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LeoMaxx Sautereau
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Le 25 avril 2009 à 13 h 01 min   

C’est avec deux mois de retard que je vous annonce que InVWorlds.fr ferme ses portes définitivement. Ce blog fut une aventure enrichissante et j’espère que beaucoup d’entre vous auront eu plaisir à lire nos papiers.

Une page se tourne mais le livre reste ouvert! Je ressors de cette expérience la tête haute et les jambes bien droites dans mes bottes! La vie continue et elle nous offre tout plein de bonnes choses.

Je vous souhaite à tous une bonne continuation.

LeoMaxx

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LeoMaxx Sautereau
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Le 24 février 2009 à 21 h 37 min   

José Bové et Daniel Cohn-Bendit en direct sur Second Life. Une conférence à ne pas manquer pour tous ceux qui auraient la curiosité de connaître les enjeux de l’écologie aux élections européennes. Une initiative qui serait bonne à reproduire par d’autres courants politiques.

Sur Second Life, on peut s’éclater à faire des sauts en parachutes, à se tourbillonner l’arrière train sur de la house bon marché ou encore à faire des gestures personnalisées de prouts. Pour ceux dont les habitudes de divertissement ne rentreraient pas dans le cadre des exemples précédemment cités, vous pourrez toujours vous rendre dans les quelques conférences organisées sur Second Life. Instructives, ludiques et un lien pertinent avec le réel. De plus, rien ne vous empêche d’harponner la paupiette sur un dancefloor flashoyant juste après!

bovecohnbendit

Et là ça tombe bien, demain soir aura lieu un évènement exceptionnel sur Second Life dans lequel sera retranscript en direct une conférence sur l’importance de l’ »écologie politique » en vue des prochaines élections européennes de 2009. Tenez vous bien à votre porte-jarretelle, en guest-star, la présence de José Bové et Daniel Cohn-Bendit qui interviendront activement.

Pour rappel, José Bové est célèbre pour son combat en faveur de l’agriculture biologique et contre la « mal-bouffe », qui lui a valu moult condamnations. Mais Il est surtout reconnu pour sa connaissance et sa lutte contre les OGM (Organisme génétiquement modifié). En 2007, il lance officiellement une carrière politique dans l’extrême-gauche en se présentant à l’élection présidentielle. Il se pose comme une alternative au parti des Verts.

Daniel Cohn-Bendit est le symbole contestataire de Mai 1968. Il participera activement au soulèvement des étudiants en n’hésitant pas à s’investir idéologiquement et physiquement dans la lutte en faveur de ce mouvement. Aujourd’hui l’homme n’est plus aussi extrême qu’autrefois. Largement modéré aujourd’hui, il se rapproche plus des idées centriste que de l’extrême gauche. Son point commun avec José Bové reste son affection pour l’écologie. Il a d’ailleurs été longtemps un partisan des Verts qu’il a quitté pour divergences sur l’aspect économique (l’homme approuve l’idée d’un certain libéralisme notamment).

Attention! Cette conférence ne reste pas moins qu’un meeting politique. Chaque propos, chaque thèse défendue doit être regarder avec un œil critique.

europe_ecologie

Voici l’intégralité du communiqué fourni par Marc Moana, président de AIRE.

José Bové et Daniel Cohn-Bendit seront en direct le mercredi 25 février à partir de 20 h sur l’espace Europe Ecologie de l’écovillage de AIRE dans Second Life .

A l’occasion de la conférence qu’ils donneront à Montpellier, avec également Catherine Greze et Jean-Louis Roumegas, qui sera retransmise en direct, ils nous diront pourquoi défendre une écologie politique est importante pour les européennes de juin 2009 afin de changer définitivement d’ère.

Faites-vous de beaux avatars, un écran géant rediffusera l’image sur une scène à côté d’eux dans la salle. Vous pourrez aussi leur poser des questions.

Se rendre directement à la conférence en cliquant ici : http://slurl.com/secondlife/Ecologia Island/153/200/29/

Voir le site de l’espace Europe Ecologie: http://aire-ecovillage.org/blog/index.php?static/EUROPE-ECOLOGIE

Contact: Marc Blieux / Marc Moana ou Biosynapse Tae si vous n’arrivez pas à vous connecter ou pour toute autre information.

L’espace EUROPE ECOLOGIE accueillera de nombreuses discussions, débats, événements, le programme est en cours, restez à l’écoute…

Le rassemblement Europe Ecologie rassemble des personnalités comme José Bové, Yves Cochet, Daniel Cohn Bendit, Cécile Duflot, Eva Joly , Jean Paul Besset et beaucoup d’autres…

Site d’Europe Ecologie: http://www.europeecologie.fr/

Extrait du manifeste d’Europe Ecologie : « Rompre avec cette logique autodestructrice. Rompre avec les impostures de l’accompagnement social et écologique d’un système condamné ; rompre avec les illusions qui tentent seulement d’en corriger les débordements et qui s’épuisent à réguler l’irréversible ; rompre avec le fatalisme qui conduit à s’accommoder d’une situation douloureuse pour la majorité des hommes et des femmes de la planète et pour l’avenir de nos enfants.
Nous ne sortirons pas de l’impasse par des faux semblant, en ânonnant des adaptations à la logique dominante ou à coups de timides ajustements sectoriels. Rompre, c’est s’en prendre enfin aux racines, au sein du système économique et social comme au coeur de nos pratiques individuelles ; c’est modifier l’architecture de la mondialisation aussi bien que transformer l’imaginaire de chacun. Agir sur les structures de nos sociétés et travailler en même temps à une insurrection des consciences, voilà les deux défis à relever pour éviter une désagrégation tout azimut et, au final, la défaite de l’homme..

L’urgence commande donc de réunir les conditions collectives pour que la trajectoire humaine s’engage sur une autre voie. Autre projet de société, autre modèle de civilisation… le chemin passe par la refondation progressive et pacifique de nos manières d’être et de vivre, ensemble et individuellement.  »

Retrouvez les 20 propositions sur le site :
http://www.europeecologie.fr/debats/introduction

  • Une conversion écologique et solidaire de l’économie
  • Une Europe qui lutte contre la crise écologique
  • Vers une alimentation saine pour tous
  • Une Europe ouverte qui défend les droits de tous
  • Une Europe de la culture et de la connaissance

Une Europe plus transparente et démocratique

LeoMaxx Sautereau

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Le 23 février 2009 à 20 h 48 min   

Après des mois et des mois de retard, la borne InVWorlds.fr est enfin prête à être distribué. Ce dispositif a été mis en place afin d’accroître la popularité du webzine au sein de Second Life. Je l’ai conçu afin qu’elle soit assez discrète et déposable partout sans jurer sur le reste.

borne-invworldsfr

En cliquant dessus, vous aurez accès à deux options :

  • La première vous donne directement au site web par l’intermédiaire du navigateur intégré à Second Life. Toutefois, ce dernier n’étant pas tout à fait au point, je vous recommande de cliquer sur la case qui vous permet d’utiliser votre navigateur usuel.
  • La seconde option vous permet d’intégrer le groupe InVWorlds.fr en tant que lecteur.

La borne est gratuite, copiable, non-modifiable et n’utilise que 4 primitives. Attention! Pour des raisons de sécurité, chacune d’entre elle est localisée et référencée directement sur le site. InVWorlds.fr n’a pas à être présent sur des sims dont le contenu est ammoral (pédophilie, nazisme…).

Si vous souhaitez déposer une borne sur votre terrain ou sur votre sim. Vous pouvez acquérir l’objet gratuitement sur XStreet SL à cette adresse.

Mise à jour : J’ai honteusement oublié de remercier Ice pour m’avoir aidé à mettre en place la géolocalisation des bornes.

LeoMaxx Sautereau

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Le 21 février 2009 à 19 h 17 min   

En avril 2008, Philip Rosedale, celui qui a fait de Second Life une plateforme de communication novatrice et performante, celui que j’appelle le « surfeur d’argent » à cause de son bronzage australien et de sa « business attitude », décide de céder sa planche de surf de CEO* à un Monsieur bien moins rigolo, Mark Kingdon, qui aime que l’on l’appelle « Monsieur M » (et oui ça pète sec!). Une révolution silencieuse a eu lieu! Vive le Roi!

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Mark Kingdon : une main de fer dans un gant de velour

Contrairement à son prédécesseur, Mark Kingdon n’aime pas trop les photos et les apparitions publiques. Il faut dire qu’il ne peut pas se vanter d’avoir le même capital sympathie que « Sonic Slater ». Le cul tellement serré sur les clichés qu’il pourrait casser des cacahuètes avec, le regard d’un poulpe… c’est visiblement un homme qui n’aime pas perdre son temps à la déconne (et paf Philip!). Nous sommes là plus proche du look « Prof de maths » que du midinet accroc aux vagues. Après dix mois d’exercice illusoirement discret, l’homme mène sa barque comme un brise-glace dans l’Océan Arctique. Fini aussi la grande philosophie pseudo-anarchiste-foutaisiste de la génération Bill Gates, il faut se rendre à l’évidence que l’informatique est un monde impitoyable où le divertissement n’a sa place que dans les foyers.

