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Miyou Dilley
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Le 19 novembre 2008 à 14 h 00 min   

Sandbox traduit en français par « Bac à sable » est un bout de terrain  ou une parcelle  dont le paysage est pour le moins minimaliste: quelques panneaux de règles à respecter, un sol, un ciel, parfois un portail d’entrée. Les seules limites territoriales se résument à la fracture de lag** que votre personnage perçoit lorsqu’il traverse la limite de la sim à coté.

Les bacs à sable autorisent, en général, le dépôt d’objet (aussi appelé « rezzer ») et leur manipulation, l’usage de script (de préférence non violent). Dans cette espace libre d’action, il est donc possible de glisser nos objets directement de l’inventaire au sol. De se servir de la fonction « Build » (construction) dans la limite des prims* disponibles sur cette aire. (prims : forme géométrique composant un ou une partie d’un objet). D’autres sandbox, à l’opposée de celles réservées uniquement à la construction, favorisent l’utilisation et les tests d’arme.

Quoi de plus ennuyeux au premier abord qu’une sandbox? Le terrain est vide, et n’a de coloré que le sol customisé par le propriétaire. Voilà une belle idée reçue. En effet, une sandbox est un terrain vierge qui voit naitre chaque jour des créations nouvelles d’esprits inspirés. Des constructions fragiles et maladroites de petits débutants ou les premiers cris d’une nouvelle gestuelle. Ce paysage qui se renouvelle aux rythmes des formes éparpillées sur le terrain, constitue une exposition artistique incessante. Visiter une sandbox c’est comme s’immerger dans une expédition surréaliste dont le thème principal serait : « construisons visuellement Second Life par petits bouts ».

L’espace visuel d’une sandbox peut parfois rivaliser avec une toile de Dali, les monstres, les papillons seront remplacés alors, par des formes géométriques flottantes dans le ciel ou poser sur le sol.

Il est vrai qu’un joli décor définira l’ambiance du lieu où l’on est. Et influencera imperceptiblement le comportement des users (utilisateurs). L’espace dépouillé d’une sandbox favorise ainsi la communication de groupe, car les avatars éparpillés dans une étendue désertique rechercherons instinctivement à se regrouper pour établir dans un premier temps un contacte puis une discussion. Le vide permet de mettre en avant le style de l’avatar qui s’anime non loin du nôtre. Parce qu’il ne faut pas oublier que Second Life est une salle de discussion géante.

Sur une sandbox bien dirigée, vous trouverez le côté  conviviale d’une tribu de SLnautes qui s’expriment librement au travers de voice et de délires illimités par l’absence de règles restrictives autres que celle du respect des builders.

Le décor change aux rythmes des créations, et l’ont peu affirmer que dans ce vide la création est reine. Le calme est parfois troublé par des petits malins qui croient que liberté d’action rime avec anarchie. Mais c’est sans compter sur l’intervention des administrateurs de la sim.

Alors si un jour il vous reste du temps entre deux invitations de la cyber-jet-set Clubbing, venez visiter une sandbox et peut-être découvrir en avant garde, la prochaine mode qui envahira votre salon, votre club, votre penderie.

La SandBox De Croix du Sud* est l’un de ces petits mondes parallèles où les situations surréalistes côtoient les créations réalistes, qui alimenteront les magasins et les sims que vous explorez.

(**lag: moment de latence de plus ou moins courte durée, pendant lequel votre personnage et le paysage semble se mouvoir au ralenti.)

Miyou Dilley

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Le 17 novembre 2008 à 18 h 27 min   

AIRE est une association à but non lucratif RL œuvrant dans la création contemporaine que ce soit l’art, la musique, l’architecture, autour des notions art et écologie. L’écologie est divisé en trois parties : naturelle, sociale et psychique. Sa présence sur Second Life est marquante dans la mesure où elle associe nouvelles technologies et développement durable. Un projet politique mais concret, dirigé par Marc Moana.

L’association existe depuis 1996 et 2004 dans sa forme actuelle. En 2006, elle s’installe sur la plateforme Second Life sur la sim Ecologia Island*. Elle est tenue par Marc Moana (pseudonyme SL). Cette implantation est conçue pour faciliter la vie des gens, ils ciblent ainsi la population « virtuelle » et facilite l’accès a leurs « services ». Par exemple, des débats RL/SL où ils retransmettent en temps réel de RL vers SL et vis versa.

AIRE a pour but d’accompagner chaque personne, à son rythme, dans la découverte de son « territoire existentiel ». Ce territoire est un grand réservoir, à la fois lieu d’ancrage et de ressource pour un langage personnel qui s’invente en s’exprimant. Savoir ce que l’on capte, ce que l’on émet, ce que l’on veut dire et projeter, savoir changer son point de vue, avoir une vision, une perception du monde … Il n’y a pas une méthode mais autant d’itinéraires que chacun pourra réinventer selon son contexte social, géographique, économique, culturel, sa sensibilité, autant de moyens d’épanouir ce qui peut donner des repères authentiques, personnels et collectifs.

«  Il faut profiter au maximum des savoir-faire, des visions et des expériences de tous, donner une pensée transversale (qui touche à plusieurs thématiques), aiguiser la conscience de la particularité de chacun en gardant une vision panoramique ouverte sur d’autres temps, sur d’autres lieux, d’autres manières d’utiliser, de penser, de créer. Nous souhaitons décentrer, décloisonner, faire échanger sans modéliser, additionner les attitudes, les solutions plutôt que les opposer, parvenir à des visions moins dualistes, développer l’idée de la relativité, de la mobilité, de la mise en relation ». Marc Moana, président de AIRE

Chaque personne apporte un « plus » à l’évolution de chacun, on apprend tous les jours et c’est avec le partage d’idées que cela avance le plus vite. C’est en s’ouvrant aux autres qu’on découvre de nouvelles choses. On peut s’exprimer de différentes manières, la parole, l’écriture, le dessin, etc. En résumé, par la parole, certes, mais aussi par la créativité.
C’est en ça que SL est un atout majeur, il ouvre des possibilités que jusqu’alors, nous n’avions pas, il permet la création complète d’objet, la créativité de chacun s’en reflète donc.

Quelques actions de AIRE

Tous ces projets sont un mélange de RL et de SL. Mais ce sont des sociétés bien réelles qui les initient. SL permet de proposer ces idées, de montrer au public de quoi il s’agit exactement.

Un projet de maison écologique, réalisé suite a un concours (voir ci après) l’année dernière, une maison ne consommant presque rien, grâce a un isolement en bois et des panneaux solaires.

En mars 2007, AIRE a lancé un concours international d’architecture écologique contemporaine. Ce concours était doté d’un prix de 100 000 Linden Dollars (environ 250 euros). Le prix a été décerné en septembre dernier à Piper Pitney et Joshua Culdesac avec le projet Dwelling House.

Ils se sont associés avec Kokopelli, une association de conservation de graines. L’association Kokopelli est un conservatoire de graines œuvrant pour la «libération les semences et l’humus». Elle défend la liberté d’accès et de reproduction des semences, pour préserver la biodiversité et l’autonomie alimentaire des populations, dénonçant ainsi la privatisation du vivant par de puissantes multinationales de la semence. (Rencontre organisée entre ces deux sociétés le 5 novembre 2008, pour parler biodiversité et privatisation du vivant)

Ils se sont associés avec le mouvement « études ET chantiers » également. Le mouvement « études ET chantiers » développé par l’intermédiaire de ses associations régionales des projets de volontariat, en France et à l’étranger, ainsi que des projets de lutte contre les exclusions. Réunies au sein de l’Union Nationale des Associations Régionales études ET chantiers (UNAREC), ces associations organisent des chantiers fondés sur des valeurs de partage, de solidarité et de respect des différences. Encadrés par des animateurs pédagogiques professionnels, jeunes et adultes interviennent en zones rurale et urbaine en faveur de l’aménagement, de l’équipement et de la sauvegarde des espaces naturels et bâtis.

Ils ont ouvrés contre le nucléaire, une action mobilisant plus de 40 personnes qui avait pour but d’envahir un terrain où étaient disposés des barils radioactifs pour les faire exploser.

L’espace artistique

AIRE a dédié un espace complet pour l’artiste Joseph Beuys (RL). Celui-ci est très engagé dans l’écologie. Il proposait de planter 7000 arbres comme création.
AIRE présente une création de Eva et Franco Mattes intitulée : « Joseph Beuys’s 7000 Oaks« .

JOSEPH BEUYS ( 1921 – 1986 ) artiste allemand qui a produit nombre de dessins, sculptures, de performances, de vidéos, d’installations et de théories, dans un ensemble artistique très engagé politiquement.

Le travail de Joseph Beuys est un questionnement permanent sur les questions de l’humanisme, l’écologie, la sociologie — et en particulier de l’anthroposophie. Cela le conduisit à définir notamment le concept de « sculpture sociale » en tant qu’œuvre d’art totale, énoncée dans les années 1970 avec « Chaque personne un artiste », par l’exigence d’une concertation créative entre la société et le politique. A la fois controversé et admiré, Joseph Beuys est considéré comme le pendant allemand des artistes Fluxus, et compte au niveau international comme l’un des artistes majeurs de l’art contemporain. Dans 7000 chênes, pour la Documenta 7, à Kassel en 1982, Beuys commence la plantation de 7000 chênes, action qui se poursuit sur plusieurs années, sur toute la planète, même après la mort de l’artiste en 1986.

Chaque chêne est associé à une colonne de basalte. Les 7000 colonnes de basalte sont disposées en tas au début de l’action dans un parc de Kassel.  Les acheteurs paient 500 Deutsch Mark pour planter un arbre au pied duquel est disposée la colonne de basalte, et reçoivent un reçu.  Ainsi les gens peuvent suivre le déroulement de l’action, en fonction du tas de colonnes de basalte.
Il y a aussi une interaction entre le minéral à dimension fixe du basalte, et l’arbre qui se développe : au début l’arbre est plus petit, ensuite celui-ci devient plus grand que la pierre.
L’intention de Beuys dans cette action est de  » donner l’alarme contre toutes les forces qui détruisent la nature et la vie » .

« Mon intention, c’est que la plantation des chênes n’est pas seulement une action de la nécessité de la biosphère, c’est-à-dire dans un contexte purement matériel et écologique, mais que ces plantations nous conduisent à un concept écologique beaucoup plus vaste – et cela sera de plus en plus vrai au cours des années, parce que nous ne voulons jamais arrêter l’action de plantation.
La plantation de 7000 chênes est seulement un début symbolique et pour ce début symbolique, j’ai aussi besoin de cette pierre témoin, d’où cette colonne de basalte. Cette action doit donc montrer la transformation de toute la vie, de toute la société, de tout l’espace écologique »
.

AIRE est également basé sur la notion d’art transactionnel, c’est à dire que les œuvres ne sont plus seulement donner à voir, mais que chacun devienne co-créateur, que chacun ne soit plus consommateur, mais acteur et producteur de sens.
L’art pour nous n’est pas une marchandise mais un moyen de créer du lien, de susciter des prises de conscience.

Ils ont une galerie/artothèque où ils prêtent gratuitement les œuvres exposées ici au résident d’Ecologia Island et bientôt à d’autres Sim partenaires.
les œuvres interrogent le rapport à ce monde virtuel, le rapport au corps, l’identité.
Dans cette galerie se situe un coin pour les œuvres personnelles de Pegasus Kohime, un artiste australien.

L’avenir

AIRE veut provoquer des réactions, pour petit a petit amener les gens a penser différemment.
Ils font des réunions RL/SL en live, les interventions RL sont retransmise dans SL et inversement.
Ils font une fusion des deux « mondes ». Voila une solution très pratique et très bien pensée.
Voici donc une société se battant pour l’écologie par le biais de la créativité.

AIRE, en association avec Biosynapse projette de créer un espace d’informations sur les toxiques et alternatives écologiques en matière de cosmétique. ils souhaitent proposer des espaces de bien être pour les avatars donc les humains qui sont derrière. Ils préparent une « surprise » dont nous ne parlerons pas encore.

