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LeoMaxx Sautereau
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Le 16 février 2009 à 18 h 56 min   

Voilà déjà un an que New World Grid existe. Durant cet intervalle de temps, ce monde virtuel est passé deuxième OpenSim en termes de fréquentation. Un développement encourageant et actif qui dissimule toutefois quelques ombres.

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A mesure que le temps s’écoule, le projet OpenSim s’extrait peu à peu de l’amalgame fait avec Second Life. Certes il est difficile pour le nouveau venu de faire une différence : les graphismes sont identiques car il utilise le même moteur physique et graphique que le produit de Linden Lab. Les clients employés sont également les mêmes. Mais le rapprochement s’arrête là. En effet, le paquet déballé, les mondes virtuels basés sur OpenSimulator sont totalement indépendants.

Le combat des OpenSims aujourd’hui est de se distinguer du mastodonte qui lui a donné naissance. Mais la tâche est laborieuse. Effectivement, une très grosse majorité des résidents des mondes virtuels « libres » proviennent de Second Life et leur vocabulaire est par ailleurs emprunté au jargon de ce dernier (ex : freebie, sim, « mainland »…). Un gros travail d’identité est donc à prévoir, sans quoi les OpenSims n’arriveront jamais à s’émanciper et donc à réellement se développer. Les progrès sont là mais le sommet est encore loin…

Un an d’existence et une croissance franche pour une OpenSim dynamique

Hier soir, New World Grid fêtait sa première année d’existence dans la joie et (presque) la bonne humeur par un évènement ouvert au grand public, même si ce dernier s’est montré quelque peu timide à passer l’entrée.

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365 jours d’évolution généralement positive dans laquelle le projet a su se remettre en question quand c’était nécessaire. C’est probablement son point le plus positif de ce bilan. L’équipe a pris en compte certains défauts majeurs que lui ont fait remarquer certains médias comme InVWorlds en juin dernier. Premier constat : la communication qui faisait défaut au projet s’est améliorée ces derniers mois. Plus de vivacité, plus de buzz, plus d’informations au grand public… The New World Grid se fait progressivement un nom et se fait citer dans plusieurs articles internationaux (ici et ).

L’autre constat majeur à souligner est l’organisation interne, nettement améliorée depuis six mois. Les « Newman » (équivalent des « Linden » dans Second Life ») ont mis en place un dispositif d’organisation des membres actifs qui comprend trois collèges :

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  • Les « Grids Admins » comprennent les membres fondateurs de New World Grid, ils disposent des droits d’autorité sur le contenu et sur les comptes.
  • Les « Grids Ops » bénéficient de pouvoirs liés à la maintenance et à l’administration de la grid
  • Les « Volunteers » sont issus d’un dispositif nommé « le programme des volontaires ». Il s’agit de membres actifs de la grille bénéficiant de privilèges comme assister aux réunions et, pour certains, de mener une région communautaire.

Ces trois collèges se réunissent tous les jeudis soirs et un dimanche après-midi une semaine sur deux. Ces « Office Hours » sont l’occasion de présenter les projets à venir/en cours et débattre des problématiques qui concernent le développement du monde virtuels. Une véritable dynamique interne a donc été mise en place.

En termes de fréquentation, The New World Grid a vu son nombre d’inscription considérablement augmenté ces derniers mois. Aujourd’hui nous recensons 1940 inscrits contre environ 850 inscrits au 31 Octobre 2008. Une croissance relative en moyenne deux fois plus élevée que ses concurrents. Cette valeur indique un réel degré de curiosité. En terme d’affluence qualitative, il y a actuellement 405 utilisateurs actifs (connexion une fois par mois et d’au moins une heure) pour une moyenne de 20 à 30 utilisateurs connectés simultanés. Ces résultats amuseront certains partisans de Second Life. Pourtant à titre de comparaison, SL enregistrait seulement 167 résidents actifs au bout d’un an d’existence. Évidement les circonstances ne sont pas tout à fait les mêmes, mais c’est bien pour montrer que les OpenSims sont encore à un stade de construction. Elles ne sont donc pas encore prêtes à ouvert leur porte au grand public.

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Et des mais…

Malheureusement tout n’est pas si rose sur New World Grid loin s’en faut. Le projet est notamment victime de certaines ambitions un peu obèses. Dernier exemple : la soirée anniversaire qui s’est tenue hier soir. L’équipe espérait la quinzaine de personnes de la dernière soirée qui mettait à l’honneur l’anniversaire d’OpenSim, il y en a eu en fait 25. Résultat, la sim qui a accueilli l’évènement n’a pas tenu le coup, ne supportant pas la téléportation simultanée d’autant de personnes et il a été impossible de poursuivre la manifestation tant que le nombre de personne n’était pas descendu en dessous de 20. Une démonstration pas très sérieuse, et les langues n’ont pas tardées à se délier. Chose agaçante mais compréhensible. Toutefois, il y a encore six mois, les sims ne supportaient pas plus de cinq avatars, aujourd’hui ce nombre est porté à 20. Le progrès est donc là, mais il est encore à poursuivre.