Milieu 2008, Second Life est devenu une marque qui a la prétention d’exiger du public d’apposer un ® à chaque expression du « produit ». Philip Rosedale, co-fondateur de Linden Lab en 1999, et créateur du projet Second Life a déjà fait son bonhomme de chemin depuis plus de six ans après le lancement du développement du projet. Si l’homme fut génial lors de la construction du logiciel, il fut vite dépassé quand il s’agissait de diriger une entreprise galopante comme Linden Lab. « Driver » une usine à gaz, ce n’est pas vraiment son cœur de métier, et décide donc de céder sa place à quelqu’un qui sera plus expérimenté à cet exercice.

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L’élu est Mark Kingdon. « Monsieur M » est tout nouveau tout beau, mais n’est pas complètement étranger à Second Life. En effet, son CV montre qu’il utilise déjà la plateforme depuis Janvier 2007 sous le pseudonyme Marcus Voom. Curieusement, d’après l’Agence Reuters, Mark Kingdon se définit lui-même comme un « joueur occasionnel » de SL. Autrement dit, ses seules occupations consistaient à draguer les noobettes sur les Community Gateways. Drôle de choix que quelqu’un qui n’a qu’une connaissance superficielle de la plateforme qu’il va diriger. Heureusement le CV de « M » ne s’arrête pas à ses compétences de dragueur virtuel du dimanche. L’homme a en effet été CEO pendant plusieurs années de l’agence Organic, une société spécialisée dans les mondes numériques. Il est notamment reconnu pour sa rigueur et ses compétences de gestionnaire, deux qualités qui manquaient précisément à Philip Rosedale.

En choisissant Kingdon à sa tête, Linden Lab a fait le choix d’une nouvelle politique. Les méthodes de travail du nouveau CEO sont plus pragmatiques, plus réalistes et donc peut-être moins enjouées que celles de son prédécesseur. La face de Second Life est en train de changer… dans le bon sens ?

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Le risque de remettre en cause l’essence même du monde virtuel pour le rendre plus rentable et contrôlable

Quand Philip Rosedale et son équipe ont buildé les fondations de leur monde virtuel, leur priorité aura été de donner à leur produit une signature qui lui permette de se distinguer le mieux possible des traditionnels MMO qui font déjà fureur à l’époque (Everquest, La 4ème prophétie…). Pour cela, Linden Lab veut faire de Second Life un véritable outil de communication, plus seulement dédié au divertissement, mais qui s’ouvrirait au monde dans le but de communiquer, partager et surtout commercer. L’éditeur s’occupe donc du développement logiciel et de la gestion administrative. En revanche 95 % du contenu serait développé par les résidents eux-mêmes.  « Your world, your imagination ». Ambitieux!

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Cinq ans après, les douze travaux d’Hercules sont accomplis avec un certain succès. Malgré les nombreux cafouillages techniques et erreurs de gestion, Linden Lab a fait de SL un monde virtuel très riche et peuplé, même si le nombre d’utilisateurs actifs tend à se stabiliser ces derniers mois.

Seulement voilà, depuis un an environ, Second Life est arrivé à un stade d’une certaine maturité. Le contenu est exhaustif, original et chacun y met du sien pour y apporter son produit fait maison. La concurrence est telle aujourd’hui qu’il est impossible de tenter une percée dans un marché totalement saturé, où les prix sont totalement invraisemblables, dans un sens comme dans l’autre. Second Life est devenu une usine à gaz avec l’impression qu’aucun directeur ne soit là pour gouverner son entreprise.

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Depuis un an, le bilan est préoccupant. Second Life stagne car nous atteignons les limites d’un système anarcho-capitaliste sans aucun dispositif de régulation du contenu. C’est là que Mark Kingdon, entre en fonction…  Fin gestionnaire, et vision du monde réaliste, l’homme va prendre conscience que le phénomène libertaire d’antan n’a plus vraiment d’avenir et que SL se doit d’être en quelque sorte « clôturé » pour empêcher les brebis de venir pâturer sur d’autres versants.

Les actions coup de poing de Mark Kingdon

Second Life c’est un shoot vertigineux mais dont la descente est casse-gueule voir mortelle. La politique de « M » est simple : cadrer au mieux le contenu de la plateforme afin de l’optimiser au mieux pour un public qui alimentera réellement les caisses de Linden Lab : les entreprises. Ce sont elles qui participent au buzz, et à la pertinence du monde virtuel. Plus d’entreprises, plus de partenaires, plus de profit… Pas étonnant que le monsieur s’est déplacé partout dans le monde pour rencontrer certains LandBarrons qui accueillent des entreprises sur leur fief. Fini la récré, il est temps d’amener de l’eau au moulin, pour le grand malheur d’une bonne moitié de résidents.

Le rodage terminé et une période d’essai sulfureuse (le dossier « OpenSpace » à gérer…), Kingdon s’est amené à prendre les premières mesures de sa politique. La première c’est de revoir son équipe dont le cœur venait encore de la génération Rosedale. Nous avons donc pu constater les départs de Sidewinder Linden ou encore Robin Linden. A quand le prochain ? M semble vouloir s’entourer de sa propre équipe, sans doute en vue d’un nouveau virage dans lequel tous les passagers de la voiture seront d’accord sur la direction à prendre.

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Cette direction c’est la réduction lente mais effective de la liberté de contenu des résidents. Aux yeux du public, Second Life prend des airs de souk virtuel dans lequel le « trop de produit » tue le « produit ». La récente acquisition des deux sociétés de e-commerce XStreet SL et OnRez sont la preuve que Mark Kingdon souhaite centraliser la production de ses résidents, soit pour mieux la faire circuler, soit pour mieux la contrôler. Cette opération aura déjà pour effet de réduire quantitativement l’océan de « shops poubelles » implantés partout, et de réduire l’essor des freebies, véritable épine dans le pied de la plate forme. Linden Lab proposera-t-il du contenu ? Assurément non. Ces pratiques déjà proposées par Lively ou Home n’ont guère eu de succès. La création de contenu par les résidents sera perpétuée pendant beaucoup d’années encore, mais la marge de manœuvre sera quelque peu étroite.

Reste la question du titre de la propriété des créations, qui n’est toujours complètement résolu. Une problématique auquelle la nouvelle équipe exécutive de Linden Lab s’attèlera bientôt. Voilà qui promet! En effet, l’intégration progressive des mondes virtuels comme plateforme et non plus comme divertissement, pose un sérieux problème législatif concernant la propriété légale. Vos objets vous appartiennent par principe, mais vu que ceux-ci sont hébergés sur des serveurs relevant de l’autorité de Linden Lab, nous pouvons nous attendre à un vrai bras de fer entre les résidents et l’éditeur. Pour comparaison, c’est exactement la même chose qui s’est passé (et qui se passe encore) pour YouTube et consorts où chaque parti s’est renvoyé la balle concernant la responsabilité pénal du contenu (souvent piratage d’œuvres protégés ou contrefaçons).

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Autre mesure lourde de conséquence, le retour du Mainland! Par cette appellation, nous désignons l’ensemble des sims dont Linden Lab est propriétaire. Autrefois, beaucoup de locataires de terrains sur ces régions se sont plaints d’une gestion calamiteuse. Le contact avec les responsables était en effet particulièrement périlleux. Ces problèmes d’organisation ont fait que le Mainland a progressivement été boudé par les résidents au profit de sims « privés » (les gestionnaires sont les résidents eux-mêmes). Plus de proximité et des problèmes réglés plus vite. Depuis plusieurs mois, Mark Kingdon a souhaité revaloriser le Mainland par deux mesures phares :

  • Extension massive du domaine avec l’introduction des sims « Nautilus », graphiquement plus attractives.
  • Hausse significative du prix d’achat/frais mensuels des sims privées Openspaces (devenues « Homesteads« )
  • Interdiction des « ad-farms », terrains constitués essentiellement de panneaux publicitaires (merci Koxinell cf.commentaires)
  • Interdiction des terrains de petite taille (512 m²), trop peu rentables car souvent invendables ((merci Koxinell cf.commentaires)

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Pour le moment impossible de savoir si le Mainland a de nouveau récupéré des locataires, Linden Lab ayant soigneusement supprimé ses statistiques sur les terrains de manière à ce que la baisse très probable de lands (non compensés par le développement du Mainland) ne soit pas mathématiquement démontré.

Le règne de Philip Rosedale est terminé. Même si en tant que membre du conseil d’administration ce dernier garde un certain pouvoir sur Linden Lab, il n’est plus maître des décisions prises pour le développement de Second Life. Une progressive mutation est actuellement en train de s’opérer. La volonté de proposer aux résidents le contrôle de leur contenu s’efface au profit d’un renforcement de la gouvernance de l’éditeur. L’équipe « M » souhaite reprendre les rennes de son produit et en finir avec le joyeux bordel orchestré par l’équipe précédente sans que celle-ci n’ait complètement foiré. Second Life en est là où il est : le plus convaincant des mondes virtuels actuel. Reste à prouver que la méthode Kingdon sera meilleure que la précédente.

LeoMaxx Sautereau

* CEO : Chief Officer Executor -expression reprise de Rambo 3 parait-il-

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LeoMaxx Sautereau
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Le 18 février 2009 à 13 h 52 min   

Bonjour à tous. Je publie une note exceptionnelle à propos du webzine InVWorlds.fr. Il y a peu, le site a changé son apparence et cette modification a entraîné une série de problèmes d’affichages auxquels je pensais avoir trouvé une solution. Malheureusement, je me suis rendu compte que de nombreuses erreurs de pages intervenaient sous Internet Explorer (versions récentes comprises). Je suis actuellement en train d’étudier le problème en espérant que les utilisateurs de ce navigateur ne se sentiront pas frustrés par rapport aux autres.