Pour en savoir plus, voici le site de AIRE : http://aire-europe.org/
Et le blog : http://monmoulins.com/index.php?Aire-second-life

* Le nom de la Sim SL (Ecologia Island) provient d’une pensée du philosophe Félix Guattari.

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LeoMaxx Sautereau
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Le 11 novembre 2008 à 14 h 16 min   

L’Ecole SL est un concept/projet qui propose à un large public des enseignements sur le fonctionnement des scripts, de la construction, de l’art numérique ou encore du marketing. L’ampleur et la réussite du projet a attiré la plume de InVWorlds.fr qui tente de comprendre comment on peut réussir avec si peu de moyens au départ.

Second Life c’est un peu comme un mixeur japonais : ses possibilités sont immenses, mais hardi celui qui sait l’apprivoiser juste après l’avoir déballé. Créativité, expression, art, partage (n’ayons pas peur des mots)… voilà ce que le monde virtuel vous propose à porter de votre mulot, mais encore faut-il avoir les outils et les compétences pour celà. En effet, à l’image de notre robot cuisinier aux yeux bridés, difficile d’aller au plus simple dans l’usine à gaz de Linden Lab, et ne comptez pas sur la notice en grec ancien pour vous y aider. C’est là que l’Ecole SL intervient. Ce projet indépendant a pour objectif une mission pédagogique en faisant partager au plus grand nombre les acquis et les connaissances des anciens pour exploiter au mieux les richesses du logiciel si controversé.

Le projet de l’Ecole SL a vu le jour en Avril 2007 et a été fondé par Valentin Mathy, DD Ra et Nyctolopian Kawaguichi. A l’époque, et aujourd’hui encore, ce programme fait dans la simplicité et se concentre sur l’essentiel. Les locaux se résument à un confort spartiate et prennent place dans un premier temps dans la sandbox de Terra Bordeaux. Quoi de mieux qu’un bac à sable pour concilier l’utile à l’agréable. Depuis peu, l’école est totalement indépendante et possède sa propre sim (nommé simplement « Ecole SL ») où des cours sont organisés quotidiennement et en toute quiétude. Elle est maintenant dirigée par le très passionné Lancelot Joubert. Avec 1043 élèves au compteur, le succès de l’Ecole n’est plus à prouver et sa marge de popularité est encore énorme. Au vu de la qualité de l’animation, de l’organisation et de la qualité des cours, rien d’étonnant à celà!

Des cours diversifiés et complets, basés sur le principe du partage de savoirs

Tiens les cours, parlons-en! L’image de marque de l’Ecole SL, ce sont évidemment ses cours de scripts. Mais le projet est loin de se résumer à celà. En effet, les professeurs de l’école vous proposeront également des cours de construction (build), des cours de photographies des cours de découverte des bases du monde virtuel ainsi que des cours de marketing afin de maîtriser au mieux les clés de réussite d’un business sur SL. D’autres enseignements plus fantaisistes prennent également place comme les cours de « bidule » où l’on apprend à faire des choses complexes avec le moins de primitives possibles. Cela donne lieu souvent à des bons moments de détente.

Toutefois, qu’à cela se tiennent, les newbies ne sont pas le seul public et de nombreux cours se destinent également à des utilisateurs expérimentés en quête de partage de connaissances. C’est certainement l’un des points les plus séduisants de l’Ecole SL : son ouverture. Tout le monde y est le bienvenu, qu’importe son niveau, le tout dans une ambiance bon enfant. Ludique et éducatif!

L’Ecole SL compte actuellement une vingtaine de professeurs bénévoles spécialisés dans des domaines aussi variés que le build, la photographie ou encore la mercatique. Autrefois, les cours se faisaient par texte mais les contraintes de lisibilité ont vite été un problème à résoudre. Depuis l’arrivée de Lancelot Joubert, les enseignements se font désormais obligatoirement par voice et par groupes de 30 élèves maximum. Rassurez-vous, tout le monde est le bienvenu, puisqu’il y a possibilité de diffuser plusieurs flux audio sur la même sim et donc de proposer deux cours différents en même temps. Pour le moment, chaque session compte rarement plus de 30 têtes, mais cela pourrait changer si le succès continue de progresser.

Les cours auxquels j’ai eu la chance d’assister sont marqués par la bonne humeur. Une ambiance vraiment sympathique pour un contenu qui n’en reste pas moins pertinent et riche. Pas besoin d’assister à quinze cours pour se rendre compte du sérieux de ce projet et de sa pérennité assurée.

Accessibilité, sociabilité et « francosingularité » !

Lancelot Joubert aime à le répéter, le slogan qui convient le mieux à l’Ecole SL est « gratuit et francophone« . Le projet est en effet totalement libre d’accès, moyennant aucune finance si ce n’est la possibilité de faire des dons pour le paiement du sim. Les professeurs travaillent qu’à titre bénévole et ne gagnent que de la reconnaissance. Éventuellement, ils peuvent y trouver quelques projets de chantiers initiés par quelques recruteurs venus trouver la bonne personne.

Les cours de l’Ecole SL n’ont rien de didactiques. Ils sont basés sur le partage et l’échange. La notion de sociabilité est d’ailleurs largement pris en compte puisqu’en plus de dispenser des enseignements, le projet propose à tous les nouveaux un système de parrainage. Un « vétéran » SLien s’engage alors à prendre sous son aile un jeune apprenti pour lui apprendre les clés nécessaires à l’appréciation durable du monde virtuel.

« L’Ecole SL c’est un concept, pas un lieu ». Lancelot Joubert, responsable de l’Ecole.

L’Ecole SL n’est pas seulement un projet implanté sur une sim, c’est tout un concept. De plus en plus, les responsables du projet ne veulent pas parler de concurrence (par exemple, France 3D et le Crédit Agricole dispensent des cours du même type). D’ailleurs, il se pose comme un portail vers le maximum de cours possible pour enrichir les possibilités d’enseignements. Le paradoxe étant que l’Ecole est exclusivement francophone et tient à le rester. Il n’existe aucun cours en anglais et c’est fort dommage car les talents de l’étranger ont également beaucoup à nous apprendre. C’est peut-être le talon d’achille du projet. Sa fermeture aux autres cultures. Et ce principe est assez peu compréhensible, d’autant que la langue anglaise est désormais maitrisée d’un grand nombre et que les cours en français seront de toute façon toujours en place.

L’Ecole SL est un superbe projet, instructif, ludique et accessible, comme on devrait en voir plus dans la sphère francophone. Le succès du projet démontre qu’il est possible de faire bien avec de faibles moyens. Cette communauté bénéficie d’un capital « sympathie » qui joue énormément en sa faveur.

LE SITE WEB DE L’ECOLE SL

LE FORUM DE L’ECOLE SL

SE TELEPORTER SUR L’ECOLE SL

LeoMaxx Sautereau

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Charline Joubert
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Le 9 novembre 2008 à 13 h 23 min   

Dans le guide touristique des plus belles régions francophones, nous retrouverons la région Bourbon. Une terre virtuelle qui célèbre la culture réunionnaise dans un espace tropical construit par l’un des plus grands buildeurs français.

Les amoureux de la Réunion et de l’exotisme à la française ont de quoi se réjouir ! Le  nouveau Bourbon Island est en train de se développer à vitesse V, grâce au savoir-faire reconnu du buildeur YadNI Monde (dont vous trouverez une interview sur ce site, ici, et encore ) et à l’esprit d’entreprise du couple « owner » Minijean Dodonpa et Elisa78 Barrymore. Mais quel est l’intérêt de ce nouveau projet, qui regroupe pas moins de 6 régions (Bourbon 1 à 4 et Bourbon Ocean 1 et 2) ?

Au premier abord, Bourbon Island s’affiche comme une carte postale exotique (l’île de Bourbon est l’ancien nom de l’île de la Réunion) : la végétation, le relief, l’esprit insulaire et l’architecture choisie pour les différents quartiers en témoignent : tout ici invitant à la visite, le détail est soigné : l’enseigne de tabac au coin du café « Au soleil levant », les boîtes postales jaunes, une tasse à café et la note oubliées sur une table.. sont autant de clins d’œil adressés au Français de métropole ou d’outre-mer (photo 1)

L’identité réunionnaise s’affirme grâce aux grands panneaux témoignant de l’existence réelle des bâtiments exposés… ou à venir. (photo 2)

Le projet Bourbon Island est ambitieux : Le centre-ville avec sa mairie (accueillant des expositions), son église, sa mosquée, son marché, ses magasins (à louer) ; le port qui s’étendra face au futur centre commercial authentique ; la plage et ses animations aquatiques, le centre de thalasso au pied du volcan, l’incroyable discothèque « La Fournaise » au cœur du même volcan, les quartiers créole et asiatique ; même un bidonville… Et le projet s’étend par delà les terres avec les fonds sous-marins de Bourbon Ocean. Oui, Bourbon Island est avant tout une fête pour les yeux !

Mais à quoi rime ce déluge visuel ? Pour le savoir, je suis allée rencontrer  Minijean Dodonpa et Elisa78 Barrymore, tous deux à l’initiative du projet. Ils m’ont fort gracieusement reçue dans leur demeure de style colonial, sur l’île de Bourbon.

Charline Joubert : Alors, à l’origine, le projet Bourbon Island, c’est quoi ?
Minijean Dodonpa : Il y a quinze ans, j’ai ressenti un choc en constatant le retard de l’Europe dans le domaine des nouvelles technologies, retard que je veux encore combler aujourd’hui. L’idée de départ est donc de réunir les propriétaires de sims francophones pour obtenir plus de poids face à Linden Lab. Ce réseau s’est construit petit à petit, sur plusieurs mois, grâce à des rencontres faites par hasard. Deux sims se sont regroupés, puis trois, etc. Et notre rencontre avec Saddam Triskaidekaphobia nous a permis de développer une collaboration avec Liberta.

Charline Joubert Concrètement, en quoi Bourbon Island est-il un projet innovant ?
Minijean Dodonpa : Bourbon Island est une vitrine des possibilités offertes par Second Life à destination des entreprises du monde réel. Mon projet est d’amener celles-ci à venir s’installer sur SL, afin de profiter des larges possibilités qu’offre SL dans le domaine de la communication mais aussi du design. Voilà d’ailleurs pourquoi j’ai voulu faire appel aux compétences de Yadni Monde, l’un des meilleurs builders sur SL. C’est lui qui s’occupera de la construction d’une rhumerie, près de la plage, où les visiteurs pourront obtenir des échantillons tout en découvrant les secrets de fabrication du rhum artisanal..

Charline Joubert : Pourquoi cet intérêt pour l’implantation des entreprises RL sur Second Life ?
Minijean Dodonpa : En fait, ayant travaillé dans le prêt-à-porter pendant plusieurs années, je veux montrer que SL peut être un excellent moyen de promotion pour les marques. Aussi, le rapport imaginaire/réel est-il très affirmé sur Bourbon Island : le monde virtuel peut reproduire les choses les plus concrètes, comme ce centre commercial ou ce bidonville. D’où la présence de ces photos de l’île de la Réunion…

Charline Joubert : Et pour les milliers de Sliens francophones voire les millions de Sliens de toutes cultures, quel intérêt y a-t-il à découvrir Bourbon Island ?
Minijean Dodonpa : Bourbon Island est un sim qui se veut fédérateur ; c’est la raison d’être de la discothèque où des soirées sont organisées trois soirs par semaine par Cabriolet Jie ; c’est également la raison d’être des différents lieux de cultes qui ont été dressés ici, à l’image de la communauté multiculturelle qui habite la Réunion : une église, une mosquée, un temple tamoul (et pourquoi pas d’autres monuments religieux à venir) ; avec la mairie, Bourbon Island est le lieu idéal pour organiser un mariage 100% SLien ! La mairie abrite aussi des salles d’exposition ouvertes à tous les artistes. Nous travaillons d’ailleurs en collaboration avec Evenementia, qui a organisé pour nous l’exposition de photos de Freddo Garrigus. Les fashion victims trouveront ici des magasins de mode. Les amateurs de sports aquatiques pourront participer à des régates ou visiter les fonds sous-marins conçus par une autre buildeuse réputée, Nathou Lukas. Ceux qui recherchent la simple détente pourront profiter des animations de notre plage, tel que le toboggan géant. Les explorateurs peuvent louer gratuitement un scooter des mers ou conduire un cart pour faire le tour de l’île ou même la survoler. Les romantiques ne sont pas laissés pour compte puisque nous avons conservé le « Magic Garden », qui n’a rien à voir avec la Réunion, d’ailleurs, mais qui continue à attirer quelques inconditionnels de l’univers merveilleux. Enfin, l’accès à Bourbon Island est encore facilité pour les visiteurs assidus de Liberta, puisqu’une navette maritime assure une liaison directe entre les 2 régions.
Elisa78 Barrymore : Bourbon est un sim dynamique avant tout. Personnellement, je m’emploie à développer les animations, à organiser des événements avec l’aide notamment de Frubke Felix, responsable des animations commerciales comme l’organisation de chasses au trésor par exemple.

