attention, SLOP se contente de charger la physionomie des prims mais pas leur texture!

Pour plus de détails sur la procédure, je vous invite à regarder ces vidéos proposant un tutoriel très précis de la méthode expliquée ci-dessus :

http://nec.reation.free.fr/index.php?index=2&lng=FR


Un outil qui facilite le développement des OpenSims mais pas seulement…

Officiellement, SLOP a pour vocation d’ouvrir un peu plus les portes des OpenGrids. Mais ce n’est pas le seul atout de ce logiciel. En effet, si le logiciel permet de transférer des constructions de Second Life à OpenSim, il peut également le faire dans l’autre sens. Une OpenSim peut ainsi être employée comme une Sandbox (« Bac à sable », un espace public où vous pouvez builder) libre, vaste et sans restrictions. Le problème des bacs à sable dans Second Life c’est qu’ils sont, d’une part, envahis par la populace et vous donne l’impression de construire une forteresse dans une niche à chien, et de l’autre les règles qui imposent souvent une limite de temps (vos objets disparaissent au bout d’une heure par exemple). Grâce à SLOP et l’OpenSim, ces petites gênes responsables de millions de calvities dans le monde, auront raison de votre toison et de vos vases en porcelaine.

Le principe de gratuité bafoué ?

Mathew Cazalet revendique le principe de gratuité de la plateforme OpenSim. Cependant il existe deux incohérences à ce sujet. La première c’est que les OpenGrids comportent également des frais, du moins pour celles qui envisagent une affluence conséquente et maitrisée. Les frais de serveurs impliquent obligatoirement des retombées sur les résidents, à moins que le responsable ait de l’argent à jeter par les fenêtres.
Deuxièmement, SLOP n’est pas gratuit! Une license vous sera exigée pour son utilisation. Vous serez amenés à la récuperer IG dans Second Life pour la somme plutôt onéreuse de 5000L$ par poste (soit 12 euro environ). Un tarif qui peut laisser pantois…

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Second Life prochainement sur Playstation 3, Xbox 360 et téléphones iPhone ?

Après les rumeurs d’un client Second Life sur Nintendo Wii (qui devrait être assez rigolo à jouer avec la Wiimote!), voilà que des échos lointains annoncent l’arrivée prochaine du célèbre métavers sur les consoles concurrentes, les Xbox 360 et les PS3, ainsi que sur le très médiatique téléphone portable iPhone d’Apple.

C’est l’agence Reuters qui relaie cette info issue du blog de Dusan Writer qui aurait trouvé par hasard, sur le site de Second Life, le communiqué suivant :

“Placeholer page for XBOX, PS3, and iPhone versions of client when they launch next real soon now”

Pour faire simple, Linden Labs aurait l’intention de développer (ou est en train…) un client pour les consoles Next-Gen ainsi que sur le téléphone « qui fait tout ». Seulement voilà, cette annonce n’a pas fait long feu et le lien qui rapporte cette nouvelle est devenu tout simplement mort. Toutefois, il n’y a pas de fumée sans feu et on se doute bien que le Laboratoire de Tilleul a correctement étudié la question d’une expansion de Second Life sur d’autres plateformes, de manière native.

Si l’information a été étouffée (pour le moment) c’est probablement lié aux procédures juridiques qui ne sont pas encore finalisées. En effet, la console de Sony et celle de Microsoft contrôlent rigoureusement leurs contenus et le développement de logiciels indépendants sur cette plateforme n’est pas chose aisée (sauf pour ce qui est de la PSP et ses célèbres « Homebrews », mais qui nécessitent un piratage logiciel de la console, faisant sauter la garantie).

De plus, Sony développe son propre monde virtuel, Home, et n’a pas caché qu’il cherchait à en faire un monopole du genre sur sa machine. En revanche, l’idée d’un Second Life sur Xbox 360 et Wii n’a rien d’anecdotique. Nintendo a déjà une présence du Second Life (lire ici) et Microsoft,ne devrait pas être enclin à cette présence.