Je les invite par ailleurs à me communiquer dans les commentaires l’ensemble des problèmes qui pourraient apparaître afin que je puisse proposer à tous une version propre et sans bavure de votre journal. Merci de votre compréhension. Bonne journée à vous.

LeoMaxx Sautereau

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LeoMaxx Sautereau
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Le 16 février 2009 à 18 h 56 min   

Voilà déjà un an que New World Grid existe. Durant cet intervalle de temps, ce monde virtuel est passé deuxième OpenSim en termes de fréquentation. Un développement encourageant et actif qui dissimule toutefois quelques ombres.

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A mesure que le temps s’écoule, le projet OpenSim s’extrait peu à peu de l’amalgame fait avec Second Life. Certes il est difficile pour le nouveau venu de faire une différence : les graphismes sont identiques car il utilise le même moteur physique et graphique que le produit de Linden Lab. Les clients employés sont également les mêmes. Mais le rapprochement s’arrête là. En effet, le paquet déballé, les mondes virtuels basés sur OpenSimulator sont totalement indépendants.

Le combat des OpenSims aujourd’hui est de se distinguer du mastodonte qui lui a donné naissance. Mais la tâche est laborieuse. Effectivement, une très grosse majorité des résidents des mondes virtuels « libres » proviennent de Second Life et leur vocabulaire est par ailleurs emprunté au jargon de ce dernier (ex : freebie, sim, « mainland »…). Un gros travail d’identité est donc à prévoir, sans quoi les OpenSims n’arriveront jamais à s’émanciper et donc à réellement se développer. Les progrès sont là mais le sommet est encore loin…

Un an d’existence et une croissance franche pour une OpenSim dynamique

Hier soir, New World Grid fêtait sa première année d’existence dans la joie et (presque) la bonne humeur par un évènement ouvert au grand public, même si ce dernier s’est montré quelque peu timide à passer l’entrée.

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365 jours d’évolution généralement positive dans laquelle le projet a su se remettre en question quand c’était nécessaire. C’est probablement son point le plus positif de ce bilan. L’équipe a pris en compte certains défauts majeurs que lui ont fait remarquer certains médias comme InVWorlds en juin dernier. Premier constat : la communication qui faisait défaut au projet s’est améliorée ces derniers mois. Plus de vivacité, plus de buzz, plus d’informations au grand public… The New World Grid se fait progressivement un nom et se fait citer dans plusieurs articles internationaux (ici et ).

L’autre constat majeur à souligner est l’organisation interne, nettement améliorée depuis six mois. Les « Newman » (équivalent des « Linden » dans Second Life ») ont mis en place un dispositif d’organisation des membres actifs qui comprend trois collèges :

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  • Les « Grids Admins » comprennent les membres fondateurs de New World Grid, ils disposent des droits d’autorité sur le contenu et sur les comptes.
  • Les « Grids Ops » bénéficient de pouvoirs liés à la maintenance et à l’administration de la grid
  • Les « Volunteers » sont issus d’un dispositif nommé « le programme des volontaires ». Il s’agit de membres actifs de la grille bénéficiant de privilèges comme assister aux réunions et, pour certains, de mener une région communautaire.

Ces trois collèges se réunissent tous les jeudis soirs et un dimanche après-midi une semaine sur deux. Ces « Office Hours » sont l’occasion de présenter les projets à venir/en cours et débattre des problématiques qui concernent le développement du monde virtuels. Une véritable dynamique interne a donc été mise en place.

En termes de fréquentation, The New World Grid a vu son nombre d’inscription considérablement augmenté ces derniers mois. Aujourd’hui nous recensons 1940 inscrits contre environ 850 inscrits au 31 Octobre 2008. Une croissance relative en moyenne deux fois plus élevée que ses concurrents. Cette valeur indique un réel degré de curiosité. En terme d’affluence qualitative, il y a actuellement 405 utilisateurs actifs (connexion une fois par mois et d’au moins une heure) pour une moyenne de 20 à 30 utilisateurs connectés simultanés. Ces résultats amuseront certains partisans de Second Life. Pourtant à titre de comparaison, SL enregistrait seulement 167 résidents actifs au bout d’un an d’existence. Évidement les circonstances ne sont pas tout à fait les mêmes, mais c’est bien pour montrer que les OpenSims sont encore à un stade de construction. Elles ne sont donc pas encore prêtes à ouvert leur porte au grand public.

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Et des mais…

Malheureusement tout n’est pas si rose sur New World Grid loin s’en faut. Le projet est notamment victime de certaines ambitions un peu obèses. Dernier exemple : la soirée anniversaire qui s’est tenue hier soir. L’équipe espérait la quinzaine de personnes de la dernière soirée qui mettait à l’honneur l’anniversaire d’OpenSim, il y en a eu en fait 25. Résultat, la sim qui a accueilli l’évènement n’a pas tenu le coup, ne supportant pas la téléportation simultanée d’autant de personnes et il a été impossible de poursuivre la manifestation tant que le nombre de personne n’était pas descendu en dessous de 20. Une démonstration pas très sérieuse, et les langues n’ont pas tardées à se délier. Chose agaçante mais compréhensible. Toutefois, il y a encore six mois, les sims ne supportaient pas plus de cinq avatars, aujourd’hui ce nombre est porté à 20. Le progrès est donc là, mais il est encore à poursuivre.

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New World Grid est également perturbé par certains conflits internes, notamment en ce qui concerne des litiges à propos les règles d’adhésion au programme des volontaires. Il faut savoir que les responsables de projets communautaires bénéficient d’une sim à titre gracieux (dont les frais de location -de 60 à 90 euros par mois- sont à la charge de Olish Newman) mais quelques uns d’entre eux n’ont pas compris que ce « cadeau » demandait des contreparties (cela parait logique…). Carton rouge aux titulaires de ce programme qui n’ont pas respecté leurs engagements. Cependant, il faut reconnaître que l’équipe de New World Grid a aussi sa part de responsabilité. N’ayant pas encore établi un système de contrat officiel qui officialise les conditions de ce programme, aucune obligation ne force les titulaires du projet à respecter les règles du jeu.

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Heureusement ces problèmes juridiques seront bientôt résolus lors de l’officialisation du statut associatif de New World Grid. L’association responsabilisera chaque acteur de la grid, y compris les résidents eux-mêmes.

Concernant le contenu, il est encore modeste. Malheureusement sans celui-ci, difficile d’ouvrir ses portes massivement au public. Voilà pourquoi New World Grid recherche constamment des personnalités dynamiques, créatives avec le sens du travail en équipe. Cette recherche est difficile, peut-être aussi parce qu’OpenSim n’est pas encore finalisé et que son bénéfice médiatique est tout simplement inexistant. Finalement, aux yeux du public, OpenSim n’est qu’un appendice de Second Life. C’est aux acteurs de la plateforme de défendre leur projet en s’unissant, voir en fusionnant. Malheureusement ce travail est rendu difficile par l’hétérogénéité des relations intergrids. L’Hypergrid en sera-t-il le remède ?

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LeoMaxx Sautereau

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Le 14 février 2009 à 15 h 29 min   

Qu’il est opportun et facile de parler d’amour le jour de la Saint-Valentin! Mais qu’est ce que c’est tentant aussi ! Et comme disait Oscar Wilde « Le meilleur moyen de combattre la tentation, c’est d’y céder », je vais donc me laisser à parler de sentiments en ce jour « sacré » pour des millions de cœurs humains.

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Un facteur complexe d’intégration sociale

La quête de l’amour fait partie, pour le commun des mortels, des objectifs les plus essentiels que l’on se donne au cour de sa vie. Trouver l’âme sœur est un passage incontournable pour tous ceux qui n’ont pas fait le choix de porter une soutane. L’affection n’est pas qu’un plaisir ponctuel qui soulage la solitude comme on prendrait un cachet d’aspirine pour soigner un mal de crâne. L’être humain a par nécessité un besoin d’aimer et de se sentir aimer. Cette énergie du cœur est bien sûr souvent associée à des désirs sexuels, bien que les courants libertins persistent à défendre l’idée que le sexe se distingue totalement des sentiments. Une théorie tout à fait plausible mais dont la pratique dépend exclusivement des convictions amoureuses de chacun. Mais bien au delà du besoin sentimental, indispensable à notre bien-être, la recherche de sa « moitié » est souvent motivée par sa dimension sociale. Notre société contemporaine est régi par la loi du bien paraître. De cette façon, le « couple » se dessine comme une marque d’intégration et de reconnaissance sociale. Le célibat est aujourd’hui tellement mal vécu que beaucoup se précipitent vers les mauvaises personnes, paniqués à l’idée de subir la solitude et le jugement d’autrui. « Mieux vaut être seul que mal accompagné » un dicton populaire de moins en moins vrai. De nos jours, être seul est un signe d’échec social, en d’autres termes, vous êtes un « looser« .

Virtuel mais tant que ça, l’univers de Second Life ne pouvait pas passer à côté des relations amoureuses.  Les rapports sentimentaux qu’entretiennent les utilisateurs entre eux sont particulièrement complexes. Rien d’étonnant, nous sommes tous humains sauf pour les 10 % de bots que nous côtoyons de temps à autre. J’éviterais donc de rentrer dans les détails sachant que ce sujet a déjà été mille et une fois traité et que je ne vois pas quoi je pourrais apporter de plus si ce n’est les similitudes d’intégration sociale qu’entretient le metavers avec la réalité. En effet, même si cet aspect est plus mesuré dans SL, l’importance de se mettre en couple est souvent un passage obligé pour tous joueurs assidus.