Charline Joubert : D’accord, Bourbon Island  propose quantité d’activités pour les Sliens. Mais pourquoi y résider ?
Minijean Dodonpa : Bourbon Island n’est pas un sim à seul but lucratif. Ce que nous souhaitons, Elisa et moi, c’est que d’une part, l’implantation d’entreprises sur Bourbon permette son autogestion et d’autre part que les résidents du village soient les décideurs de leur propre développement. En bref, nous voudrions recréer une animation politique au sens étymologique, c’est-à-dire donner un budget qu’une équipe municipale aurait à gérer en autonomie, comme dans la vie réelle. Le biais politique est en effet un moyen supplémentaire de démontrer que le concret, le réel tel que nous le vivons, peut tout à fait exister dans le monde virtuel.

SE RENDRE A BOURBON

Charline Joubert

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Iceman Arkin
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Le 26 octobre 2008 à 20 h 23 min   

Depuis 1987 en France, le premier week-end de décembre est consacré au Téléthon (5 et 6 décembre cette année). S’appuyant sur le marathon télévisuel organisé par les chaines du groupe France Télévision et les volontaires de l’AFM – Association Française contre les Myopathies – (parrainée par le chanteur Julien Clerc et dont le leitmotiv cette année est « Sa force, c’est nous »), son but est de récolter des fonds pour aider la recherche, les malades et leurs familles. Sa mission est aussi de communiquer sur les maladies neuromusculaires (que l’on regroupe souvent sous le nom de myopathies).

Les faits montrent que les recherches, telles que le Généthon, ont permis de faire avancer les études pour bien d’autres maladies. Cette année, un archipel Telethon, nommé Telethon Island, a vu le jour.

L’archipel Telethon, pour quoi faire ?

Occupant une sim et recopiant la forme du logo de l’opération, l’archipel Telethon a pour but d’informer les « résidents » sur l’opération, les maladies, la recherche etc… , ainsi qu’à expliquer aux volontaires comment faire des dons (uniquement par des moyens RL, aucun collecte officielle de L$ n’est autorisée par les organisateurs).

Hormis les volontaires de Telethon Island, un « Mister Science » vient régulièrement sur Telethon Island pour des conférences suivies d’un concert live. Derrière ce personnage omniscient se cache un chercheur ou un scientifique de l’AFM  qui vient informer lors de ces réunions où le public peut aussi poser les questions qu’il se pose.

Votre présence en ces lieux est donc la bienvenue, que vous veniez pour vous promener, apprendre un peu plus ce qui se « cache derrière » le Telethon … ou tout simplement comment aider les volontaires de Telethon Island.

Pour donner

Vous avez plusieurs possibilités pour faire un don au Téléthon : via internet (sur http://don.telethon.fr/): par carte bancaire, par chèque ou en faisant une promesse de don.

Vous pouvez également faire un don :
* Une borne sur Telethon Island vous renverra sur le site de promesses de dons. Ce système permettra de connaitre les promesses faites par les résidents (avouez qu’entendre un animateur de France TV dire que la mobilisation des résidents a été forte, ça aurait de la gueule, hein ?)
* sur les animations organisées partout en France (vous pouvez faire un don par chèque en vous rendant sur les « points don »)
* par téléphone en appelant le 36 37 (0,15 euro/mn), à partir de 19h00, dès le vendredi 5 décembre. Dans les jours qui suivent, vous recevrez par courrier votre promesse de don qu’il vous suffira de retourner accompagnée d’un chèque dans l’enveloppe affranchie jointe.
* ou directement par chèque : envoyez votre chèque libellé à l’ordre de l’AFM-Téléthon à AFM-Téléthon – Internet – BP 83637 – 16954 ANGOULEME CEDEX 9

Par ailleurs, les personnes souhaitant aider à faire connaitre l’archipel et les artistes souhaitant se produire bénévolement sur Telethon Island seront les bienvenues (contactez les responsables du projet pour plus de détails).

Pour en savoir plus

Car il faut bien commencer quelque part : http://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%A9l%C3%A9thon
Pour connaitre le Telethon, http://www.telethon.fr/ et son excellente page d’actualités (http://www.telethon.fr/ewb_pages/a/a-la-une.php)
Pour découvrir l’AFM http://www.afm-france.org/ewb_pages/d/decouvrirafm_missions_strategie.php
Et, Évidemment, Telethon Island sur Second Life

Nota : Même si le show TV a lieu les 5 et 6 décembre, l’ile est déjà en activité…

Iceman « Ice » Arkin

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LeoMaxx Sautereau
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Le 23 septembre 2008 à 21 h 50 min   

Nosgoth fait désormais parti des poids lourds du RolePlay sur Second Life. Le 21 Septembre dernier, le jeu a fêté son premier anniversaire. Une première année enthousiasmante qui a fait naître un vrai concurrent pour l’indétrônable GOR.

Depuis maintenant plus d’un an, le RolePlay poursuit sa formidable progression sur la plateforme Second Life. Aujourd’hui le succès est tel que l’on se demande si la survie du metavers ne lui est pas en partie dû. En effet, le nombre d’utilisateurs pratiquant le « jeu de rôle » a considérablement évolué. Il est désormais monnaie courante de retrouver la mention « rp » dans le profil de nos avatars. Cette acronyme signifie que le joueur pratique le jeu de rôle sur SL, dans l’un des quelques univers que sont GOR et Nosgoth, que nous présentons ici.

Le MMORPG, pour Massive Multiplayer Online Role Player Game (c’est bon soufflez un coup), est un genre de jeu vidéo qui comprend de nombreux titres gratuits tels que Anarchy Online, Knight Online ou encore Slayer Online. Mais ces derniers souffrent d’un handicap : celui du nombre insuffisant de serveurs et surtout d’une sous-affluence, ce qui a pour conséquences de rendre les parties bien ennuyeuses! Second Life bénéficie quant à lui d’un capital d’utilisateurs et d’outils de scripts qui peuvent être employés au développement d’un véritable RPG au sein même de la grille, sans passer par une application indépendante. Si cette initiative a mis quelques temps à se mettre en place, la patience n’aura pas été vaine. Aujourd’hui le jeu de rôle à la sauce SL fait figure de réclame pour attirer de nouveaux résidents.

Un univers issu de la saga de jeux vidéo Legacy of Kain

Nosgoth fait partie de ces RPG « SLiens » à succès qui attirent jour après jour toujours plus d’adeptes. Le 21 Septembre 2008, le « jeu » a fêté en fanfare sa première année d’existence, un évènement pour le moins exceptionnel qui célèbre avec un petit air narquois la réussite d’une alternative à la figure emblématique des RP sur Second Life, j’ai nommé GOR. Cet univers est à la fois un des plus anciens mais aussi le plus populaire. Le concurrencer était un pari franchement audacieux mais qui semble avoir réussi. En effet, depuis quelques temps, l’ambiance controversée de GOR (soumission des femmes, torture, viol…) semble poser quelques problème d’éthiques qui font que bon nombre de joueurs s’orientent vers des jeux plus « softs » comme Nosgoth.

Le nom « Nosgoth » provient directement d’une remarquable saga de jeux vidéo, Legacy of Kain. Ce background, qui s’appuie sur le mythe des vampires, se distingue en deux séries parallèles sensiblement différentes, mais qui font intervenir les mêmes personnages.

Tout d’abord, nous retrouvons Blood Omen qui met en avant le personnage de Kain, un jeune chevalier passé à tabac dans une taverne alors qu’il réclamait une collation pour étancher sa soif. Mais plutôt que de devenir poussière, Kain se transforme en un vampire sanguinaire, avide de vengeance qui, après avoir appliqué la loi du Talion, se verra confier une mission par l’énigmatique Ariel, gardienne des sept piliers : neutraliser les sept mages, gardiens de Nosgoth, corrompus par une malédiction. De cette quête, Kain deviendra le chef et le plus puissant des vampires.

Puis nous avons Soul Reaver, beaucoup plus baroque et fantasmagorique que Blood Omen. Il a également pour héros un vampire, Raziel, mais sympathique celui là. C’est un lieutenant de Kain qui aura la chance « malheureuse » de se voir pousser des ailes avant son propre chef. Humilié, Kain condamnera Raziel à l’enfer, en lui arrachant ses ailes d’une part et en le transformant en une créature difforme. Tombé en bas de l’échelle, Raziel n’aura que pour volonté de se venger de Kain et de briser la toute puissance vampirique sur Nosgoth où les humains sont condamnés au retranchement.

L’édification d’un succès

L’idée de faire de Nosgoth l’univers d’un jeu de rôle sur Second Life, a éclos il y a un an dans la tête de deux adeptes de GOR, Demonia Arliss et Valdis Schnyder. Tous deux fans de l’univers de Legacy of Kain et plus particulièrement de Blood Omen, ils prennent alors le pari un peu fou de recréer l’architecture et l’ambiance de ces jeux vidéo atypiques. En deux jours seulement, et avec l’aide d’une grande buildeuse nommé Laina Dean, ils parviennent à construire une sim et à adapter un système de combat, le CCS (Cola Combat System).

Bien médiatisé, Nosgoth s’attire très vite les éloges d’un grand nombre de roleplayers, souvent issus de GOR ou tous simplement séduits par la mode des vampires. Les terres de Nosgoth s’étendent sur sept sims. Les deux principales sont louées à Désir Flamand et les cinq autres appartiennent à Morgane Nyle, une adepte du RP qui a jugé bon d’investir massivement dans ce jeu. Ces risques seront largement récompensés. En quelques mois, Nosgoth devient le jeu de rôles préféré des SLiens francophones. NosGul, l’île centrale du royaume carpate est le land français le plus fréquenté avec un trafic de près de 70 000 points par jour! Ce succès, dans notre contrée hexagonale, s’explique par la localisation francophone native. En effet, sur GOR, c’est surtout l’anglais qui est pratiqué, et comme vous le savez, l’apprentissage des langues n’est pas le point fort de notre système éducatif. Nosgoth va donc rapidement s’attirer les ferveurs des habitants du langage châtié. Les étrangers sont toutefois présents, car l’univers n’est pas exclusivement francophone, une fois n’est pas coutume.

Un vrai bain de sang!

Le module de baston est emprunté à celui d’un RP non moins connu : City of Lost Angels (CoLA), également basé sur le mythe des suceurs d’hémoglobines. Les points d’expériences récoltés sur NosGoth sont compatibles avec l’univers Cola et vice-versa. En fait, tous les univers employant le système CCS sont interopérables. Les seules limites entre tous ces mondes sont les règles de comportement propres à chaque univers, les TOS (Terms of service).

Sur Nosgoth, mais en fait dans l’ensemble des RP, le champ d’action du joueur se distingue de deux manières : le « roleplay » et la baston. Le roleplay s’établit comme l’incarnation même de votre personnage : son langage, son style, le fond de son âme, son statut social etc. Cette façon de jouer s’appuie sur les conversations et vos rapports avec les autres personnages. Mais souvent cette pratique du MMORPG est considérée comme la plus ennuyeuse et n’a pour but que de planter le décor de vos futures estocades. Les combats constituent donc le noyau dur de Nosgoth. Autant dire qu’un joueur qui ne se bat pas risque de gober les mouches à force de trop bailler. Un petit voyage sur quelques unes de ces sims vous permettra de vous rendre compte qu’une large majorité de joueurs est parée au combat. Les bastonnades sont parfois tellement exclusives qu’elles semblent de plus avoir de fondement si ce n’est un vague prétexte pour planter un pieu de magnésium dans le palpitant de votre voisin, un peu trop porté sur le boudin.