Après pas de quoi pavoiser non plus, Second Life est conçu avant tout pour les ordinateurs. Comme c’est le cas pour les téléphones portables, l’idée d’un client sur console me parait bien obsolète pour une utilisation courante, voir occasionnelle. Mais SL a besoin d’une présence médiatique pour exister et se faire un nom sur ces consoles pourrait bien l’aider.

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Bilan de la Conférence sur FrancoGrid à la Bibliothèque Francophone

Hier soir à la Bibliothèque Francophone, se tenait une conférence exceptionnelle qui mettait à l’honneur les OpenSims et plus spécifiquement la grille française FrancoGrid. Quatre intervenants de la scène OpenGrid ont donc présenté, pendant un peu plus d’une heure et demie, les grands axes du projet et répondus aux questions des nombreux curieux.

Depuis quelques semaines, les OpenSims prennent une tournure médiatique inattendue. Le terme commence à rentrer dans les mœurs virtuelles et le projet attire la curiosité de nombreux investisseurs. La popularité galopante des grilles « libres » était illustrée hier par l’affluence massive. Second Life en danger ?

Une conférence instructive… pour les techniciens!

Quatre intervenants pour un seul projet : FrancoGrid. La Bibliothèque Francophone a ainsi accueilli JM BLachere (Jean-Marie LOUCHE), membre actif du projet, Kerunix Flan, célébre LandBarron de SL reconverti à la cause OpenSim, Forest Klaar (Grumbly TheBear), spécialiste des mondes virtuels et auteur du blog Hello Avatar! et enfin Vinc Sonic, administrateur et « mécano » de la grille.

C’est Forest Klaar qui a introduit la conférence avec une présentation brève mais concise de OpenSimulator et des grandes étapes de sa création. Une partie historique un peu superflue mais ma foi très intéressante pour notre culture technologique. Vinc Sonic a ensuite pris le relais pour un petit briefing très pédagogique sur le fonctionnement du programme. Enfin, JM Blachere, en tant que membre actif de FrancoGrid, a présentéle projet et quelques difficultés insoupçonnées quant à l’administration d’un nouveau métavers. Une première partie plutôt intéressante mais technique, et qui a évité la tentation de la publicité masquée (sauf à la fin…).

La séance de questions a été moins percutante malheureusement. Un certain nombre de questions sur le contenu de Francogrid ont été engloutis par un flood de questions complaisantes et futiles du style « Est ce que vous trouvez le temps pour manger ? ». Seuls les sujets ultra-techniques ont été traités et je ne suis pas sur qu’ils intéressaient vraiment un bon trois-quart de la salle. D’ailleurs un certain nombre de gens sont partis, certainement un peu frustrés à ne pas sentir vraiment concernés par autant de termes issus d’un jargon d’informaticiens chevronnés.

L’enthousiasme des intervenants était toutefois palpable et cette conférence aura, à n’en pas douter, des retours de quelques personnalités SL présentes au rendez-vous. Mais à titre personnel, je me suis senti frustré que nous ayons à faire une fois de plus à une présentation trop technique qui discrimine quelque peu les curieux venus pour découvrir ce que proposent les OpenGrids autrement qu’une alternative technologique gratuite et innovante (Forest a souligné quelques outils pratiques et exclusifs à OpenSim).

FrancoGrid : Second Life colonise l’OpenSim ?

Il nous aura fallu nous contenter de la présentation synthétique de JM BLachere et quelques interventions de responsables de projets sur Francogrid comme Marc Moana, pour nous donner une idée du contenu exact de la grille et surtout ce qu’elle cherche à montrer.

A l’inverse d’une grille française comme New World Grid, qui pose d’emblée le principe d’indépendance par rapport à Second Life, FrancoGrid semble plutôt chercher l’extension du contenu SL sur OpenSim en profitant de ses avantages. En effet, ses artisans sont pour la plupart des résidents de SL qui y gardent toujours un pied à terre.