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New World Grid est également perturbé par certains conflits internes, notamment en ce qui concerne des litiges à propos les règles d’adhésion au programme des volontaires. Il faut savoir que les responsables de projets communautaires bénéficient d’une sim à titre gracieux (dont les frais de location -de 60 à 90 euros par mois- sont à la charge de Olish Newman) mais quelques uns d’entre eux n’ont pas compris que ce « cadeau » demandait des contreparties (cela parait logique…). Carton rouge aux titulaires de ce programme qui n’ont pas respecté leurs engagements. Cependant, il faut reconnaître que l’équipe de New World Grid a aussi sa part de responsabilité. N’ayant pas encore établi un système de contrat officiel qui officialise les conditions de ce programme, aucune obligation ne force les titulaires du projet à respecter les règles du jeu.

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Heureusement ces problèmes juridiques seront bientôt résolus lors de l’officialisation du statut associatif de New World Grid. L’association responsabilisera chaque acteur de la grid, y compris les résidents eux-mêmes.

Concernant le contenu, il est encore modeste. Malheureusement sans celui-ci, difficile d’ouvrir ses portes massivement au public. Voilà pourquoi New World Grid recherche constamment des personnalités dynamiques, créatives avec le sens du travail en équipe. Cette recherche est difficile, peut-être aussi parce qu’OpenSim n’est pas encore finalisé et que son bénéfice médiatique est tout simplement inexistant. Finalement, aux yeux du public, OpenSim n’est qu’un appendice de Second Life. C’est aux acteurs de la plateforme de défendre leur projet en s’unissant, voir en fusionnant. Malheureusement ce travail est rendu difficile par l’hétérogénéité des relations intergrids. L’Hypergrid en sera-t-il le remède ?

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LeoMaxx Sautereau

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Le 31 janvier 2009 à 19 h 49 min   

Deux ans déjà que OpenSimulator est né. Ce programme basé sur Second Life fait figure d’un rêve libertaire aux yeux des mécontents de la plateforme de Linden Lab. Mais qu’en est-il aujourd’hui ?

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Le marché des mondes virtuels est sans pitié. Second Life y règne comme un lion sur sa savane et jusqu’à maintenant, peu de concurrents ont réussi à lui tenir la dragée haute. Après la désaffection de Google et son monde virtuel Lively, avec la mort préprogrammée de Twinity, nous nous demandons qui osera tenir tête au cador du genre. Si un programme réussit encore à lui chatouiller les arpions, c’est bien le projet OpenSimulator. Qui l’eut crût, il ne s’agit ni plus ni moins de la progéniture issue de l’ouverture des sources du programme SL aux développeurs en Janvier 2007.

A cette époque, Linden Lab poursuit sa campagne de développement et opte pour une méthode curieuse mais de plus en plus employée : celle de faire passer une partie de son programme en « Open-Source ». Par ce biais, les lignes de programmes sont accessibles aux développeurs du monde entier et chacun peut y apporter son bout de génie. Ainsi des viewers (client) alternatifs ont vus le jour comme Kirsten’s Viewer ou encore des « patchs » (modifications) comme celui de Nicholas Beresford qui améliore la stabilité du logiciel. Un certain nombre de compagnies ont déjà usées de l’ »open-source » pour favoriser leur progression, c’est le cas de AMD qui a ouvert au public le code de ses pilotes pour ses cartes graphiques (les drivers « Catalyst » des cartes ATI Radeon). Malheureusement ce procédé a aussi un revers : que les sources soient employées pour créer un nouveau logiciel. C’est ce qui s’est passé pour Second Life qui a fait naître OpenSimulator, un programme étroitement lié dans son utilisation, mais totalement indépendant (ou presque). Mordred triomphera-t-il d’Arthur ?

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OpenSim qu’est ce que c’est concrètement ?

Sous ce nom un peu bizarre se cache en fait un protocole dérivé de celui de Second Life. Il vous permet de créer votre propre monde virtuel sur vos propres serveurs (ou que vous louez). Bien que les graphismes laissent penser qu’il s’agit de Second Life, il ne s’agit pas de Second Life. Vous êtes bien sur un monde virtuel totalement indépendant. Actuellement aucun lien ne les relie si ce n’est une partie des codes de programmation.

L’avantage d’OpenSimulator, c’est que ses développeurs ont la possibilité de choisir des voies différentes que celles empruntées par Linden Lab pour SL. Les programmeurs ont donc tous loisirs d’intégrer de nouvelles fonctionnalités. C’est en quelque sorte un « tuning » de Second Life, le « m’as-tu vu » en moins (la plupart du temps en tout cas). Exemple : la possibilité de dessiner en temps réel sur un prim grâce à la technologie Silverlight de Microsoft.

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Cependant, au jour d’aujourd’hui, OpenSim reste encore très proche de Second Life. En effet, les partisans du projet sont pour certains très attachés à l’idée de se relier au monde virtuel numéro 1 dans le monde. Et pour cela, il lui faut être techniquement semblable.

Deux ans après la première version d’Open Simulator, il existe une trentaine d’OpenSims. Toutes sont des mondes virtuels à part entière même si leur racine logicielle est exactement la même. Cependant toutes ne pourront pas survivre. La concurrence est trop sévère et seules les grids les plus évolutives et les plus dynamiques seront pérennisées. Il faut compter sur quatre ou cinq OpenSims existantes à moyen terme.