Cela dit les affrontements sont assez bien foutus, notamment sur une plateforme qui a la base n’est pas du tout conçue pour le RolePlay et encore moins pour l’action. Le CCS est plutôt complet. En plus d’améliorer votre niveau et la puissance de votre personnage, vous gagnerez de nouvelles compétences qui vous feront grimper peu à peu dans la hiérarchie vampirique. Si les duels sont plutôt funs et fluides, ce n’est pas vraiment le cas des escarmouches qui se pratiquent à plusieurs. Le lag inhérent à Second Life gâche la fête et l’intérêt du jeu aussi. Les ralentissements très fréquents sur les régions de Nosgoth cassent un peu les efforts qui ont été apportés pour construire ce très beau projet.

Un lien social solide entre joueurs

Même si la castagne et les coups de crocs sont omniprésents, NosGoth n’est pas dépourvu d’un tissu social assez élaboré. Intra-game tout d’abord, de nombreuses guildes et clans rassemblent les joueurs entre eux qui régissent leurs propres règles. Ce principe renforce quelque peu la dimension « roleplay ». Malheureusement ces regroupements sont encore beaucoup trop atomisés pour être nommés « communauté » à juste titre. Pas assez d’adhérents, trop éphémères… Nous sommes dans un monde où la hiérarchie est quelque chose de mal vécu, où chacun veut son sceptre et sa couronne…

Extra-game, Demonia, Valdis et leur équipe accordent beaucoup d’importance à donner un sentiment « humain » à leur jeu en débridant un peu l’aspect « fictif » de NosGoth. Car là où intervient Second Life, c’est dans sa fonction de plateforme de communication où nous échangeons et partageons en tant que personnes. De nombreux évènements sont régulièrement organisés pour rassembler les joueurs entre deux lancers de pierre et ranger le costume de leur perso. Sympa et vivant, c’est aussi l’occasion d’intégrer et de séduire de nouveaux adhérents qui seraient timides à l’idée de s’essayer au RolePlay.

Pour compléter ce dossier, j’ai rencontré Demonia Arliss pour lui poser une série de questions… Je n’ai pas eu de morsure au cou en sortant ^^

LeoMaxx Sautereau: Demonia, j’aurai aimé que tu me dises qui tu es dans SL et qu’est ce qui t’a amené à créer ce RP basé sur l’univers de Nosgoth
Demonia Arliss: Sur Second Life, je suis comme en RL en faite. J’explore, j’aime rencontrer des gens… J’ai beaucoup été sur Gaia, il y a longtemps (sourire) puis j’ai joué à GOR pendant un an. La qualité du RolePlay de Gor est exceptionnelle et les francophones avec Caithris ont une superbe sim. Mais cet univers a commencé à être ennuyeux pour moi, le concept de la femme soumise qui est la base du background de Gor ne me plait pas trop. Donc, avec Valdis Schnyder, mon frère SL, qui aussi fait découvrir GOR, nous avons commencé à travailler sur le projet de NoSgoth qui reprend les grandes lignes du jeu Legacy of Kain.

LeoMaxx Sautereau: Vous avez donc partagé une passion commune pour la saga Legacy of Kain, qu’est ce qui vous a séduit dans ces jeux video ?
Demonia Arliss: Kain ! L’histoire est énorme, pour le comprendre il faut avoir joué à tous les jeux, notamment au premier qui était en 2D. Le personnage de Kain est vraiment phénoménal (sourire). Tu as vu les piliers ? on les a refait.

LeoMaxx Sautereau : Oui (sourire). D’ailleurs avez vous eu des difficultés à recréer cet univers ? Comment s’est déterminé le choix entre l’ambiance de Soul Reaver plus baroque et Blood Omen, plus gothique ?
Demonia Arliss: Pour le recréer, nous avons une buildeuse de talent, Laina Dean. Même YadNI (LMS : YadNI Monde) a reconnu qu’elle était vraiment douée. Elle script et build, c’est vraiment incroyable. Pour l’univers, nous n’avons pas vraiment repris l’univers d’un jeu en particulier, nous avons adapté ce qu’on aimait dans ces jeux avec ce qu’il était possible de faire. C’est pourquoi le CCS (Cola Combat System – Système de combat employé dans Nosgoth) a été déterminant dans la création du background ici.

LeoMaxx Sautereau: En quoi Nosgoth diffère-t-il d’autres jeux comme GOR ?
Demonia Arliss: On peut gagner de l’expérience et monter en LVL (LMS : Niveau d’expérience qui accroit les capacités). Nous avons également des « skills » (LMS : compétences de combat) selon la race et la classe d’un joueur. C’est un peu comme des magies ou des capacités, plus un joueur a un LVL élevé, plus ses skills sont puissants

LeoMaxx Sautereau: En testant l’univers Nosgoth, j’ai remarqué que les combats avaient une place presque exclusive, n’as tu pas peur que ça puisse lasser les joueurs à moyen terme ?
Demonia Arliss : En faite, tout le staff de NoSgoth se « bagarre » pour maintenir une certaine base « roleplaying ». On l’impose aux joueurs pour que tous puissent se retrouver ici, ceux qui aiment se battre mais aussi ceux qui aiment « RPer ». Alors c’est vrai, la majorité des personnes sont là pour combattre à la base, mais ils sont aussi obligé de RPer et donc d’y prendre goût. En faite, il faut comprendre que le CCS fonctionnent sur environs 80 sims et chacune de ces sims ont leurs propres règles. Souvent le roleplay n’intéresse pas ces sims, c’est surtout la bagarre.

LeoMaxx Sautereau: Il est donc possible de faire évoluer son personnage sur d’autres univers que Nosgoth ?
Demonia Arliss: Oui la base de données est la même. Cola (City of lost’s angels) est la plus populaire de sims et ce sont eux qui ont inventé le CSS que nous utilisons.

LeoMaxx Sautereau: Que se passe-til si des personnages d’autres univers s’imicent dans le votre avec les différences que cela implique ?
Demonia Arliss: Au début, un simple rappel à l’ordre. Toutes les sims ont leurs propres règles. Par exemple, en CCS, Il y a beaucoup de sims « urbans » (LMS : RP avec une ambiance moderne), et nous, nous sommes une sim médiévale. Donc, nous demandons aux joueurs d’avoir une cohérence roleplay et de se changer pour ne pas faire d’anachronismes. En général, ils se changent mais parfois, nous sommes obligés de bannir ou de docker (LMS : saisir) des XP (LMS : points d’expérience).

LeoMaxx Sautereau: Aujourd’hui Nosgoth fête sa première année d’existence, quel bilan en retires-tu pour le moment ?
Demonia Arliss: Et bien, que l’on doit encore travailler sur le RolePlay. Les joueurs commencent à l’apprécier, on doit continuer notre lutte contre tout ce qui est OOC (Out Of Character : comportement incohérent avec les règles du RP). Souvent ils se disputent en sortant de leur personnage fictif. Sinon je suis très satisfaite de l’audience et la popularité de notre univers. NoS, la sim principale de Nosgoth, est la sim francophone la plus populaire en trafic, la deuxième en CCS après City of last angels et la 4eme des Sims RP sur Second Life après Toxian, NoRsim et CoLA.

LeoMaxx Sautereau: Et ce succès a-t-il des répercussions ? Des sims qui voudrait se greffer à votre univers par exemple
Demonia Arliss: Oui, au départ, nous avons loué la sim NoS au groupe D.F (Désir Flamand). Ils ne louent pas cher et il n’y a jamais de problèmes. Puis avec le succès, une deuxième sim est née, NoSGul puis Morgane Nyle a investi dans NoSgoth, elle possède 5 sims attachées à notre univers.

LeoMaxx Sautereau: J’ai entendu dire que l’univers GOR battait de l’aile, espères-tu que Nosgoth puisse un jour lui damner le pion ?
Demonia Arliss: Non, non. Les owners des sims francophones de Gor sont mes amis. Les deux univers sont différents, on peut jouer sur les deux mondes séparément. On s’entraide souvent (sourire). De plus, je trouve que ca diversifie le RolePlay francophone, notamment avec Caithris!

LeoMaxx Sautereau: le Roleplay sur Second Life est en plein effervescence, comment vois-tu ce phénomène en comparaison de MMO payants comme World of Warcraft, Age of Conan ou encore Warhammer Online ?
Demonia Arliss: C’est plus humain, je trouve. Sur les MMO, on est dans le jeu, on veut devenir le plus fort (sourire). Ici, sur Second Life, ce n »est pas forcément le cas, les joueurs veulent s’amuser et faire la fête. Donc nous organisons souvent des Events (LMS : évènements) pour animer la communauté. Comme ce soir où il y aura une grosse fête l’occasion de l’anniversaire de Nosgoth.

LeoMaxx Sautereau: As tu connaissance eu des OpenSims et d’une possible adaptation de Nosgoth sur l’une d’entre elles ?
Demonia Arliss: (réfléchis un moment) On en a parlé il y a peu avec Desir Flamand. Nous préférons rester ainsi. Personnellement, je n’ai pas trop confiance aux OpenSims. Je ne vois pas l’intérêt qu’à Linden Lab dans les OpenSims et je suis encore plus sceptique quand à la rumeur comme quoi IBM va louer des OpenSims où l’inventaire sera le même que sur les sims du réseau Second Life. Enfin, ça marche très bien ainsi et pour le moment, on ne voit pas vraiment l’intérêt (sourire).

LeoMaxx Sautereau: Demonia, pour conclure cette interview, comment vois-tu Nosgoth dans un an ?
Demonia Arliss: Plus grand ! (sourire amusé) Enfin, il risque de se passer des choses surprenantes mais pour le moment c’est secret defense !

LeoMaxx Sautereau: Merci beaucoup d’avoir répondu à mes questions Demonia

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Un certain nombre des photos présentes dans cet article sont tirées des œuvres de Zya Kraft. Merci à elle.

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Phylire Coppola
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Le 10 septembre 2008 à 15 h 44 min   

Comment évoluez-vous au coeur d’une sim RP ? Vous vous sentez de suite à l’aise avec l’environnement, vous entrez sans difficulté dans la peau du personnage – chevalier ou manant – et votre dialogue nait tout naturellement en réplique à vos congénères ?
Personnellement, je dois avouer que j’ai du mal à monter dans la machine à remonter le temps pour vivre au Moyen-Age.
Autant dire que dans ces conditions lorsque l’on assouvit sa curiosité, on vit de grands moments de solitude en atterrissant. ;)

Dans le feu de l’action !

Tous les  » frustrés du RP  » appliquent la même méthode – sans doute aussi la plus simple – pour ne pas trop faire tâche : afficher un tag visiteur et jouer les touristes. Ainsi repéré, vous rentrerez sain et sauf au domicile, à moins que… vous ne partiez à la découverte de Lestern City où vous deviendrez un acteur malgré vous.
Que vous soyez un Malade ou un Cocu imaginaire, un Don Juan ou un Tartuffe, dès lors que vous poserez le pied sur les lieux, la scène vous absorbera.

Sur Lestern City, des entrepôts, une Mairie, une banque, un métro souterrain, un commissariat, un swat, un hôpital, une caserne de pompiers, bref une ville grandeur nature.
Un aéroport et d’autres infrastructures sont à l’étude.
Bienvenue dans le monde du Lestern Role Play.
Cobretti Bonetto – lieutenant -, à l’initiative de cette rencontre, est pompier RL/SL comme nombreux de ses collègues SLiens.
Assez perplexe lorsqu’ il m’a proposé de le rejoindre pour me présenter leurs locaux et me parler de ce projet qui s’étend sur une sim entière, j’ai été vite conquise – par l’idée – une fois sur place.
Non seulement l’environnement a été réalisé à l’identique de la RL, mais un soin tout particulier a été apporté aux instruments (attendez de découvrir le dispash), aux petits détails qui font toute la différence et vous ramène à une situation vécue. Immanquablement, vous plongerez !