Selon les propos de JM BLacher, FrancoGrid cherche à attirer les entreprises, les projets associatifs, les créateurs, les activités… Voilà qui ressemble fort au message de Linden Lab. Et quand je demande au créateur de la grille de me confirmer la rumeur d’un souhait visant à introduire un système monétaire, il dément. Pourtant Kerunix Flan ne semble pas de cet avis, et me répond sur JOL que ce système sera incontournable à l’avenir

« Le plus gros moteur de SL c’est son économie. C’est la conversion L$/US$ qui a permit des investissements et son développement »

FrancoGrid, pour le moment, prend le pari risqué de vouloir concurrencer SL en voulant proposer quelque chose d’assez semblable. Certes les sims sont libres et gratuites pour les sims hébergées en locale (mais techniquement très restreintes), peu coûteuses en privé (prix à confirmer toutefois). Cependant, Linden Lab continuera de brader ses régions pour gonfler une demande de plus en plus timide. Si « FG » poursuit dans une voie d’alternative uniquement technique, elle prend le risque de se heurter à un mastodonte qui, malgré ses coups de moins bien, conserve un statut de ténor du monde virtuel.

De plus, cette OpenSim se cloisonne rien que dans sa communication. En optant pour « FrancoGrid« , elle sectarise ses résidents dans une communauté francophone pas réputée pour être très entreprenante dans son ensemble. Ces inquiétudes sont toutefois à nuancer par l’enthousiasme de ses responsables et d’une « image » satisfaisante. Les quatre intervenants ont démontré que leurs intentions étaient louables et leur envie de réussir est très motivante. Bonne continuation.

Vollee : Second Life s’invite sur les (…enfin quelques) téléphones mobiles

Jouer à Second Life sur un téléphone portable, c’est redevenu possible! Même pour nous français, habituels dernière roue du carrosse. Toutefois, ne vous attendez pas à une révolution. Vollee Second Life Viewer est loin d’être la solution parfaite et jouer à SL sur mobile reste une activité a priori très marginale et peu pratique.

Une expérience à l’origine menée au Japon, aujourd’hui disponible partout

Souvenez vous, Octobre 2007, le pays du soleil levant fut le berceau d’une expérience technologique menée par la société Sun, qui consistait à installer Second Life sur votre téléphone mobile. Second Life Ketaï Viewer, c’est son nom, fut un client spécifiquement développé pour les téléphones NTT DoCoMO (opérateur nippon) qui permit à nos amis japonais de se brancher sur la sphère virtuelle. Une trouvaille ingénieuse, mais qui ne semble pas avoir convaincu le reste du monde. Il faut dire que l’univers de SL nous décroche quelque peu de la réalité, alors avoir un client 24h sur 24 dans la poche droite de notre pantalon (ou de votre soutien gorge pour mesdames bien constituées) ne nous aide pas à renouer le contact avec la civilisation. Une solution payante et laborieuse qui plus est. Le geek japonais devait payer l’équivalent de 2 euro par mois pour retrouver sa copine virtuelle siliconée sur Hentaï Paradise.

10 mois après ce semi-échec, Second Life sur portable redevient possible, et c’est cette fois sans discrimination géographique ou financière. Vollee reprend le flambeau de Ketaï Viewer mais devient cette fois complètement gratuit et librement téléchargeable sur le site du prestataire du même nom.

Vollee est une petite start-up américaine née à la fin de l’année dernière. Le cœur de métier de cette compagnie est de proposer des jeux sur portables de qualité en employant la technologie Java et les réseaux 3G (bande passante étendue qui permet des débits importants -jusqu’à 512 kbps sur un simple téléphone portable-). Leurs travaux s’approchent un peu de ceux de GameLoft en France, la branche portable d’UbiSoft (grand éditeur de jeux vidéos français). L’ensemble des jeux proposés par Vollee sont payants, exception faite pour Second Life complètement gratis ou presque (vous pouvez respirez…).