Pour l’instant, les seuls avantages de se connecter sur une OpenSim sont surtout d’ordre financier. Il est très bon marché d’acheter sa propre sim. En effet, la plupart des grids pratiquent des tarifs très faibles comparés à ceux de Second Life (les loyers « fees » sont environ 3 à 5 fois moins chères). En contrepartie, vous ne disposez pas toujours de serveurs aussi puissants et les responsables suggèrent aux résidents d’éviter de dépasser les 5 000 – 10 000 prims pour limiter les plantages et le lag.

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Outre l’aspect économique, OpenSim ravira les amoureux du « build ». Aucune limite n’existe sur OpenSim (mise à part une limite théorique de prims citée plus haut). Il est possible de construire en haute altitude et de dépasser la règle des 10 m par prim. Les « huge prims » sont également modifiables, ce qui n’est pas le cas dans Second Life.

Deux ans de progression pour un résultat intéressant mais de tout de même mesuré

Le 29 Janvier dernier, de nombreuses OpenSims comme OSGrid fêtaient les deux ans du programme OpenSimulator. Mais derrière l’enthousiasme et les manifestations en pagaille se cachent quelques nuages.

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Toujours en version « alpha », c’est à dire « très peu avancé » dans le jargon informatique, le programme est encore loin d’être arrivé à maturité même si nous nous surprenons de sa remarquable stabilité. Généralement, à ce stage de développement, les développeurs préfèrent tester leur logiciel en comité restreint mais le faible nombre de bugs constatés dans OpenSimulator a fait que la solution a été rapidement déployée au grand public, il y a un peu plus d’an an. Cela dit, le logiciel n’en reste pas moins encore expérimental pour le moment, et les plantages hasardeux et sévères pèsent lourd dans la pertinence de la plateforme.

Aujourd’hui le constat est autant enthousiasmant qu’inquiétant. La performance technique proposée par OpenSim est proprement grisante pour celui qui s’y intéresse. Les possibilités de création sont réelles et nous retrouvons déjà quelques bijoux créatifs comme la sim Venice Italy sur New World Grid. Mais nous nous inquiétons aussi du fait que les OpenSims intéressent essentiellement les buildeurs et quelques créateurs. Le grand public se fait encore timide, sans doute effrayé par le manque de contenu de ces grilles et surtout par la faible densité de résidents. L’absence de système monétaire digne de ce nom est également très répulsive. L’ »argent » est un moteur souvent indispensable pour s’affranchir dans un marché comme celui des mondes virtuels, à forte consonance capitaliste.

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Du coup, il faudra attendre encore quelques temps avant que les OpenSims deviennent véritablement populaires. Nous sommes actuellement dans une période de construction dont l’issue est encore incertaine, surtout quand nous constatons l’évolution de Second Life (malgré les coups bas de son éditeur) et les tentatives ratées de ses concurrents, qui ne manquaient pourtant pas d’arguments pour séduire.

HyperGrid et l’interconnexion intergrilles

Les relations entre OpenSims sont aujourd’hui assez conflictuelles même si un certain nombre de processus ont été mis en place pour faciliter une certaine cohésion. Outre des « mailings lists » de responsable de grids ou des réunions ponctuelles, une chercheuse met actuellement au point un logiciel appelé « HyperGrid« . Actuellement en expérimentation, il permettra de naviguer entre OpenSims sans changer d’avatars. Pour le moment, les premiers tests ne sont guère concluants même si les techniciens sont optimistes. Cette technologie facilitera l’émancipation des OpenSims en mutualisant leur contenu (véritable talon d’Achille du projet), en admettant que les méandres juridiques tolèrent ces échanges.

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Beaucoup fantasment d’une interconnexion Second Life – OpenSim. Nous savons aujourd’hui qu’elle est techniquement possible, mais elle pose une série de problèmes d’ordre législatifs et surtout commerciaux. Cette interconnexion n’enchante d’ailleurs pas beaucoup Linden Lab qui, mise à part les propos de Philip Rosedale en avril 2008 à Paris, ne s’est guère exprimer à ce sujet. Soulignons au passage que Linden Lab développe son propre protocole alternatif, il s’appelle OpenGrid. Nous faisons souvent l’erreur de confondre les deux (je suis le premier à le faire) mais ce n’est pas la même chose. OpenGrid se base sur le protocole de Second Life, alors qu’OpenSim est totalement indépendant. Toutefois, il semble que Linden Lab ait souhaité dans un premier temps travailler de manière annexe sur une possible interopérabilité avec OpenSimulator via ce programme. Malheureusement aujourd’hui le développement du projet semble au point mort…

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OpenSim, un projet ambitieux et enthousiasmant. Mais l’énergie de ses acteurs suffira-t-elle a imposé le projet dans un marché en transition auquel Second Life est incontestablement le compétiteur le plus crédible.

LeoMaxx Sautereau

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Le 5 janvier 2009 à 22 h 21 min   

Aujourd’hui 5 Janvier 2009 marque la mise en place officielle d’un nouveau type de land : les Homesteads, « évolution » des anciennes Openspaces, reléguées elles à des lands appauvris en prims et réservés aux amateurs de steppes virtuelles.