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Les sincères et les baratineurs…

Nous distinguons deux types de sentiments sur Second Life : le sentiment romantique où les deux partenaires aspirent à un amour sincère et sérieux, puis il y a ceux dont la motivation est de tester leur pouvoir de séduction virtuelle en collectionnant les conquêtes. Comme dans la vraie vie, il y a les salauds/salopes et les victimes… Eh oui tout n’est pas si rose, même au paradis des kiss balls !

Pourquoi le couple a-t-il une telle puissance dans Second Life ? Tout simplement parce que le monde virtuel cherche à imiter la vraie vie et surfe également sur un effet de mode. A un moment donné, nous éprouvons un relatif besoin de nous « caser » pour nous mouler dans des mœurs formatées. Généralement une relation sérieuse mènera au mariage, un évènement totalement officieux dans notre monde virtuel mais qui semble avoir énormément d’importance pour beaucoup de joueurs (les filles mais aussi beaucoup de mecs !). De vraies cérémonies sont organisées et des joueurs en ont même fait leur activité principale tant le succès est au rendez vous. Il existe même une fonction de « partnership » qui permet pour la modeste somme de 10 L$ de voir apparaitre le nom de votre partenaire dans votre profil.

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Les relations réelles sont compliquées, les relations virtuelles le sont encore plus

Nous naissons noobs, nous cherchons des amis, un peu d’argent, un boulot puis nous remarquons que des couples « virtuels » existent. « Un couple virtuel, c’est stupide!« … et pourquoi pas ? Vivre l’aventure à deux sur Second Life a quelqu’un d’exaltant et d’amusant. Malheureusement, cette aventure en duo a aussi des effets pervers, notamment après l’usage de mots doux tels que « chéri(e) » ou « je t’aime » dont l’impact affectif appartient au sacré et le réduire à des expressions fictives a quelque chose de blasphématoire. C’est de là d’où vient toute la complexité des liens amoureux dans Second Life. En effet au delà de l’avatar, il y a l’individu et son cœur, installé dans une pièce, quelque fois désespérément seul. L’amour « virtuel » est d’une manière générale tout à fait éphémère car il n’existe tout simplement pas d’amour virtuel. L’amour reste l’amour, qu’il soit lié par la chaleur humaine ou un fil en cuivre.

Faire semblant d’aimer est une défaillance de l’esprit humain, ça lui est impossible autrement qu’à court terme (au cinéma par exemple… et encore ! Regardez combien de couples se sont formés dans ce milieu). La réalité du cœur rejoint souvent très vite la raison. En effet, nous avons tous tendance à nous dissimuler derrière nos avatars et nous déresponsabiliser d’un sentiment naissant. Pourtant les faits sont là : beaucoup de gens éprouvent des sentiments sur Second Life. A force de jouer les amoureux, nous finissons par le devenir vraiment. Je dirais même que souvent, c’est parce que nous éprouvons un sentiment amoureux que nous jouons les amoureux. L’amour n’est pas un crime, même s’il se fait par internet, surtout s’il se base sur la personnalité de l’individu (sur Second Life, nous n’avons que notre « beauté intérieure » pour séduire). L’issue de ces relations est malheureusement souvent triste. Comme le dit si bien Catherine Ringer « les histoires d’amours finissent mal en général » et c’est encore plus vrai dans notre monde virtuel. L’usage pervers du clavier n’arrange absolument rien aux règlements des conflits du couple. Beaucoup de joueurs préfèrent renoncer aux relations virtuelles car elles bouleversent l’équilibre de leur vraie vie, disons le clairement. Des vrais couples se sont séparés parce que l’un des conjoints s’est un peu trop attaché à son partenaire virtuel. Les faits sont là. Mais le célibat sur SL est tout aussi temporaire que la durée de vie des couples. Même le plus borné et le plus convaincu des utilisateurs ressentira le besoin, un jour, de se remettre en couple (quitte à faire la même erreur qu’auparavant).

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De belles histoires aussi…

Je reconnais que l’article aborde la relation « virtuelle » sur un ton assez pessimiste. Des cœurs brisés, on en retrouve en pagaille sur Second Life. Mais tout n’est pas si noir et encore moins fataliste. De vrais couples se sont formés dans la vraie vie, certains se sont même mariés.

Snoop Shan et Val Pascale se sont rencontrés sur Second Life. Comme beaucoup de couples virtuels, ils commencent par partager  un peu de leur vie réelle, puis un peu plus et se trouvent des points communs, des atomes crochus. Autant d’éléments qui nourrissent une véritable attirance qui sera progressivement exprimée l’un à l’autre. L’échange de photographies, des mots doux qui n’ont rien de ceux d’un scénario de film et un désir grandissant qui les conduira bientôt à une rencontre dans la réalité. Et là c’est le véritable coup de foudre. Aujourd’hui Snoop et Val vivent ensemble… Oui rien n’est impossible sur Second Life. Il n’y a pas de règles établies, juste des circonstances qui feront que vous pouvez y trouver le vrai amour. C’est juste une question de foi et de patience qui n’a rien à voir avec la chance.

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Yonathan Slade et Lenor Wylie habitent à plus de 10 000 km de distance. Lui est français, elle est américaine. Ils sont chacun mariés de leur côté. Tous les obstacles se dressent alors devant eux. Mais obstacle ne rime pas avec impasse. Aussi, quand ils se rendent compte que leur amour leur donnera suffisamment d’ailes pour surmonter cette barrière, ils décident de faire le pari fou de se retrouver et de vivre ensemble ! Aujourd’hui Yonathan et Lenor vivent ensemble en France. Et même si leur rencontre n’a pas été exactement comme ils le prévoyaient, c’est bien la preuve que rien n’est impossible dans ce monde tant que nous trouvons la force de se convaincre qu’on peut arriver à tout.

LeoMaxx Sautereau

Au programme du jour, la présentation d’un logiciel qui ravira les créateurs usant de textures à foison. Texture Studio – Seamless Texture Generator vous permet de transformer facilement une texture « non bouclée » pour que ses bords puissent concorder entre eux et atténuer cet affreux effet de mosaïque.

La qualité d’un build passe par sa complexité mais pas seulement. Les spécialistes vous diront toujours que la texture joue pour 70 % de la beauté de la construction. D’autres diront iront même jusqu’à dire que la texture fait tout…

texture-studio2

Sur Second Life ou dans tout autre monde virtuel permettant la création d’objets ou de bâtiments, les architectes virtuels se cassent la caboche non seulement pour répondre au « comment agencer efficacement leurs différents éléments » mais surtout à « comment leur donner une belle finition que l’on appelle la texturisation ».

La « texturisation » pose problème sur les moyennes et grandes surfaces. En effet, les fichiers images sont souvent limités dans leur résolution pour éviter qu’ils soient trop lourds à gérer par le serveur et pour l’utilisateur qui va y avoir accès. Ainsi les différents clients de mondes virtuels, mais également les applications 3D en général se limitent à une résolution maximale de 1024 x 1024 pixels par texture. Pour des raisons techniques, ces fichiers rasters se cantonnent à des ratios « carrés » (1 : 1) ou « rectangulaires » (2 : 1).

Quand l’utilisateur ou le joueur construit son bâtiment, il ne se limite pas seulement à « plaquer » sa texture. Un buildeur consciencieux passera du temps à affiner et optimiser ses images sources qui lui permettront de texturer proprement sa création.

Seulement voilà, sur un mur par exemple, nous sommes systématiquement obligés de « répéter » la texture pour qu’elle ne perde pas en définition à cause des contraintes de résolution. L’ennui c’est qu’une large majorité de textures trouvées sur le web -ou ailleurs- ne sont pas « bouclées ». C’est à dire que les bords de l’image ne concordent pas entre eux. En répétant cette texture sur une surface plane, nous constatons alors un ignoble effet de mosaïque.

texture-exemple_001

Pour éviter ce visuel pas très joli, les buildeurs bricolent leurs textures pour que les bords (gauche et droite par exemple) s’entrelacent et donnent un effet de continuité en répétant la texture. Cette opération est longue et fastidieuse. Elle ne convient pas non plus à toutes les textures (impossible de boucler manuellement et proprement une texture « complexe ») et se réserve aux plus patients d’entre vous.

Pour ceux qui n’auraient pas la patience d’un chien de chasse à l’arrêt, mais désireux de builder dans les règles de l’art, je vous propose aujourd’hui une présentation d’un logiciel opensource, gratuit et simple d’utilisation pour boucler vos textures : « Texture Studio – Seamless Texture Generator« . Il ne s’agit pas d’une extension pour Photoshop, mais bien d’un logiciel à part entière. Malheureusement, il semble se réserver aux utilisateurs de Windows.

Pour télécharger Texture Studio, je vous invite à vous rendre sur cette page : http://www.blitzbasic.com/Community/posts.php?topic=46368. Aucune installation n’est nécessaire, dézipper le fichier et c’est tout. Pour plus d’ergonomie, je vous conseille d’importer les textures que vous voulez boucler dans le dossier où se situe le logiciel.