Une solution opportuniste, a priori peu pertinente…

J’avais déjà étudié la pertinence d’un tel projet dans un article de feu S-En-Ciel n°17 de Novembre 2007 « Second Life arrive sur Mobile 3G ». Ma conclusion était simple : Second Life sur portable c’est gadget, autrement dit pragmatistiquement futile. Il faut dire qu’un téléphone mobile n’est pas conçu pour jouer, rien que pour ses limitation techniques. Les processeurs qui équipent ces outils tournent à 500 Mhz pour les plus puissants (en attendant l’arrivée des processeurs Intel Atom qui atteignent 1,6 Ghz mais encore trop consommateur d’énergie) quand Linden Lab recommande 2 Ghz pour faire tourner la bête sur un PC. Je ne parle même pas de l’absence de chipset 3D qui oblige le processeur à émuler la perspective… Autre questionnement: comment la mémoire d’un mobile peut-elle héberger 1 Go de données en cache sans le surcharger ?

Un média qui utilise un système de stream

Cependant, les concepteurs de Vollee ont opté pour un système différent celui de Second Life Ketai Viewer. En effet, le logiciel n’est pas exécuté en interne comme le ferait un programme PC traditionnel. Pour contourner la puissance risible des téléphones portables, Vollee emploie un système de streaming. C’est à dire que les informations de déplacements de l’avatar, la vente d’objets etc. sont calculés à partir d’un matériel extérieur au téléphone puis renvoyer sur l’appareil sous forme de vidéo. Cela épargne donc les calculs laborieux et les ralentissements. Toutefois, cela ne suffit pas à compenser les faibles ergonomiques d’un portable. L’écran reste beaucoup trop petit (quelques centaines de milliers de pixels) quand la visibilité est tout juste correcte sur un écran 17 pouces de 1024×768 pixels… Nous nous questionnons aussi sur la qualité même du services (temps de réponse, coupure, surcharge de la bande passante etc). Ces problématiques devront être éclaircies dans les prochaines versions du logiciel et quand les utilisateurs seront plus nombreux.

Mon mobile, pourtant récent et moyenne gamme, ne peut pas accueillir le Vollee Second Life Viewer. Je ne pourrais donc pas vous proposer un test. Cependant, nous pouvons déjà conclure que cette solution est technologiquement discriminatoire (à défaut de l’être spatialement) puisque réservé aux bourgeois propriétaires de portables de luxe. Même l’iPhone n’est pas éligible, c’est dire. il faut dire que la 3G est encore balbutiante en France, notamment dans son utilisation. Nous sommes en droit de nous interroger sur la fiabilité d’un tel réseau quand une connexion ADSL 1 Giga est grandement recommandé pour faire tourner SL correctement!

Autre limite : les caractéristiques ergonomiques de l’appareil. Je suis dubitatif de l’utilisation d’un monde virtuel sans clavier, sans souris et sans écran de minimum 15 pouces pour lire décemment les nombreuses fenêtres qu’impose le jeu.

Vollee prend donc le pari de réussir là où NTT DoCoMo a échoué. Mais je me demande sincèrement si Second Life a vraiment sa place sur un mobile… Une solution un peu présomptueuse donc, même si sa gratuité (apparente) compense un peu les nombreux questionnements sur l’utilité d’un tel client. A essayer quand même (si vous le pouvez bien sûr).

CLIQUER ICI POUR TELECHARGER VOLEE SECOND LIFE VIEWER POUR MOBILES

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Un petit pas pour l’avatar, un grand pas pour l’interropérabilité Second Life / Open Sim ?

Les grandes avancées technologiques naissent souvent du hasard. Le 8 Juin, c’est par une surprenante découverte que trois avatars issus de Second Life sont parvenus à se connecter directement sur une OpenSim, sans s’y être inscrits au préalable. Une petite « défaillance » qui pourrait être la seconde marche d’une interopérabilité entre SL et les OpenGrids.

Cela fait quelques mois que les OpenSims occupent une place de plus en plus importante sur la scène médiatique et ce n’est qu’un début! Tous ceux qui pensaient que l’émancipation de ces grids alternatives étaient aussi improbable qu’un mormon dans un bordel, risquent de revoir leur philosophie du « tout cuit d’avance ».