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Souvenez-vous, le 28 Octobre dernier, Linden Lab provoquait un tollé général chez ses résidents en choisissant d’augmenter de manière conséquente le prix de ses Openspaces. Ces régions sont en fait des versions allégées en primitives des sims traditionnelles dite « Full ». Elles sont beaucoup moins chères et donc plus accessibles à un large public. Le succès a été retentissant. Les résidents peu fortunés avaient accès à l’achat de leur propre sim moyennant un sacrifice modéré en prims (3750 prims au lieu de 15 000 prims théoriques, mais cela restant amplement suffisant), à tel point que les « Full sims » ont perdu en pertinence. L’éditeur a été dépassé par ce succès et n’a pas su anticiper cette croissance exponentielle de sims. Beaucoup d’openspaces ne respectaient pas nous plus leur fonction de base : être des espaces résidentielles et/ou touristiques. Linden Lab a semble-t-il été effrayé du fait que les sims conventionnelles allaient peu à peu disparaître alors que ces dernières sont assurément les plus lucratives.

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La hausse de prix des Openspaces a eu pour conséquence un séisme social dont les effets se sont fait ressentir jusque dans la presse professionnelle. Face à ses revendications, la firme propriétaire de Second Life a revu sa copie mais cette réécriture n’a que peu satisfait ses clients, puisque les nouvelles conditions sont tout simplement plus sévères que les anciennes. Les openspaces, à vocation « touristique », ont ainsi été rétrogradées à 750 prims pour une limite de 10 avatars simultanés tout en maintenant le tarif d’antan. Les sims à 3750 prims sont désormais appelées « Homesteads » (en français : propriété) mais deviennent beaucoup plus onéreuses : le prix d’achat augmente de 40 % et les frais de maintenance mensuels de 60 %). Une nouvelle limite a même été ajoutée : le nombre d’avatar est désormais fixé à 20 contre 40 auparavant.

Il est clair que par ces choix controversés, Linden Lab souhaite revaloriser les « Full prims » et corriger le fait que la création des Openspaces a été une erreur, du moins avec les options qu’ils proposaient. Mais ce faux pas a eu une lourde conséquence : en ôtant le pain de la bouche de ses résidents, la firme s’est vêtue d’une réputation encore plus ténébreuse. Une action en justice serait même en cours, même si ses chances d’aboutir sont minces étant donné que les prédispositions judiciaires de la firme américaine ont été rédigées avec doigté.

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Les procédures techniques selon Jack Linden

Le très décrié Jack Linden, responsable du département « foncier » de Second Life, a publié le 3 Janvier une note récapitulative sur les processus qui seront mis en place pour la transition de ces nouveaux systèmes de sims. Ainsi les Openspaces restent des Openspaces nominativement parlant. Cela signifie que les actuels propriétaires de ce type de sim n’auront désormais droit qu’à 750 prims. Pour celles qui en auraient déjà utilisé beaucoup plus, les régions seront redémarrées et remises à zéro.

Pour ceux qui souhaitent conserver leurs 3750 prims, il fallait enregistrer le changement avant le 1er Décembre dernier et accepter une forte augmentation (progressive jusqu’à Juillet 2009) tout en faisant une concession sur le nombre d’avatars maximum simultanés. Un choix pas toujours facilement à accepter. Nul doute que ces « Homesteads » n’ont pas vocation à être très populaires, mais plutôt à justifier un passage direct en « Full Sim » plus cher évidemment, mais dont le rapport qualité/prix est plus intéressant. Beaucoup de propriétaires qui possédaient plusieurs anciennes openspaces ont même choisis de les fusionner pour ne faire qu’une seule Full Prim. En effet, au delà de la réduction d’espace disponible, il y a aussi ces limites techniques qui empêchent l’organisation d’évènements que seules les « Full » peuvent désormais accueillir.

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Autre contrainte technique non négligeable sur les Openspaces/Homesteads : la réduction des scripts. En effet, Jack Linden prétexte la consommation importante des scripts en ressources processeurs qui accompagnent les serveurs sur lesquels sont hébergés plusieurs de ses sims (1 serveur pour 4 Homesteads, 1 serveur pour 8 Openspaces). L’introduction de « Mono » n’y changeant apparemment rien (et dont les avantages sont encore à prouver). Les propriétaires de ces « Low prims » seront donc tenus d’utiliser un minimum de script sous peine d’un blocage. Pour les y aider, Linden Lab proposera un outil de mesure pour faciliter la gestion de ses scripts. il sera testé dans une prochaine version de Second Life. En attendant, contentez-vous de scripts simplistes…

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Une migration vers les OpenSims ?

Les conséquences de ces nouvelles mesures ne se sont pas faîtes attendre. Le nombre de lands est désormais en train de diminuer mais dans des proportions malheureusement impossibles à déterminer étant donné qu’un bug s’est glissé dans les statistiques proposées par Linden Lab. Cela dit, il semble que cette baisse soit bien la volonté de l’éditeur qui préfère avoir moins de lands mais à plus forte valeur ajoutée tout en ayant moins d’amortissements sur les serveurs. En revanche, il ne faudra pas que cette baisse soit trop importante sous peine d’une baisse de rentabilité, mais la firme américaine a un talent certain pour la pratique du yoyo tarifaire. Pas de panique pour San Francisco, risque de séisme oui, mais seulement géologique!