A peine quelques minutes après mon arrivée, juste le temps de rencontrer Julienfrancis Zabelin – Assistant Chief, tandis que Cob poursuivait la présentation des locaux, que la sirène se mit à retentir.

Internet Radio Search: Searching for ‘to all units – fire at training tower !!!!!! this is not an exercice !!!!!!!

Un départ de feu dans un bâtiment situé à quelques mètres.

Les deux hommes échangent quelques mots et déjà ils s’affairent à sortir les véhicules d’intervention.
Tout va très vite. Les flammes commencent à envahir la bâtisse, les trucks sortent et se placent. Sans perdre une minute, les pompiers quittent leurs véhicules et organisent très méthodiquement la contre-attaque.
Impossible de ne pas réagir devant un tel réalisme. D’abord, on recule puis on cherche un endroit abrité mais suffisamment dégagé pour pouvoir suivre et photographier l’évolution des pompiers.
Les dernières fumées s’estompent, les pompiers font un dernier contrôle du bâtiment avant de remonter dans leurs véhicules et de me rejoindre.
Nous reprenons donc tout naturellement notre conversation, nous échangeons sur les premières impressions et boum…
Une bombe explose non loin de nous.

Toujours aussi rapidement, une  » dead animation  » m’est transférée, un pompier maîtrise l’incendie, tandis que Cob fonce chercher l’ambulance.
Et voilà comment sans y prendre garde, vous entrez dans le vif du sujet.

Etendue au sol, asphyxiée par les vapeurs, j’attends les secours.
Quand Cob avait parlé de me faire le grand jeu pour me convaincre de l’intérêt de leur projet, j’étais à mille lieux d’imaginer tout ça.
D’un click, la patiente est installée sur un brancard, placée sous oxygène et perfusion. Julienfrancis Zabelin rejoint son collègue. Ils procèdent à un bilan d’urgence vital (tensions, fréquence cardiaque, saturation en oxygène dans le sang) afin de définir si une hospitalisation sera nécessaire.

L’injection d’un broncho-dilatateur est administrée avant de charger le brancard dans l’ambulance pour prendre la direction de l’hôpital.
Après quelques soins complémentaires, me voilà à nouveau prête à poursuivre la visite.
De la salle de radiologie munie d’un scanner aux chambres médicalisées, pas un seul instant la sensation d’évoluer en 3D ne vous effleure.

Si vous vous sentez l’âme incandescente, le Lestern Role Play est ouvert à tous les adultes, à condition de respecter des règles simples pour maintenir l’esprit réaliste du RP.
La nature des interventions est très variable, du simple malaise au crash de voitures avec feu, en passant par les blessures par balles lorsque l’équipe de l’Inspecteur Labavure prend en chasse le  » gang des postiches « .
Prenez contact avec Julienfrancis Zabelin si vous souhaitez rejoindre le groupe des pompiers.

Tout feu, tout flamme

Votre mère vous l’a certainement répété sans fois :  » Il ne faut pas jouer avec les allumettes !  »
Alors une question se pose : La vies de ces soldats du feu est mise en balance à chaque intervention RL, pourquoi revivre de tels évènements sur SecondLife ?
La réponse tombe tout aussi nette que le départ de feu fut inattendu :
 » C’est une passion dans 9 cas sur 10 et une passion se vit tout le temps.
On est pompier H24, c est comme flic. « 

Julienfrancis Zabelin: en fait, on considère que après 10 ans de carrière, un pompier fait ce qu’on appelle un flash back et là, il doit lever le pied, parce que soit il continue son métier
soit il arrête. De là, un suivi psy est offert à tous les pompiers
Cobretti Bonetto: à un moment tu te mets en danger toi même sans le savoir. Tu deviens dangereux pour toi et tes équipiers.
Julienfrancis Zabelin: ici, les pompiers RL qui s’y retrouvent, soit ont moins de 10 ans d’ancienneté au moins ou ont déja passé l’étape de la remise en question
D’un autre coté, contrairement à la vie RL, ici, quand on en a marre on ne vient pas quelques jours.Dans le RL, quand le réveil sonne il faut y aller.
Cobretti Bonetto: Ici c’est comme un exutoire.

Un bel hommage rendu à ces célèbres héros pourtant méconnus !

http://slurl.com/secondlife/Lestern/194/46/142

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LeoMaxx Sautereau
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Le 12 juin 2008 à 18 h 28 min   

Tout est possible dans Second Life, y compris profiter des plaisirs du vent qui vous coiffent encore mieux que Vivelle Dop Fixation Béton! Pour tous les amoureux des grosses cylindrées et des courses de bolides, il existe une sim où vous pouvez vous adonner librement à votre activité préférée. RaceSL est, comme son nom l’indique, un circuit où se côtoient (sans jurons) les automobilistes et les motards passionnés par les moteurs qui ronflent comme les vieux briscards du Sénat. Astiquez votre casque, préparez vos bottes et vos gants, et surtout tenez bien vos pantalons, on démarre sévère!

Avant de passer la première…

Dans cet article, j’ai décidé de tester pour vous le circuit de RaceSL. Avant de vous lancer comme un idiot sur le tracé, il est nécessaire de faire quelques petits réglages au préalable. Pour commencer, il va falloir augmenter sensiblement la distance d’affichage de votre client Second Life. En effet, la vitesse étant assez importante, des portions du circuit peuvent apparaître avec du retard, causant un effet de « clipping » désagréable. Pour prévenir cela, faites Edition/Préférences, dans l’onglet Graphisme, augmentez légèrement la jauge « Distance Draw Meter« . Attention! ce réglage nécessite plus de puissance de votre PC. Il faudra compenser ceci par une diminution des détails graphiques. Il est très important que votre jeu soit fluide pour profiter de la conduite dans des conditions décentes. Dirigez vous à proximité du circuit où se trouve des posters de motos, cliquez sur « RezBike » (comme sur la photo). Il est ainsi possible de louer gratuitement soit une moto soit une voiture. Le choix est assez vaste, il y en a pour tous les goûts et la modélisation des bolides est très bonne. Cliquez sur la moto sur saisir un HUD (« Get HUD ») puis faites clic droit « Porter » sur cet objet. Un tableau de bord devrait apparaître en bas de l’écran. Quand c’est fait, activez le mode « courir » en appuyant simultanément sur Ctrl + R. Ensuite vous pourrez chevaucher votre deux roues ou entrer dans votre voiture de course.

En cliquant sur l’engin, il est possible d’effectuer quelques réglages de course, à commencer par la vue de conduite. Que vous préfériez une vue guidon ou arrière, tout est possible. Ne cherchez pas à modifier le mode de transmission, c’est impossible! En clair, RaceSL impose une boite manuelle, il faudra donc passer vous même vos rapports en vous aidant des touches Page Sup. et Page Inf. Rassurez vous on s’y fait très vite, nous y reviendrons. Il existe d’autres petits détails que je vous laisse découvrir. En ce qui concerne la conduite à proprement parlée, c’est très simple : la touche Avant sert à accélérer, la touche Arrière à freiner et les touches Gauche/Droite à tourner.

Le jeu de course du pauvre ou du réfractaire au baril à 140 dollars

Passé ce long préambule, il est temps de passer la première et de brûler l’asphalte! Première constatation : la conduite est à la fois laborieuse, véloce et simpliste. Les débutants auront un peu de mal à gérer les vitesses et l’accélération, du fait d’une ergonomie moyenne au clavier. Dans le même temps, on se surprend à observer que les différenciels entre rapports (changement de régime par les vitesses) ont une incidence très relative sur la conduite. Il est difficile de passer une épingle à cheveux en cinquième certes, mais une fois lancé et expérimenté, vous ne descendrez, pour ainsi dire, jamais sous la troisième même dans les virages les plus serrés. Au bout de quelques tours de pistes, la maitrise de la boite n’est donc plus un problème. Mais poursuivons sur une bonne surprise : l’impression de vitesse est excellente (du moins dans un jeu comme Second Life). La conduite des engins s’avère nerveuse et rapide, en conservant une maniabilité bien tenue. Cette bonne prise au vent est malheureusement nuancée par le classisisme du circuit. Le tracé est trop court et sans difficultés. Au final, conduire sur RaceSL n’a rien de vraiment ébouriffant si vous cherchez la joie d’une course technique.

Mais RaceSL n’a pas la prétention d’être une alternative à des jeux de courses sur consoles et PC. En remettant ce « jeu » à sa place -c’est à dire Second Life-, nous avons devant nous un très bon projet qui a su surmonter les difficultés d’un monde virtuel qui n’est pas préparé pour accueillir un jeu de course. Finalement, ce circuit est parfait pour s’amuser en amis ou à plusieurs, sans se prendre la tête. Pour l’avoir expérimenté avec des ami(e)s, je peux vous dire que la bonne ambiance est au rendez vous, même si certains sont handicapés par des problèmes de lag (ralentissements). Dernière chose : privilégiez les heures creuses pour faire une bonne course. Les embouteillages et les fous du volant sont légions!

SE RENDRE SUR RACESL

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Iceman Arkin
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Le 6 juin 2008 à 20 h 17 min   

Encore un article sur une exposition !!! Quoi ??? Cette fille veut nous traîner dans un truc sur un artiste RL … et mort ??? Mais elle n’est pas bien ??? Eh bien, lisez ceci, puis jugez !

Il y a quelques mois de ça, je parlais « art » avec une amie Australienne. Alors que je lui dis que je suis une grande fan des impressionnistes, et en particulier de Van Gogh (si si le type qui peignait des tournesols et s’est coupé une oreille, et qui a été interprété par Kirk Douglas et Jacques Dutronc au cinéma), elle me répond « Attends, je connais un endroit qui devrait te plaire. Je te téléporte ! ». Le Landmark me met la puce à l’oreille « Virtual Starry Night », peut être une référence à la série de tableaux « Nuit étoilée » de mon peintre préféré… Je m’attends à une sorte de musée Van Gogh.

Après quelques secondes, je me retrouve dans une place. Je jette un regard circulaire sur cet endroit, je vois des tableaux sur chevalets derrière moi, ce qui ressemble a une maison sur ma gauche, un genre de café sur ma gauche, un pont puis une sorte de skybox en verre en face de moi. Un fois que ce nouvel environnement rezzé, c’est le choc !!! La maison est la « maison jaune », le café est celui de « la place du forum en Arles », le pont est le « pont sur le Rhône » !!!! Ici, plus aucun doute, je suis « chez » Vincent Van Gogh … sauf que ses tableaux sont ici « habitables » !!!!

J’entre dans la maison jaune, et j’y trouve des tableaux qui ressemblent a du Gauguin (et c’en est), des panneaux expliquent les liens entre Van Gogh et Gauguin. Je monte à l’étage, vais sur la terrasse d’où j’admire le panorama. Cette maison, tout comme le café sont traités comme si Vincent les avais lui-même conçus « pour de vrai », on y retrouve les couleurs, la lumière, la « patte » du maître Hollandais. Enthousiasmée, soufflée, je lancé un « Wow ! Génial ! » à mon amie, qui me répond « Attends, c’est pas fini… ».

Nous descendons et entrons dans ces espèces de skybox de verre pas très jolies (quoique) si appréciées des builders en manque de prims. Dans le hall, des panneaux donnant les grandes lignes de la vie du peintre. Des biographies plus détaillées sont délivrées quand on clique sur ces panneaux. 3 couloirs thématiques s’offrent à moi : portraits, natures mortes et paysages. Là, l’enthousiasme redescend un peu et je fais part de ma « déception » a mon amie : « C’est juste une expo maintenant ». Elle me rétorque « Viens, tu me diras ce que tu en penses ensuite », avec un clin d’œil. Je la suis.

Partout des tableaux plus ou moins célèbres du «Maître » et de ses « élèves » (ou de ceux qu’il a inspiré). Partout des panneaux « facts », donnant des détails sur son œuvre, sur l’histoire de certains tableaux.