Zha Ewry, ingénieur-informaticienne chez IBM, a fait cette curieuse découverte il y a quelques jours au moment où elle testait des codes de programmations sur ADITI (Grille alternative à Second Life, dîtes « Beta Grid » pour tester les nouvelles versions du client, vous pouvez d’ailleurs vous y connecter avec votre compte normal). Avec l’aide de deux collègues de Linden Labs, Tess et Layla Linden, la jeune femme est parvenue à dégotter une faille inattendue qui les a menées sur une OpenSim en employant leur compte enregistré sur Second Life.

Le blog de l’intéressée fournit peu d’informations à ce sujet. Nous ne savons pas, par exemple, si l’OpenGrid en question était hébergée sur un serveur domestique ou en locale (le plus probable à priori). Pour le moment inutile de sauter au plafond, cette expérience reste pour le moment extrêmement marginale et rien ne dit qu’elle pourra s’appliquer dans des cas plus concrets (sur la grille officielle ?). Quoiqu’il en soit, ce que nous croyions impossible il y a encore peu de temps est ici palpable. Une interopérabilité entre Second Life et les OpenSims n’est donc plus du tout une utopie aujourd’hui, même si sa concrétisation risque de prendre encore beaucoup de temps.

Vous retrouverez davantage de précisions sur la page de l’intéressée

Info relayée et complétée d’après l’article de Wolkam dans le SLObserver

– Mise à jour 11/06 : D’après Forest, cette opération a déjà été réalisé via le client RealXtend, un programme opensource qui permet de se connecter à Second Life ainsi qu’à d’autres mondes virtuels comme les OpenGrids. Des informations complémentaires ici-

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Blender et Second Life : Un pas en avant dans l’amélioration des scripts d’animations

Nous apprenons aujourd’hui que Jacek Antonelli, programmeur et scripteur, est parvenu à concocter un script permettant d’exploiter le logiciel Blender pour créer et exporter ses animations sur Second Life.

Créer ses propres gestuels dans Second Life c’est possible! Des logiciels existent comme le célèbre QAvimator, un software Open source qui vous permet de créer simplement vos animations puis de les importer dans le metavers au format .blv . Mais l’introduction de Blender dans la programmation d’animations pourrait être un grand pas dans le réalisme des poses.

Blender est un logiciel de création 3D, libre et gratuit (c’est le seul si je ne fais pas d’erreur) tout en disposant de fonctionnalités très avancées. La richesse de ce soft a notamment permis la réalisation du premier film d’animation gratuit, Elephant Dream, que vous pouvez visionner ici (en HD notamment). Cela vous donnera un aperçu des possibilités de ce logiciel et de ce qu’il pourrait apporter à Second Life.

Blender permettra des animations plus complexes et réalistes

Les possibilités de Blender permettront de complexifier les mouvements, de les rendre plus fluides et plus réalistes. Mais surtout, il sera désormais possible d’introduire la contorsion du corps. Voilà qui parait plutôt prometteur. Les amateurs de films pornos seront aux anges!

En revanche, ce ne sont que de pures hypothèses et nous attendons toujours de vérifier si les promesses de ce fameux script seront tenues. Je vous invite dès à présent à venir potasser Blender et à regarder sur ce site.

Philip Rosedale en visite à Paris : le bilan

Vendredi 25 Avril, l’ancien big boss de Linden Lab, Philip Rosedale était en visite dans la capitale où pose la grande dame de fer. Une rencontre organisée par une agence privée, Community Chest qui possède bon nombre d’intérêts dans Second Life, Liberta par exemple, est à l’origine de cet évènement vendu comme exceptionnel. Finalement ce ne sera qu’une conférence de presse où se sont réunis une vingtaine d’acteurs de la scène française du métavers. Une sélection apparemment pas très représentative de cette communauté mais les questions posées auraient été pour la plupart pertinentes et exhaustives.