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Les anciens propriétaires d’Openspaces, dégoûtés par cette nouvelle grille tarifaire mais désireux de gérer et construire leur propre sim, s’orientent de plus en plus vers la solution OpenSim. Évidemment, la plateforme ne manque pas de défauts, elle est loin de proposer toutes les possibilités de Second Life et encore moins tout son contenu, mais son fonctionnement tourné autour des principes de l’opensource (partage des améliorations, fragmentation des décisions, liberté…) a de quoi séduire. Si pour l’instant, nous ne pouvons pas affirmer une nette tendance Second Life > OpenSim, il est certain que la curiosité est de mise. Je ne pourrais pas vous communiquer de chiffres précis, sachant qu’aucune base de données n’existe pour mesurer l’audience de ces OpenSims. En revanche, les indices constatés dans le viewer Hippo OpenSim Viewer (client optimisé pour OpenSim) montre une amélioration conséquente du nombre des inscriptions : ainsi OSGrid est passé de 8500 à 9660 inscrits depuis deux mois et demi, soit une croissance de 13,6 %; dans la même période FrancoGrid est passé de 700 à 875 inscrits soit 25 %; mieux encore New Word Grid a enregistré 1400 comptes en Décembre 2009 contre 650 en Octobre 2008, soit 115 % ! L’ensemble des OpenSims est concernée. Reste à confirmer si ces nouveaux résidents sauront apprécier le potentiel d’OpenSimulator avec ses bugs, ses déserts et ses avatars de noobs.

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LeoMaxx Sautereau

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Le 30 novembre 2008 à 19 h 47 min   

Les OpenSims se développent et elles le montrent. L’équipe de New World Grid proposera le 4 Décembre prochain une conférence où elle présentera son projet et les quelques raisons de s’investir sur une plateforme dont le véritable potentiel est encore à démontrer

Depuis maintenant un an et demi, le projet OpenSim(ulator) continue sa croissance sur un rythme des plus soutenus. Celui qui prenait des airs de joujou pour hardcores bidouilleurs à des débuts, se démocratise et pénètre dans un marché de plus en plus attentif à ses qualités. Malheureusement, encore aujourd’hui, la plateforme a encore du mal à se définir avec clarté et à intéresser un public encore très attaché à Second Life. Voilà pourquoi l’équipe de New World Grid, successivement à celle de FrancoGrid en juin dernier, a pris l’initiative de venir parler de leur projet devant un public avant tout SLien.

The New World Grid est un monde virtuel libre et gratuit basé sur la couche logicielle de OpenSimulator (opensource et lui-même basé sur Second Life). Cette grille s’appuie sur les principes de liberté, de qualité et de solidarité. En novembre 2008, le projet revendiquait 1160 comptes (gratuits), un chiffre plutôt encourageant étant donné qu’il était trois fois moins important il y a encore six mois. Dans les faits, le nombre d’utilisateurs inscrits ne signifie pas grand chose mais il démontre cependant un degré de curiosité qui, dans le cas présent, est exponentiel. L’intérêt des OpenSims a en effet décuplé depuis la hausse récente des sims « low prims » de Second Life, mais aussi avec le futur déploiement de HyperGrid, un programme qui permettra de relier toutes les OpenSims entre elles (et à terme, peut-être Second Life); sans oublier l’implication prochaine de Intel dans le projet avec son monde virtuel, ScienceSim.

La conférence sera dirigée par Olish Newman (Olish Yalin) dans Second Life. Elle se divisera en deux parties : une présentation d’environ 30 minutes dans laquelle le responsable de New World Grid présentera son projet ainsi qu’un volet (non technique) consacré au potentiel des OpenSims en général, ainsi que ses liens possibles avec Second Life. Viendra enfin une partie questions-réponses d’environ une heure.

Cet évènement est susceptible d’intéresser tout le monde car il sera fait en sorte de remplacer les termes techniques par des dénominations compréhensibles par tous. Il aura lieu le Jeudi 4 Décembre 2008 sur la région MLD Allianza (attention seulement une quarantaine de places disponibles).

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Le 25 novembre 2008 à 15 h 34 min   

Toutes les entreprises ne s’intéressent pas uniquement aux mondes virtuels pour leur fonction publicitaire. Intel, bien connu pour être concepteur et fondeur de microprocesseurs, lancera prochainement ScienceSim, un monde virtuel basé sur le projet OpenSimulator. Le programme se distinguera pour être un outil de recherche scientifique, mais aussi comme une solution pédagogique vis à vis de ses clients et de ses partenaires.

Le 20 Novembre dernier, Justin Rattner* publiait sur le blog officiel d’Intel une note sur laquelle il faisait partager son vif intérêt pour les mondes virtuels et l’introduction d’un programme intitulé ScienceSim. A l’origine de ce projet, Wilfred Pinfold, responsable de la Direction « technologie » du laboratoire des systèmes technologiques de Intel Corporation, conscient de l’opportunité offerte des métavers pour l’entreprise qui l’emploie.

Une annonce qui ravira les défenseurs du projet OpenSim, ce programme open-source basé sur Second Life qui vous permet d’installer gratuitement et librement votre propre monde virtuel. Intel devrait donner les moyens aux développeurs de OpenSimulator de se valoriser d’une image crédible vis à vis des entreprises de nouvelles technologies. Il encouragera aussi ses acteurs à accélérer le développement et sera susceptible de faire « appel d’air » à d’autres partenaires si le succès est au rendez-vous.