Au gré de ma balade, je trouve une pièce où l’on trouve les fameux tournesols et là, nouvelle surprise !!! Les tournesols sont non seulement « en tableaux », mais aussi « en vrai » ! J’ai failli en acheter tellement j’ai aimé l’idée ! Plus loin, je vois des tableaux que je reconnais (comme sa chambre en Arles), en grande taille. Je m’approche et nouvelle surprise : Ces tableaux sont en « 3D » ! Je m’y promène, impressionnée par la qualité du travail, je contourne cette chaise que je connais, pour voir ce qu’il y a derrière (avouez-le vous aussi vous avez été tentés de voir l’envers du décor, au moins une fois dans votre vie !). Quelque soit l’angle de vue, quelque soit ma position, la réalisation est parfaite, comme si j’étais dans le modèle … ou plutôt dans le modèle tel que le voyait le peintre !

Toujours sous le charme, je poursuis ma balade, je passe le « pont sous la pluie » et arrive à une terrasse. Ici encore, je vois les « bateaux des Saintes Marie ». Ici encore, un travail remarquable de « reconstitution » de l’œuvre originale en « 3D ».

Je regarde alors, l’heure … Une heure et demie que je suis là, sidérée par ce travail techniquement et artistiquement de très haute volée !!! Depuis lors, je suis souvent retournée dans ce lieu, j’y ai souvent envoyé des amis qui en sont ressortis aussi soufflés que je l’ai été. J’ai eu la chance de pouvoir discuter une fois avec un des membres de l’équipe qui fait vivre ce lieu. Leur cerveau est toujours en ébullition, ils m’ont alors confié qu’ils travaillaient sur des projets (top secrets, hélas mais je suis tentée de dire que « Nuit étoilée » pourrait être autre chose que le nom de la sim à terme) encore plus incroyables… J’ai hâte !!!

Cette expérience, faite alors que j’étais « une toute petite avatar » a radicalement changé ma façon de voir SL, et m’a ouvert des perspectives auxquelles je ne pensais pas alors : si je me suis mise au build, c’est –entre autre- car j’ai vu ce jour là les merveilleuses choses que l’on pouvait faire sur SL ! Plus philosophiquement, j’y ai vu comment RL et SL pouvaient se mixer pour le meilleur (jusqu’alors, seuls l’argent, très présent sur SL et la politique semblaient « traverser » les 2 mondes).

Bref, une balade à faire seul ou a plusieurs, pour admirer Van Gogh, apprendre ou juste se délecter de la qualité technique de la réalisation de l’endroit… ou juste pour passer un bon moment dans un endroit très sympa…

http://slurl.com/secondlife/Luctesa/105/128/25

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LeoMaxx Sautereau
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Le 10 mai 2008 à 18 h 05 min   

Le domaine de la mode fait fureur dans Second Life, mais encore faut-il dissocier les génies des imitateurs. Elemiah Choche fait certainement parti de ces créatrices discrètes et talentueuses qui font de notre monde virtuel une caverne aux milles merveilles. Styliste mais surtout artiste, cette jolie blonde à la voix toute douce a pourtant du coffre dans ses idées, à commencer par une semaine exceptionnelle qui vient célébrer avec élégance la première année de son magasin : Elemiah Design.

Une créatrice qui « crée »!

Le 9 Mai 2007, Elemiah Choche décide dans se lancer dans l’aventure de la mode virtuelle en lançant deux ou trois vêtements sans trop y croire. Un an après, son talent est connu de tous, ou presque, et Elemiah Design est une référence en matière d’habillement féminin. Le terme de mode « virtuel » est impropre, car les maquettes de vêtements virtuels restent des maquettes tout à fait utilisables dans la RL. Voilà qui pourrait donner quelques idées à certaines pousses de petits (ou grands) artistes comme Elemiah. Il faut dire que Second Life offre des possibilités de créations assez étendues. Armé d’une version légale de Photoshop ou de Gimp, et vous pouvez laisser exprimer votre créativité débordante. Mais là où Elemiah se distingue de ces centaines de créateurs en herbe, c’est dans sa faculté à « créer » justement, alors que le commun des couturiers se laissent aller à décalquer ce qui existe déjà.

Quand l’élégance se marrie avec la simplicité

Une petite visite dans la boutique Elemiah Design suffit à se rendre compte que la patronne des lieux sait mixer le ciseau et le crayon. Depuis un an, sa collection est tout bonnement impressionnante et pourtant… Comme tous les débutants, Mademoiselle Choche a commencé par exposer dans un placard. Mais sa réputation commençait déjà à se répandre comme une trainée de poudre. Aujourd’hui, Elemiah Choche est très reconnue dans la sphère francophone de Second Life. Il faut dire que son style est atypique par sa… simplicité. Je ne suis pas spécialiste en mode sur Second Life, mais je regrette que l’extravagance et la vulgarité habillent généralement les demoiselles de la tête aux pieds. Les vêtements de Elemiah, au contraire, allient une remarquable élégance tout en restant sobres et distingués. Je ne suis jamais resté aussi longtemps dans un magasin de vêtements et j’en reste encore charmé. J’ai toutefois été un peu surpris par le besoin de « tout contrôler », à commencer par l’usage exclusif de son avatar pour les photos de mode. Il serait peut-être intéressant de faire confiance à d’autres modèles pour le port de certains vêtements.

Une semaine pour découvrir ses œuvres

Pour les 1 an du magasin (une longévité exceptionnelle pour un shop et encore ce n’est pas fini!), notre séduisante styliste a choisi de proposer, pendant une semaine, un cadeau spécial à tous les visiteurs. Si vous êtes une descendante d’Eve, vous aurez la chance de repartir avec une des superbes créations de la maitresse des lieux, conçus spécialement pour l’évènement . Une façon intelligente de se faire connaître tout en faisant plaisir aux visiteurs. Cet manifestation a commencé hier soir, vendredi 9 Mai et se poursuivra jusqu’à samedi prochain. Amoureux des beaux vêtements raffinés et soignés, je vous invite vivement à vous y rendre.

Elemiah Choche, une discrétion qui ne passe pas inaperçue!

SE TELEPORTER A ELEMIAH DESIGN

LE BLOG DE ELEMIAH CHOCHE

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Jacques Barak
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Le 7 mai 2008 à 14 h 51 min   

Pour ma première participation à SL Agora, c’est dans l’univers RPG qu’il m’a fallu plonger. Coté inattendu, on peut dire que j’ai été bien servi… Mais qu’est-ce au juste que le RPG ? Petite explication pour les non avertis : Le RPG (Role Playing Game), ou en français JDR (Jeu de Rôle), consiste à se mettre dans la peau d’un personnage fictif évoluant dans un univers lui aussi fictif. Le joueur dit « rôliste » doit, le temps du jeu, adopter les attitudes, réactions, langage … de son PJ (Personnage Joueur), mais aussi se confronter à l’univers dans lequel évolue cet avatar (Fantasy, Sci-Fi, Historique, etc). Il existe plusieurs façons de pratiquer le RPG dont voici quelques unes : Le RPG sur table se pratique comme son nom l’indique autour d’une table. Le PJ y évolue dans un univers décrit dans un livre souvent très volumineux, animé et parfaitement maîtrisé par celui que l’on appel MJ (Maître du Jeu). Le RPG Grandeur Nature dit GN où chacun doit vivre quelques jours en immersion totale dans l’univers du jeu. Le RPG On-line, que l’on nomme du terme pompeux de MMORPG (Massively Multiplayer Online Role-Playing Game). Afin de commencer mon enquête, j’ai lancé une simple recherche de lieu avec en critère les trois lettres RPG. Parmi tous ces lieux, j’ai décidé de ne pas visiter les plus populaires, afin de donner en priorité la parole aux lieux moins connus et pourtant de qualité…

  • Coté Francophone :

Iky and Eliwen House. (Ocean Estate 4 : 80, 163, 55)

Une fois téléporté, me voici dans une taverne de style médiéval où sont disposés des poufs autour d’une table sur laquelle on peut danser. Je visite rapidement l’intérieur de cet établissement douillet, puis m’en vais me promener à l’extérieur. Le cadre est plutôt agréable. Rendez-vous est pris avec les propriétaires des lieux : Iky et Eliwen. Le lendemain, c’est dans leur vaste château médiéval qu’elles m’accueillent sur l’un de leurs confortables poufs. Je découvre Eliwen, une ravissante jeune femme blonde platine, de noir très ajouré vêtue et armée jusqu’aux dents. Peu après nous rejoint Iky, charmante brunette emmitouflée de noir… IRL, Eliwen et Iky sont étudiantes, âgées respectivement de 19 et 18 ans. En dehors de SL, ces charmantes jeunes filles sont également rôlistes. Toutes deux ont parcouru l’univers d’AD&D (Advanced Dungeon & Dragon), et ont pratiqué du MMORPG comme le célèbre Guild Wars. L’univers dans lequel nous plonge leur sim est celui du Goréen (Gorean in english ^^). Le Goréen est un RPG qui s’inspire de l’œuvre de John Norman. Cet univers se prête particulièrement à SL, puisqu’il est constitué de multiples îles dont les habitants sont en guère quasi permanente. Le PJ Goréen de SL risque donc constamment une attaque d’autres Goréens venus d’une autre île dans le but de le capturer et de le réduire en esclavage (dans le meilleur des cas). Pour plus d’informations sur GOR et John Norman, je vous conseille de visiter par exemple le site http://panieralix.free.fr/siteweb2002/norman1.html.

Coté background (en français : arrière plan = la trame de l’histoire), Eliwen a hérité de ce château il y a environ 4 ou 5 ans de ses parents, tués sous ses yeux… Concrètement, si vous venez vous aussi visiter la sim de mes charmantes hôtesses, vous pourrez venir discuter dans la taverne en toute sécurité, tout en sirotant votre boisson médiévale favorite, ou danser sur une table comme John Travolta dans Saturday Night Fever… Vous pourrez même, si votre cœur fait boum, monter à l’étage en agréable compagnie et vous allonger sur de douces peaux de bêtes… mais en jouant votre rôle évidemment. Si vous vous sentez d’humeur plus belliqueuse, rien ne vous empêche de sortir pour vous livrer au rapt, au viol et à l’esclavagisme dans le plus pur style Goréen. Et si vous êtes comme moi, un peu paumé dans cet univers Goréen, Eliwen est souvent disponible pour vous conseiller. Cette sim est en pleine évolution grâce au travail des propriétaires. Seul un gros huitième est à ce jour consacré au RPG mais des projets d’agrandissement sont envisagés. Ses points forts sont sans nul doute l’ambiance chaleureuse de la taverne qui est réalisé avec assez de crédibilité (hormis le pas de danse cité plus haut, mais il faut bien une pointe d’humour), et le cadre verdoyant plutôt agréable. Si vous voulez savoir ce qui excite Eliwen, eh bien c’est de n’être que deux Goréennes résidentes permanentes de cette sim et de risquer chaque jour une attaque massive de Goréens avides de crime…

Camp Imazighen Pirate (Île du diamant 113, 109, 250)

Téléportation… je me trouve sur une sim pas tout à fait achevée, les deux pieds dans un sable blond et fin, au coté d’une ancre. Je fais un tour rapide de la zone sans danger et de l’Arène… sympatoche ! Je prends rendez-vous avec les proprios au moment où j’aperçois une silhouette féminine courtement vêtue. C’est une rôliste répondant au nom de Argentina Republic… Argentina se consacre aujourd’hui entièrement au RPG sur SL. Avant, elle a pratiqué le jeu de table Warhammer, et WOW (le MMORPG, World Of Warcraft). Argentina est le 4ème avatar de son Auteur en une année et demie environ sur SL. Elle pratique le GOR (Goréen) et le Nosgoth (http://fr.wikipedia.org/wiki/Nosgoth pour plus d’information sur cet univers tiré du jeu Legacy of Kain). Ses sims favoris sont Siba (GOR Anglophone), Caithris (GOR Francophone) et bien entendu l’Île du diamant.