Lancer le logiciel. Ne soyez pas trop effrayés par l’austérité de l’interface, elle a au moins le mérite d’être claire, bien qu’exclusivement en anglais. En cliquant sur « Open Image » en bas à droite, vous pourrez directement importer votre image. Le logiciel vous propose un mode « manuel » et « automatique ». Par défaut, vous serez en mode manuel qui passera par un travail de la texture en quatre étapes (que vous pouvez passer en cliquant sur « Next »). Note : Pour zoomer, utiliser le droit de la souris.

  • La correction de la perspective (Perspective correction) vous permet de redresser une image dont la structure serait sous forme de parallélogramme au lieu d’un carré bien droit. Dans le cas d’un carrelage, c’est très pratique, car il est difficile de photographier des carreaux avec un parfait angle droit. Le logiciel vous propose alors de sélectionner quatre points carrés qu’il va ensuite rapprocher de manière à les rendre équidistants (image ci-dessous).
  • Réglages de tons clairs/sombres (Highlight/Shadows) vous offre la possibilité de faire disparaître la présente d’ombres disgracieuses ou d’une luminosité variable sur la texture. En déplaçant les différents curseurs, vous allez faire que la répartition de la lumière sera homogène sur toute l’image, tout en supprimant les ombres parasites qui truqueraient la provenance des rayons lumineux dans l’environnement 3D.
  • Réglages de la netteté et du contraste (Sharpness/Contrast) est indispensable pour compenser la perte de définition causée par la résolution imposée des textures. En boostant la netteté, vous donnerez l’illusion d’une image mieux définie, mais il ne faut pas en abuser sous peine de durcir les traits et de les rendre moches. Le contraste concerne le différentiel entre les couleurs claires et sombres. En appuyant le contraste, cela donne l’effet d’une certaine netteté de l’image mais a aussi la particularité de boucher les ombres ainsi que réchauffer sensiblement les couleurs. Tout est une question de compromis ici.
  • « Bouclage de la texture » (Seamless Tilling) concerne la connexion de la texture à proprement parlé. Il est possible de configurer manuellement ces paramètres mais il est hautement conseillé de laisser le logiciel le faire (c’est d’abord automatique puis il est possible d’affiner ensuite).

Votre texture est bouclée, il ne reste plus qu’à la sauvegarder. Le format imposé est le BMP, ce qui n’est pas le meilleur choix mais il a le mérite de ne pas dégrader l’image avec une compression.

Pour un « tout automatique ». Il vous suffit, une fois votre image ouverte dans le logiciel, de cliquer sur Tools puis d’accéder directement sur Seamless Tilling. Attention! Les réglages proposés sont rarement les plus adéquats (sauf pour le bouclage).

Bon courage!

LeoMaxx Sautereau

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LeoMaxx Sautereau
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Le 3 février 2009 à 20 h 53 min   

Si vous aimez Paris et son patrimoine exceptionnel, mais que vous n’avez pas assez de pesos pour payer votre billet de train/avion, Second Life peut vous aider à rêver un peu et vous faire passer un beau voyage culturel. Outre les immanquables Paris 1900 (devenue Paris InSL) ou le quartier du Marais, nous trouvons aussi les « Champs-Elysées » composées de trois sims que sont Concorde, Georges 5 et Etoile… Élégant et assez bien buildé, ce domaine manque malheureusement d’affluence et de renommée.

georges5

Pour doper un peu le trafic autrement que par le camping et animer ces sims qui n’ont rien à voir avec foisonnement populaire de la plus grande avenue du monde, Nicolas Fouquet landbarron de Fouquet Estates a décidé de commander des évènements fédérateurs. Elemiah Choche, propriétaire du célèbre magasin Elemiah Designs, s’est ainsi proposée d’organiser des concerts/manifestations pour valoriser ces espaces qui mériteraient d’être un peu plus foulés du pied.

Le premier évènement se tiendra le Jeudi 5 Février sur Georges 5 avec à l’honneur le chanteur Pol Arida.

Comme dans la vie réelle, Pol est un peu énigmatique, personne ne sait vraiment qui il est. Son site http://polarida.com ne le dévoile pas beaucoup plus. Il est originaire d’Édimbourg, en Ecosse et il joue ce qu’il appelle les « chansons Acoustiques Radicales », en utilisant sa propre technique de guitare « Hammer ». Le son est une réussite très intéressante car il utilise seulement une guitare semi-acoustique standard avec peu ou pas d’effets. Ses chansons ont beaucoup de succès dans la RL et ont reçu des récompenses et sont acclamées par la critique, sans oublier ses prestations radiophoniques. Son entrée dans SL est un challenge parfait pour lui, avec tant de compositeurs de chansons et de chanteurs solo autour de lui. L’idée de ce moyen où les chansons ‘brutes’ attirent l’attention, va tant à ses ambitions créatrices qu’à son style très individuel. Vous êtes les bienvenus pour écouter ce fabuleux et grand artiste !! à ne pas manquer !!

Elemiah Choche

pol-arida

Pour rejoindre l’évènement, il vous faut cliquer sur ce lien

LeoMaxx Sautereau

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Le 2 février 2009 à 22 h 10 min   

Chose promise, chose due… avec un peu de retard! InVWorlds.fr fait peau neuve et troque un costume un peu amateur pour un rafraichissement bienvenu. Au programme, pas de grands changements en perspective. Dans l’idée, le webzine reste le même avec une structure sous forme de blog. Pendant plusieurs mois, j’ai fait mijoter l’idée d’une organisation plus « journalistique ». WordPress, la plateforme employée proposée par InVWorlds.fr, propose de nombreux templates (modèles) dans ce type mais la maintenance est trop longue et fastidieuse. J’ai pesé le pour et le contre, le contre a fini par l’emporter.

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Du coup, pour éviter de perdre du temps à corriger les décalages d’images et de textes, je me suis résigné à rester sur un modèle standard mais qui a le mérite de conserver une parfaite clarté. Le modèle « blog » s’adapte bien à la fréquence de trois à quatre articles hebdomadaire. J’espère que vous ne serez pas déçu de cette constance. Pour ma part, je privilégie le contenu à la forme sans pour autant la négliger.

Vous remarquerez aussi que le logo a changé. Finie la charte graphique relative au SLAgora. InVWorlds s’émancipe totalement en utilisant ses propres couleurs, même si le bleu domine encore. Le reste du webzine est assez épuré, très clair. Encore une fois, ce choix pourra décevoir certains mais l’excès de couleurs lorgne du côté de l’amateurisme.

La navigation a été quelque peu améliorée. Vous retrouvez les fameux « tags » qui sont utilisés par beaucoup d’utilisateurs. Dans la mesure du possible, j’ai tenté de les regrouper au mieux pour qu’ils fassent figure de vrais mots clés et ainsi comparer les articles traitant des mêmes sujets. Sur les pages des articles entiers, plus besoin de cliquer sur « Précédent » pour revenir sur un papier ou une catégorie, un système d’ »explorateur » est situé en haut de l’article.

Voilà j’espère que cette toute nouvelle version vous plaira :-) . Je vous retrouve très bientôt pour de nouveaux articles.

LeoMaxx Sautereau

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Le 31 janvier 2009 à 19 h 49 min   

Deux ans déjà que OpenSimulator est né. Ce programme basé sur Second Life fait figure d’un rêve libertaire aux yeux des mécontents de la plateforme de Linden Lab. Mais qu’en est-il aujourd’hui ?

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Le marché des mondes virtuels est sans pitié. Second Life y règne comme un lion sur sa savane et jusqu’à maintenant, peu de concurrents ont réussi à lui tenir la dragée haute. Après la désaffection de Google et son monde virtuel Lively, avec la mort préprogrammée de Twinity, nous nous demandons qui osera tenir tête au cador du genre. Si un programme réussit encore à lui chatouiller les arpions, c’est bien le projet OpenSimulator. Qui l’eut crût, il ne s’agit ni plus ni moins de la progéniture issue de l’ouverture des sources du programme SL aux développeurs en Janvier 2007.

A cette époque, Linden Lab poursuit sa campagne de développement et opte pour une méthode curieuse mais de plus en plus employée : celle de faire passer une partie de son programme en « Open-Source ». Par ce biais, les lignes de programmes sont accessibles aux développeurs du monde entier et chacun peut y apporter son bout de génie. Ainsi des viewers (client) alternatifs ont vus le jour comme Kirsten’s Viewer ou encore des « patchs » (modifications) comme celui de Nicholas Beresford qui améliore la stabilité du logiciel. Un certain nombre de compagnies ont déjà usées de l’ »open-source » pour favoriser leur progression, c’est le cas de AMD qui a ouvert au public le code de ses pilotes pour ses cartes graphiques (les drivers « Catalyst » des cartes ATI Radeon). Malheureusement ce procédé a aussi un revers : que les sources soient employées pour créer un nouveau logiciel. C’est ce qui s’est passé pour Second Life qui a fait naître OpenSimulator, un programme étroitement lié dans son utilisation, mais totalement indépendant (ou presque). Mordred triomphera-t-il d’Arthur ?

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OpenSim qu’est ce que c’est concrètement ?

Sous ce nom un peu bizarre se cache en fait un protocole dérivé de celui de Second Life. Il vous permet de créer votre propre monde virtuel sur vos propres serveurs (ou que vous louez). Bien que les graphismes laissent penser qu’il s’agit de Second Life, il ne s’agit pas de Second Life. Vous êtes bien sur un monde virtuel totalement indépendant. Actuellement aucun lien ne les relie si ce n’est une partie des codes de programmation.