Selon Intel Corporate, OpenSim fait partie de ce qu’ils appellent les ICE (Immersive Computer Experiences). Les ICE ne sont ni plus ni moins qu’une dénomination différente des mondes virtuels, mais dans lequel la firme semble vouloir intégrer les jeux massivement multi-joueurs ainsi que ce qu’ils nomment les « Augmented Reality », ces logiciels qui associent les images réelles à des données digitales/géolocalisées (ex : Google Earth).

Dans les prochains mois, la société Intel devrait donc inaugurer ScienceSim. Comme son nom l’indique, il s’agira d’un monde virtuel sur lequel le groupe américain fera des démonstrations scientifiques accessibles à ses collaborateurs, et dans une moindre mesure, au grand public. Par ce projet, la firme veut faciliter « l’éducation, la collaboration et la compréhension ». Celui ci permettra ainsi de synthétiser et visualiser simplement des modèles scientifiques complexes tels que des applications médicales ou des simulations astronomiques. Intel souhaite également exploiter davantage les possibilités offertes par les ICE en permettant à l’utilisateur d’interagir directement sur ces modèles. Ainsi ce dispositif permettrait, en théorie, à plusieurs chercheurs de travailler sur un même modèle et optimiser un travail de groupe en facilitant les échanges d’informations.

Samsung, The Electric Sheep Company, Digital Space et NGI group sont déjà en partenariat avec Intel pour le développement des mondes virtuels et la promotion de ses possibilités.

Une solution infaisable à court et moyen terme

Certes l’intérêt de Intel pour OpenSim précède un fort engouement des utilisateurs et des entreprises pour la plateforme. Mais derrière ces déclarations un peu hâtives et enjolivées, nous sommes en droit de nous poser quelques questions quant à la réelle pertinence du projet, et plus encore, à sa faisabilité.

Le détail de ScienceSim démontre une forte ambition de la part de l’entreprise qui souhaite utiliser ce logiciel opensource comme une formidable opportunité de développement. Une « nouvelle façon de travailler » qui renchérit un peu plus la définition de ce que nous supposons être le « Web 3.0″. Mais concrètement ça donne quoi ? OpenSimulator est actuellement à un stade de développement très peu avancé et qui suppose une forte instabilité technique. Il est donc peu probable qu’une société comme Intel puisse utiliser un un plan de travail aussi fragile. Nous ne parlons même pas de la protection des données, inexistante pour ainsi dire, que même des mondes virtuels « protégés » comme Second Life n’arrivent pas à garantir totalement.

Nous pouvons donc saluer l’implication de Intel dans les mondes virtuels, ce qui va aider à redéfinir une image galvaudée que nous avons coutume de lire et entendre dans les médias. Mais nous nous inquiétons aussi de sa surprenante naïveté vis à vis de ses risques. D’après Justin Rattner, le projet ScienceSim est paré à un lancement assez proche. Espérons que ce programme ne soit lancé qu’à titre expérimental et que cette expérience puisse réellement profiter au déploiement et la maturité technique de OpenSim, encore en version alpha à l’heure où j’écris ces lignes.

* Justin Rattner : Directeur du groupe Intel Corporate Technology

Merci à Gally Young et Ice pour avoir partager cette information

LeoMaxx Sautereau

L’interopérabilité entre les OpenSims entre elles et avec Second Life poursuit son avancée. Le projet HyperGrid accélère le mouvement. En plus de permettre l’interconnexion à partir d’une seule session, il travaille à la mutualisation des inventaires, grande problématique actuelle.

Le projet OpenSimulator est certainement le chantier le plus prometteur de toute la scène du Web 3D. Les mondes virtuels ont depuis leur création été la chasse gardée d’éditeurs ambitieux ayant accès à des infrastructures onéreuses. Les OpenSims (ou OpenGrids) sont des grilles alternatives et libres qui permettent à n’importe quel possesseur de serveur(s) domestique(s) de réaliser son propre monde virtuel en se basant sur la racine software de Second Life, pionnier et leader du genre. Un succès par ailleurs incontestable, à tel point que Linden Lab envisage une éventuelle collaboration en vue d’ouvrir (contrôler ?) ses portes aux 33 grids principales recensées actuellement.

Le gros handicap de ces OpenSims est l’absence d’interopérabilité entre elles et avec Second Life. Il est en effet impossible de déplacer son avatar et son inventaire d’une grille à une autre car les informations sont situées sur des serveurs indépendants propres à chacun de ces mondes virtuels. L’accès à ces bases de données est techniquement laborieux et soumis à de dangereuses instabilités (exemple :  vol de données, piratage, vérole…). Sans parler des contraintes juridiques imposées par les grilles qui ont un statut lucratif ou associatif.

La connexion d’une OpenGrid à une autre, voir d’une OpenGrid à Second Life est techniquement possible mais elle sanctionne l’utilisateur d’une perte totale de ses objets et « habillement » de son avatar. Seuls les identifiants sont conservés, ce qui ne sert pas à grand chose.

En parallèle au développement du software, des ingénieurs œuvrent actuellement sur une passerelle logicielle qui permettrait à l’utilisateur de voyager d’une grille à une autre en s’affranchissant des obstacles techniques. C’est notamment le travail de Cristina Videira Lopes de l’Université de Californie à Irvine, qui planche sur un projet intitulé HyperGrid.