  • Coté anglophone

Lands of Seven Sins (128, 128, 0)

Me voici téléporté au milieu d’une sombre place, dans un univers à l’ambiance inquiétante, très bien réalisée par son propriétaire-créateur Chrisa. J’aperçois non loin une silhouette de petite taille mais que j’ai le plus grand mal à distinguer dans cette pénombre. J’engage la conversation in english… mon interlocuteur scan mon profil avant de répondre « Tu peux parler français ». Je suis dans le coin shopping, la zone sans risque de cette sim, en compagnie d’un enfant démon qui s’appelle Gh0st Masters. Ensemble, nous allons visiter une partie de la sim. IRL, Gh0st Masters à 26 ans et est actuellement sans emploie. ISL, il est né en février 2007, à débuté au Moulin Rouge, s’est ensuite tourné vers le RPG, puis à, ouvert un club avec une amie, club qui a fermé ses portes 8 mois plus tard. Depuis, il se consacre au RPG. Gh0st Master se dit lui même en riant « Transformiste » : il possède un grand nombre d’Avatars. Gh0st Masters ne pratique le RPG que sur SL, et encore, uniquement le RPG de combat avec une nette préférence pour le système CCS (C.o.l.a. Combat Système) mis en place par Sasanna Soyinka. Ses autres sims favorites sont City Of Lost Angels (d’où est issu le terme C.o.l.a.), Wrath, Leyla, … Land of 7 sins vous plonge dans un univers que je qualifierais de post-apocalyptique avec des décors inspirés de Seven. Beaucoup d’entraînement et de patience seront nécessaires au néophyte, mais selon Gh0st Masters, on se laisse vite prendre au jeu. Land of 7 sins organise en outre des combats dont le vainqueur repart avec un prix, dans une zone appelée le Fight Club.

New Salem (163, 119, 601)

« Welcome to Hell » Voici les premiers mots que j’entends à la fin de ma téléportation… IRL, Scout Detritus a 26 et est photographe. New Salem vous plonge dans un sombre univers fin 19ème siècle, inspiré de l’histoire sorcières de Salem. Inutile ici de régler vos Environnement Settings, car cette sim est plongée dans une nuit permanente. Scout Detritus n’a jamais pratiqué le RPG in or out SL. Cette sim dont il est l’auteur est donc sa première expérience RP in SL. Le RP y est focalisé sur l’occulte, la sorcellerie et ce qui s’est déroulé au 17ème siècle dans une petite ville des USA nommée Salem (http://fr.wikipedia.org/wiki/Sorci%C3%A8res_de_Salem). Le système utilisé y est le DCS² (Digital Combat System). Sur New Salem, vous rencontrerez ou pourrez incarner des sorcières, des pirates, des aristocrates, des criminels, des artistes, des courtisans, et nombre d’autres, lors de fréquents events (évènements) interactifs. La sim est le RP sont pleinement fonctionnels et ceux qui souhaitent simplement visiter sont toujours les bienvenus.

Tour d’horizon en conclusion : Chacun pourra selon sa préférence se plonger dans des univers Dark (Toxian city, Lost angels,…), Médiévaux (Legenda, Kingdom of Arcadia, …), Sci-Fi (Starbase 3D, Elysum Colony,…) Fantasy (City of Osgiliath, …), Marvelien (Vitue City), etc. La langue de rigueur est le plus souvent l’anglais, parfois l’italien (la communauté est active et propose des sims médiévales de toute beauté), plus rarement d’autres comme le français. Ces quelques sims et lands ne sont que des exemples parmi tant d’autres dont il est impossible de dresser un inventaire exhaustif. Quelques conseils constants à tout RP : Bien lire et respecter les règles, prendre le temps de l’apprentissage, jouer son rôle en accord avec le background, et surtout s’amuser !

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LeoMaxx Sautereau
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Le 4 mai 2008 à 15 h 32 min   

Envie de dépaysement, mais vous comptez vos sous pour vous payer votre billet d’avion ? A défaut de pouvoir surfer au dessus des nuages pour un rencard avec l’Océan Indien, vous pouvez toujours surfer sur Second Life et rejoindre l’Ile Bourbon. Ce samedi 3 Mai a été le grand jour pour l’inauguration de la toute nouvelle sim Bourbon 3 qui vient compléter le grand projet de Minijean Donpa, propriétaire de ce chantier, de reconstituer virtuellement l’île de la Réunion. Au programme, une grande fête de plus de 12 heures qui célèbre l’ouverture de ce nouveau land tropical largement ouvert à la découverte et à l’exotisme.

Bourbon 3 est en effet une nouvelle pièce du puzzle qui vient se greffer aux îles Arrakis 1 & 2, les deux autres lands représentant plusieurs régions du département d’Outre-Mer. Pour accomplir son rêve, Minijean Donpa a mis les petits plats dans les grands et a confié au célèbre YadNI Monde le soin de modéliser l’île volcanique et quelques uns de ses attraits culturels. Ainsi nous retrouvons quelques bâtiments célèbres de Saint Denis ainsi qu’une l’architecture typique du bâti réunionnais avec ses couleurs acidulées et son style à mi-chemin entre les constructions provençales, brésiliennes et africaines.

La qualité de cette sim est à souligner. Alors que Arrakis laissait transparaitre un certain amateurisme dans la qualité du building, ce Bourbon 3 met carrément la vitesse supérieure et vient donner cette île de La Réunion virtuelle un air plus vrai que nature. YadNI Monde n’a pas failli à sa réputation et nous propose un travail des plus appréciable. Les textures sont très belles et la précision du bâti très impressionnante. La petite place centrale est d’ailleurs de toute beauté, notamment par la qualité de son organisation. Du bon boulot et une sim que je vous conseille de découvrir.

L’inauguration de la sim a été célébrée en grandes pompes avec pas moins de 3 concerts : la très charmante britannique Mel Cheeky, la mexicaine-jazzy Ankhari Holder et un troisième auquel je n’ai pas pu assister. La suite de la soirée a été animée par trois DJs dont Claire Engel et Eris Alexander. Beaucoup de curieux et un lag qui n’a pas manqué à la fête. Quoiqu’il en soit, un rendez-vous réussi à n’en pas douter.

SE RENDRE A BOURBON 3

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Yonathan Slade
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Le 4 mai 2008 à 13 h 58 min   

Style dont l’originalité tend à céder sa place à la popularité, le Neko nous vient de l’étranger pour se répandre jusqu’à nos écrans comme une tache d’huile sur Second Life. De plus en plus contextualisé et lié au combat roleplaying (on dit combat RP), il séduit car « personnalise » son porteur, et fait de nos dames et demoiselles résidentes les félines qu’elles ont toujours souhaité être, et que nous avons toujours voulu caresser. Mais pour autant, les interactions sociales au sein de ce groupe, qui se veut marginal, se codifient, se complexifient et se pimentent. Il fallait, pour toucher ce monde et jauger la corrélation entre marginalité, attrait ludique vers le RP, et prise d’une identité extra-humaine, en rencontrer l’un de ses spécimens…

Rendez-vous avec la créature dans un lieu de son choix. Elle est retard, et dans cette rue inhospitalière résonne le crépitement d’un feu de poubelle et l’écho des hurlements de chats sauvages. En attendant l’arrivée de celle qui répond à mes IM dans un style lapidaire, j’arpente l’asphalte à la fois amusé par ce décor carrément pouilleux, ses boutiques d’accessoires et vêtements pour félins, et inquiet car la sim est orientée RP, et l’on y combat à l’arme blanche.

Les commerces en vendent à la pelle : griffes démesurées, gestures spectaculaires à faire passer un ninja pour un nourrisson en couche culotte, sabres empruntés aux samouraïs de l’empire du soleil levant (dont le terme Neko et la tradition qui s’y lie sont originaires). Le Neko est un petit chat de la fortune, une petite mascotte porte bonheur présent dans les demeures, les commerces, les bureaux, et toujours souriant. Au XXème siècle le Neko a grandi et a donné ses oreilles aux têtes d’enfants des mangas, les a transformées en sushis dans les bent6 que les mamans nippones donnent à leur bout de chou le matin avant son départ pour l’école ou le collège. Et comme le minou (c’est bien connu) est coquin, il est parti à la conquête d’un XXIème siècle libéré, et a recruté ses apôtres parmi les jeunes adultes un peu bobo, séduits par son histoire, son mystère, ses oreilles, sa queue et ses moustaches de chat.

C’est au moment où je contemple les articles d’un autre magasin distribuant contre quelques L$ des minijupes fendues, queues tigrées, grattoirs à la valériane virtuelle ainsi que des meubles brisés et déchirés à grand coups de griffes, que débarque le fauve que j’attendais. Il ne rate pas l’occasion de son apparition dans mon dos pour tenter de m’effrayer ! Je me retourne et découvre un authentique spécimen de Neko femelle dans toute sa splendeur : T-shirt de maille déchirée évoquant une odeur intime de textile rarement lavé, une jupe plissée et sombre, vêtements laissant s’exposer la peau halée et tatouée de ses reins et de ses hanches découvertes. Elle provoque par son look, ses cheveux toilettés à coups de pattes, ses poses suggestives… et les armes qui bardent ses cuisses et son dos. Elle s’excuse rapidement, prise qu’elle était sur une autre sim RP où elle faisait quelques “spars”, combats d’entraînement pour tester ses skills (compétences et tours de force) et ses armes. Elle me propose une démonstration, et dans un grincement de métal sort une paire d’armes blanches futuristes, et exécute une sorte de kata, enchaînant les animations à une vitesse impressionnante qui me frappe presque comme un insulte : “Je pourrais te faire passer quelques secondes désagréables et ridiculiser ton avatar !”

Quelques questions me permettent de savoir ce qui motive ses combats : Le fun ! Les amis du clan. Les Nekos sont souvent en bande, chats de gouttière joueurs et querelleurs, tantôt bruyants et dévastateurs, tantôt tapis dans l’ombre à l’affût d’une proie. La jeune Neko me propose de la suivre vers un night club un peu plus peuplé que la rue. En passant près d’une benne à ordures, un message m’informe que je suis irrésistiblement attiré par une bonne partie de fouille-poubelles. Par curiosité, j’admets, j’accepte l’invitation et me retrouve plongé à mi corps dans la benne à brasser les déchets comme si ma vie en dépendait.

De cette rencontre provoquée (avec une Neko, pas avec la poubelle) suivra la rencontre avec le clan, ses sympathisants, et me permettra de me rendre compte du parallélisme de deux mondes qui ne se touchent pour ainsi dire pas : humains d’un côté, Nekos de l’autre. Ils sont si nombreux à s’être concentrés sur les sims de combat, et tellement moins courants dans les sims habituelles, qu’on en vient à leur prêter une différence et leur demander où elle réside. Ils ont gardé d’humain leur corps, leur langage, leur goût pour la fête, une solidarité. Ils ont pris des félins l’indépendance et la force de caractère qui collent à leur personnalité, et cette devise de ne jamais se laisser prendre la tête. Et ça convient si bien au RP où les quêtes, les captures, les combats se déroulent dans une association excessive de violence, de rigolade et d’amitié… un même goût pour un monde un peu punk de chats dépravés qui vivent des déchets de la société sans jamais lui peser sur les épaules, toujours dans l’ombre. Dans ce monde de combattants en meutes, se retrouvent d’autres minorités telles les vampires, les démons, les lycans (sorte de loup-garous) qui ont ça en commun : ils sont marginaux, ils ne sont pas vraiment humains, ils assument leur imperfection, leurs défauts et en font même une fierté.

Ewokian Pessoa, un représentant britannique de la race Neko dans toute sa splendeur définit quant à lui la culture Neko vécue de l’intérieur, déplore la méconnaissance de cette identité qu’il revendique : “Nous avons longtemps été les ‘animaux de compagnie’ d’autres races, nourris de rats par les vampires, ou pourchassés et dévorés par les lycans (loups garous), et tout celà est lié à l’histoire et aux bases du rolepaying. Il n’en est rien, le félin ne manque ni de panache, ni de noblesse. En quelques mots, définir le Neko, c’est évoquer l’anarchie, la sensualité, le fun, mais aussi l’espièglerie, la malveillance, la paresse, et l’émotivité dans la mesure où beaucoup de Neko sont des femelles – tellement sexy ! Tout ce qu’il y a de noble là-dedans n’est pas forcément reconnu, et aujourd’hui, je ne sais pas si je choisirais d’être Neko si je devais débuter dans le RP. Si je profite de tout le panache que je peux espérer, c’est que j’ai fait mes armes, je joue à un niveau assez élevé, et j’ai fondé mon clan.”