L’avantage d’OpenSimulator, c’est que ses développeurs ont la possibilité de choisir des voies différentes que celles empruntées par Linden Lab pour SL. Les programmeurs ont donc tous loisirs d’intégrer de nouvelles fonctionnalités. C’est en quelque sorte un « tuning » de Second Life, le « m’as-tu vu » en moins (la plupart du temps en tout cas). Exemple : la possibilité de dessiner en temps réel sur un prim grâce à la technologie Silverlight de Microsoft.

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Cependant, au jour d’aujourd’hui, OpenSim reste encore très proche de Second Life. En effet, les partisans du projet sont pour certains très attachés à l’idée de se relier au monde virtuel numéro 1 dans le monde. Et pour cela, il lui faut être techniquement semblable.

Deux ans après la première version d’Open Simulator, il existe une trentaine d’OpenSims. Toutes sont des mondes virtuels à part entière même si leur racine logicielle est exactement la même. Cependant toutes ne pourront pas survivre. La concurrence est trop sévère et seules les grids les plus évolutives et les plus dynamiques seront pérennisées. Il faut compter sur quatre ou cinq OpenSims existantes à moyen terme.

Pour l’instant, les seuls avantages de se connecter sur une OpenSim sont surtout d’ordre financier. Il est très bon marché d’acheter sa propre sim. En effet, la plupart des grids pratiquent des tarifs très faibles comparés à ceux de Second Life (les loyers « fees » sont environ 3 à 5 fois moins chères). En contrepartie, vous ne disposez pas toujours de serveurs aussi puissants et les responsables suggèrent aux résidents d’éviter de dépasser les 5 000 – 10 000 prims pour limiter les plantages et le lag.

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Outre l’aspect économique, OpenSim ravira les amoureux du « build ». Aucune limite n’existe sur OpenSim (mise à part une limite théorique de prims citée plus haut). Il est possible de construire en haute altitude et de dépasser la règle des 10 m par prim. Les « huge prims » sont également modifiables, ce qui n’est pas le cas dans Second Life.

Deux ans de progression pour un résultat intéressant mais de tout de même mesuré

Le 29 Janvier dernier, de nombreuses OpenSims comme OSGrid fêtaient les deux ans du programme OpenSimulator. Mais derrière l’enthousiasme et les manifestations en pagaille se cachent quelques nuages.

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Toujours en version « alpha », c’est à dire « très peu avancé » dans le jargon informatique, le programme est encore loin d’être arrivé à maturité même si nous nous surprenons de sa remarquable stabilité. Généralement, à ce stage de développement, les développeurs préfèrent tester leur logiciel en comité restreint mais le faible nombre de bugs constatés dans OpenSimulator a fait que la solution a été rapidement déployée au grand public, il y a un peu plus d’an an. Cela dit, le logiciel n’en reste pas moins encore expérimental pour le moment, et les plantages hasardeux et sévères pèsent lourd dans la pertinence de la plateforme.

Aujourd’hui le constat est autant enthousiasmant qu’inquiétant. La performance technique proposée par OpenSim est proprement grisante pour celui qui s’y intéresse. Les possibilités de création sont réelles et nous retrouvons déjà quelques bijoux créatifs comme la sim Venice Italy sur New World Grid. Mais nous nous inquiétons aussi du fait que les OpenSims intéressent essentiellement les buildeurs et quelques créateurs. Le grand public se fait encore timide, sans doute effrayé par le manque de contenu de ces grilles et surtout par la faible densité de résidents. L’absence de système monétaire digne de ce nom est également très répulsive. L’ »argent » est un moteur souvent indispensable pour s’affranchir dans un marché comme celui des mondes virtuels, à forte consonance capitaliste.

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Du coup, il faudra attendre encore quelques temps avant que les OpenSims deviennent véritablement populaires. Nous sommes actuellement dans une période de construction dont l’issue est encore incertaine, surtout quand nous constatons l’évolution de Second Life (malgré les coups bas de son éditeur) et les tentatives ratées de ses concurrents, qui ne manquaient pourtant pas d’arguments pour séduire.

HyperGrid et l’interconnexion intergrilles

Les relations entre OpenSims sont aujourd’hui assez conflictuelles même si un certain nombre de processus ont été mis en place pour faciliter une certaine cohésion. Outre des « mailings lists » de responsable de grids ou des réunions ponctuelles, une chercheuse met actuellement au point un logiciel appelé « HyperGrid« . Actuellement en expérimentation, il permettra de naviguer entre OpenSims sans changer d’avatars. Pour le moment, les premiers tests ne sont guère concluants même si les techniciens sont optimistes. Cette technologie facilitera l’émancipation des OpenSims en mutualisant leur contenu (véritable talon d’Achille du projet), en admettant que les méandres juridiques tolèrent ces échanges.

opensim03

Beaucoup fantasment d’une interconnexion Second Life – OpenSim. Nous savons aujourd’hui qu’elle est techniquement possible, mais elle pose une série de problèmes d’ordre législatifs et surtout commerciaux. Cette interconnexion n’enchante d’ailleurs pas beaucoup Linden Lab qui, mise à part les propos de Philip Rosedale en avril 2008 à Paris, ne s’est guère exprimer à ce sujet. Soulignons au passage que Linden Lab développe son propre protocole alternatif, il s’appelle OpenGrid. Nous faisons souvent l’erreur de confondre les deux (je suis le premier à le faire) mais ce n’est pas la même chose. OpenGrid se base sur le protocole de Second Life, alors qu’OpenSim est totalement indépendant. Toutefois, il semble que Linden Lab ait souhaité dans un premier temps travailler de manière annexe sur une possible interopérabilité avec OpenSimulator via ce programme. Malheureusement aujourd’hui le développement du projet semble au point mort…

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OpenSim, un projet ambitieux et enthousiasmant. Mais l’énergie de ses acteurs suffira-t-elle a imposé le projet dans un marché en transition auquel Second Life est incontestablement le compétiteur le plus crédible.

LeoMaxx Sautereau

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Le 27 janvier 2009 à 20 h 00 min   

Excellentes initiatives de la part de Gregleens Merlin (Juracom) et Saddam Triskaidekaphobia (Liberta) de proposer au grand public deux outils très pratiques : une toolbar pour votre navigateur réunissant plusieurs services liés à l’utilisation de Second Life. Je me suis permis de tester ces deux barres d’outils et d’en évaluer leur potentiel.

InSL Toolbar

sltoolbar

La barre d’outils de Gregleens Merlin est assez complète, tout en restant discrète visuellement. Compatible Internet Explorer 7 + et Firefox, elle s’installe comme un simple plugin et ne polluera donc pas votre registre. Aucun spyware ni cheval de troie n’ont été détectés.

En plus de proposer un module de recherche incluant les moteurs de Google et de Second Life, elle vous permettra en un clic d’accéder à un convertisseur L$ <> €, de connaître en temps réel l’heure de Second Life, de vous rendre sur XStreet SL ainsi que sur l’ensemble des services proposés par Linden Lab. Pour les amoureux de l’information, plusieurs Flux RSS sont mis à votre disposition et classés par thématiques (Forums, Journaux/Webzines et Blogs). Merci pour la présence de InVWorlds.fr mais qui perd au passage son V… (ça donne envie de faire une vendetta… oui je sais c’est nul). Pour terminer sur les flux, soulignons la présence de la section Second Life de Jeux Online, communauté francophone active et excellente ressource d’informations.

Mais le plus intéressant, c’est surtout la sélection de Slurl. L’idée est malheureusement gâchée car les destinations proposées sont très incomplètes et ne concerne que Second Jura ainsi que ses partenaires/amis. Le plus regrettable est qu’il n’est pas possible d’ajouter ses propres landmarks… Même constat pour le « SL Agenda » qui ne recense que les évènements de France 3D et ceux de la sim de Gregleens Merlin. La barre d’outils propose enfin un lecteur radio où il est cette fois possible d’ajouter ses propres stations.

Les plus : Des outils diversifiés et globalement complets, l’exhaustivité des flux RSS, le mode d’installation, visuellement discrète et bien intégrée au navigateur.

Les moins : La pauvreté de la sélection des landmarks et des évènements, impossible d’ajouter des destinations ou des manifestations à ne pas rater.

Note : 7/10

Télécharger InSL Toolbar : http://www.insl-toolbar.com/telechargement/

Virtuel News Toolbar

sltoolbar2

La barre d’outils de « Liberta » fait pâle figure comparée à celle de Gregleens Merlin. Son installation est beaucoup moins pratique, puisqu’elle s’installe comme un logiciel traditionnel. Heureusement elle propose un onglet direct permettant de la désintaller au cas où vous n’en seriez pas satisfait. Compatible avec Internet Explorer 6 + et Firefox.

Le principal reproche que l’on puisse faire à la barre d’outils de Saddam Triskedekaphobia est le même que l’on pourrait exprimer à propos de son portail d’informations VirtuelNews : de ne mettre en avant que les activités du domaine Liberta proprement dit. Ainsi les Flux RSS ne concernent que les articles du portail et ceux de ses partenaires. Dommage. Même chose pour les « services » qui vous renverront sur une page liés aux activités Liberta. Plus amusant encore, même le moteur de recherche se cantonne aux pages du domaine… Vous l’aurez compris, cette toolbar n’intéressera que les résidents chauvins du fief de Saddam, et encore, seulement les plus casaniers.