C’est donc dans un look de surfeur en costard que Philip Rosedale a répondu aux inquiétudes des joueurs français quant à l’évolution chaotique du monde virtuel. Le monsieur se serait voulu particulièrement rassurant, voir enthousiaste comme l’aurait fait un homme politique en période de crise. Quoiqu’il en soit, les résultats sont là et Linden Lab serait finalement plus actif qu’il n’y parait…

Etant donné qu’aucun des membres du SL Agora n’a été invité à cette rencontre, je vous ai retransmis un excellent résumé de Fred Cavazza, paru dans le blog Virtual Paris 2007 :

Les points-clés de son intervention (Par Fred Cavazza) :

  • Ils vont progressivement utiliser des briques technologiques open source (si elles apportent plus de performances) ;
  • Ils vont basculer sur Mono comme moteur de script (car il est bien plus performant) ;
  • La version 1.2 du player n’est qu’une release mineure pour le moteur ; graphique, mais une grosse amélioration pour l’interface (”l’iPod des univers virtuels“) ;
  • Beaucoup d’effort sur le nouveau moteur de recherche ;
  • Un chantier toujours en cours et il reste beaucoup de travail ;
  • Amélioration prochaine de la gestion de contenus HTLM (en mode lecture/écriture pour faciliter le travail collaboratif) ;
  • Le Space Navigator est un périphérique fantastique pour mieux se déplacer et interagir avec l’environnement ;
  • Il existe déjà 3 data centers mais ils travaillent sur la possibilité d’externaliser une partie de l’infrastructure (reste à finaliser les aspects techniques et de modèle économique) ;
  • Pas de P2P pour le moment car c’est un protocole bien trop complexe à gérer (permissions…) ;
  • Beaucoup de problèmes de stabilité en Avril à cause d’opérations de maintenance importantes ;
  • SL est maintenant beaucoup plus international qu’avant (grosse progression des résidents japonais) ;
  • Généralement les nouveaux venus abandonnent tout de suite ou deviennent des fidèles (pas d’entre-deux) ;
  • Il y a beaucoup de choses à découvrir dans SL donc ceux qui restent après la première impression sont réellement bien immergés (WoW = 15 Go, SL = 10 To !) ;
  • 550.000 utilisateurs réguliers (plus de 3 H par mois) mais forte progression du temps de connexion moyen ;
  • Il existe une grosse frustration pour les prestataires européens qui doivent s’acquitter de la TVA (ils cherchent une solution fiscale…) ;
  • Il n’y a aucun concurrent direct pour le moment, ils ne cherchent pas à concurrencer Habbo ou Barbie Girls car ce sont des univers fermés. There est certainement l’univers le plus proche, HiPiHi aussi !
  • SL est comme un socle technologique qui va nous amener vers un web en 3D ;
  • OpenSim est une incroyable initiative pour faire de la rétro-spécification, ils adoreraient connecter OpenSim à la grille SL ;
  • Concernant le développement de Linden Lab, ils se voient toujours comme une société de service (plus que comme un organe de régulation), pas de rachat en vue ;
  • A propos des Sud-coréens et de Kart Rider : une incroyable réussite pour les plateformes de jeu en ligne et pour les micro-transactions, une expérience sociale beaucoup plus informelle et simpliste car fondée sur le jeu ;
  • A propos des terminaux mobiles : il est très complexe de reproduire l’expérience d’immersion sur un terminal mobile à cause de trop petit écran ;
  • Il existe des expérimentations pour faire tourner SL sur un client léger (Ajax, Flash…) ;
  • la VF du player n’est pas encore tout à fait achevée, mais ils y travaillent encore…

Quelques « curieuses » remarques : la première est que Philip Rosedale envisage une maturité de son client dans une dizaine d’années… Voilà qui fait peur et intrigue en même temps, sachant que Second Life semble légèrement glissé vers le bas, alors qu’il devrait encore profiter de la vigueur de sa jeunesse. La seconde curiosité est l’intérêt porté pour les OpenSims (Grids alternatives, indépendantes et gratuites). Rosedale souhaiterait qu’elles puissent être connectées à Second Life, car elles apporteraient énormément au monde SL. Un propos un peu hypocrite et faussement naïf, car notre hérisson blond sait bien que les OpenSims ont été crées pour la plupart pour se détacher de Second Life et que structurellement, ce pont entre les deux mondes est tout bonnement impossible compte tenu des règles intérieures qui n’ont absolument rien à avoir.