Selon toute vraisemblance, le Neko de Second Life s’est trouvé une place à mi-chemin entre ses deux ancêtres japonais que sont le chat de la chance et le guerrier ninja, avec ce côté soft-junkie anglo-saxon qui lui fait un peu oublier la rigidité des règles de l’empire du soleil levant. Etre Neko c’est être libre, et quand on voit un Second Life des débuts qui s’est bâti sur un modèle proche du monde réel avec son lot d’oppressions, on se dit qu’après tout et peut-être, « on Neko début de l’histoire ».


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Aurelie Noyes
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Le 19 avril 2008 à 18 h 25 min   

La voyance est connue depuis la nuit des temps pour son côté spirituel et paranormal. Certains y croient et d’autres non, selon les convictions de chaque personne. La voyance est le terme donné à l’action de la capacité de percevoir des informations sans intermédiaire et sans limitation d’espace/temps. La voyance se détache en deux groupes bien distincts : avec et sans support.Les voyantes, qui n’utilisent pas de support, sont très rares. Elles ont un don particulier extralucide qui leur permet de voir dans l’avenir et dans le passé ce que nos vies ont été et ce qu’elles deviendront grâce à ce que l’on appelle des visions (ou « flashs ») qui montrent des images de situations vécues ou à vivre. Elle peut être pratiquée avec support, boule de cristal, feuille blanche, cartes.
Le plus répandu se trouve être la cartomancie, qui permet d’interpréter l’avenir ou le passé par un tirage de cartes. Les jeux de cartes sont divers et variés avec des thèmes différents selon la question posée par le client. La cartomancie étant pratiquée aussi dans second life je me devais d’interviewer une voyante qui pratique cette science spirituelle, Harmonie Infinity.

Aurélie Noyes : Depuis quand pratiquez vous la cartomancie et comment vous en est venu l’envie ?

Harmonies Infinity: je pratique la cartomancie depuis l’âge de 15ans, j’ai été très jeune attirée par les sciences occultes, je pense que ma mère a du me transmettre son don. Je ressentais également des situations avant qu’elles ne se produisent, je ne sais pas si c’est parce que j’étais en maladie mais c’est à partir de la que mon « don » s’est affirmé. Je ressentais une certaine empathie chez les autres, c’est à dire la faculté de ressentir ce que l’autre ressent. Si une personne proche de moi a un problème ou souffre je souffre aussi, je ressens ses états d’âmes.
Puis pour les cartes c’est venu tout naturellement, avec la lecture et les recherches mystiques. Je pratique aussi le yi-king en Vie réelle c’est le plus vieux oracle au monde, c’est chinois, ça a plus de deux mille ans

A.N : Vous avez allez ouvrir un cabinet de voyance dans second life, avez-vous déjà une clientèle ?

H.I : Pour l’instant j’avais une petite clientèle femmes et hommes, avec en grande majorité des problèmes de cœur.
Je vais donc ouvrir mon cabinet de voyance, dans un lieu fixe que va me louer un ami qui m’aide dans ma démarche. Les gens pourraient parler et interroger les oracles.
Il y a bien la médecine conventionnelle pour le corps, les tarots sont la médecine de l’âme.

A.N : Quel est le déroulement d’une consultation ? Quelle est votre méthode de travail ?

H.I : Je fonctionne avec différents tirages, trois en tout, ainsi qu’une question précise. Une méthode en semaine, et une en croix un peu plus précise. Je reçois en général des personnes qui ont besoin d’un repos rapide. Pour moi les tarots ne sont qu’un support, c’est à dire que les cartes ne font pas tout, c’est ce qui me permet d’accéder a une force supérieure et qui guide ce que je ressens chez l’autre : cet état alpha où je me retrouve en empathie.
Sinon je pense que tout le monde pourrait se tirer les cartes, mais sans le « don d’empathie » ça ne servirait a rien car les cartes ne parleraient pas.

A.N : Quelles sont vos tarifs ?

H.I : 30 L$ la question, pour un tirage plus appuyé 50 L$.
Mais c’est encore à mettre en place.

La voyance est finalement un moyen de se rassurer, et de croire en quelque chose, beaucoup de gens consultent mais peu en parlent. Leur vie personnelle et émotive sont proprement dit touchées. Y croire ou ne pas y croire ?
Chacun à son opinion, mais cela reste une faculté inexpliquée, ce qui fait son mystère.

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LeoMaxx Sautereau
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Le 19 avril 2008 à 18 h 21 min   

Certaines sims ne sont accessibles que par la réussite d’un concours de circonstances. J’ai eu l’honneur de découvrir le Domaine Ducatillon par un bien glauque hasard puisque Aurore Jansma… – pardon Mademoiselle Jansma – a confondu mes talents de journalistes avec ceux de Ghosbuster (chasseur de fantômes). Mais cette amusante confusion sera toute à mon honneur. Ce soir là, la grande dame de ces sombres lieux me contacte pour élucider un troublant mystère : il y aurait des phénomènes inexpliqués sur Second Life. En l’occurrence, un fantôme aurait investi les lieux! Une cité de 11 000 sq, construite au Moyen-âge et réhabilitée au 18ème puis 19ème siècle. Je mets le pied dans un lieu bercé d’une ambiance à la fois gothique et victorienne, où Tim Burton aurait pu tourner une version numérique de Sleepy Hollow. Je me glisse donc dans la peau de Johnny Depp (mal rasé), je sors mon calepin et mets mon flair en éveil dans cet univers où les caveaux cachent peut-être bien plus que des âmes esseulées.

Me voilà donc tout droit plongé dans une histoire à la Ric Hochet, où l’illusion semble être l’instrument pour alimenter les sombres desseins d’un mystérieux maître chanteur… Intrigué par cette curieuse histoire, je décide de mener mon enquête, mais je reste encore partagé entre l’idée d’une douteuse plaisanterie ou d’une intrigante et improbable vérité. Cependant, les faits sont là : une source lumineuse bleutée et scintillante danse au dessus du cimetière du domaine. Mademoiselle Jansma ne s’est pas moquée de moi! Mais mon esprit cartésien et ma foi de chrétien convertit à l’athéisme me fait penser que ce phénomène n’est pas aussi étrange qu’il en a l’air.

Pour m’imprégner de cet univers gothique et onirico-cauchemarmesque, je demande poliment à ma correspondante de me faire visiter les lieux. Mademoiselle Jansma, dont la troublante clairvoyance

ne me surprenait à peine, établit bientôt un lien spirituel entre moi et la petite chapelle qui se tenait non loin de là. Mais son talent de devin lui fit défaut cette fois, puisque mon activité secondaire de prêtre se limite à des actions strictement administratives. Avant de poursuivre notre promenade investigatrice, la demoiselle me prévient que ce lieu est le théâtre d’activités peu recommandables aux jeunes âmes et aux esprits trop rigides. Interloqué, mais bien peu loquace, ma guide me précisa que le domaine Ducatillon accueillait un public mature d’adonnant à des plaisirs interdits et à des mœurs qui allaient à l’encontre de notre morale judéo-chrétienne. Un peu mal à l’aise mais rassuré par l’ouverture d’esprit de ma compagne de route, je décide de me laisser porter dans cet univers décidemment atypique. Nous empruntâmes une petite venelle menant à un bâtiment lugubre et un imposant portail en bronze coulé par Rodin : les forges. Un bâtiment de forgeron réhabilité, qui n’a gardé que son nom d’office. Aujourd’hui, cet établissement attend des locataires et les activités y sont libres. Après avoir humecté l’air de cet endroit, rien ne me disait de mauvais et nous poursuivions la visite pour arriver dans une petite dépendance cossue et exiguë que l’on nomme la Tréfilerie. Ici vie une artiste nommée Fanny Teichmann, qui expose librement ses œuvres. Je me suis pris d’un curieux intérêt pour ses peintures aux couleurs acidulées qui cassaient la noirceur que j’avais pu observer jusqu’alors. Ma guide ne s’éternisa pas et me traîna jusqu’à la cour principale où se tenait le bâtiment le plus sulfureux de tout le site : le manoir des désirs. Dans ce lieu (interdit d’accès aux non-membres) se livrent des évènements qui feraient frémir de peur tout le Vatican. Un peu gênée, Mademoiselle Jansma me précisa que la masure a deux étages : au rez de chaussée, le politiquement correct (quoique…), à l’étage le politiquement moins correct… Je vous laisse deviner lequel est le plus fréquenté. Mon accompagnatrice me hâta et m’emmena dans une petite place centrale. Un lieu où se côtoient un petit groupuscule d’artistes. En face, se tenait un joli magasin d’enluminures appartenant à ma guide, qui me présenta son échoppe avec un léger émoustillement. A gauche, nous trouvons la librairie Ducatillon. Trop poli pour feuilleter ces superbes reliures, je me contentais d’admirer les couvertures, dorées à l’or fin pour la plupart. Enfin à droite, l’atelier de peinture de Joiry Jie, amie de Aurore Jansma, que j’ai eu le plaisir, bref mais intense, de rencontrer. Encore une fois, j’avais devant moi des toiles inspirées, raffinées et surprenantes. Le Domaine Ducatillon avait beau être plongé dans l’obscurité, cet endroit ne manquait décidemment pas de lumières… D’autres étincelles artistiques m’attendaient un peu plus loin avec le bureau de Geoffroy (Ducatillon) et son atelier héraldique, qui accueillait aussi une ébénisterie. Je n’avais cessé depuis le début de la visite de m’émerveiller devant tant de splendeur et de magie… Mes a priori s’étaient envolés. Je me sentais tout à coup à l’aise en compagnie des ces curiosités inespérées dans un jeu comme Second Life. Je compris aussi que cette visite était un honneur et laissait de côté mon esprit carré de détective pour une naïveté quasi-enfantine. Perdu par ces merveilles, je sortis de mon étourdissement par l’intervention de Mademoiselle Jansma qui vint me montrer les tapis d’Orient et d’Aubusson qui se tenaient à l’étage. Il y avait tant d’autres expositions et d’ateliers, j’aurais pu passer la journée entière à m’émerveiller si le temps n’était pas contre moi.

Il se fit tard et Mademoiselle Jansma m’offrit l’hospitalité dans l’une de ses maisons témoins. Un intérieur chaleureux et rustique, qui ferait néanmoins fuir les allergiques aux bestioles rampantes et aux murmures du vent. Je ne fis pas le difficile et céda très vite aux tentations de Morphée. Ma nuit fut quelque peu hachée, je ne cessais de m’interroger sur ces lumières valsant au dessus de ce tapis herbeux. Etait-ce le fruit d’une chimère enchanteresse ? Quoiqu’il en soit, résoudre ce mystère n’était pas dans mes compétences mais je n’hésiterais pas une seconde à me faire ambassadeur de cette contrée de magie, et chanter les louanges de cette obscurité renfermant tant de merveilleux secrets.

Je m’excusais le lendemain devant mon interlocutrice mais il fallait mieux laisser ce fantôme dans sa boite de pandore et laisser l’imagination expliquer ces étranges flocons scintillants. Un petit sourire inattendu se dessina sur les lèvres de Mademoiselle Jansma qui me proposa, avant de retrouver le soleil de mon chez moi, de me faire visiter le Sanctuaire. Un petit cimetière où se pratiquent des activités pour le moins discutables, et qui laissent la belle part au masochisme. Des mœurs décidemment très perturbantes pour l’individu lambda que je suis (et que je resterai). « Nous avons tous notre maître », c’est le fin mot de cet endroit. Chacun aura sa propre interprétation, plus ou moins spirituelle.

Le Domaine Ducatillon réservait bien d’autres mystères et de recoins inexplorés. Ainsi je vous convie à visiter la prison, les oubliettes, ou encore… dénicher ce Lucien, un ermite misanthrope et solitaire qui se déplace toujours à l’aide de son hélicoptère.

Trois jours après avoir quitté le Domaine, je reçu de ma correspondante un IM m’annonçant que le fantôme avait, semble-t-il, quitté les lieux. Un curieux phénomène qui prit fin juste après mon intervention. Peut-être avais-je incité ce poltersgeit à me suivre… Quoiqu’il en soit les ténèbres n’avaient plus cette connotation aussi négative depuis ce fascinant voyage.

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