Hypergrid ou l’introduction du peer-to-peer dans OpenSimulator

HyperGrid n’est pas une grid mais un programme tiers qui fonctionnerait en parallèle de votre monde virtuel, via la « map« * que possède chaque grille. Sans rentrer dans les détails, il se chargerait de récupérer les données relatives aux caractéristiques de votre avatar afin que votre inventaire soit intact quelque soit la grid sur laquelle vous êtes. Par exemple, si vous avez l’habitude d’arpenter Second Life et que vous décidez tout à coup d’aller visiter une sim d’OpenLife Grid, rien ne devrait changer dans votre apparence et dans vos objets.

Le principe d’HyperGrid fonctionnerait de manière assez simple puisque comme un site web. Cela reviendrait à cliquer sur le lien d’un site internet. Les données sont situées sur un autre serveur, utilisant une autre base de données et pourtant vos informations de connexion ne change pas. Pour réaliser ce que nous pourrions appeler les prémices d’une interopérabilité complète inter-grids, Cristina Lopes emploie une technologie peer-to-peer (c’est à dire d’ordinateur à ordinateur), autrement entièrement indépendante, gratuite à fort potentiel de déploiement.

Toutefois, pas de quoi se secouer la grappe, HyperGrid est aujourd’hui à un stade expérimental et donc loin d’être diffusé en masse. De plus, il ne tient pas compte de la deuxième partie du problème d’une supposée interopérabilité entre les OpenSims et Second Life : les autorisations. En effet, Linden Lab détient en théorie les données des avatars de Second Life et veille aux respects de leurs droits de propriété. S’il est déjà possible de transférer des objets « full perm » de SL sur une OpenGrid via Second Inventory, on se demande comment seront gérés les autres objets, a priori concerné par les résidents de Second Life et seulement Second Life.

Après SLOP, Second Inventory, les différents tests d’IBM et maintenant HyperGrid, nous savons que l’interconnexion entre OpenSims et Second Life est possible et proche d’être déployé. Cela dit, la technique n’est qu’une marche dans l’escalade de l’interopérabilité. Si Linden Lab accordait un réel soutien au projet OpenSimulator, il est certain que les voyages intergrid seraient déjà possibles. Interopérabilité, rêve ou espoir ?

En savoir plus…

* Map (ou carte) : Second Life et les OpenSims disposent tous d’une cartographie localisant les différentes sims via des coordonnées (x,y).

LeoMaxx Sautereau

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LeoMaxx Sautereau
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Le 10 octobre 2008 à 13 h 01 min   

Vendredi 10 Octobre 2008 à 22h, l’Opensim New World Grid inaugure le réaménagement de son espace d’accueil « Welcome« . Cet évènement est aussi l’occasion pour faire découvrir à tous cette grille libre basée sur l’échange culturel et la création libre. A l’issue de cette soirée, un tirage au sort désignera le gagnant d’une région complète et gratuite pendant 1 mois (avec 45 000 primitives).

Au programme ce soir:

  • Inauguration de la nouvelle sim Welcome
  • Découverte des possibilités et services offerts par New World Grid
  • Découverte des régions de la grille, des options de location/achat et des emplacement actuellement disponibles
  • Diffusion de musiques libres sur le canal sonore via des albums issus de Jamendo
  • Découverte des créations (libres)
  • Tirage au sort du concours

Une vidéo live à lire sur http://www.ustream.tv/channel/nwg-tv sera diffusée pendant la soirée afin de vous démontrer les possibilités offertes par cette OpenSim.

Pour vous inscrire gratuitement, il vous faudra vous rendre à la page suivante : http://account.newworldgrid.com/index.php?page=home&btn=1 puis sur l’onglet Create Account.

Il ne restera plus qu’à télécharger OpenSim Launcher. New World Grid est également compatible avec le client officiel de Second Life et RealXtend.

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LeoMaxx Sautereau
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Le 8 août 2008 à 18 h 13 min   

L’interopérabilité entre les OpenSims et Second Life fait parti des problématiques majeures auxquelles le programme SLOP tente de répondre. Ce logiciel développé par Mathew Cazalet vous permet de transférer des constructions conçues sur Second Life sur votre propre grille.

Les OpenGrids s’appuient sur un support logiciel quasi-identique à Second Life. Pourtant les principaux outils de créations intra-world des OpenSims sont pour l’instant incompatibles avec ceux du célèbre métavers. Il est donc impossible d’y transférer directement un bâtiment, un objet ou encore une shape (silhouette) à partir de SL. La raison est simple : le contenu appartient à la grille dans laquelle il a été conçu ou importé. Une barrière logicielle empêche cette interaction, à moins que… des fins concepteurs informatiques ne travaillent à corriger ce problème, le programme SLOP en fait parti.

Mathew Cazalet, un ex-SLien convertit à la cause OpenGrid

Mathew Cazalet n’est pas connu du grand public, mais s’est pourtant imposé comme l’un des architectes majeurs du monde de Second Life. L’homme est notamment un professeur de la « prestigieuse » Ecole SL de Nyctalopian Kawaguichi, qui propose à tous les résidents de SL une pédagogie plutôt intéressante sur l’usage des scripts et du langage LSL (Linden Script Language, les lignes de codes qui vous permettent de faire la toupie ou de conduire votre Audi RC8 achetée 2000 L$).