SLOP : OpenSims et Second Life main dans la main ?

La soirée du Mardi 22 Avril 2008 sur Ioans Island a donné lieu à la présentation d’un projet à l’apparence anodine mais dont l’impact pourrait tout avoir d’un premier pas vers une révolution des mondes virtuels. Matthew Cazalet, buildeur, scripteur et programmateur de talent, a mis au point un programme nommé SLOP (rien à voir avec une onomatopée de grenouille!), dont la fonction est de permettre aux particuliers de transférer des objets de Second Life vers une OpenSim et inversement. Ce logiciel est-il un premier pont entre les deux systèmes ? Ou n’est ce qu’un coup d’épée dans les rafales du Mistral technologique ?

Tout d’abord, il faut rappeler que les OpenSims font partis d’un vaste programme couramment appellé OpenGrid. En Mars 2007, Linden Lab fait le curieux choix d’ouvrir les sources de son programme au grand public. Il devient alors tout à fait légal de retravailler le contenant du client Second Life pour l’adapter à des besoins privés et indépendants. Le module OpenGrid était né. Il utilise les graphismes de Second Life, utilise l’interface de Second Life mais ce n’est pas Second Life… En effet, le contenu et la réglementation de ces projets « libres » sont à la charge de leurs propriétaires et le groupe américain n’a aucune responsabilité sur les éventuels problèmes, même techniques.

David DuCasse, célèbre buildeur et sa compagne SL, Jil Dagostino, responsable du programme Un toit pour le Darfour, ont organisé cette soirée particulière pour mettre en avant ce programme prometteur. Après quelques galères de connexion, Matthew Cazalet est venu en personne présenter son « bébé » devant 70 personnes curieuses de découvrir cette « petite révolution » dont tout le monde attend qu’elle fasse grand bruit. Le responsable du projet a donc procédé à une démonstration technique intéressante qui a montré tout le potentiel de cet outil. Malheureusement cette présentation était également beaucoup trop technique pour les non-buildeurs. De plus, les difficultés pour installer correctement le programme sont encore bien trop présentes pour le simple avatar déjà trop préoccupé à se sortir des bugs du client officiel. Finalement SLOP se destine, pour le moment, à un noyau dur d’experts en build armés de patience, qui ont une connaissance en OpenSims.

Quelques « problèmes » n’ont d’ailleurs pas été soulevés. SLOP a été testé avec succès sur l’OpenSim de Matthew Cazalet, mais qu’en est-il des autres ? Pour le moment aucun test n’a été effectué même si ça ne serait tarder. Il faut savoir que les OpS ne fonctionnent pas toute de la même manière, en fonction des serveurs qui ne sont pas les mêmes ou encore au niveau de la programmation etc. Il faudra donc attendre un moment avant d’affirmer que SLOP est vraiment universel. L’ambition « prudente » de Matthew est à applaudir : son objectif pour l’instant de faciliter le travail des résidents d’OpenSims (qui peuvent apporter leurs objets déjà buildés dans SL) mais aussi aux résidents de SL, puisqu’ils peuvent trouver en les OpenSims des SandBox libres et vastes (les SandBox sont des espaces ou l’on peut builder librement). De ce point de vue, le concept de SLOP est plutôt intéressant. Beaucoup de personnes voient déjà SLOP comme le premier pont d’une interopérabilité SL/OpS, mais cet espoir relève pour le moment plutôt de l’utopie. En effet, ouvrir les portes des OpenSims remettrait en cause le système d’achat des sims sur SL. Il faut savoir que sur les OpenGrid, les îles sont soit gratuites (c’est très rare étant donné le coût des serveurs) soit vendues à des prix faibles (de 20 à 40 euro par mois par exemple). De plus, et surtout, les OpenSims sont souvent conçues pour justement proposer une alternative à Second Life, de manière totalement indépendante.