Les plus : Assez utile pour l’utilisateur assidu des pages VirtuelNews et Liberta, la radio.

Les moins : Des outils très incomplets, la pauvreté de la revue de flux d’informations, visuel brouillon et manque de clarté des icones.

Note : 3/10

Télécharger Virtuel News Toolbar : http://www.virtuelnews.com/toolbar/

LeoMaxx Sautereau

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LeoMaxx Sautereau
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Le 26 janvier 2009 à 20 h 42 min   

La société américaine Linden Lab, détentrice de Second Life, continue sa campagne de controverse en rachetant deux des plus gros services de e-commerce indépendant : XStreet SL (anciennement appelé SLExchange) et OnRez. Une annonce accueillie tièdement par les résidents mais qui n’aurait pas que des désavantages si on réfléchit à la pertinence d’une centralisation des achats.

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Fin 2004, Second Life n’est pas encore le monde virtuel que l’on connait aujourd’hui et sa popularité est encore à prouver. Pour se démarquer du typique « MMO », plusieurs utilisateurs cherchent à faire de ce métavers non plus un « jeu » mais une véritable plateforme sur laquelle des échanges commerciaux sont possibles (et ainsi attirer les créateurs et certaines entreprises). Jay Geeseman est l’un d’entre eux et décide de fonder le premier service de e-commerce dédié à une application : SLExchange. Ce portail commercial indépendant de Linden Lab offre aux résidents la possibilité de vendre leurs créations sur un site internet et plus seulement In-World, où la lisibilité de l’offre est plus que opaque, surtout à cette époque.

Les achats sont toujours effectués en Linden Dollars (L$). Comme SLExchange n’a aucun accord avec Linden Lab, le client de ce service doit déposer une certaine somme dans les bornes SLX In-World prévues à cet effet. Pour cela, il doit se créer un compte et le lier avec celui utilisé dans Second Life. L’achat d’un fauteuil, d’un vêtement, d’un script devient alors possible directement via son navigateur et l’objet arrive quelques minutes après dans l’inventaire de l’avatar. Pratique, efficace et surtout populaire. SLExchange fait un carton et contribue en grosse part aux échanges commerciaux effectués dans Second Life. En 2008, SLExchange devient XStreet SL suite aux modifications des propriétés légales de la marque Second Life..

Pour compléter l’offre de SLExchange, The Electric Sheep Compagny, une société spécialiste des mondes virtuels à qui l’on doit le monde virtuel Web Flock 3D et sa participation dans des projets télévisuels (notamment l’épisode des Experts : Manhattan consacré à Second Life et diffusé ce mois-ci en France) fonde OnRez Shop en 2007. OnRez se distingue de XStreet SL par une meilleure ergonomie de son site web et un look plus sexy. En contrepartie, l’offre y est moins étoffée même si les améliorations sont constantes.

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Création d’un « Linden Store » unifié et franchisé

Les acquisitions de XStreet SL et OnRez ne se font pas sans mal, puisque Linden Lab a décidé logiquement de fusionner l’offre des deux services au dépend de celui de The Electric Sheep Compagny. Ces rachats par Linden Lab ont été motivés par la volonté de l’éditeur de développer au mieux l’offre commerciale de la plate-forme en la rendant plus visible d’un grand public. En effet, les principaux utilisateurs de XStreet SL/OnRez sont surtout des joueurs confirmés. Les nouveaux résidents ont bien souvent la méconnaissance de ces services, à la fois par le nom mais aussi par leur utilisation, un peu particulière il faut dire.

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La présence d’un service de e-commerce centralisé sur le site de Linden Lab va tout d’abord permettre d’aimanter un plus large public et donc de gonfler encore un peu plus les échanges commerciaux, déjà bons en 2008. Cela permettra également de valoriser les nouveaux créateurs qui prennent le risque de se lancer dans un marché ultra-concurrentiel, et auquel la navigation in-world ne leur est pas toujours favorable (prix des terrains, publicité…). Depuis plus de cinq ans, l’offre est déjà saturée et seuls les grands noms tirent leur épingle du jeu car bénéficiant des positions les plus avantageuses. Les jeunes « entrepreneurs » sont alors contraints de brader des créations qu’ils ont mis des heures à réaliser. Le marché est alors déséquilibré et les prix sont globalement tirés par le bas, décourageant ainsi les débutants quand des « chefs-d’œuvre » de vétérans sont vendus quelques dizaines de L$ seulement. Bref, tout le monde y perd.

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L’autre avantage de la centralisation de services de e-commerce va être la diversification des moyens de paiement. Si le système n’est pas encore mis en place, nous supposons que Linden Lab instaurera très prochainement le « paiement direct » via son portail. Plus besoin de déposer de l’argent dans les bornes XStreet SL/OnRez pour pouvoir acheter sur le site, vous pourrez directement dépenser vos L$ en vous connectant sur le portail de Second Life. Très pratique, surtout pour les newbies.

« Your world, your imagination », une fois de plus bafoué

L’inconvénient de cette fusion/acquisition, c’est le risque de développer massivement des « magasins en ligne » et de faire disparaître un certain nombre d’échoppes in-world. Certains diront que c’est une bonne chose. En effet, nous ne pouvons pas dire que les « foires commerçantes » du style Freebies Land soient franchement esthétiques. Les principaux magasins resteront (souvent les plus beaux, mais pas toujours…) et les petits commerçants useront des boutiques en ligne.

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Si le rachat de XStreet SL/OnRez peut paraître intéressant sur certains aspects, il l’est beaucoup moins sur la philosophie de Second Life, qui perd de sa superbe. La force de ce monde virtuel était de confier à ses résidents le développement du contenu ainsi que les dispositifs permettant d’améliorer son utilisation. Les sites de e-commerce indépendant étaient une belle preuve de la réussite de ces principes. Ici Linden Lab « propriétarise » un service jusque là tiers.

Et pour le prix ?

A priori rien ne changera concernant les tarifs puisque ce sont les vendeurs qui les fixent. Toutefois, XStreet SL et Onrez étant à l’origine non lucratifs (c’est à dire non prestataires, ils ne faisaient que gérer leur plateforme), il se pourrait que Linden Lab s’octroie une petite commission sur chaque produit vendu, du moins ça ne serait pas surprenant.

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Mark Kingdom et son équipe semblent vouloir changer leur fusil d’épaule et d’en venir à un système de centralisation de services, comme c’est le cas dans la plupart des mondes virtuels existants (Twinity, Home…). Une politique compréhensible mais qui trahit les ambitions natives de Second Life : en faire un monde virtuel décentralisé, dont le gros du développement est confié à ses résidents. Nous constatons en 2009 que nous nous éloignons de cette voie. Depuis l’arrivée de « M » à la tête de Linden Lab, les choses bougent mais d’une curieuse façon. Il est difficile de dire si c’est positif ou non. Nous verrons si ces choix sont judicieux ou pas. En attendant, nous lui accorderons le bénéfice du doute.

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LeoMaxx Sautereau

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Le 8 janvier 2009 à 22 h 39 min   

« Second Life en français ». Une expression devenue aussi improbable qu’un altermondialiste de droite. Attendue depuis plusieurs années, la traduction du site web de Second Life pointe timidement le bout de son nez. Et ce n’est pas faute d’avoir attendu…

La pénétration d’une entreprise dans un marché passe souvent par une localisation linguistique de ce qu’elle propose sur son étalage. L’introduction d’un produit est toujours facilitée par une traduction de son contenu afin que ses potentiels clients soient plus aisés pour l’acheter ou l’utiliser. Cette logique commerciale, nous la retrouvons dans tous les manuels d’économie de 1ère au lycée. Pourtant les commerciaux de Linden Lab, société propriétaire de Second Life, semblent avoir séchés le cours cette année là vu que leur monde virtuel a mis une année lumière à se mettre aux couleurs d’autres langues que la leur. Une erreur stratégique incompréhensible vu que la firme n’a jamais caché vouloir s’étendre au monde entier, et pas aux seuls Etats-Unis, berceau culturel du projet.

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« Ahhhhhhhh ces français ! »

La France est l’une des victimes de cette monarchie linguistique. Autrefois deuxième communauté du monde virtuel, les français sont désormais rétrogradés à la 5ème place derrière les japonais. Les raisons de cette chute d’escalier s’expliquent en partie par l’absence de localisation -décente- du client (corrigée depuis la version 1.21.6) et surtout du site internet désespérément en anglais. Peu accessible et mal organisé, Linden Lab perd chaque jour des centaines d’inscriptions de francophones exaspérés par la complexité du portail. Exemple le plus probant : le bouton pour se connecter n’est pas des plus évidents, et la section «  Downloads  » est transparente alors qu’un joueur lambda préfère souvent installer le logiciel avant de se créer un compte.

La réaction de Linden Lab s’est faite très tardivement puisqu’il a fallut attendre cet été pour que le service marketing prenne conscience de la nécessite de traduire Second Life (client + site web) dans plusieurs langues dont le français. En général, les travaux de traduction ne sont guère onéreux pour les éditeurs puisque cette corvée est souvent confiée à des étudiants en langues étrangères appliquées, mal payés donc, mais flattés de bosser pour une marque connue. La France fait certainement parti du public le plus mécontent de ce retard. Nous connaissons tous notre traditionnelle fermeture aux autres langues et une localisation en français est souvent un gage de succès dans nos contrées adulées du monde entier.