Buildeur, scripteur mais surtout concepteur de talent, Mathew prend son pied à développer de nouveaux projets à l’ambition presque insolente. Toujours à l’affut de nouveaux sommets à gravir, il s’est laissé séduire par le projet OpenSim que lui a présenté son amie Rafale Kamachi, grande défenseuse des grilles libres. De leur collaboration va naître un certain nombre d’outils qui permettent un usage plus facile des opportunités proposées par OpenSimulator, le logiciel à l’origine des OpenGrids. SLOP pour (Second Life / OPenSim) est le plus grand d’entre eux car il matérialise le vide quantique entre SL et son rejeton adopté par OpenSimulator.

SLOP, un programme audacieux de transferts intergrids

Nous ne rentrerons pas dans les détails pour expliquer le fonctionnement de SLOP. Toutefois, sachez que ce programme se partage en deux outils : un logiciel et un script. Le logiciel s’installe sous Windows et s’exécute comme un software conventionnel. Il fonctionne de la manière suivante : de primabord, il vous faudra pour connecter sur SL et insérer le script dans chacune des primitives de votre build pour pouvoir l’encapsuler sur une primitive unique. Le logiciel lancé, il va se charger de convertir les données de votre construction SL en un fichier XML qui pourra ensuite être traité via OpenSimulator. Pratique, rapide et ça marche! (du moins à priori et selon les bons vouloirs de votre version de Second Life). Attention, SLOP se contente de charger la physionomie des prims mais pas leur texture!

Pour plus de détails sur la procédure, je vous invite à regarder ces vidéos proposant un tutoriel très précis de la méthode expliquée ci-dessus :

http://nec.reation.free.fr/index.php?index=2&lng=FR


Un outil qui facilite le développement des OpenSims mais pas seulement…

Officiellement, SLOP a pour vocation d’ouvrir un peu plus les portes des OpenGrids. Mais ce n’est pas le seul atout de ce logiciel. En effet, si le logiciel permet de transférer des constructions de Second Life à OpenSim, il peut également le faire dans l’autre sens. Une OpenSim peut ainsi être employée comme une Sandbox (« Bac à sable », un espace public où vous pouvez builder) libre, vaste et sans restrictions. Le problème des bacs à sable dans Second Life c’est qu’ils sont, d’une part, envahis par la populace et vous donne l’impression de construire une forteresse dans une niche à chien, et de l’autre les règles qui imposent souvent une limite de temps (vos objets disparaissent au bout d’une heure par exemple). Grâce à SLOP et l’OpenSim, ces petites gênes responsables de millions de calvities dans le monde, auront raison de votre toison et de vos vases en porcelaine.

Le principe de gratuité bafoué ?

Mathew Cazalet revendique le principe de gratuité de la plateforme OpenSim. Cependant il existe deux incohérences à ce sujet. La première c’est que les OpenGrids comportent également des frais, du moins pour celles qui envisagent une affluence conséquente et maitrisée. Les frais de serveurs impliquent obligatoirement des retombées sur les résidents, à moins que le responsable ait de l’argent à jeter par les fenêtres.
Deuxièmement, SLOP n’est pas gratuit! Une license vous sera exigée pour son utilisation. Vous serez amenés à la récuperer IG dans Second Life pour la somme plutôt onéreuse de 5000L$ par poste (soit 12 euro environ). Un tarif qui peut laisser pantois…

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LeoMaxx Sautereau
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Le 23 juillet 2008 à 16 h 56 min   

La jeunesse technologique des OpenGrids (ou OpenSims) font que leur lancement n’est pas toujours chose aisée. La plupart de ces grilles utilisent encore le laborieux système de raccourcis qui consiste à placer ces petits fichiers sur votre bureau puis de rechercher la source du client Second Life, si vous désirez vous connecter à L’OpenSim avec ce dernier. Pas évident pour les débutants.

Pour remédier à cela, Olish Yalin, responsable de New World Grid a développé une petite application qui ne paie pas de mine mais qui s’avère particulièrement utile et bien pensée. OpenSim Launcher est ce qu’on appelle dans le jargon informatique, une GUI (Graphic User Interface). Il s’agit d’un programme qui simplifie l’utilisation d’un logiciel qui emploie à la base des lignes de commandes complexes.

Avec OpenSim Launcher, pas besoin de l’installation d’improbables raccourcis ou diverses bidouilles techniques comme c’est encore trop courant. L’interface très claire, mais en anglais, vous permet de choisir votre OpenSim (New World Grid, FrancoGrid, OpenLife…) et de vous y connecter directement sans avoir à effectuer aucune configuration.

1 / Vous choisissez votre OpenSim dans le menu déroulant

2 / Vous rentrez votre login et votre mot de passe

3/ Vous sélectionnez votre viewer (client), autrement dit Second Life ou RealXtend.

Un programme discret mais ô combien fonctionnel qui devrait faire le bonheur du grand public et qui souhaite s’initier aux OpenSims sans prise de tête.

Plus d’infos sur OpenSim Launcher

Télécharger OpenSim Launcher

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