Un débat qui n’a pas fini d’être discuté. En attendant, SLOP c’est du bon boulot! Techniquement parlant.

Pour tout savoir sur SLOP rendez vous sur le site du programme : http://nec.reation.free.fr/

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Dazzle, quand Second Life s’achète un nouveau rouge à lèvres

Dazzle ? Non n’allez pas chercher du côté de nos amis nippons, ce n’est pas le dernier jeu de réflexion à la mode venu détrôner le déclinant Sudoku. Pour comprendre ce qu’est cette « chose », il faudra se tourner vers notre métavers et en particulier dans la rubrique « First Look » dont Windlight vient récemment de disparaitre pour se « siamoiser » avec le client officiel Second Life. Et bien vous savez quoi ? Dazzle vient de rejoindre la partie pour un sulfureux plan à trois.

D’abord c’est quoi un « First Look » ? Pour les lecteurs encore ignorants de ce terme, un « First Look » (pensez à articuler façon « patate chaude ») est un programme alternatif gravitant autour du client Second Life. Il y apporte quelques modifications sur l’apparence du soft. Le plus célèbre était Windlight qui proposait une remise à neuf d’un certain nombre d’éléments graphiques, à commencer par l’éclairage et le rendu de l’eau. « Dazzle », quant à lui, n’améliore pas le rendu graphique en tant que tel, mais s’intéresse plutôt à moderniser l’interface un peu désuète de SL. Windlight et Dazzle ont depuis passé leur période d’essai, enfin presque, puisqu’ils sont désormais intégrés de série sur le client officiel mais en version RC (Release Candidate, comprenez « pas fini mais presque », enfin plus « pas fini » que « presque » au vue des dernières version de SL).

Les concepteurs de Dazzle ont pris en compte un élément important : Second Life n’est pas un jeu. Par ce principe, la manière la plus courante de jouer à SL est en mode « fenêtré », qui laissera à vu l’ensemble de l’interface Windows, MacOS ou celle d’une distribution Linux. Pour que les deux puissent cohabiter avec élégance, Dazzle propose aux joueurs un refaçonnement de l’apparence des menus pour qu’ils s’harmonisent mieux avec l’environnement graphique du système d’exploitation.

Sur le papier c’est intéressant, mais au final ? Les premières minutes de « vie » sous Dazzle laisse transparaitre une aura de fraicheur et de changement. Le bleu « blouse d’école » laisse place à un blanc argenté assez clinquant. On aime ou on déteste, mais on reproche quand même que ce choix de couleur ne s’adapte pas trop à Vista et qu’il se rapproche trop d’un environnement Mac. Dommage donc que l’on ne puisse pas customiser les couleurs, du noir aurait été plus séduisant qu’un blanc pétant pour les utilisateurs de Windows 6.0. Les utilisateurs de Linux sauront s’adapter. On appréciera le nouveau graphisme des icones et des dessins vectoriels, mais qui font à nouveau penser à une version « has been » d’un vieux Mac. Sympa pour ma part, mais encore une fois chacun ses goûts. Heureusement il est possible de choisir son interface, l’ancienne que nous connaissons tous, et bien entendu Dazzle

D’un point de vue fonctionnel, Dazzle apporte son petit lot de nouveautés mais elles sont mineures. La transparence est toutefois mieux gérer qu’avant et s’applique à l’ensemble des fenêtres, ce qui n’était pas possible auparavant avec la fenêtre « contacts » par exemple. Une bonne nouvelle (enfin qu’à moitié) : l’interface est bien en français (alors que les précédentes versions de Dazzle imposait la langue des Beattles) mais conserve ton éternel statut de bêta. Quand les joueurs francophones de Second Life auront le droit à une vraie version en français, je crois qu’on pourra apercevoir le pape devant un distributeur de capotes!

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