La version 1.21.6 du client Second Life, sortie en Novembre dernier, importait avec elle une traduction française complète et officielle.
«  Enfin!  » diront certains, deux ans après s’être contentés d’une traduction provisoire et incomplète. Pour d’autres c’est presque l’agacement, les buildeurs et les scripteurs notamment qui ont pris l’habitude d’employer les termes anglais pour leurs montages. Cette nouvelle localisation traduisait tout et surtout n’importe quoi, tout le monde s’y perd! « Oui nous ne sommes jamais contents, nous les français!« . La traduction du viewer reste secondaire cela dit,  déjà pour la langue anglaise, simple et accessible. Beaucoup ont gardé l’habitude d’avoir les menus en anglais.

Une traduction française… partielle

Le plus scandaleux est surtout le portail secondlife.com, déjà très mal conçu à la base (manque d’ergonomie notamment), qui n’est toujours pas en français. Linden Lab avait pourtant promis une localisation du site web pour Novembre 2008… promesse non tenue. Alors oui, une partie des menus a bel et bien été traduit à la mi-Décembre mais curieusement, elle n’est pas active par défaut. Il faut se rendre tout en bas de la page web et cliquer sur « Français ». Pas très pratique pour ceux qui ne sont pas au courant.

Ce problème, nous le supposons à la nouvelle interface du portail actuellement en préparation chez Linden Lab. La page d’accueil a même été changée pour ceux ne sont pas « loggués » d’office. Elle donne aux internautes une organisation plus synthétique, le bouton pour s’inscrire est davantage mis en évidence. L’équipe a également eu la bonne idée de faire défiler en gros des captures du monde virtuel, des photos assez belles en général qui séduisent un peu plus que les vieilles snapshots de l’ère d’avant « Windlight » et qui donnaient un aspect bien ringard.

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Second Life en français c’est peut-être pour demain, mais pas encore aujourd’hui. Le site serait traduit morceaux par morceaux comme ça l’est déjà pour le « Prix Linden » qui récompense la meilleure création artistique du moment. Mais pour le moment, l’essentiel n’y est pas : la page d’accueil est toujours en anglais.

LeoMaxx Sautereau

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LeoMaxx Sautereau
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Le 5 janvier 2009 à 22 h 21 min   

Aujourd’hui 5 Janvier 2009 marque la mise en place officielle d’un nouveau type de land : les Homesteads, « évolution » des anciennes Openspaces, reléguées elles à des lands appauvris en prims et réservés aux amateurs de steppes virtuelles.

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Souvenez-vous, le 28 Octobre dernier, Linden Lab provoquait un tollé général chez ses résidents en choisissant d’augmenter de manière conséquente le prix de ses Openspaces. Ces régions sont en fait des versions allégées en primitives des sims traditionnelles dite « Full ». Elles sont beaucoup moins chères et donc plus accessibles à un large public. Le succès a été retentissant. Les résidents peu fortunés avaient accès à l’achat de leur propre sim moyennant un sacrifice modéré en prims (3750 prims au lieu de 15 000 prims théoriques, mais cela restant amplement suffisant), à tel point que les « Full sims » ont perdu en pertinence. L’éditeur a été dépassé par ce succès et n’a pas su anticiper cette croissance exponentielle de sims. Beaucoup d’openspaces ne respectaient pas nous plus leur fonction de base : être des espaces résidentielles et/ou touristiques. Linden Lab a semble-t-il été effrayé du fait que les sims conventionnelles allaient peu à peu disparaître alors que ces dernières sont assurément les plus lucratives.

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La hausse de prix des Openspaces a eu pour conséquence un séisme social dont les effets se sont fait ressentir jusque dans la presse professionnelle. Face à ses revendications, la firme propriétaire de Second Life a revu sa copie mais cette réécriture n’a que peu satisfait ses clients, puisque les nouvelles conditions sont tout simplement plus sévères que les anciennes. Les openspaces, à vocation « touristique », ont ainsi été rétrogradées à 750 prims pour une limite de 10 avatars simultanés tout en maintenant le tarif d’antan. Les sims à 3750 prims sont désormais appelées « Homesteads » (en français : propriété) mais deviennent beaucoup plus onéreuses : le prix d’achat augmente de 40 % et les frais de maintenance mensuels de 60 %). Une nouvelle limite a même été ajoutée : le nombre d’avatar est désormais fixé à 20 contre 40 auparavant.

Il est clair que par ces choix controversés, Linden Lab souhaite revaloriser les « Full prims » et corriger le fait que la création des Openspaces a été une erreur, du moins avec les options qu’ils proposaient. Mais ce faux pas a eu une lourde conséquence : en ôtant le pain de la bouche de ses résidents, la firme s’est vêtue d’une réputation encore plus ténébreuse. Une action en justice serait même en cours, même si ses chances d’aboutir sont minces étant donné que les prédispositions judiciaires de la firme américaine ont été rédigées avec doigté.

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Les procédures techniques selon Jack Linden

Le très décrié Jack Linden, responsable du département « foncier » de Second Life, a publié le 3 Janvier une note récapitulative sur les processus qui seront mis en place pour la transition de ces nouveaux systèmes de sims. Ainsi les Openspaces restent des Openspaces nominativement parlant. Cela signifie que les actuels propriétaires de ce type de sim n’auront désormais droit qu’à 750 prims. Pour celles qui en auraient déjà utilisé beaucoup plus, les régions seront redémarrées et remises à zéro.

Pour ceux qui souhaitent conserver leurs 3750 prims, il fallait enregistrer le changement avant le 1er Décembre dernier et accepter une forte augmentation (progressive jusqu’à Juillet 2009) tout en faisant une concession sur le nombre d’avatars maximum simultanés. Un choix pas toujours facilement à accepter. Nul doute que ces « Homesteads » n’ont pas vocation à être très populaires, mais plutôt à justifier un passage direct en « Full Sim » plus cher évidemment, mais dont le rapport qualité/prix est plus intéressant. Beaucoup de propriétaires qui possédaient plusieurs anciennes openspaces ont même choisis de les fusionner pour ne faire qu’une seule Full Prim. En effet, au delà de la réduction d’espace disponible, il y a aussi ces limites techniques qui empêchent l’organisation d’évènements que seules les « Full » peuvent désormais accueillir.

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Autre contrainte technique non négligeable sur les Openspaces/Homesteads : la réduction des scripts. En effet, Jack Linden prétexte la consommation importante des scripts en ressources processeurs qui accompagnent les serveurs sur lesquels sont hébergés plusieurs de ses sims (1 serveur pour 4 Homesteads, 1 serveur pour 8 Openspaces). L’introduction de « Mono » n’y changeant apparemment rien (et dont les avantages sont encore à prouver). Les propriétaires de ces « Low prims » seront donc tenus d’utiliser un minimum de script sous peine d’un blocage. Pour les y aider, Linden Lab proposera un outil de mesure pour faciliter la gestion de ses scripts. il sera testé dans une prochaine version de Second Life. En attendant, contentez-vous de scripts simplistes…

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Une migration vers les OpenSims ?

Les conséquences de ces nouvelles mesures ne se sont pas faîtes attendre. Le nombre de lands est désormais en train de diminuer mais dans des proportions malheureusement impossibles à déterminer étant donné qu’un bug s’est glissé dans les statistiques proposées par Linden Lab. Cela dit, il semble que cette baisse soit bien la volonté de l’éditeur qui préfère avoir moins de lands mais à plus forte valeur ajoutée tout en ayant moins d’amortissements sur les serveurs. En revanche, il ne faudra pas que cette baisse soit trop importante sous peine d’une baisse de rentabilité, mais la firme américaine a un talent certain pour la pratique du yoyo tarifaire. Pas de panique pour San Francisco, risque de séisme oui, mais seulement géologique!

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Les anciens propriétaires d’Openspaces, dégoûtés par cette nouvelle grille tarifaire mais désireux de gérer et construire leur propre sim, s’orientent de plus en plus vers la solution OpenSim. Évidemment, la plateforme ne manque pas de défauts, elle est loin de proposer toutes les possibilités de Second Life et encore moins tout son contenu, mais son fonctionnement tourné autour des principes de l’opensource (partage des améliorations, fragmentation des décisions, liberté…) a de quoi séduire. Si pour l’instant, nous ne pouvons pas affirmer une nette tendance Second Life > OpenSim, il est certain que la curiosité est de mise. Je ne pourrais pas vous communiquer de chiffres précis, sachant qu’aucune base de données n’existe pour mesurer l’audience de ces OpenSims. En revanche, les indices constatés dans le viewer Hippo OpenSim Viewer (client optimisé pour OpenSim) montre une amélioration conséquente du nombre des inscriptions : ainsi OSGrid est passé de 8500 à 9660 inscrits depuis deux mois et demi, soit une croissance de 13,6 %; dans la même période FrancoGrid est passé de 700 à 875 inscrits soit 25 %; mieux encore New Word Grid a enregistré 1400 comptes en Décembre 2009 contre 650 en Octobre 2008, soit 115 % ! L’ensemble des OpenSims est concernée. Reste à confirmer si ces nouveaux résidents sauront apprécier le potentiel d’OpenSimulator avec ses bugs, ses déserts et ses avatars de noobs.

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LeoMaxx Sautereau

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